Bois-Sainte-Marie
Bois-Sainte-Marie est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Bois-Sainte-Marie | |||||
L'église paroissiale, sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Nativité. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais | ||||
| Maire Mandat |
Nicolas Geoffray 2020-2026 |
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| Code postal | 71800 | ||||
| Code commune | 71041 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Boscomariens | ||||
| Population municipale |
189 hab. (2023 |
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| Densité | 70 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 19′ 48″ nord, 4° 21′ 21″ est | ||||
| Altitude | Min. 390 m Max. 462 m |
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| Superficie | 2,69 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chauffailles | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie
modifierBois-Sainte-Marie, située aux confins du Charolais, fait partie du Brionnais.
L'ancien nom de Bois-Sainte-Marie " Sancta Maria de Bosco " rappelle que ce bourg se trouvait autrefois dans une zone fortement boisée[1]. La commune est située à 7,5 km de la Clayette (gare SNCF la plus proche), à 20 km de Chauffailles et à 28 km de Paray-le-Monial.

Communes limitrophes
modifier| Colombier-en-Brionnais | Ozolles | Ozolles | ||
| Colombier-en-Brionnais | N | Ozolles Gibles | ||
| O Bois-Sainte-Marie E | ||||
| S | ||||
| Colombier-en-Brionnais / Gibles | Gibles | Gibles |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 977 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Matour à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 029,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,8 %), zones agricoles hétérogènes (32,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de Bois Sainte Marie (Sancta Maria de Bosco) apparait pour la première fois en 998, dans une charte de Cluny.
Histoire
modifierLa population de Bois-Sainte-Marie est considérablement accrue lorsque les habitants de la citadelle de Dun (sur le Mont Dun, maintenant sur la commune de Saint-Racho) viennent s'y installer à la suite de la destruction totale de leur habitat par Philippe-Auguste en 1181. À cette époque, la ville est munie d'un rempart, avec trois portes. C'est une châtellenie royale et le siège d'un archiprêtré de 32 paroisses. On y trouve un hôtel de la Monnaie, un grenier à sel et une prévôté (justice royale, premier degré)[16]. Sous Saint Louis, en 1239 Bois-Sainte-Marie entrera dans les possessions royales[17]. La prospérité de la commune vient partie de ses foires et manifestations paysannes.
La ville est ravagée par les Armagnacs au XVe siècle, puis par les calvinistes. À partir de cette époque, Bois-Sainte-Marie perd son importance au profit du bourg voisin La Clayette. Le prieuré de moines bénédictins est détruit au XVIe siècle lors des guerres de Religion[16].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bois-Marie[18]. Le déclin de Bois-Sainte-Marie est important, les maisons abandonnées sont nombreuses[19]. Cependant les foires persistent.ainsi, en 1858 il y an a six : le , le , le , le , le et le .
Le l'orphelinat Providence du Bois-Sainte-Marie est reconnu d'utilité publique. Il est créé en , pour accueillir les vieillards puis les orphelins, à l'initiative de Madame de Rocca[20].
Politique et administration
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].
En 2023, la commune comptait 189 habitants[Note 2], en évolution de −4,06 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierIl n'y a pas d'école dans la commune. Les plus proches sont dans les communes voisines de Gibles (2 km) : école élémentaire publique et école primaire privée ; et à Colombier-en-Brionnais : école élémentaire publique.
Événements culturels et festivités
modifierChaque été, le Festival Musique en Brionnais organise dans l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie plusieurs événements musicaux, dont son concert d'ouverture et de clôture.
Les beaux jardins de l'EHPAD hébergent un vide-grenier très animé chaque deuxième dimanche de septembre[16].
Santé
modifierL'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Rambuteau et de Rocca, installé à la sortie de Bois-Sainte-Marie vers le nord, accueille 120 résidents et emploie près de 90 personnes[25].
Économie
modifierIl y a deux exploitations agricoles d'élevage bovin.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierParmi les principaux lieux et monuments de Bois-Sainte-Marie figurent notamment :
- l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie, de style roman et classée Monument historique[26], qui fait partie du circuit des églises romanes du Brionnais et des chemins du Roman[27] et dont l'une des particularités est d'avoir conservé une cloche antérieure à la Révolution française, fondue en 1715[28] (l'église fut restaurée par Millet en 1848 grâce à la générosité de la bienfaitrice de la localité : Marie-Louise de Roca-Rambuteau, fondatrice des hospices en 1843[29]) ;
- le complexe formé par les anciens asile de Rambuteau et orphelinat de Rocca, dont les bâtiments sont de nos jours occupés par un EHPAD[25].
Le tympan du portail sud de l'église (représentant la fuite en Égypte). Le chœur à déambulatoire de l'église, rare dans le Brionnais. L'un des chapiteaux de l'église (le châtiment du bavard).
Personnalités liées à la commune
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Raymond Oursel, Pochades : Bois-Sainte-Marie, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 48 (hiver 1981), pp. 9–10.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Bois-Sainte-Marie sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Bois-Sainte-Marie », sur pays.clayettois.fr.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Bois-Sainte-Marie et Matour », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Matour_sapc », sur la commune de Matour - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Matour_sapc », sur la commune de Matour - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Bois-Sainte-Marie ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 Bois Sainte Marie sur le site du Pays Clayettois.
- ↑ « Histoire de Bois-Sainte-Marie », sur association-egliseboisstemarie.org.
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Cédric Guyon, « L'histoire de Bois-Sainte-Marie », Mémoire brionnaise, , p. 50-56.
- ↑ Jacques Bonnefoy; Françoise Basset, « Orphelinat et asile de Rambuteau et de Rocca à Bois-Sainte-Marie », Mémoire Brionnaise,
- ↑ « Nicolas Geoffray, nouveau maire », sur lejsl.com, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- 1 2 Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, Bois-Sainte-Marie : l’asile de Rambuteau et l’orphelinat de Rocca, revue « Images de Saône-et-Loire » no 219 (juin 2025), pages 9 à 16.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ Charolais-Brionnais : Le circuit des églises Romanes sur le site du Centre d'Études des Patrimoines Clturels de Charolais-Brionnais.
- ↑ Père Christophe Lagrange, Histoire de cloches : l'art campanaire à partir de cloches en Saône-et-Loire, fascicule de 46 pages paru en novembre 2016.
- ↑ Marcel Dazy, Portrait d'un terroir, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 (décembre 1972), pp. 3-7.

