Chantepie

commune française d'Ille-et-Vilaine

Chantepie est une commune française de Rennes Métropole située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Chantepie
Chantepie
Chantepie vue par le sud, depuis la vallée du Blosne.
Image illustrative de l’article Chantepie
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Grégoire Le Blond (UDI)
2026-2032
Code postal 35135
Code commune 35055
Démographie
Gentilé Cantepien
Population
municipale
10 670 hab. (2023 en évolution de +2,25 % par rapport à 2017)
Densité 891 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 19″ nord, 1° 36′ 59″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 77 m
Superficie 11,98 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Rennes
(banlieue)
Aire d'attraction Rennes
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Rennes-3
Législatives 1re circonscription d'Ille-et-Vilaine
Localisation
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Chantepie
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Chantepie
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Chantepie
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Chantepie
Liens
Site web www.ville-chantepie.fr

En 2023, avec 10 670 habitants[Note 1], elle est la 11e commune la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine et la 37e de Bretagne[1].

Géographie

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Situation

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La commune de Chantepie s'étend sur 1 198 hectares. Les zones urbanisées y représentent environ 290 hectares et les surfaces en cours d'urbanisation ou urbanisables 170. Sa population est de plus de 10 000 habitants depuis 2011. La commune est située au sud-est de Rennes, à 3,5 km du centre de Rennes, en Haute-Bretagne, département d'Ille-et-Vilaine (35).

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Cesson-Sévigné, Domloup, Noyal-Châtillon-sur-Seiche, Rennes et Vern-sur-Seiche.

Géologie

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Affleurement de schiste briovérien (avenue André-Bonnin) illustrant le sous-sol de la commune. L'orientation de la schistosité est-ouest est un témoin de la compression nord-sud lors de la formation de la chaîne hercynienne.

Les roches à l'affleurement sont essentiellement du socle érodé, sans dépôts alluvionnaires (sauf aux abords du Blosne) : ce sont des schistes verts briovériens azoïque, altérés sur les premiers mètres, et présentant de nombreuses diaclases plus en profondeur, à cause de la gélifraction würmienne (lors de la dernière période glaciaire, le gel sévissait jusqu'à 200 m de profondeur). Cette altération physique (et chimique superficiellement) permet la présence d'une nappe phréatique et de puits.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blosne[2],[Carte 1].

Le Blosne, d'une longueur de dix-neuf kilomètres, prend sa source dans la commune de Domloup et se jette dans la Vilaine au niveau du Rheu, après avoir traversé huit communes[3].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 767 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station RENNES-ST JACQUES (35) - alt : 36 m, lat : 48°04'07"N, lon : 1°44'02"O (à 9 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,8
27.01.03
20,9
27.02.19
24,1
30.03.21
28,7
17.04.1945
30,8
25.05.1953
37,9
18.06.22
40,5
18.07.22
39,5
05.08.03
35,1
09.09.23
30
02.10.23
21,4
07.11.15
18
31.12.22
40,5
2022
Maximale moyenne 9,2 10,2 13,2 16 19,3 22,6 24,8 24,7 21,9 17,2 12,5 9,6 16,8
Moyenne 6,2 6,6 8,8 11 14,3 17,3 19,2 19,3 16,6 13,2 9,2 6,6 12,4
Minimale moyenne 3,3 2,9 4,5 6 9,3 12,1 13,7 13,8 11,4 9,3 5,9 3,6 8
Record de froid
date du record
−14,7
17.01.1985
−11,2
22.02.1948
−7,3
01.03.05
−3,2
03.04.1984
−1,2
01.05.1945
2,2
02.06.1962
5,5
11.07.1972
4
30.08.1956
1,9
30.09.1972
−4,6
29.10.1947
−7,5
28.11.1955
−12,6
29.12.1964
−14,7
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 66,6 51,6 48,9 51,2 58,1 50,9 44 43,5 56,6 73,1 73,2 73,3 691
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
70,4
19.01.1995
34,5
04.02.1951
35,6
24.03.01
28,3
30.04.1991
35,1
30.05.1981
56,2
10.06.1993
39,4
26.07.03
50,2
16.08.1997
45,3
26.09.1952
66,4
06.10.18
34,4
13.11.10
38,7
23.12.13
70,4
1995
Ensoleillement
Heures 68,3 92,7 134,1 173,8 202,1 213,3 220,2 207,2 180,7 116,7 83,5 69 1 761,5
Source : « Fiche 35281001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
9,2
3,3
66,6
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
10,2
2,9
51,6
fév.
13,2
4,5
48,9
mars
16
6
51,2
avril
19,3
9,3
58,1
mai
22,6
12,1
50,9
juin
24,8
13,7
44
jui.
24,7
13,8
43,5
août
21,9
11,4
56,6
sep.
17,2
9,3
73,1
oct.
12,5
5,9
73,2
nov.
9,6
3,6
73,3
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Transports

