Thibaut de Ferrette
Thibaut (ou Thibaud, Thiébaut, Théobald) de Ferrette, mort à la fin de l'année 1310 ou au début de l'année 1311, est comte de Ferrette de 1275 à 1310/1311.
| Comte de Ferrette | |
|---|---|
| - | |
| Décès | |
|---|---|
| Père | |
| Mère |
Agnès de Vergy (d) |
| Conjoint | |
| Enfants |
Ulrich III de Ferrette Herzelaude de Ferrette (d) Sophie de Ferrette (d) |
Il succède en 1275 à son père Ulrich II de Ferrette, ses neveux — fils de ses deux frères aînés déjà morts — n'étant pas en âge de gouverner. Il est un allié des évêque de Bâle et soutient le roi des Romains Adolphe de Nassau, qui le nomme avoué impérial en Alsace, contre Albert d'Autriche. Après la victoire de ce dernier sur Adolphe de Nassau, Thibaut de Ferrette se retrouve dans une situation difficile. Après sa mort entre le et le , son fils Ulrich III lui succède.
Biographie
modifierFamille
modifierThibaut est le fils du comte de Ferrette Ulrich II de Ferrette et de son épouse Agnès de Vergy. Ils se sont mariés après 1241 et avant 1256[1], Agnès de Vergy est la fille de Guillaume de Vergy et de Clémence de Fouvent et la veuve de Pierre de Bauffremont, encore vivant en 1236, avec qui elle a eu quatre fils, dont Liébaut qui succède à son père[2],[3],[4].
Thibaut a plusieurs frères et sœurs issus du mariage de ses parents :
- Louis, cité dès 1259[5], seigneur de Florimont à partir de 1262[6],[7], mort avant 1268, qui épouse une fille de la famille de Ribeaupierre, dont il a un fils nommé Ulrich[8],[6] ;
- Adélaïde, épouse d'Ulrich de Regensberg[9],[6] ;
- Heilwig, épouse de Conrad de Horbourg[9],[6] ;
- Marguerite, épouse de Jean de Bourgogne, fils de Hugues de Chalon et frère du comte palatin de Bourgogne Otton IV[6] ;
- Stéphanie, épouse de Conrad Werner de Hattstatt[9],[6].
Selon Christian Wilsdorf, Frédéric, le fils aîné d'Ulrich II de Ferrette, est le fils de la première épouse de celui-ci. Le nom de cette femme n'est pas connu[2],[3], mais elle est peut-être issue de la famille de Commercy[3]. Ernest Petit affirme qu'il s'agit d'Élisabeth de Chalon, fille de Jean Ier de Chalon et de Mahaut de Bourgogne[10], mais il s'appuie sur des documents non publiés et douteux[5]. Frédéric, cité dès 1232[3] est seigneur de Rougemont. Destiné à succéder à son père, il prend le titre de comte en 1271, mais disparaît ensuite de la documentation[11]. Il a eu deux fils, Jean de Rougemont et Frédéric ou Ulrich[6]. Pour Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch, il n'y a pas de preuve de l'existence de cette première épouse et Agnès de Vergy pourrait être la seule épouse d'Ulrich II de Ferrette et la mère de Frédéric[12].
À la mort d'Ulrich II de Ferrette en 1275, les fils de son fils aîné, Frédéric de Ferrette-Rougemont, et le fils de son deuxième Louis sont trop jeunes. C'est Thibaut, troisième fils et oncle des enfants, qui hérite du comté de Ferrette. Il est majeur depuis 1256 au plus tard[13].
Entre Rodolphe Ier de Habsbourg et les évêques de Bâle
modifierEn , Thibaut participe à la diète d'Empire qui se réunit à Augsbourg et déclare Ottokar II de Bohême déchu de ses fiefs. En octobre de la même année, il est avec le roi des Romains Rodolphe Ier de Habsbourg quand celui-ci rencontre le pape Grégoire X à Lausanne[14],[15], mais il ne participe pas à la campagne de Rodolphe Ier de Habsbourg contre Ottokar II de Bohême qui aboutit à la défaite de ce dernier lors de la bataille de Marchfeld en 1278[16].
