Catherine Meurisse
Catherine Meurisse, née le [1] à Niort (Deux-Sèvres), est une illustratrice, dessinatrice de presse et auteure de bande dessinée française.
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Catherine |
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Rédactrice à Charlie Hebdo (2005-2016) |
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Membre de l'Académie des beaux-arts, section Gravure et Dessin |
Elle est élue à l'Académie des beaux-arts le , devenant la première dessinatrice de bande dessinée à devenir membre de l'Institut.
Biographie
modifierFamille et études
modifierNée d'un père ingénieur des forêts et d'une mère femme au foyer, Catherine Meurisse a une sœur[1]. À l'âge de sept ans, elle quitte Niort avec ses parents, qui s'installent dans une petite commune du mellois. La famille restaure une ferme en ruine. Elle y passe quatre années de son enfance avec sa sœur aînée[2].
À 17 ans, en 1997, elle est lauréate du « Grand écureuil d'or », concours de bande dessinée scolaire[3] et invitée au festival d'Angoulême, collaborateur du concours[4]. Dix-sept ans plus tard, elle est la marraine de la 40e édition du concours[5], lors de l'année scolaire 2013-2014, dont elle a aussi réalisé l'affiche.
Elle étudie les lettres modernes à l’université de Poitiers[6], puis, à Paris, l’illustration à l’école Estienne : elle y remporte en 2000 le « Trophée Presse Citron » catégorie junior[7], et en sort diplômée en 2002[8] ; elle poursuit sa formation à l’École nationale supérieure des arts décoratifs[6].
Durant ses derniers temps d'étude, en 2004, ses illustrations du texte d'Alexandre Dumas Causerie sur Delacroix (1864) sont primées par le jury de son école[8], et seront publiées l'année suivante en album.
Autoportrait
modifierDessinatrice
modifierCharlie Hebdo
modifierCatherine Meurisse est repérée par des dessinateurs de Charlie Hebdo dès 2001 durant un concours de dessins de presse[8], et elle entre à la rédaction du journal sitôt ses études finies, en 2005[10],[6]. Elle est alors publiée dans des albums collectifs sous son seul prénom Catherine[10], dès 2006, auprès de Charb, Riss ou Luz, dans les albums Mozart qu'on assassine, Bébés congelés, chiens écrasés, ou Le Cahier de vacances de Charlie Hebdo, ainsi que dans les diverses publications collectives du journal, comme Élevons le débat ou Bon débarras !, éditées par leurs Éditions Les Échappés. À ces mêmes éditions sont publiées en 2009 les chroniques de Philippe Val sur France Inter, dont Catherine Meurisse assure les illustrations, dans le recueil Si ça continue, ça va pas durer.
En 2014, elle figure toujours parmi l'équipe du journal[11], neuf ans après son embauche, et « seule femme de l'équipe de dessinateurs permanents de Charlie Hebdo »[12].
Arrivée en retard à la conférence de la rédaction le , jour de l'attentat contre Charlie Hebdo, elle aperçoit les deux assaillants dans la rue avant qu'ils s'enfuient[13]. Parmi l'équipe du journal, huit personnes sont tuées, et quatre sont blessées.
Elle participe quelques jours plus tard au Numéro 1178 de Charlie Hebdo dit « numéro des survivants », avec plusieurs dessins, dont quatre sur la dernière page des « couvertures auxquelles vous avez échappé », et une petite bande dessinée de sept dessins, page 11, intitulée « Une séance avec Elsa Cayat, la psy de Charlie », en hommage à la psychanalyste collaboratrice du journal, tuée lors de l'attentat. Le premier dessin représente Elsa Cayat prenant des notes et écoutant un homme cagoulé allongé sur son divan, commençant la séance en lui disant : « J'ai rêvé que je tuais Charlie Hebdo »[14]. Elle abandonne progressivement le dessin de presse pour ensuite se consacrer à la bande dessinée[15].