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Chantepie a longtemps été traversé par la Route nationale 163bis, axe routier de Rennes à Angers via Châteaugiron, La Guerche-de-Bretagne, Segré et Le Lion-d'Angers ; cette ancienne route nationale a été déclassée et est devenue pour sa partie située en Ille-et-Vilaine la D 463 ; déviée, elle contourne désormais la ville de Chantepie par le sud-est ; une piste cyclable est en cours d'aménagement en 2026 pour sa partie comprise entre Rennes et Domloup.

Bien avant les bus actuels, la ville fut desservie par les rames des Tramways d'Ille-et-Vilaine, dont on voit ici la station avant la Première Guerre mondiale.

Chantepie est desservie par les bus du réseau STAR, principalement via les lignes C1, 13 et 34.

La ZI Sud-Est, partiellement sur la commune de Chantepie, est desservie par la ligne 11.

Le hameau de la Martinière est desservi par la ligne 62.

Avec la construction du métro à Rennes (ligne A), Chantepie devait accueillir au moins une station. Cependant les tentatives de la Mairie de l'époque ont échoué faute de pugnacité et de moyens. Une extension de la ligne A est envisagée à Chantepie après la mise en service de la ligne B en 2022. Trois stations ont été préprogrammées : Val Blanc, Mairie de Chantepie et Rives du Blosne. Cependant compte tenu du coût d'un tel projet et de la taille très relative de Chantepie, le projet semble compromis[réf. nécessaire].

Paysages et habitat

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L'habitat traditionnel

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Longère en torchis typique du pays de Rennes. Matériau utilisé sur place, là où peu de pierres sont disponibles. Bien souvent, l'emplacement où l'argile a été prélevée se marque par une mare.
Mur en schistes briovériens caractéristique de l'habitat populaire du bassin rennais. C'est un matériau parfaitement sain, mais à l'allure un peu effritée. La pierre rouge à droite est un échantillon isolé de schiste ordovicien de Montfort, venant de la carrière de Pont-Réan, donc utilisé plutôt au Sud-Ouest de Rennes.

Les schistes verts, bien qu'altérés, sont suffisamment durs pour empêcher la réalisation de caves. Les maisons n'ont pas de fondations. Pour anecdote, cette commune avait été choisie pour réaliser des abris anti-atomiques expérimentaux, ce qui s'est avéré impossible du fait de cette particularité.[réf. nécessaire]

Il s'agit originellement d'une paroisse rurale, constitué à l'époque moderne (XVIe ?), formant un village-rue autour de la Route principale, d'orientation E-O (Route de Châteaugiron autrefois, puis rue Nationale, et aujourd'hui avenue André-Bonnin, du nom d'un maire décédé en 1993) et avec un noyau groupé autour de son église.

Les habitations modestes anciennes reflètent la géologie locale (murs en schistes plus ou moins friables car altérés) ; certaines longères modestes sont aussi constituées de torchis : argile (prélevée sur place) mêlée de graviers et de pailles. En revanche, certains tertres, les manoirs, l'église, sont composés de matériaux considérés comme plus « nobles » : grès armoricains issus des carrières des synclinaux - anticlinaux du Sud de Rennes, schistes rouges de Montfort, granites de Fougères pour les angles des murs. N'étant pas prélevés sur place, ces matériaux étaient plus coûteux.

