Centre de recherche Cultures - Arts - Sociétés

Le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés, mieux connu sous le sigle CELAT, est un regroupement stratégique subventionné par le Fonds de recherche du Québec, secteur Société et culture. Depuis 2000, il existe en tant que centre tri-universitaire et interdisciplinaire rassemblant des personnes chercheuses de l’Université Laval, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Il accueille également aujourd’hui des chercheuses et chercheurs de l’Université de Montréal (UdeM), de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de l’Université de Sherbrooke (UdeS) et de l’Université TÉLUQ. Les travaux de ses membres couvrent notamment les domaines de l’ethnologie, de l’anthropologie, de la sociologie, de l’archéologie, du patrimoine culturel, de l’histoire de l’art, du théâtre, de la géographie, de l’urbanisme, de la linguistique et de la communication.

Centre de recherche Cultures - Arts - Sociétés
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Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
CELATVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Domaine d'activité
Siège
Pavillon Charles-De Koninck, 1030, avenue des Sciences-Humaines, Local 5195, Université Laval, Québec, QC, G1V 0A6
Pays
Organisation
Chercheurs
44
Chercheurs associés
13
Directrice
Adèle Garnier (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

La programmation du CELAT pour le cycle 2024-2030 s’intitule Faire monde : les devenirs de la pluralisation. Elle vise à comprendre la pluralité des modes d’existence au sein d’une réalité commune, à partir de perspectives et d’approches variées et innovantes.

Histoire du CELAT

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Historique du Centre

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Le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) est fondé en 1975. Il a porté différentes appellations, dont Centre d’études sur la langue, les arts et les traditions (1975-1995), Centre d’études interdisciplinaires sur les lettres, les arts et les traditions (1995-2000) ou encore Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (2000-2017). Le CELAT est issu de la Chaire des Archives de folklore de l’Université Laval (CRAF), fondée en 1944 par Luc Lacoursière, qui était alors assisté de Marius Barbeau et de Mgr Félix-Antoine Savard. Aujourd’hui, les Archives de folklore et d’ethnologie de l’Université Laval représentent un fonds documentaire unique se concentrant sur la culture francophone d’Amérique du Nord.

Le , le Conseil de l’Université Laval fait du CELAT le premier centre de recherche reconnu en sciences humaines et sociales dans le cadre de la nouvelle politique de recherche de l’Université, qui venait tout juste de créer un Vice-rectorat à l’enseignement et à la recherche dans une volonté de développer la recherche au sein de son institution. C’est l’ethnologue Jean-Claude Dupont qui assure la direction du Centre.

En 1981, le CELAT cède la gestion des Archives de folklore aux Archives de l’Université Laval (aujourd’hui Division de la gestion des documents administratifs et des archives), ce qui provoque une réorientation du Centre.

En , le CELAT devient un centre interuniversitaire constitué en vertu d’une entente entre l’Université Laval, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Un nouveau programme de recherche, élargissant le champ d’action des groupes fondateurs, a été agréé par le Fonds de recherche du Québec - Société et culture en 2000. Aux équipes initiales se sont joints des chercheuses et chercheurs qui ont contribué à orienter le Centre vers une vocation pluridisciplinaire.

Évolution des thématiques de recherche et de la programmation scientifique du Centre

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Lors de sa fondation, le CELAT se concentrait sur « l’étude scientifique (descriptive, explicative et comparative) de la langue, des arts et des traditions populaires françaises d’Amérique du Nord, dans leur état contemporain, dans leurs créations et transformations, et dans leurs rapports avec les sources européennes et les civilisations amérindiennes et anglo-saxonnes[1] ».

Depuis, son champ de recherche s’est élargi à l’international, ne se limitant plus seulement à la francophonie canadienne ou nord-américaine.