Un des rescapés, Luz, publie son après-attentat en dans l'album Catharsis. Catherine Meurisse le fait un an plus tard, fin , à travers sa bande dessinée La Légèreté :
« La légèreté, c'est tout ce que j'ai perdu le 7 janvier et que j'essaie de retrouver. […] La légèreté, c'est aussi le dessin[16]. »
Illustration presse et bande dessinée
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Catherine Meurisse dessine également dans d'autres magazines et journaux que Charlie Hebdo, comme L'Obs, Libération, Marianne[8], Psychologies magazine ou la Revue XXI[17].
Sa première publication en tant qu'illustratrice de bande dessinée date de 2005, sur un texte d'Alexandre Dumas Causerie sur Delacroix, travail qu'elle avait réalisé initialement dans le cadre de ses études.
En 2010, pour l'ouvrage Drôles de femmes écrit par Julie Birmant et qu'elle doit illustrer, « elle rencontre Anémone, Claire Bretécher, Tsilla Chelton, Amélie Nothomb, Sylvie Joly »[18] etc., pour préparer leurs portraits dessinés. Selon le magazine Le Nouvel Observateur : « dix artistes féministes livrent spontanément des pans de leur carrière, leurs histoires de famille, mais aussi leurs doutes. Très bavard, très touffu, ce livre est vraiment une réussite, et un bel hommage à des femmes atypiques »[19].
En est publié La Vie de Palais, écrit par l'avocat Richard Malka, et dont Meurisse est l'illustratrice. La bande dessinée se penche sur la justice, le métier d'avocat, et « les coulisses du métier »[20], à travers le personnage de Jessica Chaillette, « jeune avocate exploitée par son patron, mal payée, qui attend vainement la gratitude de ses clients »[21]. Pour Libération, « ses aventures éclairent splendeurs et misères du métier et de la justice. Dans leur jolie et maligne bande dessinée, les deux auteurs atteignent l’objectif osé de faire rire tout en transmettant nombre d’informations fort utiles sur le fonctionnement judiciaire »[20], le tout ponctué de « blagues acides »[20].
Illustration jeunesse
modifierParallèlement à ses illustrations dans la presse adulte généraliste, Catherine Meurisse dessine pour de nombreux magazines jeunesse, comme Okapi, DLire, Wapiti ou Eurêka[8],[6].
Elle illustre également près d'une vingtaine de romans, albums ou documents jeunesse. Avec Didier Levy au scénario, elle dessine plusieurs tomes de la série d'albums jeunesse Elza. Pour le premier tome, sorti en 2007, Elza dans la cour des grandes, la critique de Télérama note : « Le verbe piquant et le trait rapide, [les auteurs] croquent avec une belle justesse les affres des gamines qui commencent à rêver de la cour des grandes. On pense à Claire Bretécher »[22]. Le quatrième tome est publié en 2012.
La même année, elle illustre un autre ouvrage jeunesse Ma tata Thérèse écrit par Fabrice Nicolino. Marine Landrot dans une critique de Télérama précise que « l’auteur de sa désopilante biographie en témoigne, c’est sa propre tante », et que « Yolande Moreau pourrait l’interpréter au cinéma »[23]. Selon le magazine L'Express : « Fabrice Nicolino raconte avec tendresse les frasques véridiques de sa vieille tante raide dingue des bêtes de tout poil. […] Les illustrations de Catherine Meurisse restituent à merveille la folie de ce petit monde du vieux Paris des quartiers »[24]. L'ouvrage obtient le prix Chronos 2013[25] (Paris), niveau CM1/CM2.
Seule au scénario et au dessin
modifierLes bandes dessinées que Catherine Meurisse scénarise et dessine seule sont essentiellement axées autour de la littérature et des arts, le tout teinté d'humour. Pour Télérama, en , ses albums sont « à la fois gracieux, érudits et un peu trash »[26].