Un paysage encore majoritairement rural

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On retrouve, sur la partie rurale du territoire communal (70 % de la superficie de la commune, principalement à l'Est), les traits du bocage gallo. C'est un bocage, relativement pauvre en espèces (pauvreté caractéristique biogéographique de la Bretagne orientale), qui a été remembré, et dont les mailles sont très élargies. Les schistes briovériens produisent une argile lourde, avec une bonne capacité d'échange cationique. Il en résulte que les sols sont facilement valorisables par les engrais. Sur la partie rurale du territoire communal, il y avait une quinzaine de fermes ; la périphérie du noyau villageois possédait des jardins clos et des cultures maraîchères. Le développement urbain de la seconde moitié du XXe siècle est à l'origine de la disparition progressive de ce type d'espace.

L'habitat rural était jadis dispersé en petits villages et fermes isolées, le bourg étant la seule agglomération notable de la commune, sans aucun autre écart important. Le bourg est devenu une ville au développement spectaculaire depuis les Trente Glorieuses[13].

Une ville typique de la première couronne rennaise

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Une place urbaine.

La particularité de la commune est de se retrouver prise dans la couronne périurbaine de Rennes, et de se fondre dans son tissu urbain, malgré la rupture spatiale que constitue la rocade Sud. Le développement actuel de la commune est donc lié à celui de la ville de Rennes. Le débordement du tissu urbain rennais sur Chantepie est accentué par l'intercommunalité : la ville intègre le district de Rennes dès 1971. La commune intègre ensuite la communauté d'agglomération Rennes Métropole, structure qui possède les compétences en matière de foncier et d'aménagement. Les plans locaux d'urbanisme et les plans locaux de l'habitat des communes appartenant à Rennes métropole doivent être en conformité avec le schéma de cohérence territoriale établi à l'échelle de l'agglomération, comme pour toute communauté d'agglomération.

Au-delà du noyau d'origine, les années 1970 et 1980 ont vu une extension de la partie urbaine de la commune, essentiellement sous forme pavillonnaire. Un premier mouvement s'est fait vers le Nord et l'Est, mais il a été arrêté par la présence de la zone industrielle Sud-Est de Rennes et de la limite de la commune voisine de Cesson-Sévigné. Une partie de la Zone industrielle Sud-Est de Rennes appartient à Chantepie (Nord de la commune), où le journal Ouest-France a déménagé en 1972, les locaux du centre-ville de Rennes étant devenus trop étroits. Au Sud-Ouest de Chantepie, on trouve une zone artisanale et commerciale, drainant des flux automobiles en provenance des communes voisines, avec congestion le samedi et les jours de pointe.

Un autre mouvement s'est fait vers le Sud à partir des années 2000, jusqu'au cours du Blosne. Cela se caractérise par une pression foncière importante renforcée par la position de Chantepie dans l'axe du métro de Rennes, dont le prolongement a été reporté au profit de la seconde ligne de métro et d'un renforcement de la ligne de bus (fréquence plus élevée et création d'une ligne en site propre en projet)[14]. La ZAC des Rives du Blosne a une superficie de 76 ha, et comporte cinq quartiers, qui composent autant d'îlots séparés par des espaces verts (24 ha de parcs naturels, 16 ha de jardins publics) : la Touche Annette, le Chêne Roux, le Pont Bœuf, les Quatre Vents et les Neuf Journaux. Plus de 1 500 logements ont ainsi été créés ou sont en cours de construction, dans une démarche environnementale (récupération des eaux de pluie, panneaux solaires, présence obligatoire d'un local deux-roues dans chaque immeuble…) et de mixité sociale[15].

Cette zone d'aménagement concerté est limitée par la présence d'une zone naturelle intéressante (Vallée du Blosne et le Bois de Sœuvres), comprenant des espèces d'oiseaux et de batraciens rares : pouillot siffleur, triton marbré, crêté leur son hybride.

Ces évolutions récentes expliquent la croissance démographique importante de la commune, qui a été l'un des enjeux des dernières élections municipales.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Chantepie est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rennes[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 16 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,8 %), terres arables (24,4 %), zones urbanisées (21,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,8 %), prairies (5,2 %)[16]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

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Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Chantepie et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017[I 6],[I 7].

