Bénévent

commune italienne, Campanie
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Bénévent (en italien : Benevento, prononcé [beneˈvɛnto], Écouter ; en dialecte bénéventain (it) : Beneviento, prononcé [bənəˈvjentə]) est une ville italienne d'environ 55 000 habitants, chef-lieu de la province homonyme, en Campanie.

Bénévent
Benevento
Bénévent
Dans le sens horaire, en partant du coin supérieur gauche : l'arc de Trajan, intérieur de l'église Santa Sofia, détails gravés du portail de la cathédrale, la Rocca dei Rettori et le théâtre romain.
Blason de Bénévent
Armoiries
Drapeau de Bénévent
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Campanie Campanie 
Province Bénévent  
Maire
Mandat
Clemente Mastella
20 juin 2016
Code postal 82100
Code ISTAT 062008
Code cadastral A783
Préfixe tél. 0824
Démographie
Gentilé Beneventani
(fr) béneventan/e
Population 55 330 hab.[1] (2026)
Densité 423 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 08′ 00″ nord, 14° 47′ 00″ est
Altitude 135 m
Superficie 13 090 ha = 130,9 km2 [2]
Divers
Saint patron Saint Barthélemy (San Bartolomeo)
Fête patronale 24 août
Localisation
Localisation de Bénévent
Localisation dans la province de Bénévent.
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Bénévent
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Bénévent
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Bénévent
Liens
Site web Site officiel

À l'époque préromaine, Bénévent est un établissement samnite, sans doute celui des Hirpins, encore désigné sous le nom de Maloenton en grec et Maleventum en latin. Ce sont les Romains qui la renomment Beneventum après s'être emparés du site et y avoir fondé une colonie. Durant le haut Moyen Âge, elle devient la capitale d'un duché lombard dont l'édifice le plus emblématique ayant subsisté est l'église Santa Sofia, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au sein de l'ensemble « Les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 après J.-C.) »[3]. Elle appartient ensuite aux terres pontificales pour la majeure partie de son histoire.

Géographie

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Représentations cartographiques de la commune
Carte
La commune dans la province de Bénévent
Carte OpenStreetMap
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Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Situation

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Les rives du Calore au xixe siècle, d'après un dessin de l'artiste allemand Edmund Kanoldt.

Bénévent est située dans l'arrière-pays campanien, au sein de la chaîne des Apennins, au confluent de deux rivières : le Calore, un affluent du Volturno, et le Sabato, qui se jette dans le Calore au hameau de Pantano, juste à l'ouest de la ville.

Le territoire communal est assez vallonné : le centre historique occupe une colline culminant à 135 m qui sépare les deux vallées fluviales ; son point le plus bas est à 80 m et son point culminant à 495 m. Des hameaux sont dispersés sur les nombreuses collines avoisinantes.

À l'ouest de Bénévent, au-delà de la vallée Vitulanese, se dresse le massif du Taburno Camposauro (it) dont les sommets, vus de la ville, évoquent la silhouette d'une femme allongée, surnommée la « Dormeuse du Samnium ». Depuis les hauteurs de la ville, on aperçoit également la cime du mont Mutria (it), de la chaîne du Matese (it), au nord-ouest, les majestueux paysages du Partenio avec le mont Avella au sud-ouest, ainsi que les contreforts des monts Dauniens (it) à l'est.

Hameaux

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Acquafredda, Cancelleria, Capodimonte, Caprarella, Cardoncielli, Cardoni, Cellarulo, Chiumiento, Ciancelle, Ciofani, Cretazzo, Epitaffio, Francavilla, Gran Potenza, Imperatore, Lammia, Madonna della Salute, Masseria del Ponte, Masseria La Vipera, Mascambruni, Montecalvo, Olivola, Pacevecchia, Pamparuottolo, Pantano, Perrottiello, Piano Cappelle, Pino, Ponte Corvo, Rosetiello, Ripa Zecca, Roseto, Santa Clementina, San Chirico, San Cumano (anciennement Nuceriola), San Domenico, San Giovanni a Caprara, Sant'Angelo a Piesco, San Vitale, Scafa, Serretelle, Sponsilli, Torre Alfieri, Vallereccia.

