Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires
Le Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires (CNAJMJ) est créé en 1990. Le Code de commerce lui confère le pouvoir de représentation exclusif de l'ensemble des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires établis en France[1]. Ces professionnels exercent au sein d'environ 270 études en 2025, regroupant 170 administrateurs judiciaires, 330 mandataires judiciaires et environ 3 000 collaborateurs[2],[3].
| Forme juridique | Établissement d'utilité publique |
|---|
| Fondation | 1990 |
|---|---|
| Origine | 1955 : Association Nationale des Syndics et Administrateurs Judiciaire de France (ANSAJF) |
| Siège |
6, boulevard des Capucines 75009 Paris |
|---|---|
| Président | Florence Tulier-Polge (depuis 2026) |
| Vice-président | François Legrand (depuis 2026) |
| Directeur général | Sébastien Velez (depuis 2024) |
| Membres |
170 administrateurs judiciaires 330 mandataires judiciaires |
| Site web | cnajmj.fr |
Cet établissement d'utilité publique est chargé de défendre les intérêts collectifs des professions qu'il représente, mais veille également à ce que ces professionnels remplissent leurs obligations et soient correctement formés. Le CNAJMJ emploie actuellement 7 salariés. Périodiquement, le CNAJMJ délivre un rapport des actions menées au garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Le Conseil est majoritairement financé par les cotisations obligatoires des professionnels.
Histoire
modifierÉtablissement d'utilité publique, le Conseil National (CNAJMJ) assure et supervise l’ensemble des activités liées à la formation et aux contrôles des professionnels.
Il est l'héritier direct de l'ancienne Association Nationale des Syndics et Administrateurs Judiciaires de France (ANSAJF), dont les deux décrets fondateurs du [4] et du [5] avaient été abrogés en 1985, donnant lieu à la dissolution de l'association[6],[7]. Après un débat porté devant la justice entre l'Institut Français des Praticiens des Procédures Collectives (IFPPC), c'est finalement le CNAJMJ qui a été reconnu comme l'attributaire de l'ensemble des biens et valeurs excédentaires de la défunte association (TGI Paris, , 1ère Chambre Section sociale, RG no 16/07017).
Missions
modifierReprésentation des professions auprès des pouvoirs publics
modifierLes missions du CNAJMJ sont définies par l'article L.814-2 du Code de commerce, qui précise que « Les professions d'administrateur judiciaire et de mandataire judiciaire sont représentées auprès des pouvoirs publics par un Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires, établissement d'utilité publique doté de la personnalité morale, chargé d'assurer la défense des intérêts collectifs de ces professions »[1].
Le CNAJMJ peut, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits réservés à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif des deux professions.
En outre, le CNAJMJ veille au respect de leurs obligations par les mandataires de justice en s’assurant notamment qu'ils se conforment à leur obligation d'entretien et de perfectionnement des connaissances.
Il organise le contrôle des études, au moins une fois tous les trois ans.
Comme l'indique un rapport parlementaire de la Commission d'enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales : « Cette profession règlementée n'a ni charge ni clientèle. Elle n'a rien à acheter ou à vendre et n'a pas de numerus clausus »[2]. L'inscription sur les listes ainsi que les examens sont décidés par le ministère de la Justice. Le CNAJMJ n'a donc aucun rôle de « filtre » d’entrée.
Il faut noter que le CNAJMJ a une institution « sœur », la Caisse de garantie des AJMJ, chargée de garantir la représentation des fonds détenus pour le compte des tiers par les AJMJ et de souscrire une assurance en leur faveur couvrant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile qu’ils encourent[8].
Fonctions « régaliennes » auprès des professionnels
modifierLe Conseil national n’est pas un ordre puisqu’il ne détient pas le pouvoir de sanction des professionnels ; il n’est également pas un syndicat professionnel, mission assurée par d’autres structures, chargées de la partie « patronale » dans les négociations collectives[9].
Les missions disciplinaires sont assurées par la Commission nationale d'inscription et de discipline des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires (CNID), instituée par le décret du 3 février 2016[10], dont les membres sont désignés par arrêté du garde des Sceaux[11].
Le pouvoir de saisine de cette commission est réservé, d'après l'article L.814-10-2 du Code de commerce[12], au garde des Sceaux, au procureur général près la cour d'appel dans le ressort duquel ont été commis les faits, au magistrat du parquet général chargé des inspections des personnes mentionnées au II de l'article L812-2, à l'instance professionnelle représentative ou au président du CNAJMJ.