En 1271, le père de Thibaut, Ulrich II de Ferrette, a vendu le comté de Ferrette à l'évêque de Bâle Henri de Neuchâtel puis puis l'a repris en fief[17],[18],[19]. En 1276, Thibaut, vend ses biens à l'évêque de Bâle Henri d'Isny et reçoit en échange l'avouerie de Sornegau (le val de Delémont) mais cette vente est annulée en 1278 et Thibaut perd cette avouerie. Cet épisode est interprété par Christian Wildsorf comme une tentative de Thibaut d'échapper à l'influence des Habsbourg en Haute-Alsace, dont ils détiennent le landgraviat, pour s'installer dans le massif du Jura. Toutefois, Thibaut échoue et perd dans cet épisode son château situé le plus au sud, le château de Soyhières[20],[21].
En 1280, Thibaut emprisonne le fils de son frère, sans qu'on sache s'il s'agit des fils de Frédéric ou du fils de Louis. En , Thibaut conclut une alliance défensive, valable cinq ans, avec le nouvel évêque de Bâle Henri d'Isny. Ils prévoient notamment de se partager la seigneurie de Florimont, que Thibaut cherche à récupérer. Elle appartenait à la veuve de Louis de Ferrette (frère de Thibaut) et à leur fils Ulrich. La même année, Thibaut et Henri d'Isny passent une autre alliance, qui fait de Thibaut une sorte d'avoué de l'évêché, le faisant participer au pouvoir temporal exercé par l'évêque. En , Hartmann de Habsbourg se noie dans le Rhin en compagnie du « sire de Blumenberg », nom qui correspond sans doute à Ulrich de Florimont. Thibaut récupère alors cette seigneurie[22],[23].
En 1283, Thibaut participe à la guerre menée par l'évêque de Bâle contre Renaud de Bourgogne, nouveau comte de Montbéliard. Celui-ci est battu et doit céder à l'évêque de Bâle Porrentruy et l'avouerie de l'Ajoie et à Rodolphe de Habsbourg l'avouerie de Delle[24]. En 1287, Thibaut passe alliance avec le nouvel évêque de Bâle, Pierre Reich, contre Renaud de Bourgogne. En 1289, Thibaut perd un château qui est peut-être celui d'Hérimoncourt[25],[26]. La même année, il conclut une alliance avec le comte palatin de Bourgogne Othon IV, contre Rodolphe de Habsbourg, mais la guerre se termine par la victoire de ce dernier[27],[28].
Entre 1287 et 1296, Thibaut fonde la ville de Thann[13] et habite ordinairement dans le château de Thann. Il fait construire une chapelle dans la collégiale Saint-Thiébaut de Thann[29].
Fidèle d'Adolphe de Nassau
modifierAprès la mort de Rodolphe de Habsbourg en 1291, Thibaut se rallie au nouveau roi des Romains, Adolphe de Nassau, concurrent d'Albert d'Autriche. Il participe ainsi à la répression d'une révolte de seigneurs alsaciens, notamment en assiégeant Colmar[30]. Adolphe de Nassau et le roi d'Angleterre Édouard Ier font alliance en 1294 contre le roi de France Philippe IV le Bel, soutien du comte palatin de Bourgogne Othon IV[31].
Le , Jean de Ferrette, seigneur de Rougemont, neveu de Thibaut, lui cède par testament la seigneurie de Rougemont et meurt quelques jours après. Malgré le refus de la sœur de Jean, Mahaut, et la tentative d'appropriation de cette seigneurie par Gauthier II de Montfaucon, à qui Othon IV de Bourgogne a inféodé ce fief, Thibaut réussi à s'en saisir, à l'issue d'une guerre mal connue[32],[33].
Le , Thibaut conclut le mariage de son fils aîné Ulrich avec Jeanne de Montbéliard, fille du comte de Montbéliard Renaud de Bourgogne. Ce dernier promet de donner sa fille dès qu'elle sera nubile[34],[35], avec une dot constituée du village de Delle et d'une somme de 2 850 livres d'estevenans, partiellement assise sur des droits de Renaud de Bourgogne dans des villages proches du comté de Ferrette. Jeanne reçoit en douaire la châtellenie de Rougemont. En réalité, le village de Delle n'appartient pas vraiment à Renaud de Bourgogne, mais est possédé par les Habsbourg. Thibaut et Renaud profitent de la faiblesse momentanée d'Albert d'Autriche, malade et donné pour mort[34],[36].