Mes hommes de lettres (2008)
modifierEn 2008, dans Mes hommes de lettres, pour le journal Le Figaro, l'auteure « avait «repeint» le Lagarde et Michard aux couleurs de ses envies. Sans le moindre complexe, elle était partie à la redécouverte des grands écrivains français, du Moyen Âge au XXe siècle, en les transformant en stars de rock »[27]. Selon L'Express, l'ouvrage a une « tonalité générale impertinente mais toujours respectueuse »[28]. Pour Le Figaro l'« auteur du très remarqué Mes hommes de lettres, album retraçant un panorama humoristique, presque irrévérencieux de la littérature française, a le sens de la formule, habituée à croquer en un dessin la comédie humaine »[27], et pour la critique du journal Le Monde, elle « livre sa version impertinente mais très documentée des chapitres essentiels de la littérature française »[29]. L'album se vend à plus de 150 000 exemplaires[30].
Savoir-vivre ou mourir (2010)
modifierSavoir-vivre ou mourir en 2010, est un « hilarant résumé de leçons de bonnes manières suivies à l'institut suisse de Nadine de Rothschild »[26], selon Télérama. En 2014 est publiée une nouvelle édition augmentée de planches inédites[5].
Le Pont des arts (2012)
modifierEn 2012, son ouvrage Le Pont des arts s'intéresse aux « rapports tumultueux entre peintres et écrivains »[27], en compagnie, entre autres, de Paul Cézanne, Pablo Picasso, Émile Zola ou Marcel Proust. Pour le site Culturebox de France Télévisions, « c'est tout l'art de Catherine Meurisse : se promener dans l'histoire de l'art, en ressortir des anecdotes véridiques, et les raconter de façon très ludique »[31]. Jean-Claude Loiseau, dans une critique pour Télérama, écrit : « ce survol en neuf tableaux est guidé par le bon plaisir de l'auteur, qui a butiné en toute subjectivité situations et citations, aphorismes étincelants, points de vue iconoclastes et idioties d'époque, pour les remixer en mini-comédies d'une savoureuse pertinence. »[32]. La critique du journal Le Monde relate la bande dessinée par : « une dizaine de minirécits tous plus hilarants les uns que les autres plongent dans les affres comparées de la création artistique »[12], et celle du journal Le Figaro par : « un album tout à la fois savant, drôle, irrévérencieux et pourtant si gorgé d'amour »[27].
Moderne Olympia (2014)
modifierPubliée en chez Futuropolis, Moderne Olympia fait référence au célèbre tableau d'Édouard Manet de 1863 Olympia, conservé au Musée d'Orsay, musée coéditeur de l'album[33].
Fin 2014, pour le magazine Télérama, l'album fait partie des « 10 meilleures BD de l’année 2014 »[34]. Il est en Sélection officielle au Festival d'Angoulême 2015[35],[36].
La Légèreté (2016)
modifierEn paraît aux Éditions Dargaud la bande dessinée La Légèreté, où Catherine Meurisse évoque l'après-attentat contre Charlie Hebdo.
Les Grands Espaces (2018)
modifierEn septembre 2018 paraît chez Dargaud Les Grands Espaces, dans lequel Catherine Meurisse revient sur les quatre années de son enfance passées dans une petite commune du Mellois, après que ses parents ont quitté Niort pour s'installer à la campagne et restaurer une ferme en ruine[2].
Meurisse présente l'album comme un « retour aux sources » et comme le prolongement de la reconstruction amorcée avec La Légèreté. Elle y évoque son enfance, ses parents, son rapport à la nature et à l'art ainsi que les transformations de la campagne, notamment l'évolution de l'agriculture vers des pratiques plus productivistes. Elle souligne toutefois qu'il s'agit d'un livre non pas spécifiquement sur les Deux-Sèvres, mais sur la campagne[2]. Le dessin est réalisé principalement au crayon, les couleurs étant assurées par Isabelle Merlet.
Delacroix (2019)
modifierEn , Meurisse livre Delacroix (Dargaud), un hommage à Eugène Delacroix et une interprétation du livre d'Alexandre Dumas Causerie sur Delacroix, avec un traitement à l'aquarelle et à la plume[37].
