Cesson-Sévigné

commune française d'Ille-et-Vilaine

Cesson-Sévigné (en gallo : Césson[1]) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Cesson-Sévigné
La place de l'église, le manoir de la Chalotais (actuelle mairie), la tour TDF de Rennes Atalante et la ligne B du métro rennais à la station Atalante.
Blason de Cesson-Sévigné
Blason
Image illustrative de l’article Cesson-Sévigné
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Pierre Savignac
2026-2032
Code postal 35510
Code commune 35051
Démographie
Gentilé Cessonnais
Population
municipale
18 761 hab. (2023 en évolution de +7,05 % par rapport à 2017)
Densité 584 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 15″ nord, 1° 36′ 13″ ouest
Altitude Min. 27 m
Max. 82 m
Superficie 32,14 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Rennes
(banlieue)
Aire d'attraction Rennes
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Betton
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cesson-Sévigné
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Cesson-Sévigné
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Cesson-Sévigné
Liens
Site web www.ville-cesson-sevigne.fr

Le nom de la commune de Cesson est modifié en Cesson-Sévigné en 1921. Sévigné est le nom d'une ancienne seigneurie de Gévezé, berceau de la famille de Sévigné[2](qui possédait également une seigneurie située à l'est de la commune au bord de la Vilaine[3]), dont Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné[4], est le membre le plus célèbre[5].

Avec 18 761 habitants[Note 1], Cesson-Sévigné est en 2023 la 6e commune la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine, l'une des plus peuplées de Rennes Métropole avec Bruz, et la 15e de Bretagne[6].

Contiguë à Rennes, Cesson est en plein développement depuis les années 1950, et plus particulièrement depuis l'essor de la technopole Rennes Atalante dans les années 1980. De nombreux centres de recherche de grandes entreprises (Orange, Vantiva, Canon, OVHcloud, etc.) y sont implantés autour desquels se greffent une multitude de starts up et de sociétés de services en ingénierie informatique. Avec plus de 21 000 emplois recensés sur son territoire[7] et plusieurs établissements d'enseignement supérieur (CentraleSupélec, École des transmissions, IMT Atlantique), la ville est aujourd'hui un bassin démographique, économique et universitaire attractif de l'unité urbaine de Rennes.

Traversée par la Vilaine, la ville est cependant restée majoritairement rurale. De nombreux espaces verts, cours d'eau et manoirs jalonnent le territoire communal.

Ville hôte du Cesson Rennes Métropole Handball et d'un pôle France de canoë-kayak, Cesson-Sévigné a été désignée en 2011 « Ville la plus sportive de France » par L'Équipe dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants[8].

Géographie

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Localisation

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Cesson-Sévigné est située en limite est de la ville de Rennes et est entourée par la rocade est.

Du fait de cette continuité urbaine avec Rennes, Cesson-Sévigné est devenue la sixième ville d'Ille-et-Vilaine, derrière Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré et Bruz.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Les communes limitrophes sont Acigné, Betton, Chantepie, Domloup, Noyal-sur-Vilaine, Rennes et Thorigné-Fouillard.

Communes limitrophes de Cesson-Sévigné
Betton Thorigné-Fouillard Acigné
Rennes Cesson-Sévigné Noyal-sur-Vilaine
Chantepie Domloup

Voies de communication et transports

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Transports en commun

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Cesson-Sévigné est principalement desservie par les bus du réseau Service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) de Rennes Métropole, principalement via les lignes C4, C6, 10, 14, 34, 64 et 67.

La ZI Sud-Est, partiellement sur la commune de Cesson-Sévigné, est desservie par les lignes 11 et 34, les hameaux de la route de Fougères par la ligne 50 et la polyclinique par la ligne C2.

Le quartier de la Ménourais est reliée au quartier de la Monniais, par la ligne 38, en correspondance avec la ligne 67.

La ville fut desservie par une extension de la ligne 3 du tramway de Rennes, à partir de 1907, la ligne 6.

Le nord de la commune est desservi depuis septembre 2022[9] par deux stations de la ligne b du métro de Rennes : Atalante et Cesson - Viasilva, terminus de la ligne.

Dans le cadre du programme de trambus de Rennes Métropole, la commune sera desservie à partir de fin 2027 par la ligne T2, qui reliera Vezin-le-Coquet à Cesson-Sévigné (secteur de la Rigourdière) sur 14,9 kilomètres et 32 stations. Les travaux ont débuté en janvier 2026 pour une mise en service prévue fin 2027[10]. Le réseau de trambus métropolitain, d'un coût total de 240 millions d'euros, comprend quatre lignes (T1 à T4) totalisant 55 km, dont les lignes T3 et T4 sont prévues pour 2030[11].

Transport ferroviaire

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La gare de Cesson-Sévigné se trouve sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest. Elle est desservie par des trains express régionaux du réseau TER Bretagne, circulant entre Rennes et Vitré.

