Beaumetz-lès-Loges
Beaumetz-lès-Loges [bome lɛ lɔʒ] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Beaumésiens. Sa population est de 1 003 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté urbaine d'Arras.
| Beaumetz-lès-Loges | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | CU d'Arras | ||||
| Maire Mandat |
Christophe de Guillebon de Resnes 2026-2032 |
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| Code postal | 62123 | ||||
| Code commune | 62097 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Beaumésiens | ||||
| Population municipale |
1 003 hab. (2023 |
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| Densité | 201 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 14′ 37″ nord, 2° 39′ 25″ est | ||||
| Altitude | Min. 94 m Max. 142 m |
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| Superficie | 4,98 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Arras-1 | ||||
| Législatives | 1re circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.beaumetzlesloges.fr | ||||
| modifier |
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La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Géographie
modifierLocalisation
modifierLocalisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Beaumetz-lès-Loges est une commune du pays d'Artois située, à vol d'oiseau, à 10 km au sud-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Basseux, Berneville, Monchiet, Rivière, Simencourt et Wailly.
Géologie et relief
modifierLa superficie de la commune est de 4,98 km2 ; son altitude varie de 94 à 142 mètres[2].
Hydrographie
modifierLe territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3]. Il n'est drainé par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 805 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 3].
Paysages
modifierLa commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[14]. Ces paysages, qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[15].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Beaumetz-lès-Loges est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[17]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,4 %), zones urbanisées (15,8 %), forêts (7,7 %), prairies (0,1 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports
modifierVoies de communication
modifierLa commune est desservie par les routes départementales D 1 , D 7, D 34 et la N 25 qui relie Amiens et Arras[21].
Transports
modifierLa gare la plus proche de la commune est la gare d'Arras, située à 12 km, et qui se trouve sur la ligne de Paris-Nord à Lille. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV inOui et des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[22].
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Bellus mansus en 1072 ; Belmeis en 1111 ; Bealmeys, Bealmeis en 1121 ; Belmez en 1171 ; Beaumeis en 1226 ; Biaumes versus Blarville en 1269 ; Biaumes en 1289 ; Beaumes en 1309 ; Beaumetz Pourchelet en 1407 ; Beaumez Pouchet en 1565 ; Beaumetz Pourchelette en 1614 ; Beaumets-les-Loges en 1720[23] ; Beaumetz en 1793 ; Beaumetz et Beaumetz-lès-Loges depuis 1801[2].
Comme pour les autres Beaumetz de la région, son toponyme viendrait de l'oïl bel, beau + més « manse, ferme » donnant la « belle maison »[24].
Le « hameau des Loges » est cédé par « Basseux-lès-loges » et attribué au village de Beaumetz par décret . « Basseux-lès-loges » devient alors Basseux et Beaumetz obtient le suffixe « lès-loges »[25][Passage contradictoire (Ce passage est en contradiction avec le premier paragraphe de cette section concernant le suffixe « lès-loges »)]
Le nom des Loges était attesté sous les formes Loges en Beaumez en 1729 (arch. du P.-de-C., sér. E, fam. de Beaumetz) et Loges lez Beaumez en 1739 (Maillart, p. 14)[26]. Le toponyme Loges est dérivé de l'ancien français loge désignant une hutte ou cabane couverte de feuillage[27], du germanique *laubja, en vieux bas francique signifie « abri de branchages, cabane de feuillages, hutte »[28].
Histoire
modifierLa seigneurie de Beaumetz appartenait au XVIIIe siècle à la famille Briois et ce pendant trois générations[réf. nécessaire].
La famille Briois fit construire à Beaumetz dans les années 1760-1770 un château en pierre, composé d'un corps de logis central long de sept travées, surmonté d'un haut comble à la française, cantonné par deux ailes longues chacune de trois travées et surmontées d'un comble mansardé. L'aspect de cet édifice aujourd'hui disparu, est connu par des cartes postales anciennes[29].
Le château de Beaumetz se transmit par la famille Briois au XVIIIe siècle, par alliances, aux familles Girod de Resnes, puis de Guillebon. À peu près épargné par les combats de la Première Guerre mondiale, ce château brûla accidentellement en 1934. En 1936, il fut remplacé par un autre édifice en brique et pierre, surmonté d'un comble entièrement mansardé[29].