Axes des dernières décennies

  • 1995-1999 : La construction des espaces identitaires
    • Axe 1 : La formation historique des espaces identitaires nationaux
    • Axe 2 : La genèse des espaces identitaires urbains
    • Axe 3 : Dynamique des espaces interculturels
  • 2000-2002 : La construction des identités individuelles et collectives
    • Axe 1 : La formation historique des identités dans le cadre des États-nations
    • Axe 2 : La genèse des espaces identitaires urbains
    • Axe 3 : Dynamique des espaces interculturels
    • Axe 4 : Mutations de la sensibilité individuelle et collective dans les pratiques artistiques et le discours littéraire
  • 2002-2011 : L’étude de la formation historique et de la dynamique contemporaine des identités culturelles, individuelles et collectives
    • Axe 1 : La trame mondiale des dynamiques identitaires
    • Axe 2 : La formation et la mutation des identités nationales
    • Axe 3 : L’expérience urbaine des identités culturelles
    • Axe 4 : Les enjeux identitaires des nouvelles solidarités communautaires
    • Axe 5 : L’art comme aventure identitaire
  • 2011-2017 : Formes et modalités du vivre-ensemble à l’épreuve du pluralisme
    • Axe 1 : Vivre-ensemble, reconstruction des normes et interactions dans la diversité
    • Axe 2 : Les narrations de la diversité et du vivre-ensemble
    • Axe 3 : Mise en représentation du vivre-ensemble
    • Axe 4 : Performativité du vivre-ensemble et espace public
  • 2017-2024 : Comprendre et éclairer les processus de pluralisation
    • Axe 1 : Institutions, communautés et participation citoyenne en contexte de pluralisation
    • Axe 2 : La pluralité d’hier à demain. Genèse du pluralisme, usages du passé et création des devenirs historiques
    • Axe 3 : La pluralisation à l’aune des représentations et pratiques de l’espace
  • 2024-2030 : Faire monde : les devenirs de la pluralisation
    • Axe 1 : Habiter les mondes. Zones de tension et espaces partagés
    • Axe 2 : Fédérer les mondes. Justice, citoyenneté et agentivité
    • Axe 3 : (Re)créer les mondes. Mobiliser les traces et récits pour penser les devenirs mémoriels

Mission et organisation

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Mission générale du CELAT

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La mission du CELAT se résume à trois objectifs principaux :

  • Contribuer au développement des connaissances et à la consolidation des réseaux de recherche interdisciplinaires ;
  • Multiplier les activités de diffusion (colloques, tables rondes, publications, etc.) et les échanges internationaux ;
  • Former les jeunes chercheuses et chercheurs

Diffusion

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Les membres du CELAT contribuent à la direction de plusieurs revues scientifiques, dont les Cahiers d’archéologie du CELAT, Ethnologies, Alterstice, Frontières, Cygne noir et Zizanie.

Partenariats

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Distinctions décernées par le CELAT

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Médaille Luc Lacourcière. En 1978, le CELAT crée la médaille Luc-Lacourcière en l’honneur de Luc Lacourcière, fondateur des Archives de folklore de l’Université Laval[2]. Attribuée tous les deux ans, cette médaille souligne l’excellence d’un ouvrage publié en français en Amérique du Nord dans les domaines de l’ethnologie et de l’anthropologie.

Lauréats de la médaille Luc-Lacourcière (liste non exhaustive)
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  • 1979 : Micheline Massicotte, lexicologue
  • 1981 : Gaston Dulong, linguiste et Gaston Bergeron, terminologue
  • 1982 : Conrad Laforte, ethnologue
  • 1983 : Luce Vermette, ethnologue
  • 1985 : Léo-Paul Hébert, historien
  • 1987 : Simonne Voyer, ethnologue
  • 1990 : Jean Simard, ethnologue et François Brault, cinéaste
  • 1991 : Bernard Audet, ethnologue
  • 1992 : Jean-Pierre Pichette, ethnologue
  • 1994 : Marielle Cormier-Boudreau, ethnologue
  • 1997 : L’Équipe de Jean du Berger, Jacques Mathieu et Martine Roberge, ethnologues, ainsi qu’Anne-Hélène Korbiriou, ethnologue
  • 2001 : L’équipe du Trésor de la langue française et Paul-Louis Martin, ethnologue et historien
  • 2005 : Bernard Roy, anthropologue et Laurier Turgeon, ethnologue
  • 2007 : Marie-Françoise Guédon, ethnologue et anthropologue
  • 2009 : Madeleine Pastinelli, ethnologue
  • 2011 : Réginald Auger, archéologue, Yannick Le Roux, historien de l’art et Nathalie Cazelles, archéologue
  • 2013 : Pierre Anctil, historien
  • 2016 : Francine Saillant, anthropologue
  • 2017 : René Hardy, historien
  • 2021 : Gilles Bibeau, anthropologue
  • 2023 : Bochra Manaï, géographe et Jean-Jacques Nattiez, musicologue
  • 2025 : Géraldine Mossière, anthropologue