En , Adolphe de Nassau nomme Thibaut de Ferrette avoué impérial d'Alsace, pour faire la guerre au roi de France. Pour Thibaut, devenu le plus puissant personnage d'Alsace, c'est le commet de sa carrière. Il mène une courte campagne militaire en Franche-Comté, mais le conflit s'arrête vite, Philippe le Bel achetant les fidélités[37]. En 1297, Thibaut, en tant qu'avoué impérial, attaque sur ses terres le comte de Fribourg Egon II parce que ce dernier a capturé des seigneurs alsaciens[38].
Adolphe de Nassau et Thibaut de Ferrette font la guerre à l'évêque de Strasbourg Conrad de Lichtenberg et à Albert d'Autriche. Thibaut de Ferrette ravage les possessions de l'évêque de Strasbourg autour de Rouffach et d'Éguisheim. Les armées de Thibaut de Ferrette et d'Adolphe de Nassau font leur jonction, mais celles d'Albert d'Autriche et de Conrad de Lichtenberg également et gagnent Strasbourg, tandis qu'Adolphe de Nassau échoue à prendre Rouffach. En ce qui concerne l'empire, l'affrontement se termine par la bataille de Göllheim (), qui voit la victoire d'Albert d'Autriche et la mort d'Adolphe de Nassau[39].
Sous Albert Ier
modifierAlbert d'Autriche, devenu le roi des Romains Albert Ier, destitue Thibaut de son avouerie impériale tandis que Conrad de Lichtenberg envahit le comté de Ferrette. Thibaut est battu, doit payer une forte indemnité de 2 000 marcs à l'évêque de Strasbourg et donner sa fille aînée, Herzelaude, en mariage à Otton d'Ochsenstein, neveu de l'évêque, avec une dot de 1 000 marcs. Il doit aussi verser le montant très élevé de 2 000 marcs à Albert d'Autriche. Il a échoué à sortir de l'influence des Habsbourg[40],[41].
En 1300, Lutold de Regensberg, neveu de Thibaut par sa mère Adélaïde, réclame une part du comté de Ferrette. Le tribunal royal rend une sentence inéquitable, qui condamne Thibaut à donner à Lutold la moitié de la cour domaniale d'Illfurth et la moitié du comté de Ferrette, alors qu'en cas de partage les héritiers auraient été bien plus nombreux. Toutefois, la mère de Lutold, Adélaïde, résoud le problème en abandonnant tous ses droits sur la succession de ses parents à son frère Thibaut[42],[43].
Thibaut rentre en cour auprès d'Albert Ier en l'aidant dans une campagne victorieuse contre l'archevêque de Mayence en 1301, en échange d'une remise d'une partie de la somme qu'il devait lui verser[44],[45]. Thibaut se rapproche aussi du roi de France Philippe le Bel en donnant en viager l'avouerie de l'abbaye de Lure à Hugues de Bourgogne, un fidèle du roi de France[46],[47]. Thibaut sert d'intermédiaire entre le roi de Bohême Venceslas II, attaqué par Albert Ier, et Philippe le Bel, dont Venceslas II recherche l'alliance, mais le projet n'aboutit pas[48],[49].
Le , Thibaut remet la châtellenie de Florimont à l'évêque de Bâle Otton de Grandson, mais la reprend en fief de lui. Le comte de Ferrette, tout en reconnaissant la supériorité théorique de l'évêque, s'assure ainsi la possession de toute cette châtellenie, dont l'évêque réclamait la moitié[50],[51],[52].
Thibaut meurt entre le , dernier acte où il est cité, et le [53],[54].
Mariages et descendance
modifierThibaut de Ferrette épouse entre avril et Catherine de Klingen, fille de Walter de Klingen[55],[13],[12]. C'est un seigneur influent, originaire d'Argovie et installé à Bâle, ami de Rodolphe Ier de Habsbourg. Il est aussi poète[13]. Catherine de Klingen, née avant 1254[12], est veuve de Conrad de Lichtenberg, avec qui elle a été mariée entre 1270 et 1272[56] ou de Rudolf de Lichtenberg[57]. Elle apporte à Thibaut de Ferrette une dot importante, 2 000 marcs[13]. Elle meurt entre le et le [29],[56]. Thibaut et Catherine de Klingen ont trois fils et deux filles :
- Ulrich III de Ferrette[29], né avant 1281[56], promis en 1295 à Jeanne de Montbéliard[34],[35], marié avec elle en 1302[58] ou 1303[35] ;
- Thibaut, mort en 1311, époux de Jeanne de Blâmont, sœur de Marguerite de Blâmont, seconde épouse de Thibaut[58] ;
- Jean, mort après 1309[58] ;
- Herzelaude[29], morte en 1317[59], qui renonce à l'héritage de ses parents en 1311, épouse d'Otton d'Ochsenstein[58] ;
- Sophie, morte en 1344, épouse d'Ulrich III de Wurtemberg[60].