Communes limitrophes

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Bénévent profite d'un climat méditerranéen, avec une température annuelle moyenne de 16 °C. La température moyenne du mois le plus froid (janvier) est de 6,7 °C, et celle du mois le plus chaud (août) est de 25,9 °C. L'hiver est marqué par des chutes de neige assez fréquentes, tandis que l'été est chaud et sec. Le record de chaleur fut enregistré le avec 42 °C. L'humidité relative atteint normalement 72 % en période hivernale et 57 % en été.

Il existe néanmoins une différence marquée entre le climat bénéventain, plus continental, et celui de la côte. Pendant l'hiver, les températures y sont plus basses, alors que le brouillard et les gelées nocturnes (lorsque le mercure passe au-dessous de 0 °C) sont assez fréquents. Les courants humides venus de la mer Tyrrhénienne rencontrent ici les premiers contreforts des Apennins campaniens (it), derrière lesquels se forme une zone d'ombre pluviométrique. De ce fait, Bénévent reçoit nettement moins de précipitations que les secteurs les plus arrosés de Campanie, comme l'Irpinia occidentale, ou les villes de Salerne et Caserte.

Mois Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc. Année
Température moyenne (°C) 6,7 9,1 11,4 14,7 17,7 22,5 25,3 25,9 21,5 16,8 12,1 8 16
Précipitations (mm) 56 57 56 47 45 43 44 35 47 51 77 53 611

Histoire

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Préhistoire

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La position stratégique et les conditions environnementales de la région ont amené de nombreux peuples à s'établir sur le site de Bénévent au cours de l'histoire. Des traces de peuplements néolithiques y ont été mis au jour, notamment une nécropole orientalisante ainsi que des objets en céramique et en bronze (viiie et viie siècles av. J.-C.).

La phase ultérieure de l'histoire du site se mêle à celle de la confédération des Samnites. On ignore à quelle tribu samnite ce territoire a pu appartenir avec certitude, mais il est plausible qu'il se soit agi des Hirpins. Durant cette période, la présence humaine est initialement de type exclusivement rural, avec quelques villages dispersés dont l'économie fonctionne selon un mode agro-pastoral. Ce n'est qu'à partir du ive siècle av. J.-C. que se développe un habitat proto-urbain, plus organisé et en une disposition mieux défendable.

Antiquité

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Les tracés de la Via Appia et de la Via Traiana convergent à Beneventum.

Le nom de Maleventum est mentionné pour la première fois dans l'histoire romaine en 314 av. J.-C., pendant la deuxième guerre samnite, où il est cité comme une place forte près de laquelle s'est déroulée une bataille victorieuse à l'avantage des Romains sans être prise, et au terme de laquelle le peuple des Hirpins y aurait trouvé refuge.

En 275 av. J.-C., les Romains vainquent Pyrrhus lors d'une bataille dont l'issue se révèle déterminante dans le développement de la ville. Afin de consolider la présence romaine dans la région et d'en assurer la possession, une colonie de droit latin y est fondée en 268 av. J.-C. C'est précisément à cette époque qu'elle prend le nom de Beneventum, celui de Maleventum étant associé à un mauvais présage des augures[4],[5].

Théâtre romain de Bénévent.

Durant la deuxième guerre punique, deux batailles décisives se déroulent aux abords de la ville : en 214 av. J.-C., le général carthaginois Hannon est défait par Tiberius Gracchus ; en 212 av. J.-C., le camp d'Hannon est assailli et capturé per le consul Quintus Fulvius. En 209 av. J.-C., Beneventum est l'une des dix-huit colonies latines à fournir des contingents d'hommes et les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre.

En 86 av. J.-C., les Romains l'élèvent au rang de municipe ; à cette époque, la cité prospère grâce à son emplacement à l'intersection de la Via Appia et de la Via Minucia. Néron y fonde une nouvelle colonie, qui prend le nom de Concordia, ce qui explique la raison pour laquelle elle est mentionnée sous le nom de Colonia Julia Augusta Concordia Felix dans des inscriptions du règne de Septime Sévère.

La cité continue de jouir de sa position au cœur du réseau routier italien, sur la voie Appienne, lorsque Trajan la choisit comme point de départ de la route qui porte son nom, la Via Traiana (qui emprunte le même tracé que l'ancienne Via Minucia). Ainsi, l'opulente Beneventum s'enrichit davantage et se dote d'une parure monumentale dont subsistent une bonne quantité de vestiges architecturaux.

Dans l'Antiquité tardive, Bénévent est prise par les Wisigoths en 410, puis les Vandales en 455. L'Empire romain d'Occident chute quelques années plus tard.

