Catherine de Klingen

noble allemande

Catherine de Klingen est une femme de l'aristocratie allemande vivant dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

Catherine de Klingen
Sceau de Catherine de Klingen (1291). Légende en latin : KA ... ITISSE. DE . PHE ... O.
Biographie
Père
Walther von Klingen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Sophie von Froburg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Thibaut de Ferrette
Rudolf de Lichtenberg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ulrich III de Ferrette
Sophie de Ferrette (d)
Herzelaude de Ferrette (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Épouse du comte de Ferrette Thibaut et mère de ses enfants, elle joue un rôle politique démontré par les chartes.

Biographie

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Famille

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Catherine de Klingen, née avant 1254[1], est la fille de Walther de Klingen[2],[3],[1], et de son épouse Sophie de Frobourg, mariés avant 1249[4]. Walther de Klingen est un seigneur influent, originaire d'Argovie et installé à Bâle, ami de Rodolphe Ier de Habsbourg. Il est aussi poète[3].

Catherine de Klingen a trois frères : Walter, mort avant 1256, Ulrich, mort avant 1260 et Hermann, mort avant 1256[5]. Elle a aussi quatre sœurs : Agnès, morte avant 1265, Verena, citée à partir de 1254, Herzeslaude, citée à partir de 1256 et Claire, citée à partir de 1265[5].

Premier mariage

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Catherine de Klingen est d'abord mariée, entre 1270 et 1272, à Conrad de Lichtenberg[6] ou à Rudolf de Lichtenberg[7].

Comtesse de Ferrette

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Catherine de Klingen épouse entre avril et Thibaut de Ferrette, comte de Ferrette[2],[3],[1]. Elle lui apporte une dot importante, 2 000 marcs[3],[6]. Thibaut lui constitue un douaire assis sur la dîme de Soultz[6].

En 1275, Catherine accompagne Thibaut[6], dans la suite du roi des Romains Rodolphe Ier de Habsbourg quand celui-ci rencontre le pape Grégoire X à Lausanne[8],[9]. À partir de 1285, Catherine joue un rôle politique notable, sans diriger toutefois le comté de Ferrette. Thibaud lui engage alors ses châteaux de Ferrette et d'Altkirch, parce qu'il a dépensé sa dot[10]. À partir de 1291, Catherine est dotée d'un sceau personnel, qui la représente, debout, un oiseau dans la main droite, portant le titre de comtesse[11],[10]. Elle est ensuite citée dans plusieurs chartes : en 1292, elle est témoin, avec son mari, d'un acte passé par les seigneurs de Knœringue[12],[10], en 1295 son sceau est apposé sur une charte de son mari[13],[14] et en 1297, elle donne un ordre aux seigneurs de Raedersdorf[15],[14].

Catherine de Klingen meurt entre le et le [16],[6]. Elle est enterrée à Altkirch mais son corps est transféré vers 1315 dans l'église des franciscains de Thann, aux côtés de son mari et de leur fils Thibaut[14],[17]. À sa mort, elle transmet à ses enfants des biens situés dans les villages alsaciens de Wattwiller, Eguisheim, Sundhoffen et Grussenheim[18],[6]. Thibaut de Ferrette se remarie en 1303 avec Marguerite de Blâmont[16],[14], fille d'Henri de Blâmont et veuve de Jean de Bourgogne, seigneur de Montaigu[14].

Descendance

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Thibaut et Catherine ont trois fils et deux filles :

Notes et références

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  1. 1 2 3 Lacourt et Munch 2024, p. 33.
  2. 1 2 Quiquerez 1862-1864, p. 207.
  3. 1 2 3 4 Wilsdorf 1991, p. 155.
  4. Beck 2010, p. 53.
  5. 1 2 Beck 2010, p. 54.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 Lacourt et Munch 2024, p. 34.
  7. Jean-Michel Rudrauf, « Lichtenberg », dans Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, (lire en ligne).
  8. Wilsdorf 1991, p. 156.
  9. Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°299-302, p. 82-83.
  10. 1 2 3 Lacourt et Munch 2024, p. 35.
  11. (de) Urkundenbuch der Stadt Basel, vol. 3, Bâle, Helbing & Lichtenhahn, (lire en ligne), planche XVIII, numéro 188.
  12. Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°396, p. 108.
  13. Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°413, p. 111.
  14. 1 2 3 4 5 Lacourt et Munch 2024, p. 36.
  15. Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°427, p. 114.
  16. 1 2 3 4 Wilsdorf 1991, p. 200.
  17. Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°649, p. 156.
  18. Beck 2010, p. 68.
  19. Wilsdorf 1991, p. 185-187.
  20. 1 2 Lacourt et Munch 2024, p. 38.
  21. 1 2 3 4 Wilsdorf 1991, p. 209.
  22. Wilsdorf 1991, p. 211.
  23. Wilsdorf 1991, p. 16.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (de) Erik Beck, « Walther von Klingen, Wehr und die Verlegung des Klosters Klingental », dans Walther von Klingen und Kloster Klingental zu Wehr, Ostfildern, Thorbecke, (lire en ligne), p. 47-76.
  • Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch, Ferrette et ses comtesses : En marge des 700 ans du mariage de Jeanne de Ferrette et d'Albert II de Habsbourg (1324-2024), Huningue, Presses universitaires Rhin & Danube-Société d'histoire du Sundgau, coll. « Terres rhénanes », , 207 p. (ISBN 978-2-493323-73-6).
  • Auguste Quiquerez, « Histoire des comtes de Ferrette », Mémoires de la société d'émulation de Montbéliard, 2e série, vol. 1, 1862-1864, p. 127-264 (lire en ligne).
  • Christian Wilsdorf, Histoire des comtes de Ferrette (1105-1324), Altkirch, Société d'histoire sundgauvienne, , 272 p. (ISBN 2-908498-01-4, BNF 35479849).
  • Christian Wilsdorf, Bernhard Metz et Benoît Jordan, Regestes des comtes de Ferrette, , 207 p. (HAL hal-04081268, lire en ligne [PDF]).

Articles connexes

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Liens externes

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