Bruyères-sur-Oise
Bruyères-sur-Oise est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.
| Bruyères-sur-Oise | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Val-d'Oise | ||||
| Arrondissement | Pontoise | ||||
| Intercommunalité | CC du Haut Val-d'Oise | ||||
| Maire Mandat |
Bernard Le Bon 2026-2032 |
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| Code postal | 95820 | ||||
| Code commune | 95116 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Briolins | ||||
| Population municipale |
4 921 hab. (2023 |
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| Densité | 552 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 09′ 26″ nord, 2° 19′ 48″ est | ||||
| Altitude | Min. 23 m Max. 84 m |
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| Superficie | 8,91 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Bruyères-sur-Oise (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de L'Isle-Adam | ||||
| Législatives | 1re circonscription du Val-d'Oise | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.bruyeres-sur-oise.com/ | ||||
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Ses habitants sont appelés les Briolin(e)s.
Géographie
modifierDescription
modifierBruyères-sur-Oise est une commune périurbaine du Val-d'Oise située dans la vallée de l'Oise, limitrophe du département de l'Oise, à une distance orthodromique de 33 km au nord de Paris[1]. Elle se situe à 14 km de Chantilly et 19 km au sud-ouest de Creil, la plus grande ville aux alentours.
Carte de la commune. Occupation des sols.
Communes limitrophes
modifierLa commune est limitrophe de Beaumont-sur-Oise, Bernes-sur-Oise, Asnières-sur-Oise et Noisy-sur-Oise (dans le département du Val-d'Oise) ainsi que Morangles et Boran-sur-Oise (dans le département voisin de l'Oise).
Hydrographie
modifierLa commune est limitée au sud par le cours de l'Oise (rivière), l'un des principaux affluents du fleuve la Seine.
Île des Aubins
modifierL'île des Aubins est une île artificielle créée en 1975 lors de l'aménagement de la zone portuaire et de l'ouverture d'une dérivation de l'Oise destinée à la navigation. Les remblais issus des travaux ont favorisé le développement progressif d'une végétation spontanée, complétée par des plantations forestières[4].
Située sur un axe migratoire pour les oiseaux, elle présente une mosaïque de milieux boisés et ouverts accueillant différentes espèces ornithologiques et entomologiques. Le site est géré par le département du Val-d'Oise avec l'appui de l'Office national des forêts et est ouvert au public[4].
Climat
modifierEn 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 652 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Creil à 16 km à vol d'oiseau[7], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 662,2 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [10].
Urbanisme
modifierLa ville est composée essentiellement de lotissements pavillonnaires et est en expansion à l'est.
Typologie
modifierAu , Bruyères-sur-Oise est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bruyères-sur-Oise[Note 1], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire regroupe 1 929 communes[14],[15].
Voies de communication et transports
modifierLa commune est desservie principalement par des lignes de bus 1301 et 1305 du réseau de bus Haut Val-d'Oise ainsi que la Gare de Bruyères-sur-Oise desservie par les trains de la ligne H du Transilien qui circulent sur la ligne de Pierrelaye à Creil. Il faut environ 45 minutes pour atteindre Paris, avec un changement de train.
Par la route, depuis Paris, Bruyères-sur-Oise est accessible par l'ancienne route nationale 1 ou l'autoroute A16.
Les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et de Beauvais-Tillé ne sont pas très éloignés. L'aérodrome de Persan - Beaumont se trouve également en partie sur la commune.
Toponymie
modifierLe lieu est cité pour la première fois en 797 sous le nom de « Brogaria » dans un acte de donation du comte Theubald à l'abbaye de Saint-Denis[réf. nécessaire].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Brocaria en 670[16], Brogaria en 797[16] et 799[17], Ecclesia de Bruyeris en 1122[16], Brueriae en 1467[16].
Bruyère issu du bas latin brucaria.
Le nom provient du bas latin d'origine gauloise brucaria, bruyère, et du cours d'eau éponyme[réf. nécessaire].
Histoire
modifierPréhistoire et Antiquité
modifierLe territoire de la commune est occupé dès la Préhistoire, comme l'indiquent des indices d'occupation mésolithique ou néolithique découverts au lieu-dit Les Cailloux. Le même site a livré un enclos fossoyé et des structures d'habitat attribués à la période de La Tène moyenne et finale[18].
Les recherches archéologiques menées sur le site de La Tourniole ont également conduit à l'identification de traces de plantations antiques, interprétées comme les vestiges d'un vignoble gallo-romain[19].