Moyen Âge

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Le duché de Bénévent au viiie siècle.

En 490, elle est conquise par les Ostrogoths avant d'être libérée en 536 par les forces byzantines de Bélisaire, puis conquise à nouveau et ravagée en 545 par Totila.

Vers 571, elle est prise par un détachement de Lombards dirigés par Zotton, qui y est proclamé duc. Le successeur immédiat de Zotton est Arigis Ier († 641). En 662, le duc Grimoald devient roi des Lombards. Le dernier duc de Bénévent est Arigis II. En 840, le duché est fragmenté en deux principautés de Bénévent et de Salerne, avant de connaître une nouvelle scission avec la création de la principauté de Capoue. Au siècle suivant, l'Empire byzantin reprend l'offensive et parvient à occuper Bénévent de 891 à 894[6]. Une succession de princes indépendants exercent leur autorité sur Capoue et Bénévent jusqu'à Landolf VI. En 969, Bénévent est élevée au rang de métropole. En 1053, Robert Guiscard s'empare de la principauté et y met définitivement un terme. En 1077, Henri III la cède à l'Église.

Elle tombe brièvement aux mains des Normands (1078-1081), puis demeure pendant des siècles une enclave papale, gouvernée par des recteurs pontificaux, dans le royaume de Naples. Manfred de Hohenstaufen y perd la vie dans la célèbre bataille qui l'oppose à Charles Ier d'Anjou. Elle est une nouvelle fois capturée sur l'Église au cours des guerres entre Angevins et Aragonais.

Temps modernes

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Carte de l'enclave papale de Bénévent dessinée en 1763.

Son statut d'enclave papale perdure jusqu'en 1806, bien qu'elle passe un temps sous la domination de Ferdinand Ier et ses successeurs au trône napolitain. En 1497, le pape Alexandre VI remet la main sur Bénévent et concède la ville en duché à son fils Giovanni Borgia, ce qui génère de violentes luttes intestines pour les décennies à venir.

Lorsque Bénévent est presque entièrement détruite par le séisme de 1688 (it), l'archevêque Orsini, futur pape Benoît XIII, fait redresser une grande partie de la ville à ses propres frais.

Époque contemporaine

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Les Français conquièrent Bénévent en 1798 et la confient dans un premier temps au roi de Naples. En 1806, Napoléon Bonaparte l'accorde à Charles-Maurice de Talleyrand avec le titre de prince de Bénévent. Rendue au pape en 1814, elle est soustraite une dernière fois à la domination pontificale lors de sa réunion au jeune royaume d'Italie en 1860, sous lequel elle devient chef-lieu provincial.

La cathédrale de Bénévent, entièrement restaurée après-guerre.

Dès les premières années de l'Italie unifiée, la ville connaît un développement et une modernisation considérables : l'économie locale connaît une diversification progressive, et le secteur agricole traditionnel (cultures du tabac et des céréales) est bientôt rejoint par des industries florissantes telles que la confiserie, la mécanique, les spiritueux, le bois et la briqueterie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'été 1943, Bénévent est la cible d'intenses bombardements qui entraînent la mort de 2 000 civils et la destruction de la moitié de la ville. Ce n'est que le 2 octobre de cette même année que les Alliés parviennent à entrer dans la ville.

D'importants dommages matériels surviennent encore en 1949 en raison d'une inondation. Bénévent a connu une forte croissance démographique depuis lors et s'est fortement étalée.

Héraldique

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Les armoiries de la ville, octroyées par décret présidentiel du 27 décembre 1990, portent le blason suivant :

Écartelé : aux 1 et 4 d’argent, aux 2 et 3 de gueules ; au chef d'or chargé d'un sanglier passant de sable, allumé, défendu et colleté de gueules ; l'écu timbré d'une couronne de comte. Devise : CONCORDES IN UNUM.

Le gonfanon est constitué d'un tissu rouge tandis que le drapeau de la ville, qui rappelle les émaux des armoiries municipales, est un drapeau tricolore jaune, blanc et rouge.