- François Albert Briois, écuyer, seigneur de Bretencourt, puis de Beaumetz, bourgeois d'Arras, puis avocat-général au Conseil d'Artois (1696-1770). Il épousa à Arras en 1719, Marie-Catherine Lallart[30]. Leur fils leur succéda : François Joseph Briois, chevalier, seigneur de Beaumetz, bourgeois d'Arras, puis substitut du Procureur Général au Conseil d'Artois, puis Avocat Général au même Conseil en 1747, à la suite de son père, puis Premier Président du Conseil d'Artois de 1752 à 1785. Il fut incarcéré à Arras pendant la Révolution et y mourut en prison (1722-1793)[31]. De son mariage en 1754 avec Marie Joesphe Albertine Palyart d'Aubigny
- Bon Albert Briois de Beaumetz, député de la Noblesse d'Artois aux États-Généraux de 1789, puis député à l'Assemblée Constituante. Fils de François Albert Briois chevalier et des Marie Joesphe Albertine Palyart d'Aubigny, substitut surnuméraire du Conseil d'Artois à partir de 1775, puis Premier Président du même Conseil, à la suite de son père, en 1785, jusqu'à la suppression du Conseil d'Artois, en 1790. En 1789, il fut élu député de la Noblesse d'Artois aux États Généraux et siégea à l'Assemblée Constituante pendant plus de deux ans, jusqu'en . Il émigra en 1792 et sa trace se perdit à Calcutta en 1801. Il épousa, à Arras, en 1775, Marie-Louise de Crény avec laquelle il eut une fille unique : Bonne Louise Briois de Beaumetz (1775-1848), mariée en 1795 avec Charles Firmin Alexandre du Fresne de Beaucourt (1761-1846). [réf. nécessaire]
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[32].
Politique et administration
modifierDécoupage territorial
modifierLa commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
modifierLa commune est membre de la communauté urbaine d'Arras qui regroupe 46 communes et totalise 109 781 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
modifierLa commune est rattachée au canton d'Arras-1.
Circonscriptions électorales
modifierPour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Tendances politiques générales
modifierBeaumetz-lès-Loges a longtemps été une commune de droite traditionnelle, avant de basculer progressivement vers une structure tripartite caractéristique des espaces ruraux du nord de la France avec une forte poussée de l'extrême droite, qui y domine désormais, un maintien fragile et relatif de la droite, et un effondrement des partis de gouvernement de gauche, au bénéfice de la gauche radicale, qui reste toutefois minoritaire.
La droite traditionnelle a longtemps constitué le socle électoral principal de la commune, avant d'accuser une sévère perte de vitesse à partir de la fin des années 2010. En 1995, les deux principaux candidats de droite, Édouard Balladur et Jacques Chirac, obtiennent respectivement 15,66 % et 16,35 % des voix. A l'issue du second tour, la commune plébiscite Jacques Chirac avec 53,27 % des suffrages, contre 46,73 % à Lionel Jospin. En 2002, la commune offre 70,46 % de ses voix à Jacques Chirac au second tour de l'élection. En 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête du premier tour dans la commune avec 33.58 % et obtient un très bon score au second tour avec 60.16 % des voix. Cinq ans plus tard, il obtient 29,8 % au premier tour de 2012 puis 57,1 % au second tour face à François Hollande. En 2017, François Fillon recueille encore 20,0 % des voix mais Valérie Pécresse tombe à 5,8 % en 2022.
Le vote Front national, devenu Rassemblement national, connait, lui, une progression continue au point de dominer les suffrages à Beaumetz-lès-Loges depuis la fin des années 2010. Au premier tour de l'élection présidentielle de 1995, Jean-Marie Le Pen y réalise 19,97 % des voix, un score supérieur à sa moyenne nationale (15 %). En 2002, la commune offre à Jean-Marie Le Pen un score également supérieur à sa moyenne nationale, avec 29.54 % des voix au second tour. Cinq ans plus tard, en 2007, la commune ne le place que 4e à l'issue du premier tour, avec 13,70 % des voix. Puis sa fille, Marine Le Pen, atteint 25,7 % en 2012. Elle monte à 28,78 % en 2017 et se hisse à la première place du second tour, dans la commune, avec 51,2 %, alors qu'elle est battue nationalement. En 2022, elle atteint 35,87 % au premier tour, soit environ 13 points de plus que son score national. Avec ses 5,6 %, Éric Zemmour porte l'ensemble du bloc d'extrême droite à 41,5 %. Marine Le Pen se hisse à la première place à l'issue du second tour, avec 55,57 % contre Emmanuel Macron - préféré par l'ensemble du pays.
La gauche sociale-démocrate, elle, connaît un déclin dans la commune depuis la fin des années 2010. En 1995, Lionel Jospin prend la tête du premier tour de l'élection présidentielle, avec 25,47 % des voix à Beaumetz-lès-Loges, mais la commune lui préfère Jacques Chirac au second. Si Ségolène Royal obtient 20.91 % des suffrages au premier tour, elle s'incline au second face à Nicolas Sarkozy, où elle ne réalise que 39.84 % (un score inférieur à sa moyenne nationale de 46,94 %). Cinq ans après, François Hollande recueille 21,3 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, un score proche de son niveau national. Mais la commune lui préfère Nicolas Sarkozy au second tour, de manière très nette (57.07 %). Cinq ans plus tard, Benoît Hamon ne réalise que 4,5 % dans la commune. Et en 2022, la candidature de Anne Hidalgo ne rassemble plus que 1,5 % des suffrages. Les écologistes, eux, restent faibles : 2,58 % pour Dominique Voynet en 1995, 2,88 % pour Noël Mamère en 2002, 1,4 % pour Eva Joly en 2012 et 2,6 % pour Yannick Jadot en 2022.