Alors qu'il existait auparavant deux commissions distinctes pour les administrateurs et les mandataires judiciaires, il n'y en a plus qu'une aujourd'hui[13],[14].
Garant des règles professionnelles
modifierLe , le ministre de la Justice a approuvé les règles d'encadrement des professions d'administrateur et de mandataire judiciaire définies par le CNAJMJ[15]. L'article R.814-3 du Code de commerce dispose en effet que les règles de fonctionnement et de déontologie de la profession doivent être définies par le CNAJMJ en couvrant les huit domaines suivants[16] :
- l'organisation et le financement de la formation professionnelle ;
- l'harmonisation des règles et outils comptables des deux professions ;
- la sécurité des dossiers et la gestion des fonds de tiers ;
- l'encadrement des conflits d'intérêts ;
- la rémunération des professionnels et la tarification de leurs actes ;
- la présentation de leurs comptes-rendus de fin de mission ;
- la communication des professionnels avec le CNAJMJ pour la transmission d'informations relatives aux dossiers sur lesquels ils interviennent ;
- la cessation d'activité des professionnels, la transmission de leurs dossiers et des fonds qu'ils détiennent.
Accompagnement
modifierLes AJMJ interviennent dans 2 types de procédures :
- Les procédures collectives, sur désignation du tribunal (de commerce ou judiciaire selon les cas), constituent l’essentiel de l’activité ;
- Les procédures de prévention, en développement constant depuis quelques années, sont diligentées à l’initiative de l’entreprise en difficulté. Elles sont confidentielles, à la différence des procédures collectives.
Dans le cadre de ses missions, le CNAJMJ a mis en place un site Internet destiné à la vente d'actifs d'entreprises en liquidation judiciaire : initialement intitulé « ventes-actifs.cnajmj.fr », le site prend par la suite le nom d'« Actify ».
Le Conseil a mis en place une cellule de traitement des réclamations et de médiation, composée de trois anciens présidents, afin de traiter les litiges pouvant naître au cours d’une procédure, entre un créancier et un professionnel, ou entre professionnels.
Élections et administration
modifierMembres et direction
modifierLe CNAJMJ est composé de 16 membres (8 administrateurs judiciaires et 8 mandataires judiciaires) élus par leurs pairs, à partir de plusieurs listes, pour une période de 4 ans, renouvelable une fois[17].
Le bureau est composé d'un président, d'un vice-président, d'un secrétaire, d'un secrétaire adjoint, d'un trésorier et d'un trésorier adjoint. Il est élu par les 16 membres du CNAJMJ pour une durée de 2 ans[18]. En janvier 2026, Florence Tulier-Polge, administrateur judiciaire, est élue présidente du CNAJMJ[19] et François Legrand, mandataire judiciaire, est élu vice-président.
Le CNAJMJ est administré par un directeur général, poste occupé depuis 2024 par Sébastien Velez[20].
Anciens présidents
modifier- 2024-2026 : François-Charles Desprat, mandataire judiciaire
- 2022-2024 : Frédéric Abitbol, administrateur judiciaire
- 2020-2022 : Christophe Basse[21], mandataire judiciaire
- 2018-2020 : Christophe Thevenot[22], administrateur judiciaire
- 2016-2018 : Bernard Baujet[23], mandataire judiciaire
- 2014-2016 : Xavier Huertas[24], administrateur judiciaire
- 2012-2014 : Marc Sénéchal[25], mandataire judiciaire
- 2010-2012 : Vincent Gladel[26], administrateur judiciaire
- 2008-2010 : Philippe Froehlich[27], mandataire judiciaire
- 2006-2007 : Maurice PICARD, administrateur judiciaire
- 2004-2005 : Evelyne GALL-HENG, mandataire judiciaire
- 2002-2003 : Emmanuel HESS, mandataire judiciaire
- 2000-2001 : Jérôme THEETTEN, mandataire judiciaire
- 1998-1999 : Jean-Louis LAUREAU, administrateur judiciaire
- 1996-1997 : Jean-Yves AUBERT, mandataire judiciaire
- 1994-1995 : Jean-Louis LAUREAU, administrateur judiciaire
- 1992-1993 : Jean-Yves AUBERT, mandataire judiciaire
Il faut noter que le président et son vice-président sont, par alternance, soit administrateur judiciaire, soit mandataire judiciaire.