Monuments et lieux d'intérêt

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Architecture religieuse

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Médiéval

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  • Santa Sofia.
    L'église Santa Sofia et son complexe monumental, édifice de la période lombarde consacré vers 760 et aux dimensions modestes : 23,5 m de diamètre. Monument le plus emblématique de la Lombardie mineure ayant subsisté jusqu'à nos jours, l'église est remarquable par son plan circulaire et la disposition singulière de ses colonnes qui soutiennent le toit. Restaurée dans le style baroque après le séisme de 1688, elle regagne son aspect d'origine en 1951. L'église est rattachée à un monastère qui fut l'un des principaux foyers culturels de la ville sous les Lombards. Son cloître, reconstruit à la fin du xiie siècle, abrite désormais le musée du Samnium. Le clocher, situé sur la place qui précède l'édifice, date pour sa part du xviiie siècle. En 2011, l'église et le monastère sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO au sein de l'ensemble « Les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 après J.-C.) ».
  • Façade de la cathédrale.
    La cathédrale Santa Maria de Episcopio, construite en 780 puis agrandie au xiie siècle. La façade de style roman pisan (it), avec ses trois portails surmontés d'une rangée d'arcades et d'une loggia, date de cette époque. L'imposant clocher gothique est érigé en 1280. L'édifice connaît de nouveaux enrichissements au xviiie siècle, avant d'être presque intégralement détruit par les bombardements alliés en 1943 : seuls le clocher, la façade et la crypte ornée de fresques ont survécu à ces événements. Parmi les éléments architecturaux les plus remarquables ayant subsisté de l'ancienne cathédrale, la Janua Major est une porte en bronze du xiie siècle, composée de 72 panneaux ornés de bas-reliefs, dont les fragments furent habilement reconstitués après la guerre. Le corps du bâtiment actuel, d'aspect moderne, a été achevé en 1965 et restauré entre 2005 et 2012 : à cette occasion, un chemin souterrain a été aménagé parmi les vestiges du forum romain, sur lequel l'édifice avait été bâti.
  • Église Sant'Ilario a Port'Aurea.
    L'église Sant'Ilario a Port'Aurea.
  • L'église du Santissimo Salvatore.
  • Le monastère San Vittorino était à l'origine un couvent bénédictin pour religieuses, fondé vers 910. Sa structure architecturale a fait l'objet de nombreux remaniements et agrandissements au fil des siècles. Sécularisé en 1806, le complexe est aujourd'hui partagé entre l'université du Samnium, le conservatoire Nicola Sala et des propriétés privées.
  • Le couvent San Francesco est construit entre les xiiie et xive siècles sur l'emplacement de l'ancienne église lombarde San Costanzo. Le couvent et l'église, qui conservent leur style gothique malgré les remaniements successifs, renferment plusieurs fresques médiévales.
La basilique San Bartolomeo Apostolo.

Baroque et moderne

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  • La basilique San Bartolomeo Apostolo (Saint-Barthélemy-Apôtre), construite en 839 afin d'abriter les reliques de saint Barthélemy, translatées en ville l'année précédente. Agrandie au XIIe siècle, elle s'est complètement effondrée lors du séisme de 1688. Elle a été reconstruite à un autre emplacement, dans le style baroque selon les plans de Filippo Raguzzini, et sert toujours d'écrin aux reliques du saint éponyme. À l'intérieur, certaines peintures remontent au xviiie siècle.
  • L'église de l'Annunziata.
  • L'église San Filippo.
  • L'église Santa Teresa.

Architecture civile

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  • Arc de Trajan.
    Théâtre romain.
    L'arc de Trajan, en plus d'être le plus grand monument de la ville, représente l'un des plus beaux exemples d'art trajanien. Ne comportant qu'une seule arche, il fut érigé entre 114 et 117 apr. J.-C., au départ de la Via Traiana, en l'honneur de l'empereur Trajan. Le monument mesure 15,6 m de haut, son arche intérieure dépasse les m, et présente une structure composée de roches calcaires revêtue de marbre. La majeure partie de l'arc est recouverte de scènes illustrées en bas-relief : les piliers sont ornés de scènes de paix sur leur face qui est tournée vers la ville, et de scènes militaires du côté extérieur. Au Moyen Âge, l'arche est insérée dans les remparts de la ville, dont elle constituait la Porta Aurea (porte dorée).
  • Le théâtre romain, inauguré en 126 sous le règne d'Hadrien puis agrandi par Caracalla entre 200 et 210, témoigne de la prédominance des courants artistiques à tendance hellénisante, par opposition à la rigueur de l'art trajanien. Orienté vers le massif du Taburno, il mesure 90 m de diamètre et pouvait contenir 10 000 spectateurs ; il était recouvert de marbre polychrome orné de stucs et de mosaïques. Au xviiie siècle, l'église Santa Maria della Verità est construite à l'une des extrémités de l'hémicycle. L'archéologue Almerico Meomartini entreprend sa restauration dès la fin du xixe siècle, mais les travaux ne sont achevés qu'en 1957. Le théâtre est de nouveau utilisé depuis lors. Une grande partie du revêtement de marbre a disparu ; seuls la cavea, la scène et deux des trois niveaux d'arches qu'il comptait subsistent à ce jour.
  • Le pont Leproso pont des Lépreux ») est le passage de la Via Appia qui franchissait le Sabato pour atteindre la ville. Il fut probablement construit au ive siècle av. J.-C. par le censeur Appius Claudius Caecus, puis restauré sous le règne de Septime Sévère.
  • Palazzo Paolo V.