Une villa gallo-romaine à péristyle, située à proximité de l'Oise, a été repérée grâce à une photographie aérienne réalisée en 1972. Une prospection subaquatique menée en 1998 a mis au jour les vestiges d'un aménagement de berge, sans qu'une datation certaine puisse lui être attribuée[20].
Le village médiéval
modifierUn diagnostic archéologique réalisé en 2009 au lieu-dit Les Cailloux a révélé un habitat médiéval dense et stratifié, organisé autour d'une voie. Les vestiges de fosses, fonds de cabane, structures de combustion, bâtiments et fossés témoignent d'une occupation s'étendant au moins du Xe siècle au XVe siècle. Cet ensemble contribue à documenter la formation et l'évolution du village de Bruyères ainsi que son ancien réseau routier[18].
Un village médiéval s'étendait ainsi de part et d'autre de la « Vieille Allée », qui reliait Bruyères au prieuré féminin Saint-Martin de Boran. Son abandon pourrait être lié aux troubles de la guerre de Cent Ans.
La seigneurie de Bruyères
modifierAu début du XIIIe siècle, trois personnages — dont une dame surnommée « de Bruières » — sont mentionnés dans la liste des vassaux du comte de Beaumont. Au XVIe siècle, Bruyères appartient aux Laisné.
Selon Expilly, la châtellenie de Bruyères (sur Oise) fut portée, avec la seigneurie de Monceaux, par le mariage de Marguerite Laisné (+ 1613), (fille de Jean, avocat au Parlement de Paris, et de Gertrude Le Maignan), avec Pierre I de Maupeou, seigneur de Noisy (+ 1608), anobli par lettres du roi Henri III en 1586. Leur second fils René II, Président en la Cour des Aides en 1609, épousa Marguerite de Creil, qui fut mère de sept garçons. L'aîné, René II de Maupeou, Président en la première chambre des enquêtes du Parlement, fit ériger la châtellenie de Bruyères (avec la seigneurie de la Pérade) en vicomté, par lettres de , enregistrées le 4 du même mois[21].
À sa mort, Bruyères passe à son cousin germain René II de Maupeou (1612-1694), puis au fils de ce dernier, Mgr Augustin de Maupeou (1648-1712), archevêque d'Auch. Bruyères échoit au neveu de l'archevêque, René-Charles de Maupeou (1688-1775), vice-chancelier de France, puis au fils de celui-ci, René-Nicolas de Maupeou (1714-1792), dernier chancelier et garde des Sceaux de France : après l'échec de sa réforme des Parlements, il est exilé par Louis XVI en 1774 dans sa terre du Thuit en Normandie, mais refusa obstinément de démissionner de sa charge "à moins qu'on ne lui fît son procès"[22]. Il estimait n'avoir rien à se reprocher, mais il s'était rendu impopulaire en essayant d'abolir le droit de remontrance, et en confortant l'absolutisme royal. Enfin, le fils du chancelier, René Ange de Maupeou (1746-1794), qui avait quitté la robe pour l'épée[23], hérita de la ci-devant vicomté de Bruyères en pleine Révolution ; mais il mourut deux ans plus tard, le , dans la prison de la Force à Paris, des suites d'une dénonciation comme ex-noble. Ses biens furent vendus, et le château démoli sous le Consulat.
Époque contemporaine
modifierAu XIXe siècle, la commune est essentiellement agricole, et consacrée en particulier à la grande culture céréalière et betteravière ainsi qu'à l'élevage des moutons[réf. nécessaire].
La construction de la ligne de chemin de fer de Pierrelaye à Creil en 1842 n'est pas disponible aux Briolins. La gare n'est créée qu'en 1891 sous l'impulsion de son maire — Pierre Marie Dupont — qui, après d'âpres tractations avec la compagnie des chemins de fer du Nord, obtient son ouverture. Celle-ci contribue à la prospérité du village en permettant l'écoulement plus aisé des productions agricoles ; de nouveaux arrivants compensent l'exode rural, et la population reste assez stable ou s'accroit légèrement dans les années 1930, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale ; elle explose à partir des années 1960.
En 1937, le gouvernement décide la création de la plate-forme d'opérations de Persan - Beaumont, un aérodrome militaire qui s'étend en partie sur Bruyères-sur-Oise. Il est occupé et agrandi par l'occupant allemand, puis, à la Libération de la France, mis à disposition de l'armée américaine jusqu'au . Des réductions d'emprise interviennent progressivement et la base aérienne de Persan - Beaumont est dissoute le et l'équipement intégré dans Aéroport de Paris[24].