Budget
modifierL'article 150.1 de l'arrêté du prévoit que les administrateurs et les mandataires judiciaires autres que salariés ont l'obligation de régler leur cotisation au Conseil national et à la caisse de garantie[28].
Publications
modifierStatistiques économiques
modifierLe Conseil dispose d’un Observatoire des données économiques qui centralise, traite et diffuse les données relatives aux dossiers dont les administrateurs et mandataires judiciaires sont chargés par la justice. Il propose au grand public des publications trimestrielles et annuelles sur les défaillances d’entreprises[29].
Rapport annuel
modifierLe CNAJMJ rend compte de l'accomplissement de ses missions dans un rapport d'activité[30] qu'il adresse au garde des Sceaux.
Médiatisation
modifierEn 2014, Xavier Huertas, président du CNAJMJ, se fait le porte-voix des mandataires judiciaires, qui se sentent menacés par le projet de loi Macron proposant de regrouper la profession de mandataire judiciaire avec celle des huissiers de justice et commissaires priseurs. Xavier Huertas déclare au Figaro : « Nous n'avons aucune envie de nous regrouper avec eux. Nous n'avons ni la même formation, ni le même métier, ni le même statut. Nous sommes spécialistes des entreprises en difficultés, mais nous ne savons pas évaluer une commode Louis XV ou dresser un constat d'adultère. Quand on a un problème cardiaque, on ne va pas voir un rhumatologue »[31].
En 2018, le CNAJMJ contrôle Jean-Philippe Reverdy, mandataire judiciaire lyonnais, sur requête de la Caisse des dépôts et consignations concernant un chèque frauduleux. L'expertise du CNAJMJ sur les comptes de Me Reverdy conduisent à sa mise en examen pour détournement de près de 10 millions d'euros de chèques initialement destinés au Trésor public et à l'URSSAF, spoliant ces deux organismes des paiements d'entreprises en faillite[32]. Reconnu coupable d'avoir détourné près de 12 millions d'euros, il est condamné le par le Tribunal correctionnel de Lyon à une peine de 4 ans de prison ferme et une interdiction d'exercice professionnel de 10 ans[33],[34]. Lors de ce procès médiatisé, le CNAJMJ se constitue partie civile contre Jean-Philippe Reverdy, estimant qu'« un délinquant a porté atteinte à l'image de toute une profession »[34].
En 2019, l'AGS accuse plusieurs mandataires judiciaires d'avoir détourné par le passé 15 millions d'euros, et potentiellement davantage, les soupçonnant notamment de faux et usage de faux[35]. L'un des mandataires reconnaît ses torts et rembourse[35]. Le journal Les Echos contacte le CNAJMJ, dont le président, Christophe Thevenot, déclare que si les faits sont avérés, ceci est « extrêmement grave » et qu'il en « tirera les conséquences ». Le Monde évoque peu après de nouvelles plaintes dans cette affaire et contacte à son tour Christophe Thevenot, qui déclare : « Si des mandataires sont impliqués, sur la base de faits avérés, le conseil accomplira son travail ordinal, qui consiste à engager des poursuites. Il est important que l'image de notre profession soit préservée »[36].
Pendant la pandémie de Covid-19, le CNAJMJ conduit une initiative avec le Ministère de l'Économie et des Finances en lien avec les juges consulaires : le est ouvert un numéro vert gratuit qui permet aux dirigeants d'entreprise de se renseigner sur les différentes mesures d'aide mises en place par le gouvernement, notamment le report du paiement des cotisations sociales[37]. En 2021, Le Monde se fait l'écho des difficultés rencontrées par les administrateurs et mandataires judiciaires du fait que les mesures d'aide aux entreprises prises par l'État pour lutter contre la pandémie ont finalement provoqué une chute de leur activité avec « 28 171 procédures collectives en 2020, contre 50 000 en moyenne les années précédentes »[3].
Le CNAJMJ a été chargé par le législateur[38] d’une nouvelle mission, fin 2023 : la mise en place d’un portail de dématérialisation des procédures collectives, obligation prévue par une directive européenne[39]. La construction de ce portail, emblème du virage numérique de la profession, est l’une des grandes priorités du Conseil.
Le 25 juin 2024, le CNAJMJ et l’AGS ont signé, au ministère de la Justice et en présence du Garde des Sceaux d’alors, un « Pacte d’avenir au service des entreprises en difficulté », marquant l’apaisement après le conflit des années précédentes, et instaurant plusieurs groupes de travail sur des sujets d’intérêt commun.