À l'inverse, la gauche radicale progresse, mais sans jamais atteindre les scores du RN. Jean-Luc Mélenchon obtient 6,6 % en 2012, puis 11,6 % en 2017 et 13,6 % en 2022. Le vote communiste, lui, reste modeste : 4,3 % pour Robert Hue en 1995, 1,18 % pour Marie-Georges Buffet en 2007 et 2,6 % pour Fabien Roussel en 2022.
Le bloc d'extrême gauche parvient à dépasser les 10 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, avec 7,87 % pour Arlette Laguiller de Lutte ouvrière (elle avait obtenu 8,26 % des voix en 1995) et 3,84 % pour Olivier Besancenot de la Ligue communiste révolutionnaire. Le bloc régresse lors de l'élection suivante, en 2007, avec 1.47 % pour Arlette Laguiller et 4.86 % pour Olivier Besancenot. L’extrême gauche demeure ensuite à un niveau très faible, ne parvenant jamais à dépasser 3 % des suffrages cumulés. Nathalie Arthaud n'obtient ainsi que 1,4 % en 2012, 0,5 % en 2017 et 0,5 % en 2022, tandis que Philippe Poutou fait un score de 1,3 % en 2012, de 2,2 % en 2017, puis de 0,3 % en 2022.
Le centre obtient ses meilleurs résultats lors des cycles Bayrou et Macron. François Bayrou atteint 9,1 % en 2012, très proche de sa moyenne nationale (9,13 %). Emmanuel Macron recueille 21,8 % au premier tour de 2017 et progresse à 27,3 % au premier tour de 2022. Toutefois, ces scores restent généralement inférieurs à ses performances nationales - la commune lui préférant Marine Le Pen au second tour de 2017 comme à celui de 2022[33].
Élections municipales et communautaires
modifierListe des maires
modifierÉquipements et services publics
modifierEspaces publics
modifierLa commune fait partie des villages labellisés Village Patrimoine[39], qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).
Enseignement
modifierLa commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école primaire[40].
Justice, sécurité, secours et défense
modifierLa commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[41].
Population et société
modifierDémographie
modifierLes habitants de la commune sont appelés les Beaumésiens[42].
Évolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].
En 2023, la commune comptait 1 003 habitants[Note 6], en évolution de +0,4 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierEn 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 490 hommes pour 510 femmes, soit un taux de 51 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
modifierLa véloroute « La Voie verte », d'une longueur de 17 kilomètres, construite en 2011 sur une partie de l'ancienne ligne de Doullens à Arras, relie les communes de Dainville et Saulty en passant par Wailly, Beaumetz-lès-Loges, Basseux, Bailleulval, Bailleulmont, Bavincourt, La Herlière[48].
Économie
modifierEntreprises et commerces
modifierAgriculture
modifierLa commune est dans le « Ternois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[49]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 7] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 5 | 4 | 2 | 2 |
| SAU[Note 8] (ha) | 311 | 403 | 422 | 458 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 5 lors du recensement agricole de 1988[Note 9] à 4 en 2000 puis à 2 en 2010[51] et en 2020[Carte 4], soit une baisse de 60 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 311 ha en 1988 à 458 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 62 à 229 ha[51],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- L'église Saint-Michel.
- Le monument aux morts[52].
- Le cimetière communal dans lequel reposent 30 soldats britanniques tombés durant la Première Guerre mondiale[53].
Personnalités liées à la commune
modifier- Jean de Beaumetz peintre du XIVe siècle, né à Beaumetz-lès-Loges.
- Louis Florent-Lefebvre (1821-1887), homme politique né à Beaumetz-les-Loges, maire de Monchy-le-Preux, député du Pas-de-Calais de 1876 à 1877 et de 1881 à 1885.
- Georges Croisile (1908-1991), premier commandant du paquebot France, inhumé dans le cimetière communal[54],[55],[56].
Héraldique
modifier| Blason | De gueules à trois gerbes de blé d'or liées de sable ; à la bordure d'or chargée de sept tourteaux du champ[57].
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|---|---|---|
| Détails | Adopté par la municipalité en 1991. |
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifierOuvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[58] :
- J.-C. Dausse, Balade autour de mon clocher. Essai sur l'église de Beaumetz-les-Loges et ses abords, Beaumetz-les-Loges, 2006.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel de la commune
- Dossier Insee relatif aux rattachements de la commune, [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l'IGN, [lire en ligne][Note 10]
- « Beaumetz-lès-Loges » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
- ↑ Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
- ↑ Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[50].
- ↑ "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l'évolution de l'occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Beaumetz-lès-Loges » sur Géoportail (consulté le 24 septembre 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, sur le site Géoportail (consulté le ).
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Beaumetz-lès-Loges », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Beaumetz-lès-Loges et Saulty », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saulty », sur la commune de Saulty - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saulty », sur la commune de Saulty - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ DREAL, « atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais : Paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
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