Politique et administration
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifier- Rattachements administratifs
Antérieurement à la loi du [25], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de L'Isle-Adam de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Beaumont-sur-Oise[26]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
La commune fait partie de la juridiction d’instance, de judiciaire ainsi que de commerce de Pontoise[27],[28].
- Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 d'un nouveau canton de L'Isle-Adam.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.
Intercommunalité
modifierBruyères-sur-Oise est membre de la communauté de communes du Haut Val-d'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2004 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Tendances politiques et résultats
modifierLors des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise ainsi que lors de celles de 2020, la liste menée par le maire sortant Alain Garbe est la seule candidate et obtient la totalité des suffrages exprimés ainsi que les 27 sièges de conseillers municipaux, dont quatre sièges de conseillers communautaires.
Lors des élections de 2014, 52,84 % des électeurs se sont abstenus et 15,34 % ont voté blanc ou nul. Lors du scrutin de 2020, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 69,39 % des électeurs se sont abstenus et 11,65 % ont voté blanc ou nul[29],[30] Lors des élections municipales de 2026 dans le Val-d'Oise, Alain Garbe ne se représente pas. La liste « Avenir ensemble », conduite par Bernard Le Bon et seule candidate, recueille 883 voix, soit 100 % des suffrages exprimés. Elle obtient les 27 sièges du conseil municipal et les cinq sièges de conseillers communautaires. La participation s'établit à 33,04 % et l'abstention à 66,96 %[31],[32]
Liste des maires
modifierPolitique de développement durable
modifierDepuis 2008, la ville dispose de sa propre station d'épuration.[réf. nécessaire]
Population et société
modifierDémographie
modifierÉvolution de la population
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].
En 2023, la commune comptait 4 921 habitants[Note 4], en évolution de +13,83 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierLa population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 57,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (54,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 9,7 % la même année, alors qu'il est de 14,3 % au niveau départemental[I 1],[I 2].
En 2023, la commune comptait 2 420 hommes pour 2 501 femmes, soit un taux de 50,82 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,37 %)[I 3],[I 4].
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Population active de 15 à 64 ans
modifierEn 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 3 224 personnes dont 2 447 actifs[I 5].
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
Revenus des ménages
modifierEn 2023, le niveau de vie médian s'établit à 26 150 € dans la commune, contre 25 890 € dans le Val-d'Oise. Le taux de pauvreté est de 12 %, contre 19,4 % dans l'ensemble du département[I 6],[I 7]
Enseignement
modifierLes établissements scolaires relèvent de l'académie de Versailles.
La commune compte trois écoles : le groupe scolaire des Quincelettes, l'école maternelle Elsa-Triolet et l'école élémentaire Paul-Verlaine[43]
Le collège public Pierre-Perret se situe à la limite des communes de Bernes-sur-Oise et de Bruyères-sur-Oise[44] d'une capacité de 450 élèves[réf. nécessaire] et est desservi par une piste cyclable qui s'étend sur toute la commune d'est en ouest. Le collège a été inauguré en 2007 par Pierre Perret lui-même.
Culture
modifierLa commune dispose d'une médiathèque municipale proposant plus de 8 000 documents, des postes informatiques en accès libre et un accès au réseau documentaire RéVOdoc[45]
Sports
modifierLa commune présente de nombreux clubs et associations sportives (pétanque, badminton, football, arts martiaux...) et dispose de multiples équipements sportifs.
Le Bruyères Bernes US Municipal est une union sportive de football conjointe avec la ville de Bernes-sur-Oise.
Sécurité
modifierLa ville dispose d'un service de police municipale[réf. nécessaire].
Économie
modifierPort fluvial et zone d'activités
modifierLe port de Bruyères-sur-Oise est créé en 1975, lorsque le Port autonome de Paris acquiert une première emprise de 18 hectares située à environ 40 kilomètres au nord de Paris[46].
La plateforme multimodale, gérée par HAROPA PORT, s'étend désormais sur 58 hectares et constitue la façade fluviale d'une zone d'activités de 140 hectares consacrée principalement à la logistique et à l'industrie. Elle comprend deux quais à usage partagé ainsi qu'un terminal à conteneurs de 11 hectares. Ses activités concernent notamment les conteneurs, les colis lourds, les vracs solides et les marchandises diverses[47].