Le logement à Chantepie en 2017
Chantepie Ille-et-Vilaine
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 5 126 546 440
Part des résidences principales (en %) 92,9 86,2
Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,4 6,9
Part des logements vacants (en %) 5,7 6,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 53,6 59,8

Morphologie urbaine

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Chantepie dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du [17]. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

Noms de rues

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Projets d'aménagements

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Toponymie

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Panneau d'entrée d'agglomération.
Extrait de la Tabula ducatus britanniae gallis, où l'on peut lire « Chantipie ». Le symbole utilisé signifie pagi (bourgs).

Les formes anciennes sont : Parrochia de Chantepie en 1231[18], de Cantu Pice (1330)[19], ecclesia de Cantu picoe en 1516[18], Chantipie (XVIIe siècle)[20].

Chantepie appartient aux nombreux toponymes formés en langue d'oïl, du type Cantepie, Chantecoq, Chanteloup, etc. Il signifie « (lieu où) chante la pie »[18][source insuffisante].

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Kantpig [19]; Cependant le pays de Rennes se trouve en dehors de l'aire traditionnelle de diffusion de la langue bretonne où était parlé le gallo : Chentt Pi (écriture Moga)[21] ou Chauntepiy[22][source insuffisante].

Ses habitants sont appelés les Cantepiens et les Cantepiennes.

Histoire

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Il existe peu de sources sur l'histoire de Chantepie. Des livres sur l'histoire de Chantepie existent bien. Cela dit, ils ne répondent pas à ce type de question. Ce sont plutôt d'excellents recueils sur les lieux-dits avec la liste de leurs propriétaires successifs. Pour le reste, ils retracent plutôt à la vie à Chantepie au cours de grands évènements généraux (Révolution, guerres...) plus que l'histoire propre du lieu.

Moyen-Âge

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La première mention de la paroisse de Chantepie date de 1231 un chevalier, nommé Ruellon, donne à Adam, archidiacre du Désert, une dîme in parrocchia de Chantepie ; ce fait se trouve dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Georges de Rennes ; les religieuses de cette abbaye possédèrent des dîmes de grains à la onzième gerbe et des dîmes de vin breton, de lin et de chanvre par la suite, par exemple en 1665[23].

Selon Jean-Baptiste Ogée « en 1380, on voyait, dans ce territoire, les maisons nobles de Vieille-Oreille, des Loges, de Moguerat et du Verger »[24].

Temps modernes

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En 1588 et 1626 la paroisse de Chantepie fut frappée par des épidémies de peste bubonique[25].

Carte de Cassini de la paroisse de Chantepie et de ses environs (1785).

Chantepie était au XVIe siècle le siège d'une puissante seigneurie, la seigneurie des Loges. Au XVIIe siècle, elle était à son apogée (elle détenait la haute justice). Cela dit, il est difficile d'avoir des documents sur l'extension de cette seigneurie et sur le territoire qu'elle recouvre. Peut-être l'exploration des archives révèlerait-elle des plans terriers.

Au XVIIe siècle la paroisse de Chantepie dépend du marquisat de Cucé[25].

Quatre chapelles existaient à Chantepie : Notre-Dame-des-Loges (Luc Godart, seigneur des Loges, y fonda une messe en mémoire de son épouse décédée ; en 1790 elle tombait en ruines) ; Vieille-Oreille, dite aussi de Mivoie, car située à mi-chemin de Rennes et Châteaugiron (elle dépendait du manoir éponyme, ruinée en 1790) ; la Boullaye (disparue avant la Révolution française) ; Hallouvry (bénie le , dépendant du manoir éponyme[20].

L'abbé René-Julien Couasnon (qui succéda à Louis-Marcel Bourdais), sieur du Chesne-Roux, recteur de Chantepie entre 1698 et 1727[Note 6], racheta et rénova des maisons dans le bourg et fonda l’hôpital Saint-Louis, un abri pour les déshérités en fin de vie. Cet hôpital fut approuvé par des lettres patentes de Louis XIV en date du  ; cet hôpital était tenu par des jeunes femmes de la paroisse qui faisaient aussi l'école aux petites filles ; une petite chapelle en dépendait ; il était de taille modeste : en 1790 il contenait deux lits pour les hommes et deux lits pour les femmes[26].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Chantepie en 1778 :