Architecture militaire

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  • Rocca dei Rettori.
    La Rocca dei Rettori, nom couramment donné au château de Bénévent, occupe le point le plus élevé de la ville, dominant les vallées du Sabato et du Calore ainsi que les voies antiques de la Via Appia et de la Via Traiana. Le site avait déjà été investi par les Samnites, qui y avaient aménagé une série de terrasses défensives, puis par les Romains, qui y avaient bâti des thermes (Castellum aquae), dont les vestiges sont encore visibles dans le jardin du château. Plus tard, les Bénédictins y établissent un monastère. La Rocca reçoit son nom actuel au Moyen Âge, lorsqu'elle devient le siège des Rettori, les gouverneurs pontificaux. Elle est en réalité constituée de deux parties distinctes : le Torrione, construit par les Lombards à partir de 871, et le Palazzo dei Governatori, construit par les recteurs du pape à partir de 1320.
  • Les murailles de Bénévent, édifiées par les Lombards.

Sites archéologiques

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Population et société

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Évolution démographique

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Habitants recensés

Ethnies et minorités étrangères

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Selon les données de l'Institut national de statistique (ISTAT) au 31 décembre 2023, la population étrangère résidente (déclarée) est de 2 127 personnes[7]. Les nationalités les plus représentées sont alors[8] :

Pos.PaysPopulation
1Drapeau de l'Ukraine Ukraine485
2Drapeau de la Roumanie Roumanie282
3Drapeau du Nigeria Nigeria224
4Drapeau de la République populaire de Chine Chine166
5Drapeau du Maroc Maroc98

Culture

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Enseignement

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Écoles

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Parmi les nombreux établissements secondaires de Bénévent figurent notamment le lycée classique « Pietro Giannone », le lycée scientifique « Gaetano Rummo », le lycée national « Giuseppina Guacci », le lycée scientifique et technologique « Giuseppe Alberti » ou encore l'institut technique et industriel « Giovan Battista Bosco Lucarelli ».

Bibliothèques

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Palais Terragnoli, siège de la bibliothèque provinciale.
  • La bibliothèque provinciale « Antonio Mellusi » est installée au palais Terragnoli depuis 1975[9]. Fondée initialement pour rassembler des livres, des revues et des documents d'intérêt historique, elle s'est ensuite spécialisée dans les manuels scolaires et scientifiques, les ouvrages sur le monde moderne, le patrimoine culturel en général et le patrimoine local en particulier. Un espace multimédia a également été créé lors de la restructuration de 1999.
  • La bibliothèque capitulaire et la bibliothèque de l'archevêque Pacca sont situées dans le palais archiépiscopal ; elles conservent une quantité considérable de documents historiques datant du xvie siècle à nos jours.
  • Bibliothèque des archives nationales de Bénévent.
  • Bibliothèque du musée du Samnium.
  • Bibliothèque du centre Raffaele Calabrìa.
  • Bibliothèque de la chambre de commerce.
  • Bibliothèque de l'ancienne banque samnite, villa dei Papi.
  • Bibliothèque de l'hôpital Gaetano Rummo.
  • Bibliothèques de l'université du Samnium.

Universités

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  • Université du Samnium, fondée en 1998, répartie sur plusieurs sites à travers la ville.
  • Université Giustino Fortunato, université privée qui dispense des enseignements à distance.
  • Le centre culturel « Raffaele Calabrìa », implanté dans le palais archiépiscopal, appartient à l'université catholique du Sacré-Cœur.
  • Institut supérieur des sciences religieuses Redemptor Hominis, un institut académique créé par la Congrégation pour l'éducation catholique, qui délivre des diplômes en sciences religieuses permettant l'enseignement de la religion catholique dans les écoles de tous niveaux et propose également une série de cours pour l'approfondissement de la foi pour les laïcs comme les religieux[10].
  • Conservatoire national de musique « Nicola Sala ».