La jeune femme et la mer (2021)
modifierCet album, sorti chez Dargaud en , fait suite à deux voyages de l'autrice au Japon (dont sa résidence à la villa Kujoyama à Kyoto en 2018 ) en quête d'apprentissage à peindre la nature[38].
Humaine, trop humaine (2022)
modifierCet album, sorti chez Dargaud, est un recueil de planches publiées dans Philosophie Magazine depuis 2017[39].
Le Clan de Walden (2026)
modifierPour 2026, Catherine Meurisse prépare Le Clan de Walden, avec une parution du livre projetée par l'éditeur pour le 18 septembre. Inspiré de la figure de l'écrivain et philosophe américain Henry David Thoreau, l'album ne constitue pas une adaptation de Walden ou la Vie dans les bois : Meurisse explique s'être principalement appuyée sur le Journal de Thoreau et vise à transformer son univers en une fable écologique et politique[40]. Thoreau y côtoie Ralph Waldo Emerson, des animaux doués de parole et, par un anachronisme assumé, la biologiste Rachel Carson. Meurisse dit avoir souhaité réaliser « un livre drôle sur la nécessité d'agir pour défendre le vivant », utilisant l'humour comme une forme de « rire résistant »[40].
Festivals et salons
modifierEn 2003, Catherine Meurisse fait partie du Jury du 10e « Trophée Presse Citron », organisé par son ancien établissement, l'école Estienne, Trophée dont elle a été lauréate en 2000 dans la catégorie Junior[7].
En 2013, elle est « ambassadrice des Pépites 2013 »[41] lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis), auprès de Jean-Claude Mourlevat, et est auteure invitée au Rendez-vous de la bande dessinée d'Amiens.
En , le Salon du livre de Paris lui consacre une exposition collective « Regards de femmes », en collaboration avec les Éditions Dargaud, afin d'« honore[r] le talent des auteures dans une exposition singulière sur les femmes et la bande dessinée »[42], aux côtés de Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Marion Montaigne et de Vanyda.
Le même mois, elle participe à l'événement « Esquise Esquisse » du Pulp Festival, La bande dessinée au croisement des arts[43], organisé par Arte et La Ferme du Buisson, à Marne-la-Vallée. Le concept reprend celui de l'émission télévisée Du tac au tac des années 1970[44], où des dessinateurs se confrontaient dans des improvisations dessinées, selon le principe du cadavre exquis. Elle est accompagnée de quelques artistes, dont Jul, Mana Neyestani, Nicolas Wild, Mathieu Sapin, Killoffer, Cyril Pedrosa et Dash Shaw. Leurs dessins ne seront pas conservés, comme le mentionne Frédéric Potet dans l'article de M, le magazine du Monde supplément du journal Le Monde : « Tout disparaîtra en effet à la fin du festival, comme il est de coutume dans le spectacle vivant »[44], en ajoutant qu'« une dizaine d'auteurs contemporains s'essaieront à l'exercice. Sans filet, donc. Mais avec le sentiment, peut-être, de toucher au sens du métier décrit par feu Jean Giraud, alias Moebius : « Fondamentalement, les artistes sont des bateleurs, des saltimbanques, et ils vivent uniquement parce qu'ils ont attiré l'attention des passants qui jettent une pièce. La seule posture qui vaille est celle du Rom qui montre l'ours dans son cirque. »[44] ».
En 2014 toujours, elle est marraine de la 40e édition du Concours de la BD scolaire (dont elle a été lauréate à 17 ans), pour lequel elle a réalisé l'affiche[5], et elle fait partie du Grand Jury[45] du Festival d'Angoulême 2014, aux côtés de Willem comme président du Jury.
En 2016, deux ans après l'attentat qui a frappé la rédaction de Charlie-Hebdo, la dessinatrice raconte notamment comment elle est parvenue à se reconstruire, et évoque la suite de sa carrière au festival Quai des Bulles de Saint-Malo[46].