« Chantepïe : sur la route de Rennes à La Guerche ; à 1 lieue un quart de Rennes, son évêché, sa subdélégation, et le ressort de l'une des deux hautes justices qui s'y exercent. On y compte 900 communiants[Note 7] : la cure est à l'alternative (..) [Ce territoire] est fertile en grains, et fruits dont on fait du cidre. On y remarque un bois taillis d'environ deux lieues de circonférence[24]. »

Révolution française

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L'assemblée électorale des paroissiens de Chantepie préparatoire des États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Marcel Légué, sénéchal du marquisat de Cucé, en présence de 60 paroissiens ; Jean Vallée, demeurant à la chapellenie de Cucé et Guillaume Provôt, habitant dans le bourg, furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée ; un cahier de doléances fut rédigé : les paroissiens se plaignent notamment de l'assujettissement à la corvée des grandes routes, du tirage au sort pour la milice et de la multiplicité des servitudes féodales (19 paroissiens signent, les autres probablement ne sachant pas le faire). La même source présente aussi le texte de la délibération du général de la paroisse, sous la présidence du recteur, en date du [27].

Olivier-Gilles Artur, ci-devant économe de l'hôpital Saint-Méen de Rennes, fut pourvu de la cure de Chantepie le et y resta jusqu'à la fin de 1791 ; prêtre réfractaire, il se cacha ensuite pendant la Terreur et fut réinstallé après le Concordat en 1803, mais n'y resta que quelques mois[20].

Le XIXe siècle

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Chantepie ː plan cadastral datant de 1843 (tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Chantepie en 1843 :

« Chantepie (Parrocchia de Canta-Picœ, sous l'invocation de saint Martin) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale, relevant de Toussaint de Rennes. (..). Principaux villages : Hallouvry, la Ouizais, Vieille-Oreille, les Loges, la Martinière. Superficie totale 1 176 hectares 68 ares 69 centiares, dont (..) terres labourables 914 ha, prés et pâturages 152 ha, bois 24 ha, vergers et jardins 29 ha, landes et incultes 13 ha (..). Le plus ancien registre de l'état-civil [en fait registres paroissiaux] remontant à 1457, il est probable que la paroisse de Chantepie fut fondée à cette époque. En 1646 le clocher fut refait à neuf ; il tomba en 1766 et fut reconstruit, moitié aux frais de la paroisse, et moitié à ceux de l'abbaye de Saint-Georges, qui sans doute était décimatrice. Le curé était à la portion congrue et avait 500 livres. Il y avait trois chapelles : une aux Loges, l'autre à Vieille-Oreille ; la troisième est seule debout, c'est celle de Hallouvry, bâtie en 1776. Cette chapelle sert d'oratoire à la maison de campagne du grand séminaire de Rennes. Le bois auquel Ogée attribue deux lieues de circonférence n'est autre que le bois de Sœuvre. Ce taillis est grand, mais il n'a pas le dixième de l'étendue que notre auteur lui assigne (..). Géologie : le schiste argileux domine et se montre souvent à fleur de terre. ; terrain tertiaire à l'ouest. On parle le français [en fait le gallo][28]. »

Théophile Busnel : Le cimetière de Chantepie (aquarelle, vers 1880).

La première école de Chantepie est créée en 1847, à la suite de la loi Guizot. L'école des filles est tenue par les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir, qui s'occupent aussi des soins à donner aux malades[29].

Un orphelinat est construit dans la seconde moitié du XIXe siècle à l'emplacement de l'ancien manoir de Brault ; sa gestion est confiée aux Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Il fut reconstruit au milieu du XXe siècle, pour devenir l'institution Saint-Melaine, un petit séminaire sous la direction des Pères Lazaristes[30].

La ligne de tramways à vapeur Rennes - La Guerche des tramways d'Ille-et-Vilaine ouvre en 1898 ; elle traversait le bourg par l'actuelle avenue de la Grotte ; cette ligne ferma en 1947[26].

Le cimetière fut transféré à son emplacement actuel en 1890 ; l'emplacement de l'ancien cimetière, autour de l'église, fut aménagé en jardin public en 1913[31].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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La ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine allant de Rennes à La Guerche et passant par Chantepie est mise en service en [32]. La ligne ferme en 1947.

L'inventaire des biens d'église se déroula le à Chantepie. Un manifestant, jardinier au séminaire de Rennes, fut condamné à 48 heures de prison par le tribunal correctionnel de Rennes pour avoir crié : « À bas le Préfet ! »[33].

