Boule de neige (Oulipo)

Une boule de neige est une contrainte littéraire de l’Oulipo : un poème dont le premier vers est fait d’un mot d’une lettre, le second d’un mot de deux lettres, le troisième d’un mot de trois lettres, etc. Une boule de neige fondante débute par un vers de n lettres, puis chaque vers diminue d’une lettre pour arriver au dernier d’une seule lettre[1].

L’utilisation d’une police de caractères à chasse fixe (c’est-à-dire dont tous les caractères ont exactement la même largeur, telle que Courier) permet de bien mettre en évidence la variation du nombre de lettres entre chaque ligne.

Exemples

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Le poème J’ai cru voir de Georges Perec.

J
ai
cru
voir
[...]

Autres langues

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En chinois, chaque caractère correspond à une syllabe. Ainsi, en poésie chinoise, le nombre de syllabes de chaque ligne est très facilement visible.

Au XIe siècle, Wen Tong (1018-1079) a notamment écrit le « poème sur les bambous » (Yong zhu), composé de vingt lignes, augmentant progressivement de un à dix caractères (soit autant de syllabes)[2].

Notes et références

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  1. ↑ Andreas Puff-Trojan, « Poésie expérimentale française et allemande – La mémoire sous contrainte ou la page blanche », dans Oulipo-poétiques : actes du colloque de Salzbourg, 23-25 avril 1997, Tübingen, Gunther Narr Verlag, (lire en ligne), p. 169-170.
  2. ↑ Rémi Mathieu (dir.), Anthologie de la poésie chinoise, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , 1550 p. (ISBN 9782070143764), p. 575 et 1342-1343. Deux lignes d'une syllabe, puis deux lignes de deux syllabes, etc.

Voir aussi

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