En , elle a été la présidente d'honneur du Prix CatalPa, prix littéraire et artistique français distinguant chaque année un catalogue d'exposition parmi les titres publiés dans l’année par les musées et les institutions culturelles de Paris.
Le , Catherine Meurisse est élue à l'Académie des beaux-arts, au 1er tour de scrutin au fauteuil vacant d'Arnaud d'Hauterives mort en 2018. C'est la première fois qu'un ou une dessinatrice de BD est élue à cette académie. La section de peinture est composée de 7 hommes et 1 femme : Pierre Carron, Guy de Rougemont, Yves Millecamps, Philippe Garel, Jean-Marc Bustamante, Gérard Garouste, Fabrice Hyber et Catherine Meurisse[47]. Elle s'y installe officiellement le [48]. Le 19 octobre 2022, l'Académie vote son transfert et lui attribue le premier des deux fauteuils nouvellement créés de la section « Gravure et Dessin ». Elle est officiellement installée sous la coupole du palais de l'Institut le 30 novembre 2022[49],[50].
Publications
modifierScénariste et illustratrice
modifierBande dessinée
modifier- Mes Hommes de lettres, éditions Sarbacane, 2008
- Savoir-vivre ou mourir, éditions Les Échappés, 2010 Nouvelle édition augmentée de planches inédites, 2014[5]
- Le Pont des arts, éditions Sarbacane, 2012
- Moderne Olympia, coédition Futuropolis et musée d'Orsay, 2014
- La Légèreté, Dargaud,
- Scènes de la vie hormonale, Dargaud,
- Les Grands Espaces, couleurs d'Isabelle Merlet, Dargaud, [51]
- La Jeune femme et la mer, Dargaud,
- Humaine, trop humaine, Dargaud, [52]
- Le Clan de Walden, Dargaud,
Bande dessinée jeunesse
modifier- Franky et Raoul, Éditions Bayard jeunesse, 2012
Participation (ouvrages collectifs)
modifier- Revue L'Éprouvette, revue de l'Association, no 2, (ISBN 9782844142139)
- Mozart qu'on assassine, Albin Michel, 2006, avec Charb, Riss, Luz, Tignous et Jul
- Bébés congelés, chiens écrasés, Albin Michel, 2007, avec Charb, Riss, Luz, Tignous et Jul
- Toy Comix, Éditions L'Association, (ISBN 9782844142511) D'après l'exposition « Toy Comix » du musée des arts décoratifs de Paris et sa « galerie des jouets », hiver 2007.
- Le Cahier de vacances de Charlie Hebdo, Éditions Les Échappés, 2009, avec Charb, Riss et Luz
- Revue Lapin, revue de l'Association, no 37, [53],[54]
- Revue Lapin, revue de l'Association, no 40, [55]
- Élevons le débat, collectif Charlie Hebdo, Éditions Les Échappés, 2010
- Les 1000 unes de Charlie Hebdo, collectif Charlie Hebdo, Éditions Les Échappés, 2011
- Bon débarras !, collectif Charlie Hebdo, Éditions Les Échappés, 2011
- Revue Mon Lapin, collection Lapin, revue de l'Association, no 4, (ISBN 9782844144959)
Illustratrice
modifierBande dessinée
modifier- Causerie sur Delacroix, texte de Alexandre Dumas de 1864 en hommage posthume au peintre Eugène Delacroix décédé l'année précédente, Éditions QuiQuandQuoi/Drozophile, 2005
- Drôles de femmes, texte Julie Birmant, Éditions Dargaud, 2010
- La vie de Palais. Il était une fois les avocats..., texte Richard Malka, Éditions MARAbulles, 2014
Chroniques et récit
modifier- Si ça continue, ça va pas durer, textes de Philippe Val, Les Échappés, avec France Inter, 2009 ; recueil de chroniques à France Inter
- 200 histoires : spécial belles-mères, réunies par Bertrand Morisset, First éditions, 2012