Chantepie à la Belle Époque

L'école congréganiste tenue par les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir ferma sur décision gouvernementale prise en juin 1911[34]. Une école publique des filles est construite en 1913 ; elle est devenue mixte par la suite, avant d'être désaffectée au début du XXIe siècle[35].

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Chantepie.

En décembre 1915 18 soldats étaient hospitalisés à Chantepie chez les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul[36].

Trois des six prisonniers allemands détenus au manoir de la Motte-Baril à Rennes, et qui s'étaient évadés, furent repris en mai 1917 dans le bois de Sœuvres entre Chantepie et Vern[37].

Le monument aux morts de Chantepie porte les noms de 36 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 2 sont morts en Belgique (Pierre Logeais mort des suites de ses blessures le à Poperinge et François Baudon tué à l'ennemi le à Hooglede) ; Jean Bidois est mort de maladie le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Pierre Pollet est un marin mort lors du naufrage du croiseur cuirassé Léon Gambetta le  ; les autres sont morts sur le sol français ; une incertitude existe pour trois victimes pour lesquelles les circonstances de leurs décès ne sont pas précisées (Théophile Chauvin, décédé en 1916, Ernest Deshayes, décédé en 1917 et Mathurin Coupel, décédé en 1921)[38].

Le monument aux morts, en granite, a la forme d'un pilier commémoratif constitué d'un obélisque sur socle ; dû à l'architecte Louis Chouinard, il est décoré sur sa face avant d'une palme, d'une croix latine et d'une croix de guerre et est entouré de chaînes reliées par 4 bornes ; il porte l'inscription :"À ses enfants morts pour la patrie 1914-1918"[39] ; une souscription fut organisée pour son financement[40]. Ce monument fut inauguré le  ; l'arrivée de l'électricité dans la commune fut fêtée le même jour[41].

L'Entre-deux-guerres

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Les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, « qui dirigent avec un dévouement digne de tous les éloges l'orphelinat de Chantepie » organisaient chaque année une kermesse dans le parc de l'orphelinat, au cours de laquelle se produisait notamment la fanfare de l'orphelinat, un orchestre d'enfants dénommé "Les Myosotis", par exemple en 1931, en 1935 ou encore en 1937[42].

En 1935, la commune, essentiellement rurale, comprenait 57 exploitations agricoles et ne comptait que 861 habitants mais 14 cafés[43].

Une nouvelle école privée de garçons, l'école Saint-Charles, fut inaugurée et bénie par Mgr Mignen le [44]. Le patronage Saint-Charles ouvrit en 1938, une "Fête des Œuvres de Jeunesse" fut organisée dans le manoir de Cucé le pour son ouverture[45].

La Seconde Guerre mondiale

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Chantepie n'a eu aucun mort pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[38].

La commune a accueilli de nombreux réfugiés originaires de Belgique et du Nord de la France, ainsi que des Rennais effrayés par les bombardements de leur ville pendant la guerre[46].

Chantepie est libéré par les troupes américaines le [47].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Edmond Savin est mort pour la France le à Bougie pendant la Guerre d'Algérie[38].

Alors que la population communale, restée longtemps essentiellement rurale, a stagné et parfois décliné tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, elle est multipliée par plus de 10 entre 1946 et 2023, passant de 939 à 10 670 habitants en 77 ans en raison de sa proximité de Rennes et de son inclusion progressive dans l'agglomération rennaise, la commune se transformant en une véritable ville.

L'essor a véritablement commencé à la fin de la décennie 1950 avec l'implantation de la coopérative agricole [Groupement maraîcher rennais" en 1957, puis avec les constructions du "Centre départemental de l’enfance" et de l'"Institut médico-éducatif" qui entraînèrent la création de nombreux emplois, principalement féminins, et avec l’installation du "Centre régional de gériatrie" en 1977[48].

Le XXIe siècle

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Entre 2007 et 2012 la population communale a augmenté de 27,3 % ; c'était le 2e plus fort accroissement démographique des communes françaises de plus de 9 000 habitats pour cette période[49].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Circonscriptions de rattachement

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Chantepie appartient à l'arrondissement de Rennes et au canton de Rennes-3 depuis le redécoupage cantonal de 2014. Auparavant, la commune a successivement appartenu aux cantons suivants : Rennes-Sud-Est (1833-1973 et 1982-2015) et Rennes-VII (1973-1982).

