Château d'Armainvilliers

château français situé à Gretz-Armainvilliers

Le château d'Armainvilliers est un fief très ancien, dont on trouve mention au XIIe siècle. Il s'étend aujourd'hui sur les communes de Tournan-en-Brie et de Gretz-Armainvilliers.

Château d'Armainvilliers
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Historique

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Un château y est mentionné dès le XIVe siècle, qui donne refuge à François Ier en 1544 après la prise de Château-Thierry par Charles-Quint. À partir de cette époque, il devient la résidence des seigneurs de Tournan et de Gretz-Armainvilliers.

Au XVIIe siècle, il appartient d'abord à Pierre de Beringhen (1550-1619), un proche de Henri IV, puis à son fils Henri (1603-1692), dont hérite son fils Jacques Louis de Beringhen (1651-1723). À la mort en 1742 de son premier fils Charles de Beringhen, évêque du Puy, c'est le frère de celui-ci, Henri Camille de Beringhen qui en hérite. Ce dernier le vend en 1762 au roi Louis XV, qui l'échange contre la principauté des Dombes avec le comte d'Eu, de qui il passe au duc de Penthièvre.

Dans son Voyage pittoresque des environs de Paris, Dezallier d'Argenville donne une description du parc du château, mentionnant les fossés en eau autour des cours et basses-cours, un canal bordé de charmilles, un labyrinthe[1]...

Dans le tome IX de sa Description historique de la ville de Paris et de ses environs, Piganiol de La Force décrit aussi son parc, composé de charmilles taillées en arcades, de bosquets, d'un vaste étang.

Dans sa Nouvelle Description des environs de Paris, parue en 1786, Dulaure décrit à son tour le parc[2].

En 1704, Armainvilliers est, avec Tournan et Gretz, érigé en comté, en faveur de Jacques Louis de Beringhen[3]. Il est en partie détruit pendant la Révolution.

Les biens du duc de Penthièvre ayant été nationalisés en 1790, le château est acquis en 1808 par l'agent de change Claude Bailliot.

Sous la Restauration, il fait retour dans les biens de la duchesse douairière d'Orléans, Marie-Adélaïde de Bourbon. Il est cédé, après sa mort en 1821, par Louis-Philippe à sa sœur Adélaïde à l'occasion du partage de 1822. À la mort de la princesse, le château est transmis à ses neveux.

Il est racheté au début du Second Empire par les La Rochefoucauld-Doudeauville, qui le restaurent, y font remonter des boiseries du château de Bercy, et aménagent le parc. Sosthènes de La Rochefoucauld, 2e duc de Doudeauville, ancien aide de camp du roi Charles X, y décède en 1864.

Acquis en 1877 par Edmond de Rothschild, le château est complètement rasé et remplacé par une résidence moderne, complétée par de luxueux pavillons de gardes, des fermes en style normand, de vastes communs, une grande orangerie, sur le modèle anglais. Il confie l'aménagement du parc à Élie Lainé[4].

Pendant la Première Guerre mondiale, une infirmerie y est aménagée. En 1934, Maurice de Rothschild en hérite, envisage d'y faire des travaux, mais l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale l'en empêche. Durant l'Occupation, le château est occupé par des troupes allemandes.

Dans les années 1980, le fils de Maurice, Edmond, décide de vendre le château à Hassan II roi du Maroc, qui y fait réaliser des travaux très importants de réhabilitation. Puis, en 2024, il est mis en vente par son fils devenu le roi du Maroc Mohammed VI et serait l'un des biens immobiliers le plus cher de France[5].

Galerie

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Références

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  1. ↑ Antoine Nicolas Dezallier d'Argenville, Voyage pittoresque des environs de Paris, Paris, de Bure, , 364 p. (lire en ligne), p. 296-297
  2. ↑ Jacques-Antoine Dulaure, Nouvelle Description des environs de Paris, première partie, Paris, Lejay, (lire en ligne), p. 9
  3. ↑ [Jean-Aimar] Piganiol de La Force, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, tome neuvième, Paris, Libraires associés, (lire en ligne), p. 11-12
  4. ↑ (en) Parks and Gardens (en), « Elie Lainé », sur Parks & Gardens (consulté le ).
  5. ↑ Sébastien Blondé, « En vente à 180 millions d’euros, le château d’Armainvilliers est le « bien le plus cher de France » », leparisien.fr, 6 avril 2025.

Bibliographie

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  • Olivier de Lavigerie, Châteaux et châtelains. Le Château d'Armainvilliers, Paris : H. Morel, 1890.
  • Marcel Gaucher, Les Rothschild, côté jardins, Arts et systèmes, 2000, 189 p.