- Noël, ça fait vraiment chier : sur le divan de Charlie hebdo, textes d'Elsa Cayat, préface d'Alice Ferney, Les Échappés-Charlie hebdo, 2015 ; recueil des chroniques de l'auteur publiées dans Charlie hebdo entre et
Album, roman et document jeunesse
modifier- Série Elza, texte Didier Lévy, Éditions Sarbacane
- Elza, dans la cour des grandes, 2007
- Elza, c'est encore loin, l'amour ?, 2008
- Elza, les garçons et moi, 2009
- Elza, c’est quand tu veux Cupidon, 2012
- Autres
- Diogène, texte de Diogène Mantinée et Diotima Mantinée, Les Portes du monde, 2003
- Le P'tit Miam ; bien se nourrir, mode d'emploi, texte de Aline Goldschmidt, Bayard jeunesse, 2004 ; documentaire jeunesse
- La Loi du bois Boris, texte Gilles Barraqué, Nathan, 2006
- En voiture ! En voiture ! : l'histoire presque vraie de l'Europe, texte de Christine Beigel, Éd. Sarbacane, 2006
- Mais oui, je vous aime toujours !, texte Thierry Lenain, Nathan, 2006
- Les Pâtes : 100 % excellent ; recettes, texte Antonino Politi, stylisme et photographies Marc Schwartz, Bayard jeunesse, 2006 ; documentaire jeunesse
- Chocolat 100 % excellent, Les 50 meilleures recettes de Rosamée, texte de Rosamée d'Andlau, stylisme et photographies Marc Schwartz, Bayard Jeunesse, 2007 ; documentaire jeunesse
- Le bonheur, c'est quoi ?, texte d'Oscar Brenifier, Nathan, 2007 ; documentaire jeunesse
- Petites histoires pour rire du loup, texte Anne Cortey, Albin Michel jeunesse, 2007
- Comment l'homme a compris à quoi ressemble l'univers de Juliette Nouel-Rénier, conseiller scientifique, Jean-Pierre Luminet, Gallimard jeunesse, 2007 ; documentaire jeunesse
- Y a-t-il une princesse pour sauver la reine ? de Rémi Chaurand et Christophe Nicolas, Nathan, 2008
- Ça grouille de grenouilles !, texte Elsa Devernois, Bayard poche, 2008
- Zazie dans le métro, texte de Raymond Queneau, Gallimard Jeunesse, 2009
- L'enfonceur de portes ouvertes, et 50 autres métiers improbables, texte d'Emmanuel Trédez, Nathan, 2010 ; documentaire jeunesse humoristique autour des métiers
- Ma tata Thérèse, texte Fabrice Nicolino, Éditions Sarbacane, 2012
- Delacroix'[56], adapté d'Alexandre Dumas, Dargaud, novembre 2019 (ISBN 978-2-205-08287-6)
- Fables, écrit par Jean de La Fontaine, Ministère de l'Éducation nationale (France), 2022 (ISBN 9782711879137), collection "Un livre pour les vacances"
Participation
modifier- Édition anniversaire 2010 du dictionnaire Petit Larousse : illustration de certains mots[8]
Affiche
modifier- Affiche de la comédie musicale Sweeney Todd de Stephen Sondheim, représentations du 2 au 19 octobre 2010 au Théâtre du Châtelet à Paris
- Affiche de la 40e édition du Concours de la BD scolaire[5], 2013-2014, dont le Festival d'Angoulême est partenaire[4]
- Affiches de plusieurs comédies musicales du Théâtre du Lido : A Funny Thing Happened on the Way to the Forum (2023), Hello Dolly (2024), Les Demoiselles de Rochefort (2025), Singin'in the Rain (2026)
Couverture d'ouvrage
modifier- Collectif, Va y avoir du sport !, Collection Scripto, Gallimard Jeunesse, 2006 ; collectif de 30 auteurs
- Zazie dans le métro, texte de Raymond Queneau, Gallimard Jeunesse, 2009
- La Revue Dessinée, numéro 9, automne 2015.