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1986 de la première circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Marie Mesmeur (LFI). Sous la IIIe République, elle appartenait à la deuxième circonscription de Rennes et de 1958 à 1986 à la 2e circonscription (Rennes-Sud).

Intercommunalité

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La commune appartient à Rennes Métropole depuis sa création le . Chantepie faisait alors partie des 27 communes fondatrices du District urbain de l'agglomération rennaise qui a pris sa dénomination actuelle le .

Chantepie fait aussi partie du Pays de Rennes.

Institutions judiciaires

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Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le ), du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[50].

Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 novembre 1947 Émile Hodayer   Boucher retraité[51]
novembre 1947 mars 1977 Albert Chenard SE Retraité, maire honoraire[52] (1977)
mars 1977[53] décembre 1993[54] André Bonnin PS Professeur à l'INSA de Rennes, docteur en chimie
Vice-président de Rennes District (1977 → 1989)
Décédé en fonction
janvier 1994[55],[56] juin 1995 Jean-Louis Butault DVG Retraité SNCF, maire par intérim
Élu à la suite d'une élection municipale partielle
juin 1995[57] mars 2008 Michel Loret PS Retraité EDF-GDF
mars 2008[58] mai 2020 Grégoire Le Blond[59] MoDem
puis AC-UDI
Dirigeant de société
20e vice-président de Rennes Métropole (2014 → 2020)
mai 2020[60] mars 2026 Gilles Dreuslin[61] PS Fonctionnaire territorial
mars 2026[62] en cours
(au 27 mars 2026)
Grégoire Le Blond[63] UDI Consultant
Conseiller délégué de Rennes Métropole (2026 → )

Jumelages

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Carte
Villes jumelles avec ChantepieVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelles avec ChantepieVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
KrškoSlovéniedepuis
ObrigheimAllemagnedepuis
VerrayesItalie

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[64],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 10 670 habitants[Note 9], en évolution de +2,25 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 447803796856746753862900896
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869918887822862835820783765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7497097207847778618479391 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 3101 5942 6513 6775 8986 7937 85210 03410 379
2021 2023 - - - - - - -
10 23210 670-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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  • Tann's, l'entreprise spécialisée dans la fabrication de cartables, possède son siège social à Chantepie.
  • Le garage atelier de la ligne A du métro de Rennes est situé à Chantepie.

Services

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Enseignement

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La commune possède 4 écoles :

  • École publique des Deux-Ruisseaux (école maternelle et élémentaire)
  • École publique des Landes (école maternelle et élémentaire)
  • École publique Gisèle-Halimi (école maternelle et élémentaire)
  • École privée Saint-Joseph (école maternelle et élémentaire)

La commune ne possède pas de collège ni de lycée sur son territoire. Les élèves cantepiens sont rattachés à des établissements situés dans les communes voisines, notamment à Rennes,

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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On ne trouve aucun monument historique protégé à Chantepie. Selon la base Mérimée, il y a cependant un bâtiment inventorié[67] : l'église Saint-Martin-de-Tours[68],[69]. La base Glad du conseil régional possède 150 fiches d'inventaire sur la commune[70].

L'église paroissiale Saint-Martin
  • Plusieurs croix et calvaires, notamment la croix du cimetière (elle date du début du XVIIe siècle)[73] , la croix de l'avenue André Bonnin (elle porte la statue d'un Christ en fonte de fer et date du jubilé de 1865), la croix de chemin du Tertre et celle des Coteaux (elles datent de la fin du XIXe siècle[74] ;
  • Les manoirs : les manoirs d'Hallouvry et de Brault ayant été détruits, ceux du Tertre, de Sœuvres et de la Vieille Oreille se distinguent au sein d'un ensemble de 34 manoirs signalés par Paul Banéat ; ce grand nombre s'explique par la proximité de la ville de Rennes, lieu de pouvoir important[75] ;
    • Le manoir du Tertre (première moitié du XVIIe siècle ; l'étage s'élève à pan de bois sur un premier niveau de murs en moellons de schiste[76] ;
    • Manoir de Sœuvres (milieu XVIIe siècle, remanié depuis)[77].
    • Manoir de la Vieille-Oreille (4e quart du XVIIe siècle)[78] ;
    • Le manoir de la Haute Pilais[79] ;
  • 87 maisons et fermes ont été recensées comme présentant un intérêt patrimonial[80] ;