Gouvernance du CELAT

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Le CELAT est une structure interuniversitaire regroupant trois sites rattachés respectivement à l’Université Laval, à l’UQAM et à l’UQAC. Sa gouvernance repose sur un Bureau de direction qui définit les orientations budgétaires et administratives ; cet organe est composé des directions du Centre et des trois sites, ainsi que de membres réguliers élus (avec une représentation proportionnelle entre les institutions) et de représentants des membres étudiants et postdoctoraux. La gestion courante et l’exécution des décisions sont assurées par un comité exécutif, formé de la direction générale (provenant de l’Université Laval) et des directions des sites, qui supervisent également les services administratifs et les procédures d’adhésion. La vie scientifique est animée par un Comité des activités scientifiques, chargé de l’allocation du budget dédié aux activités de recherche et veillant à l’équilibre interdisciplinaire et intersites, tandis que la coordination générale et le secrétariat sont centralisés à l’Université Laval, avec des services présents dans les autres établissements partenaires.

Liste des directeurs / directrices scientifiques du Centre

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  • 1976-1982 : Jean-Claude Dupont, directeur, ethnologie
  • 1982-1986 : Jacques Mathieu, directeur, histoire
  • 1986-1988 : John R. Porter, directeur, histoire
  • 1988-1990 : Jacques Mathieu, porte-parole, histoire
  • 1990-1994 : Jocelyn Létourneau, directeur, histoire  
  • 1994-2000 : Laurier Turgeon, directeur, ethnologie
  • 2000-2003 : Guy Mercier, directeur, géographie  
  • 2003-2006 : Marcel Moussette, directeur, histoire  
  • 2006-2008 : Réginald Auger, directeur, archéologie  
  • 2009-2012 : Francine Saillant, directrice, anthropologie  
  • 2012-2013 : Allison Bain, directrice, archéologie
  • 2013-2015 : Francine Saillant, directrice, anthropologie  
  • 2015-2018 : Madeleine Pastinelli, directrice, sociologie  
  • 2018-2019 : Abdelwahed Mekki-Berrada, directeur intérimaire, anthropologie  
  • 2019-2020 : Allison Bain, directrice intérimaire, archéologie  
  • 2020-2024 : Jean-François Gauvin, directeur, muséologie
  • 2024- : Adèle Garnier, directrice, géographie