Thibaut se remarie en 1303 avec Marguerite de Blâmont[29],[61], fille d'Henri de Blâmont et veuve de Jean de Bourgogne, seigneur de Montaigu[61]. Thibaut et Marguerite n'ont pas d'enfant[29]. Elle n'est plus citée après 1335[62].
Notes et références
modifier- ↑ Lacourt et Munch 2024, p. 30.
- 1 2 Quiquerez 1862-1864, p. 203.
- 1 2 3 4 Wilsdorf 1991, p. 107.
- ↑ Lacourt et Munch 2024, p. 31.
- 1 2 Lacourt et Munch 2024, p. 32.
- 1 2 3 4 5 6 7 Wilsdorf 1991, p. 146.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°243, p. 66.
- ↑ Quiquerez 1862-1864, p. 204.
- 1 2 3 Quiquerez 1862-1864, p. 205.
- ↑ Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, avec des documents inédits et des pièces justificatives, vol. 5, Dijon, Société bourguignonne de géographie et d'histoire, (lire en ligne), p. 36, note 2.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 144.
- 1 2 3 Lacourt et Munch 2024, p. 33.
- 1 2 3 4 5 Wilsdorf 1991, p. 155.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 156.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°299-302, p. 82-83.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 162-164.
- ↑ Quiquerez 1862-1864, p. 200-201.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 141-143.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°271-272, p. 75-76.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 159-162.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°318-320, p. 87-89.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 164-166.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°332-337, p. 92-95.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 166-167.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 169.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°367, p. 102.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 170-172.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°369-375, p. 102-104.
- 1 2 3 4 5 6 Wilsdorf 1991, p. 200.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 174-175.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 177-179.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 179-181.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°412, p. 111.
- 1 2 3 Wilsdorf 1991, p. 185-187.
- 1 2 3 Lacourt et Munch 2024, p. 38.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°416, p. 112.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 183.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 188.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 188-190.
- ↑ Quiquerez 1862-1864, p. 223-224.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 190-193.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 194-195.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°483, p. 124.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 195-196.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°500, p. 127.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 196.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°511-512, p. 129.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 197-198.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°522-523, p. 131-132.
- ↑ Quiquerez 1862-1864, p. 224-225.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 198-199.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°555, p. 138.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 199.
- ↑ Wilsdorf, Metz et Jordan 2022, n°573, p. 141.
- ↑ Quiquerez 1862-1864, p. 207.
- 1 2 3 Lacourt et Munch 2024, p. 34.
- ↑ Jean-Michel Rudrauf, « Lichtenberg », dans Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 Wilsdorf 1991, p. 209.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 211.
- ↑ Wilsdorf 1991, p. 16.
- 1 2 Lacourt et Munch 2024, p. 36.
- ↑ Lacourt et Munch 2024, p. 37.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch, Ferrette et ses comtesses : En marge des 700 ans du mariage de Jeanne de Ferrette et d'Albert II de Habsbourg (1324-2024), Huningue, Presses universitaires Rhin & Danube-Société d'histoire du Sundgau, coll. « Terres rhénanes », , 207 p. (ISBN 978-2-493323-73-6).
- Auguste Quiquerez, « Histoire des comtes de Ferrette », Mémoires de la société d'émulation de Montbéliard, 2e série, vol. 1, 1862-1864, p. 127-264 (lire en ligne).
- Christian Wilsdorf, Histoire des comtes de Ferrette (1105-1324), Altkirch, Société d'histoire sundgauvienne, , 272 p. (ISBN 2-908498-01-4, BNF 35479849).
- Christian Wilsdorf, Bernhard Metz et Benoît Jordan, Regestes des comtes de Ferrette, , 207 p. (HAL hal-04081268, lire en ligne [PDF]).