Le terminal est relié au réseau fluvial par l'Oise, au réseau ferroviaire par deux voies et au réseau routier par l'autoroute A16 et la route départementale 4. Sa capacité annuelle annoncée est de 80 000 EVP[47].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierBruyères-sur-Oise compte un monument historique sur son territoire :
- Église Saint-Vivien (classée monument historique en 1938[48])
- La fondation de la paroisse remonte à 755. Son histoire reste mal connue. Les trois absides en hémicycle du chevet roman de la fin du XIe ou du premier quart du XIIe siècle ont été mises en évidence par des fouilles archéologiques vers 1970. La partie la plus ancienne de l'église actuelle est le clocher, dont la base est contemporaine des vestiges archéologiques, à l'exception de la fenêtre. Le premier étage de baies présente des chapiteaux de belle facture. Le second étage de baies est original par sa disposition, mais a été entièrement reconstitué après sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940.
- Le chœur et son collatéral sud sont un peu plus récents que les étages du clocher, et datent pour l'essentiel du milieu du XIIe siècle, y compris les quatre voûtes d'ogives archaïques. Les fenêtres gothiques rayonnantes de la seconde moitié du XIIIe siècle qui éclairent le chevet, et le caractère plus résolument gothique de la chapelle latérale nord ajoutée à la même époque, font un peu oublier l'ancienneté réelle du sanctuaire.
- La nef et ses bas-côtés ne sont pas voûtés, et se caractérisent par leurs grandes arcades dans le style gothique primitif du début du XIIIe siècle. Les murs hauts de la nef remontent toutefois à la période romane, comme l'indiquent les vestiges des anciennes fenêtres hautes. Dans son ensemble, l'église fournit un exemple remarquable d'une église typiquement rurale des XIIe et XIIIe siècles, qui n'a subi que peu de remaniements depuis son achèvement, et contraste avec l'architecture très recherchée de nombreuses églises de la vallée de l'Oise, qui évoquent des cathédrales en miniature[49].
On peut également signaler :
- Château de Bruyères (ancien)
- D'après Louis Legoy, Bruyères aurait possédé un château ou donjon de pierre, mesurant 18,40 m sur 12,20 m, avec des murs épais de 2,50 m et des contreforts plats (Essai sur l'architecture militaire au Moyen Age, Saint-Maur, 1963, p. 40 planche 22). En 1899, M. Duquesne, instituteur du village, note que « la famille de Maupeou possédait à Bruyères un château magnifique avec tourelles, avenues, pièces d'eau et pelouses (…). La façade était tournée vers le nord-ouest. Autour du château (…) s'élevaient les dépendances (…), remises et greniers ».
- Il ne reste plus rien des bâtiments des XVIe et XVIIe siècles, mais un plan de 1750 (Arch. Val-d'Oise 1T 139, monographie de 1899) restitue le cadre de la demeure avec ses vastes jardins à la française. Sur le plan d'Intendance de 1785 (Arch. Val-d'Oise C 307/4) l'on voit très clairement la disposition des bâtiments et du vaste parc : on accédait à une cour d'honneur par un corps de passage ; à gauche de la cour, le corps de logis comprenait deux ailes en retour d'équerre avec des dépendances dans son prolongement. Le château fut détruit entre 1802 et 1804, mais il en restait encore quelques vestiges en 1868.
- La commune accueille en partie l'aérodrome de Persan - Beaumont, qui est utilisé par un groupement d'initiation au parachutisme sportif et ascensionnel. Il propose également une piste ULM.
Personnalités liées à la commune
modifier- La seigneurie entre dans la famille de Maupeou par le mariage de Pierre Ier de Maupeou (+1608) avec Marguerite Laisné (+1613),
- René Charles de Maupeou, vicomte de Bruyères (1688-1775), vice-chancelier et garde des Sceaux de France.
- René Nicolas de Maupeou, seigneur de Bruyères (1714-1792), fils du précédent, chancelier et garde des Sceaux de France, auteur de la fameuse réforme de la justice et des Parlements, voulue par Louis XV (en 1771-1774).
Héraldique
modifier| Blason | Écartelé : au premier d'argent au porc-épic de sable,au deuxième de sinople aux trois gerbes de blé d'or, au troisième de gueules aux trois roues d'engrenage d'or, au quatrième d'argent aux deux fasces d'azur, la première chargée d'une péniche d'or, la seconde affaissée.