Espaces verts

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Personnalités liées à la commune

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Héraldique et logotype

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Logotype de la Ville de Chantepie

Logotype de la Ville de Chantepie : signification à compléter

Notes et références

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  1. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Rennes », sur insee.fr (consulté le ).
  3. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Chantepie ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rennes », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2017 à Chantepie » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2017 en Ille-et-Vilaine » (consulté le ).
  1. Population municipale 2023, légale en 2026.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Rennes, il y a une ville-centre et 15 communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Mort en 1727 âgé de 56 ans, il fut inhumé dans le cimetière de Chantepie.
  7. Personnes en âge de communier.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Chantepie » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
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  12. « Station Météo-France « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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  52. « M. Albert Chenard, maire honoraire de la commune de Chantepie », Ouest-France, .
  53. « Chantepie. M. André Bonnin élu maire », Ouest-France, « Convoqué et mis en place par M. Albert Chenard, maire sortant, le nouveau conseil municipal s'est réuni le vendredi 26, M. Robert Lebrun en assurant la présidence. André Bonnin, adjoint sortant, est élu maire par 18 voix et 3 bulletins blancs. »
  54. « Le décès du maire de Chantepie », Ouest-France, « Ses proches, ses amis du conseil municipal de Chantepie, les militants de la fédération du Parti socialiste d'Ille-et-Vilaine ont eu un choc en apprenant le décès de leur ami, collègue et confrère, M. André Bonnin. M. Bonnin s'est donné la mort en s'empoisonnant, dimanche, en début de soirée. »
  55. « Deux élections municipales », Le Monde, (lire en ligne).
  56. « Jean-Louis Butault élu maire de Chantepie », Ouest-France, « Comme cela était prévu, Jean-Louis Butault a été élu maire de Chantepie vendredi soir. Il succède ainsi à André Bonnin, dont il était le 1er adjoint depuis 1983. »
  57. Christophe Violette, « Chantepie : Michel Loret vainqueur », Ouest-France, « La liste conduite à Chantepie par Michel Loret (PS), adjoint sortant, l'a emporté dimanche soir. En toute logique, puisqu'il était sorti en tête du premier tour avec une confortable avance. »
  58. « Grégoire Le Blond, élu maire, succède à Michel Loret », Ouest-France, (lire en ligne).
  59. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Grégoire Le Blond réélu maire de la commune », Ouest-France, (lire en ligne).
  60. « Municipales à Chantepie. Gilles Dreuslin élu maire, le groupe de Grégoire Le Blond dépose un recours : Mardi, le conseil municipal s'est réuni pour procéder à l'élection de Gilles Dreuslin, le nouveau maire. Les élus du groupe de Grégoire Le Blond déposent un recours », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ) « Sur 3103 suffrages exprimés, la liste Chantepie Demain de Gilles Dreuslin a obtenu 1 636 voix (52,7 %) et celle de Grégoire Le Blond, Ensemble, réussir Chantepie, 1 467 (47,3 %) ».
  61. « Chantepie. Qui est Gilles Dreuslin, le nouveau maire ? », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ) « Gilles Dreuslin est âgé de 56 ans et père de deux enfants. Cantepien depuis 30 ans, il travaille depuis 17 ans au service habitat de la Métropole comme responsable des dispositifs de solidarité au logement. « Je continuerai à assurer mes fonctions à mi-temps auprès de la Métropole ».
  62. Pascal Simon, « Résultats municipales 2026 à Chantepie : le centriste Grégoire Le Blond l’emporte avec 53,79 % », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
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Bibliographie

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  • J.-R. Pitte, Histoire du paysage français, Paris, Taillandier, , 444 p.
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  • Ville de Chantepie (dir.), Cantu-Pice, Champs de Pye, Chantepie au fil du temps, Chantepie, Ville de Chantepie, , 191 p. (ISBN 2-9513722-0-5, BNF 37652503)

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