Événements collectifs
modifierExposition
modifier- mars 2014 : « Regards de femmes », Salon du livre de Paris 2014, exposition collective, en collaboration avec les Éditions Dargaud, afin d'« honore[r] le talent des auteures dans une exposition singulière sur les femmes et la bande dessinée[42] », aux côtés de Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Marion Montaigne et de Vanyda.
- 30 septembre 2020 - 25 janvier 2021 : "Catherine Meurisse : la vie en dessin"[57], Bibliothèque publique d'information, en collaboration avec le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.
- 17 mars - 13 septembre 2023 : "Catherine Meurisse : une place à soi"[58], Musée Tomi Ungerer - Centre international de l'illustration, Strasbourg
- 4 avril - 11 mai 2024 : Le Passage, galerie Barbier, Paris ; une première présentation de la série a lieu lors de Drawing Now Art Fair 2024[59].
Improvisation dessinée
modifier- mars 2014 : participation à « Esquise Esquisse »[44] du Pulp Festival, La bande dessinée au croisement des arts[43], organisé par Arte et La Ferme du Buisson, à Marne-la-Vallée, aux côtés de Jul, Mana Neyestani, Nicolas Wild, Mathieu Sapin, Killoffer, Cyril Pedrosa et Dash Shaw[44].
Danse
modifierPour le festival Concordan(s)e 2017, Catherine Meurisse a collaboré avec la danseuse DD Dorvillier pour une pièce intitulée Vois-tu celle-là qui s’enfuit. Cette pièce, mêlant danse et dessin, met en scène les statues du groupe des Niobides, exposées dans les jardins de la Villa Médicis[60].
Distinctions
modifierPrix et nominations
modifier- 1997 : Lauréate du « Grand écureuil d'or » au Concours de la BD scolaire[5].
- 2000 : Lauréate du « Trophée Presse Citron », organisé par son ancien établissement, l'école Estienne, dans la catégorie Junior[7]
- 2013 : Prix Chronos[25] (Paris) pour Ma tata Thérèse, texte de Fabrice Nicolino, qu'elle a illustré.
- 2015 :
- Sélection officielle au Festival d'Angoulême 2015[35],[36] pour son album Moderne Olympia
- Sélection Prix Artémisia 2015[35],[61] pour son album Moderne Olympia
- 2016 :
- Prix Wolinski de la BD du Point pour son album La Légèreté[62] ;
- Prix Töpffer International[63] pour La Légèreté
- Prix Jacques Lob du (de la) meilleur(e) scénariste pour l'ensemble de son œuvre au festival bdBOUM de Blois
- 2017 :
- Prix spécial du prix Psychologies-Fnac[64] pour son album La Légèreté
- Finaliste de la Sélection officielle au Festival d'Angoulême 2017 pour son album La Légèreté
- 2018 : Lauréate Villa Kujoyama[65]
- 2019 :
- Prix Artémisia « René Dumont » pour Les Grands Espaces[66]
- Sélection officielle au Festival d'Angoulême 2019 pour Les Grands Espaces[67]
- 2020 :
- élue à l'Académie des beaux-arts, section peinture[68]
- 2021 : Grand prix Töpffer[63],[69],[70] pour l'ensemble de son œuvre
Participations aux salons et festivals
modifier- 2003 : jurée du 10e « Trophée Presse Citron », organisé par son ancien établissement, l'école Estienne, trophée dont elle a été lauréate en 2000 dans la catégorie Junior[7].
- 2013 :
- « ambassadrice des Pépites 2013 »[41] lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis), auprès de Jean-Claude Mourlevat
- autrice invitée au Rendez-vous de la bande dessinée d'Amiens.
- 2014 :
- marraine de la 40e édition du concours de la BD scolaire[5], dont elle a été lauréate en 1997.
- jurée du festival d'Angoulême 2014, aux côtés de Willem comme président du jury.
Décorations
modifierLe , Catherine Meurisse est nommée au grade d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres[71].
Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « dessinatrice de presse, illustratrice pour la jeunesse, autrice de bandes dessinées et membre de l'Académie des beaux-arts ; 17 ans de service »[72].
Notes et références
modifier- 1 2 Quentin Girard, « Catherine Meurisse, je suis debout », Libération, (lire en ligne
) - 1 2 3 « Le « retour aux sources » de la dessinatrice niortaise Catherine Meurisse », sur La Nouvelle République, (consulté le ) : cette expérience de la campagne et des transformations du paysage rural nourrit plus tard Les Grands Espaces
- ↑ « Article »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Espritbd.fr.
- 1 2 « Le concours de la bande dessinée scolaire, sur le site officiel du festival d'Angoulême. »
- 1 2 3 4 5 6 7 « Article et interview de Catherine Meurisse », sur espritbd.fr,
- 1 2 3 4 « Biographie, sur le site de France Inter. »
- 1 2 3 4 « Dossier de presse 2008 du Trophée Presse Citron. »
- 1 2 3 4 5 6 « Biographie, encyclopédie Larousse. »
- ↑ Laurence Le Saux, « Catherine Meurisse, qu’est-ce qui vous étonne dans la société française d’aujourd’hui ? », Télérama, (lire en ligne) du
- 1 2 « Catherine Meurisse »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Charlie Hebdo
- ↑ « L'équipe de Charlie Hebdo »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), site du journal, .
- 1 2 Frédéric Potet, « Pablo, Guillaume, Paul et les autres », Le Monde, (lire en ligne
) - ↑ Delphine Perez, « Zoom : qui sont les filles de Charlie Hebdo? »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Numéro 1178 de Charlie Hebdo, p. 11.
- ↑ Frédéric Potet, « Catherine Meurisse : « Pourquoi devrait-on se prendre au sérieux ? » », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ interview de Catherine Meurisse, « Renaître après Charlie », sur site de l'éditeur Dargaud, .
- ↑ « Articles illustrés par Catherine Meurisse »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Revue 21
- ↑ « Tout est à Lavanant », Libération, (lire en ligne
) - ↑ « Les Drôles de femmes », magazine Le Nouvel Observateur, (lire en ligne)
- 1 2 3 Ondine Millot, « Les dessous de la robe, par un avocat pénaliste et une dessinatrice de BD », Libération, (lire en ligne
) - ↑ « L'avocat, ce héros… de bandes dessinées ! », village-justice.com, (lire en ligne)
- ↑ « Critique TTT de l'album jeunesse », magazine Télérama, (lire en ligne
) - ↑ critique de Marine Landrot, « Âmes animales », Télérama, (lire en ligne)
- ↑ « Critique de l'album jeunesse », magazine L'Express, (lire en ligne
) - 1 2 « Liste des lauréats du prix Chronos », site La joie par les livres, BNF.
- 1 2 « Télérama Dialogue #2 avec Catherine Meurisse, dessinatrice à l'humour déchaîné », Télérama, (lire en ligne)
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Annexes
modifierBibliographie
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- René Lesné, « Catherine Meurisse », dans 250 Illustres : 1767-2017 - Dictionnaire, Dijon, Ar/Dé - École nationale supérieure des arts décoratifs, (ISBN 9782905710987), p. 177
- Romain Brethes, « Catherine Meurisse, prix Wo », Le Point, .
- Catherine Meurisse (interviewée) et Arnaud Gonzague, « Angoulême : On imagine encore difficilement une femme auteure de BD », L'Obs, (lire en ligne).
- [entretien] Frédéric Potet, « Catherine Meurisse “Pourquoi devrait-on se prendre au sérieux” », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- « Exposition - Catherine Meurisse au Musée Tomi Ungerer : Je rêve de travailler le grand format en peinture » [audio], sur France Inter, (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la bande dessinée :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Dossier « Catherine Meurisse, les mains dans le dessin », sur Balises, webmagazine de la Bibliothèque publique d'information.