Bérangère Bonvoisin

actrice française

Bérangère Bonvoisin est une actrice et metteuse en scène française née le à Rabat (Maroc) et morte le 19 à Paris

Bérangère Bonvoisin
Description de cette image, également commentée ci-après
Bérangère Bonvoisin en 2003.
Naissance
Rabat (Maroc)
Décès (à 73 ans)
Paris 18e (France)
Nationalité Française
Activité principale Actrice
Metteuse en scène
Formation conservatoire de Rouen
Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Maîtres Antoine Vitez
Ascendants Jeanine Bonvoisin
Conjoint Philippe Clévenot
Famille Bertrand Bonvoisin (frère)

Biographie

modifier

Jeunesse et études

modifier

Bérangère Bonvoisin naît le [1] à Rabat au Maroc (alors sous protectorat français), de Michel Bonvoisin, ingénieur agronome, et Jeanine Roney (1926-1996). Quatrième d'une fratrie de huit (cinq garçons et trois filles), elle a notamment deux frères, Bertrand (1951-1991) et Nicolas (né en 1965), qui deviendront acteurs[2]. La famille rentre en France en 1957 et s'installe à Rouen où Jeanine, après la mort de son mari, devient adjointe du maire Jean Lecanuet.

Après ses études, Bérangère Bonvoisin suit une formation de comédienne au conservatoire de Rouen, où elle obtient le 1er prix de tragédie et le 2e prix de comédie classique et moderne. En 1970, elle rencontre Alain Bézu qui la met en scène avec son frère Bertrand dans, entre autres, On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset (Camille).

En 1974, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique à Paris, dans la classe d'Antoine Vitez[3]. Elle y a pour professeurs Philippe Adrien, Pierre Debauche et Claude Régy[4] et pour condisciples Yolande Folliot, Christine Murillo, Alain Marcel et Jean-Yves Chatelais notamment[5]. C'est là qu'en 1975, encore élève, elle met en scène Les Sincères de Marivaux, expérience qui fait d'elle la première femme de l'histoire du Conservatoire à faire de la mise en scène[6].

Carrière

modifier

En 1984, Bérangère Bonvoisin signe au théâtre de la Bastille ce qu'elle considère comme sa « première vraie mise en scène »[6] : Celle qui ment, d'après les écrits d'Angèle de Foligno.

En 1987, elle met en scène pour la première fois en France, Pionniers à Ingolstadt de Marieluise Fleisser au théâtre des Amandiers de Nanterre produit par Patrice Chéreau dans le cadre du Festival d'automne à Paris (c'est la seule metteuse en scène des « années Chéreau » aux Amandiers)[7],[8].

En 1993, elle crée avec son mari, l'acteur et metteur en scène Philippe Clévenot (1942-2001), la compagnie de l'Asphodèle à Trouville[3].

Le , à la demande de Georges Lavaudant et Jean Jourdheuil, elle rassemble une centaine de comédiens au théâtre de l'Odéon pour une soirée unique, Philippe Clévenot : Tête-à-tête, spectacle qui mêle lectures et documents vidéos en hommage à l'art de son époux disparu deux ans plus tôt.

Le , elle réitère cette aventure éphémère au théâtre national de la Colline avec Slogan pour 343 actrices de Nadia Soudaïeva et Antoine Volodine où elle réunit 343 comédiennes, notamment Jeanne Moreau, Gisèle Casadesus, Elsa Zylberstein, Myriam Boyer, Nada Strancar, Micheline Presle, Ludmila Mikaël, Christine Boisson, etc. Le réalisateur Alain Cavalier tire un film de cette soirée, Pour Bérangère, inédit à ce jour.

Très proche du peintre Gilles Aillaud qui l'accompagne dans bon nombre de mises en scènes (Rumeur à Wall Street, Le Poisson des grands fonds, Anna Christie…), elle monte en 2006 au théâtre de la Madeleine, un an après la disparition d'Aillaud, La Maladie de la mort de Marguerite Duras avec Fanny Ardant, sans aucun décor, « ne concevant pas de faire appel à un autre scénographe[9] ». Ce spectacle fait également l'objet d'une représentation unique, le , dans le hall de l'hôtel des Roches Noires, à Trouville-sur-Mer où l'autrice vécut longtemps.

Elle est professeur d'art dramatique à l'école Parenthèses à Paris et à l'Institut d'études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de Beyrouth avec l'Association française d'action artistique[3].

Bérangère Bonvoisin meurt le dans le 18e arrondissement de Paris[10] à l'âge de 73 ans[11].

Elle est inhumée au cimetière de Villerville (Calvados) auprès de son mari, son frère et son beau-frère[12].

Vie privée

modifier

Bérangère Bonvoisin a été la belle-sœur de l'acteur Jean-Yves Dubois (1958-2003), marié à sa sœur Guillemette.

Théâtre

modifier

En tant qu'actrice

modifier

En tant que metteuse en scène

modifier

Filmographie

modifier

Cinéma

modifier

Télévision

modifier

Livre audio

modifier
  • 2014 : Didjla le Tigre, roman de Jean-Pierre Faye réédité avec la version audio intégrale lue par Bérangère Bonvoisin chez Notes de Nuit éditions.

Distinction

modifier

Récompense

modifier

Notes et références

modifier
  1. Bérangère Bonvoisin sur Les Archives du spectacle.
  2. « Bérangère, Bertrand et Nicolas Bonvoisin », sur Rue du Conservatoire (consulté le ).
  3. 1 2 3 Notice BnF.
  4. « Bérangère Bonvoisin », sur Rue du Conservatoire (consulté le ).
  5. « Promotion 1976 », sur Rue du Conservatoire (consulté le ).
  6. 1 2 Interview de Bérangère Bonvoisin par Fabian Gastellier dans Acteurs, septembre 1982[source insuffisante].
  7. « Dossier de presse » [PDF], sur festival-automne.com, .
  8. « Pionniers à Ingolstadt, de Marieluise Fleisser, à Nanterre : Avoir vingt ans en Bavière », Le Monde, (lire en ligne Accès payant).
  9. Monique Le Roux, « « Marguerite Duras, Fanny Ardant et… Bérangère Bonvoisin » », La Quinzaine littéraire, .
  10. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  11. « La mort de Bérangère Bonvoisin », sur sceneweb.fr, (consulté le )
  12. Jean-Pierre Thibaudat, « Disparition de Bérangère Bonvoisin », sur Le Club de Mediapart, (consulté le )

Liens externes

modifier