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|---|---|---|
| Détails | Le blason, création Jean-Paul de Gassowski, est officialisé le 12 novembre 1996 par la Commission nationale d'héraldique. Il évoque plusieurs aspects de la commune :
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Bruyères-sur-Oise au cinéma et à la télévision
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Collectif d’historiens, Le Patrimoine des Communes du Val-d'Oise - tome 1, Paris, Éditions Flohic, , 1054 p. (ISBN 2-84234-056-6), « Bruyères-sur-Oise », p. 89–92
- E. Coüard, « À travers le canton de L'Isle-Adam : Souvenirs d'inspection : Bruyères-sur-Oise », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 27, , p. 114-115 (ISSN 1146-9994, lire en ligne).
- Jacques de Maupeou, Histoire des Maupeou, Fontenay-le-Comte, Imp. Lussaud, 1959.
- Jean-François Bascans, Les héritiers du Chancelier de Maupeou, tapuscrit, 2014.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Bruyères-sur-Oise »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .
- « Bruyères-sur-Oise » sur cartes.gouv.fr.
- « Archéologie & histoire de Bruyères-sur-Oise »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Archéologie & Histoire par commune, sur valdoise.fr (consulté le ).
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Le parc sportif de la commune porte le nom de ce maire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Site de l'Insee
modifier- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2023 - POP T1 - C » (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2023 - POP T1 - D » (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Évolution et structure de la population en 2023 - POP T4 - C » (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Évolution et structure de la population en 2023 - POP T4 - D » (consulté le ).
- 1 2 3 Insee, « Dossier complet de la commune : Bruyères-sur-Oise (95116) », sur www.insee.fr, (consulté le )
- ↑ Insee, « Dossier complet de la commune de Bruyères-sur-Oise (95116) », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Insee, « Comparateur de territoires − Département du Val-d'Oise (95) », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2021 − Principaux résultats sur les revenus et la pauvreté des ménages en 2021 »
, (consulté le ) - ↑ Insee, « Base du dossier complet | Insee », (consulté le )
Références
modifier- ↑ « Orthodromie entre Bruyères-sur-Oise et Paris » [archive du ], sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ « Communes limitrophes de Bruyères-sur-Oise » sur cartes.gouv.fr..
- « Communes limitrophes de Bruyères-sur-Oise » sur cartes.gouv.fr..
- 1 2 « L'Île des Aubins », sur Site du conseil départemental du Val-d'Oise (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Bruyères-sur-Oise et Creil », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Creil » (commune de Creil) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Creil » (commune de Creil) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Bruyères-sur-Oise », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Bruyères-sur-Oise ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
- ↑ Hippolyte Cocheris-Entretiens sur la langue française: Origine et formation des noms de lieux, Volume 2, page 187.
- 1 2 Séverine Hurard, « Bruyères-sur-Oise, rue de Boran, Les Cailloux : archéologie du village médiéval et réseau routier, enclos fossoyé et habitat laténien », Rapport de diagnostic archéologique, SRA Île-de-France et Inrap, (consulté le ).
- ↑ Christophe Toupet et Pascal Lemaître, « Vignobles et modes d'exploitation viticoles antiques dans le Nord de la Gaule. L'exemple de Bruyères-sur-Oise (Val-d'Oise) : une relecture », Revue archéologique de Picardie, nos 1-2, , p. 209-226 (DOI 10.3406/pica.2003.2368, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Claude Niel, « Bruyères-sur-Oise – Rivière Oise, « les Aubins » », ADLFI. Archéologie de la France - Informations, (consulté le ).
- ↑ Expilly, Dictionnaire des Gaules et de la France, tome 1 (1762), p 866 b.
- ↑ Woelmont de Brumagne, Notices généalogiques, tome 4 (1928), p 517-519.
- ↑ Woelmont, opus cité ; président à mortier au Parlement de Paris, il avait été privé de sa charge par la réforme de son père en 1771, et était devenu officier, brigadier puis maréchal de camp (1788).
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- ↑ « Alain Garbe élu à la tête de la ville », Le Parisien, édition du Val-d'Oise, (lire en ligne) « Ancien premier adjoint au maire chargé du sport, des loisirs et de la jeunesse, élu au conseil municipal depuis 1989, Alain Garbe franchit ainsi une nouvelle étape dans son investissement. Retraité de la RATP, le sexagénaire (62 ans) s'est installé dans cette commune de 3600 âmes en 1983. Ancien sportif convaincu, ce ceinture noire de judo est également président du club local ».
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- ↑ « Bruyères-sur-Oise », sur Armorial des villes et villages de France, .

