Château Gruaud Larose
Le Château Gruaud Larose est un château et un domaine viticole situé à Saint-Julien-Beychevelle en Gironde. Son vin, bénéficiant de l'AOC saint-julien est classé deuxième grand cru au classement de 1855.
| Château Gruaud Larose | |
Le château Gruaud Larose. | |
| Début construction | XVIIIe siècle |
|---|---|
| Fin construction | XIXe siècle |
| Propriétaire initial | Joseph Stanislas Gruaud |
| Destination initiale | Propriété viticole |
| Propriétaire actuel | Famille Merlaut |
| Destination actuelle | Domaine viticole |
| Protection | |
| Coordonnées | 45° 08′ 40″ nord, 0° 45′ 03″ ouest |
| Pays | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Gironde |
| Commune | Saint-Julien-Beychevelle |
| Site web | gruaud-larose.com |
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Le château, comprenant la tour et le hangar agricole, a été inscrit à la liste des monuments historiques par arrêté du . Il appartient à la famille Merlaut depuis 1997.
Histoire du domaine
modifierLa création du domaine par l'abbé Joseph Stanislas Gruaud daterait de 1725.
Les premiers écrits qui attestent l’existence du château remontent à 1742.
Dans les années 1750, la propriété du sieur Gruaud apparaît dans le registre de courtage d’Abraham Lawton, préfigurant le classement de 1855.
L'abbé Gruaud acquiert en 1757 une surface d’exploitation d'environ 50 hectares. La propriété prend le nom de « Fonbedeau », bien que l’on retrouve régulièrement l’appellation « Gruaud ».
À la mort du fondateur, le , son unique héritier, Joseph-Sébastien de Larose, élu du présidial de Bordeaux et lieutenant général de la sénéchaussée de Guyenne, devient propriétaire du domaine Fonbedeau. Le nom de Larose n'apparaît qu'en 1791.
Le , le chevalier de Larose meurt. Les descendants ne peuvent s’entendre sur l'héritage. Une vente par licitation est ordonnée par la cour d’appel de Bordeaux, qui décidera le partage des biens soumis à indivision.
L’adjudication par voie d’enchères judiciaires a lieu le .
Les négociants bordelais Pierre Balguerie-Stuttenberg et Jean-Auguste Sarget se portent acquéreurs du château pour une somme minime. Le château prend officiellement le nom de Gruaud-Larose.
La devise « le roi des vins, le vin des rois », est alors conçue par le baron Sarget.
En 1846, les nouveaux propriétaires se séparent, la propriété doit être partagée.
Après négociations, vignoble et bâtiments sont partagés entre la famille Sarget de la Fontaine, d’une part, et Mesdames Bethmann (famille Metzler de Bethmann d'origine allemande, installée à Bordeaux depuis le XVIIIe siècle) et de Boisgérard d’autre part.
Les parcelles et les bâtiments sont partagées par moitié ; des bornes en attestent.
Deux vins sont commercialisés, sous les noms de Gruaud-Larose Sarget et Gruaud-Larose Bethmann.
L’oïdium qui s’abat sur le vignoble médocain entre 1852 et 1860 fait chuter les rendements. La technique du soufrage des vignes se généralise.
La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 confirme la place du Château Gruaud-Larose au rang de second cru classé.
L’oïdium est contenu, et, dans la décennie 1861-1870, la production des châteaux du médoc augmente. Les deux domaines de Gruaud-Larose profitent des cours élevés du vin et d’une productivité viticole de qualité.
En 1874, le phylloxéra attaque le vignoble médocain. À partir de 1895, les propriétaires substituent aux pieds malades des plants plus résistants, d'origine américaine, utilisés comme « porte-greffe ».
Dès 1878, le mildiou, autre maladie de la vigne, endommage les grappes et le feuillage, et affecte la qualité de la récolte.
- Le château Gruaud Larose au XIXe siècle
- La chartreuse d'origine en 1868.
- L'ancienne chartreuse vers 1867.
- Le château en 1893.
Le château est reconstruit en 1879, comme l'indique la date portée sur la façade postérieure[1].
En 1890, une crise débute dans le Médoc ; de nombreux domaines, dont Gruaud-Larose sont obligés, pour assurer un minimum de revenus, de vendre à l’avance leur récolte, par la technique des abonnements. Gruaud-Larose Sarget recouvre sa « liberté » en 1916, et Gruaud-Larose Bethmann en 1919.
En 1917, Désiré Cordier, négociant en vin de l’est de la France, se porte acquéreur du château Gruaud Larose Sarget. La famille achète à la même époque les châteaux Fanning-Lafontaine dans les Graves, Lafaurie-Peyraguey dans le Sauternais, Talbot à Saint-Julien-Beychevelle et Meyney à Saint-Estèphe.
En 1935, Désiré Cordier achète Gruaud-Larose Bethmann et reconstitue le domaine initial du fondateur.
En 1940, Désiré Cordier meurt. Paul et Henri Lemaire gèrent le domaine, jusqu’à la nomination, en 1947, de Jean Cordier, son petit-fils, à la tête de Gruaud-Larose.
Jean Cordier modernise la gestion du château, accroît sa notoriété et renouvelle une grande partie du vignoble. Le domaine produit des récoltes abondantes, notamment grâce à la plantation de cabernet sauvignon.

Dans les années 1980, l’apport de capitaux extérieurs devient indispensable. En 1983, le groupe Suez investit dans la société Cordier par l’intermédiaire de sa filiale, Banque La Hénin. L’entreprise familiale devient internationale.
En 1993, le groupe Alcatel Alsthom se porte acquéreur du château. Le château est entièrement restauré, les espaces verts sont repensés. Les chais sont agrandis, une partie des cuves est reconstruite en bois.
Le groupe fournit un dispositif technologique nouveau en Médoc. La réception des vendanges, ainsi que les cuves, sont suivies par un système informatique. Un laboratoire œnologique, une station météorologique et une station d’épuration sont installés dans l’enceinte de la propriété.

En 1997, la famille Merlaut acquiert la propriété et poursuit la politique de son prédécesseur : produire un vin de classe et respecter l’environnement et les traditions.
Terroir
modifierLe vignoble de Château Gruaud-Larose présente un encépagement constitué à 60 % de cabernet sauvignon, 30 % de merlot, 7 % de cabernet franc, et 3 % de petit verdot.
Vins
modifierLe premier vin séjourne 18 mois dans des barriques de chêne français, neuves en moyenne à 90 %.
Quelques grands millésimes sont restés comme exceptionnels à Gruaud-Larose, comme dans tout le Bordelais, tels 1961, 1982, 1986 ou 1989.[réf. nécessaire]
- Chais et caves du château
- Une bouteille de 2018.
- Chais souterrains.
- Foudres.
- Cuve de vinification.
Œnotourisme
modifierLe Château Gruaud Larose a mis en place un service oenotouristique en 2009[2] avec dégustation.
Il est inscrit à la liste des monuments historiques[3],[4].
Notes et références
modifier- ↑ « Château Gruaud-Larose - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.nouvelle-aquitaine.fr (consulté le )
- ↑ « Le virage œnotouristique du château Gruaud Larose », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2012
- ↑ « Château Gruaud-Larose », notice no PA33000164, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative à l'architecture :
- Ressource relative aux organisations :