Voir aussi

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Réalisations significatives

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  • Planche la recherche : quand BD et sciences sociales s’emmêlent. Ce projet interdisciplinaire explore la bande dessinée comme outil de recherche et de transmission des savoirs. Il s’articule autour de plusieurs volets : la formation de binômes chercheur-ses/bédéistes et la cocréation de planches illustrant des recherches sur l’action publique, un colloque international sur les usages de la BD en sciences sociales, et la publication prochaine aux PUM d’un ouvrage hybride mêlant planches, réflexions collaboratives et textes théoriques. Les membres du CELAT Adèle Garnier, Chenour Oechslin, Karina Soucy et Camille Thériault ont pris part à ce projet, dirigé par Capucine Coustere (doctorante du CELAT devenue membre associée), Maïa Neff, Pierre Nocérino et Romain Paumier, en collaboration avec Danièle Bélanger (CELAT).
  • Journées d’étude Accéder à soi. Accéder à l’autre. Ces journées d’étude organisées par Véronique Guèvremont (CELAT) et Ivana Otasevic (CELAT), en collaboration avec le CELAT et plusieurs partenaires internationaux, explorent depuis 2019 les liens entre diversité culturelle, migration et droits de la personne à la lumière de la Convention de l’UNESCO de 2005. Elles rassemblent chercheur-ses, artistes et professionnel-les autour de thématiques telles que les politiques culturelles, la liberté artistique, le rôle des villes, les médias, et l’inclusion des personnes migrantes.
  • Illumina. Quand l’art tisse les humains : parcours au cœur de Saint-Roch. Illumina est un parcours d’art public collaboratif déployé dans le quartier Saint-Roch à Québec, du 8 juin au 8 septembre 2023. Porté par le Centre de recherche CERVO et Pech-Sherpa, en partenariat avec des organismes culturels et communautaires, ce projet rassemble plus de 170 participant-es autour de sept stations artistiques. Issu d’ateliers de dialogue et d’art social, Illumina valorise les liens entre recherche, création et engagement citoyen. Le projet, auquel sont associé-es les membres du CELAT Francine Saillant, Célia Forget et Kesler Bien-Aimé, inclut des œuvres visuelles, un balado, des portraits, des événements de médiation et une publication sous forme de tabloïd intitulée Illumina, journal d’art social.
  • Groupe de recherche en archéométrie. Le Groupe de recherche en archéométrie (GRA), soutenu par le FRQ-SC (Soutien aux équipes de recherche, 2024–2028), réunit plusieurs membres du CELAT, dont Réginald Auger, Allison Bain, Adelphine Bonneau, Karine Taché et Ségolène Vandevelde. L’équipe explore les savoirs traditionnels et autochtones, l’archéométrie, l’archéologie environnementale, l’analyse des paysages et la culture matérielle. Le GRA organise chaque trimestre une série de conférences intitulée les Archéo-vendredis. Allison Bain et Karine Taché contribuent aussi à la formation en archéologie à l’Université Laval, notamment par le biais du chantier-école annuel en archéologie historique et d’un nouveau microprogramme en archéologie lancé en 2025 et destiné aux personnes étudiantes issues des Premiers Peuples.
  • Déracinement. Le projet, initié par deux enfants de 10 ans et porté par Adèle Garnier, Raphaël Gani et Célia Forget, avec la collaboration d’autres membres du CELAT et des enseignant-es du primaire, prévoit une série d’activités pédagogiques destinées à des élèves de 5e année afin de mieux faire comprendre aux enfants la variété des expériences migratoires, qu’il s’agisse d’un simple changement d’école ou encore d’un exil. Le projet, réalisé dans plusieurs écoles de la ville de Québec, mise sur l’expérimentation, l’empathie et la pensée critique pour aborder des enjeux complexes comme la migration, l’identité, le sentiment d’appartenance et les référents culturels.
  • Encyclopédie des patrimoines de l’Amérique française. Dirigée par Laurier Turgeon (CELAT), Yves Bergeron (CELAT) et Martin Fournier, l’Encyclopédie des patrimoines de l’Amérique française (PUL, 2025) comprend une sélection de 88 articles issus de l’encyclopédie multimédia en ligne, dont plusieurs sont rédigés par des membres du CELAT. Fort du succès de l’encyclopédie en ligne, qui accueille en moyenne 320 000 visiteurs uniques par an depuis 2012 et qui a reçu la mention « Coup de cœur » des prix Mérites du français dans les TI décernés par l’Office québécois de la langue française, la version papier était très attendue.
  • Anthropen. Anthropen est un dictionnaire francophone d’anthropologie en ligne et en libre accès, fondé et dirigé par Francine Saillant du CELAT et Mondher Kilani (collaborateur), et soutenu par une équipe internationale, dont l’ambition est de fournir aux chercheur-ses, aux enseignant-es et aux étudiant-es en anthropologie et dans d’autres disciplines un outil, actualisé et diversifié, permettant de participer à l’élaboration critique du savoir sur les sociétés et les cultures. Il regroupe plus de 200 entrées dont 18 rédigées par des membres du CELAT, ainsi que des conférences et un laboratoire multilingue.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ Folklore – Information, vol. 1 (no 2), , p. 1
  2. ↑ « Une nouvelle médaille : En l'honneur de Luc Lacourcière », Le Nouvelliste,‎ , p. 10