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
Notes et références
modifier- 1 2 « Article L814-2 - Code de commerce », sur Légifrance,
- 1 2 « Compte rendu - Commission d’enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales », sur Assemblée Nationale,
- 1 2 Béatrice Madeline, « Administrateurs et mandataires judiciaires souffrent d’une chute de leur activité », sur Le Monde,
- ↑ « Décret no 55-603 du 20 mai 1955 relatif aux syndics et aux administrateurs judiciaires », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Décret no 56-608 du 18 juin 1956 portant application du décret no 55-603 du 20 mai 1955 relatif aux syndics et aux administrateurs judiciaires », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Loi n° 85-99 du 25 janvier 1985 relative aux administrateurs judiciaires, aux mandataires judiciaires à la liquidation des entreprises et experts en diagnostic d'entreprise », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Article 116 - Décret no 85-1389 du 27 décembre 1985 relatif aux administrateurs judiciaires, mandataires liquidateurs et experts en diagnostic d'entreprise », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Article L814-3 du code du commerce »
- ↑ À l’écoute – Janvier 2025 (lire en ligne)
- ↑ « Décret n° 2016-109 du 3 février 2016 relatif à la Commission nationale d'inscription et de discipline des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires »
- ↑ « Arrêté du 20 juin 2019 portant désignation des membres de la Commission nationale d'inscription et de discipline des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires »
- ↑ « Article L814-10-2 - Code de commerce », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Projet d’ordonnance portant fusions des CNID », sur justice.gouv.fr,
- ↑ « Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2015-1287 du 15 octobre 2015 portant fusion de la Commission nationale d'inscription et de discipline des administrateurs judiciaires et de la Commission nationale d'inscription et de discipline des mandataires judiciaires », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Légifrance - Publications officielles - Journal officiel - JORF no 0169 du 25 juillet 2018 », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Article R814-3 - Code de commerce », sur Légifrance,
- ↑ « Article R814-5 - Code de commerce », sur Légifrance,
- ↑ « Article R814-10 - Code de commerce », sur Légifrance,
- ↑ « Florence Tulier-Polge (CNAJMJ) : "Nous sommes entrés dans une période durable de défaillances élevées" », Décideurs Magazine, (lire en ligne)
- ↑ « Gouvernance - CNAJMJ »
- ↑ Juliette Paquier, « Christophe Basse, chef de file des « praticiens de la solvabilité » », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Christophe Thevenot est nommé président du CNAJMJ », sur Ouest France,
- ↑ « Bernard Baujet, président du conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Administrateurs judiciaires : des créanciers mieux armés », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Marc Sénéchal », sur Le Club des Juristes (consulté le )
- ↑ Corinne Caillaud, « Vincent Gladel, « patron » des administrateurs judiciaires », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Philippe Froehlich », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Arrêté du 18 juillet 2018 portant approbation des règles professionnelles établies par le Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires », sur Légifrance, (consulté le )
- ↑ « 4e trimestre et bilan 2025 - L'Officiel des Difficultés des Entreprises »
- ↑ « 21e Congrès du Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires - Entretien avec son président, Christophe Basse », sur Journal Spécial des Sociétés,
- ↑ Ivan Letessier, « Après les notaires et les avocats, les mandataires judiciaires lancent une grève inédite », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ Le Figaro fr avec AFP, « Lyon : un mandataire écroué pour détournement », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ Richard Schittly, « Quatre ans de prison pour « le casse du siècle à la pointe du stylo » », sur Le Monde,
- 1 2 Aude Henry avec AFP, « 12 millions d'euro détournés, un ancien mandataire judiciaire de Lyon condamné à 4 ans de prison », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,
- 1 2 Alain Ruello, Valérie de Senneville, « Affaire des garanties de salaires : nouvelle plainte du Medef », sur Les Echos,
- ↑ Bertrand Bissuel, « Nouvelles plaintes dans l’affaire qui éclabousse le régime de garantie des salaires », sur Le Monde,
- ↑ Marion Kindermans, « Coronavirus : vers un gel des redressements judiciaires pour les entreprises en difficulté », sur Les Echos,
- ↑ « LOI n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 (1) »
- ↑ « Article 28 de la directive UE 2019/1023 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019, dite « Insolvency II » »