Théâtres

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  • Théâtre municipal « Vittorio Emanuele ».
    Théâtre municipal Vittorio Emanuele
  • Théâtre San Nicola
  • Théâtre Calandra
  • Cinéma-théâtre San Marco
  • Cinéma-théâtre Massimo

Événements et festivités

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  • Benevento Longobarda (Bénévent lombarde), reconstitutions historiques.

Économie

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L'économie de la province de Bénévent est traditionnellement orientée vers l'agriculture. Ses principales cultures sont la vigne, l'olivier et le tabac.

L'industrie la plus développée est celle du secteur agroalimentaire (confiseries et pâtes), secondé par les entreprises textiles, la métallurgie et le bois.

Communications et transports

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Chemins de fer

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La gare de Bénévent est desservie par la ligne Naples-Foggia et représente donc un nœud ferroviaire de premier ordre dans les liaisons entre Rome et les Pouilles. D'autres lignes de trains régionaux relient Bénévent à Caserte, Avellino, Salerne et Campobasso.

Desserte aérienne

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  • Aéroport de Bénévent-Olivola, à km du centre-ville, aérodrome touristique.

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1946 Antonio Cifaldi UDN  
1947 1949 Salvatore Pennella DC  
1949 1952 Vincenzo Cardone PLI  
1952 1952 Alfredo Zazo PNM  
1952 1954 Alberto Cangiano MSI  
1954 1955 Antonio Rivellini PNM  
1955 1956 Giuseppe D'Alessandro MSI  
1956 1963 Mario Rotili DC  
1963 1965 Ciriaco del Pozzo DC  
1965 1967 Pasquale Meomartini DC  
1967 1968 Antonio Tibaldi PSI  
1970 1974 Luigi Facchiano DC  
1974 1977 Pasquale Columbro DC  
1977 1980 Ernesto Mazzoni DC  
1980 1980 Silvio Ferrara PRI  
1980 1982 Nicola Di Donato DC  
1982 1992 Antonio Pietrantonio DC  
1992 1993 Raffaele Verdicchio DC  
1993 2001 Pasquale Viespoli AN  
2001 2006 Sandro Nicola D'Alessandro CDL  
2006 2016 Fausto Pepe UDEUR  
2016
(2e mandat)
en cours Clemente Mastella UDEUR  
Les données manquantes sont à compléter.

La ville abrite le club de football du Benevento Calcio, qui évolue en Serie C (troisième division italienne) et joue ses matchs à domicile dans le stade Ciro-Vigorito.

Personnalités

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Personnalités nées à Bénévent

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Personnalités ayant vécu à Bénévent

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  • Carlotta Nobile (1988-2013), historienne de l'art, violoniste, blogueuse et directrice artistique de l'orchestre de chambre de Bénévent.

Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. (it) « Benevento e i suoi monumenti UNESCO | Longobardi in Italia », sur Italia Langobardorum (consulté le )
  4. Sources : André Cherpillod, Dictionnaire étymologique, mais également Universalis, Larousse et Robert encyclopédiques.
  5. Marianne Mulon, « Les noms de la peur, la peur des noms », Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d'ethnologie, n°2-4/1997. Nommer l'espace, sous la direction de Jean-Claude Bouvier, lire en ligne, p. 41
  6. (it) « Aione - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  7. « Bilancio demografico popolazione straniera », sur demo.istat.it (consulté le )
  8. « Popolazione residente per cittadinanza o paese di nascita », sur demo.istat.it (consulté le )
  9. (it) Storia della Letteratura Italiana / diretta da Enrico Malato. La ricerca bibliografica / Le istutuzioni culturali, vol. XIII, t. I Le Biblioteche italiane, Rome-Milan, Salerno-Il Sole 24 ore, , p. 106-108
  10. (it) « ISSR-Bn – Istituto di Scienze Religiose di Benevento "S. Giuseppe Moscati" », (consulté le )

Bibliographie

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  • Jean-Marie Martin, Antroponymie de l'Italie méridionale lombarde (VIIIe- IXe siècles), dans Mélanges de l'École Française de Rome, 1995,207-2, pp.233-342.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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