Brisighella

commune italienne

Brisighella [brizi'gεlla] (Brisighèla en romagnol) est une commune de la province de Ravenne dans la région Émilie-Romagne en Italie.

Brisighella
Brisighella
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Émilie-Romagne 
Province Ravenne  
Code postal 48013
Code ISTAT 039004
Code cadastral B188
Préfixe tél. 0546
Démographie
Gentilé brisighellesi
Population 7 181 hab.[1] (2026)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 00″ nord, 11° 46′ 00″ est
Superficie 19 430 ha = 194,3 km2 [2]
Localisation
Localisation de Brisighella
Localisation dans la province de Ravenne.
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Brisighella
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Brisighella
Liens
Site web Site officiel

Géographie

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Brisighella surgit à 115 mètres d’altitude sur les pentes de l’Apennin tosco-romagnol et domine la vallée du Lamone, sur la route nationale SS302 qui, de Ravenne (44 km) passe par Faenza (13 km) et mène à Marradi (36 km) en Toscane.

Le bourg est aussi desservi par la ligne de chemin de fer Faenza-Florence (ligne reliée à la Bologne-Ancône à Faenza).

Les communes voisines sont :

Histoire

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Les origines du bourg remontent aux environs de 1290, quand le condottiere Maghinardo Pagani de Susinana édifia, sur un des trois pitons de gypse, la forteresse la plus importante de la vallée du fleuve lamone, pour se prémunir des velléités de la famille Manfredi (seigneurs de Faenza).

En 1310, Francesco I Manfredi, seigneur de Faenza, occupa le territoire et érigea une autre rocca (forteresse) sur un autre piton rocheux, aux pieds duquel se développa le bourg.

En 1410, Brisighella compte plus de 200 habitants et devient chef-lieu du comté de la vallée du Lamone. En 1503, le pays est occupé par César Borgia et, après une brève occupation, tomba sous la domination de Venise en 1508 qui renforça le système de défense et érigea une imposante tour raccordée à la ceinture de murailles. En 1509, les troupes papales saccagèrent le bourg et la forteresse ; le territoire restera sous l’État pontifical jusqu’en 1860, mis à part la brève parenthèse napoléonienne.

La famille Vespignani était anciennement implantée dans la vallée du Lamone, autour de Brisighella. Une source ancienne consacrée à Giacomo Spada, qui épousa en 1530 Isotta Vespignani, présente cette dernière comme issue d'une famille noble originaire de Florence, établie par la suite dans la Val di Lamone. La famille s'y serait divisée en plusieurs branches et aurait donné son nom à un lieu fortifié. Elle possédait plusieurs tours dans la vallée, notamment celle de Montemaggiore, correspondant au secteur de l'actuel Monte Mauro[3].

Au XVIe siècle, le fief de Montemaggiore appartenait toujours aux Vespignani. Sous le pontificat de Paul III, une tentative fut faite pour attribuer ce fief à une famille d'Imola. Les Vespignani chargèrent alors Giacomo Spada de défendre leurs droits auprès du pape à Bologne. Il obtint gain de cause et Montemaggiore demeura en possession de ses parents Vespignani[4].

Cette implantation s'inscrit dans l'histoire mouvementée de la vallée du Lamone, passée au début du XVIe siècle sous domination vénitienne avant son retour dans les États pontificaux. Brisighella fut occupée par Venise au début des années 1500 puis rendue à l'Église en 1509[5].

Une branche des Vespignani était également présente à Imola. À la fin du XVIIIe siècle, une partie du patrimoine des Vespignani d'Imola fut réunie à celui de la famille Calderini, avec des biens, des archives et une importante collection d'œuvres d'art.

Pendant cette période de paix, Brisighella connut un fort progrès économique et social grâce à l’élevage de ver à soie, la culture de l’olivier et de la châtaigne, l’artisanat, la fabrication du charbon de bois et le tissage de la laine. En 1860, à la défaite de l’Autriche, Brisighella passa au royaume d’Italie.

La période 1944-1945 est marquée par les dures batailles sur la ligne de front sur le fleuve Senio entre les partisans et les nazis, qui permirent aux forces alliées le passage vers la plaine du Pô.

Monuments et lieux d’intérêt

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  • La Via del Borgo, avenue surélevée couverte d’arcades sur un flanc et de magasins sur l’autre flanc.
  • L’église de l'Osservanza, édifiée en 1520, conserve une Madonna con Bambino e Santi (1520) de Marco Palmezzano;
  • L’église de S.Giovanni in Ottavo (ou pieve del Thò), remontant au XIe siècle
  • La Rocca, de 1228, avec ses tours cylindriques dont la plus haute est de 1503[6].
  • Sur le territoire de cette commune se trouvent quelques cavités souterraines naturelles remarquables creusées dans le gypse de la Vena de Gessa :
    • Tanaccia di Brisighella
    • Abisso L. Fantini

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
08/06/2009 en cours Davide Missiroli Liste civique  
Les données manquantes sont à compléter.

Boesimo, Casale, Castellina, Croce Daniele, Fognano, Fornazzano, La strada, Marzeno, Monteromano, Pietramora, Purocielo, Rontana, San Cassiano, San Martino, Urbiano, Villa San Giorgio in Vezzano, Zattaglia

Communes limitrophes

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Démographie

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Ethnies et minorités étrangères

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Selon les données de l’Institut national de statistique (ISTAT) au la population étrangère résidente était de 709 personnes. Les nationalités majoritairement représentatives étaient :

Pos.PaysPopulation
1Drapeau de l'Albanie Albanie211
2Drapeau du Maroc Maroc180
3Drapeau de la Roumanie Roumanie85

Personnalités liées à Brisighella

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Jumelage

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Galerie photos

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Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Brisighella » (voir la liste des auteurs)

Références

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  1. ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. ↑ Raffaella Catini, « Vespignani, Virginio », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 99, Istituto dell'Enciclopedia Italiana,,
  4. ↑ Anna Lisa Genovese, Vespignani, Francesco Maria Augusto », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 99, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 2020.,
  5. ↑ Clementina Barucci, Virginio Vespignani. Architetto tra Stato Pontificio e Regno d'Italia, Rome,
  6. ↑ "Tesori d'Italia", Selezione dal Reader's Digest, Milano, 1975, p. 62.

Annexes

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