À l'enquête 2021 du baromètre des villes marchables, Cesson-Sévigné a la deuxième note de France, avec 14,6/20, avec une pratique de la marche « très favorable »[12].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, un bras de la vilaine, le Blosne[13],[Carte 1].

La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes[14]. Les caractéristiques hydrologiques de la Vilaine sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de 6,19 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 109 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 151 m3/s, atteint le même jour[15].

Le Blosne, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Domloup et se jette dans la Vilaine au niveau du Rheu, après avoir traversé huit communes[16].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[20]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 701 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 11 km à vol d'oiseau[23], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Cesson-Sévigné est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rennes[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 16 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31 %), terres arables (27,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,4 %), zones urbanisées (16,3 %), prairies (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), forêts (0,4 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

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Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Cesson-Sévigné et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017[I 6],[I 7].

Le logement à Cesson-Sévigné en 2017
Cesson-Sévigné Ille-et-Vilaine
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 9 006 546 440
Part des résidences principales (en %) 93,3 86,2
Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,1 6,9
Part des logements vacants (en %) 3,7 6,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 54,8 59,8

Morphologie urbaine

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Cesson-Sévigné dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), approuvé par délibération du conseil métropolitain du 19 décembre 2019[27]. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles. Depuis son adoption, le document a fait l'objet de plusieurs évolutions réglementaires. La modification générale no 2, approuvée par le Conseil métropolitain le 19 juin 2025 et applicable depuis le 18 septembre 2025, constitue la révision la plus substantielle : elle fixe un objectif de 5 000 logements construits par an à l'échelle de la métropole, en privilégiant le renouvellement urbain pour 60 % de la production, et intègre des orientations renforcées en matière de sobriété foncière, de transition écologique et de mobilité[28]. La mise à jour no 8 des annexes a été arrêtée par la Présidente de Rennes Métropole le 18 décembre 2025[29].

Noms de rues

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La dénomination des voies de la commune s'appuie sur l'histoire locale, le patrimoine naturel et la mémoire des lieux. Le nom « cours de la Vilaine », artère historique du vieux Cesson, est l'un des rares à porter le nom du fleuve qui traverse la commune.

Dans le cadre du développement du quartier ViaSilva, la question de la toponymie a fait l'objet d'une démarche participative inédite. Un groupe de travail citoyen, baptisé « Mémoire et noms », a formulé des propositions pour la quarantaine de rues nouvellement créées dans le quartier, en collaboration avec l'association Cesson Mémoire et Patrimoine, avant délibération du conseil municipal[30].

Les noms retenus s'inscrivent dans trois registres. Le premier honore la mémoire des hameaux et lieux-dits préexistants, dont certains ont donné leur nom aux nouvelles voies : La Bouriande, Belle-Fontaine, Les Pierrins ou encore la rue Robert-de-Moucon. Le deuxième s'inspire du riche passé archéologique du secteur, mis au jour lors des fouilles de l'Institut national de recherches archéologiques préventives en 2017 : la rue de la Villa-Romaine, la venelle des Laurins, la rue des Écuries-Antiques ou la rue des Tusseaux évoquent ainsi le domaine gallo-romain découvert sous les chantiers du quartier. Le troisième registre est lié à la biodiversité locale, avec des noms de plantes ou d'espèces présentes sur le territoire.

Une rue du quartier a également été nommée en l'honneur du colonel Arnaud Beltrame, gendarme mort en héros lors de l'attentat de Trèbes en 2018. Le nom « ViaSilva » lui-même est une double allusion à la forêt de Rennes toute proche et à la voie romaine qui traversait autrefois ce territoire[31].

Projets d'aménagements

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Depuis les années 2010, Cesson-Sévigné connaît une transformation urbaine majeure avec le projet ViaSilva, un écoquartier développé par Rennes Métropole sur environ 200 hectares à cheval entre Cesson-Sévigné, Rennes et Thorigné-Fouillard. Porté par la Société publique locale d'aménagement (SPLA) ViaSilva, créée en 2013, le projet est piloté par l'urbaniste Christian Devillers.

Genèse et réduction du projet

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Lancé en 2009 sous l'impulsion du maire de l'époque Michel Bihan, ViaSilva reçoit la même année le label national ÉcoCité, décerné par l'État aux projets d'aménagement durable innovants[32]. Dans sa version initiale, le projet prévoit d'urbaniser 650 hectares pour accueillir 40 000 habitants et 25 000 emplois à l'horizon 2040, au sein de deux zones d'aménagement concerté (ZAC)[33].

Le projet connaît rapidement des turbulences. Son lancement coïncide avec la crise économique de 2008-2009, et il suscite une vive opposition locale à Cesson-Sévigné, notamment autour de la question de la densité. Le plan local d'urbanisme cessonnais, adopté en 2012 pour accompagner le projet, est annulé par le tribunal administratif au motif de perspectives démographiques jugées « irréalistes »[33].

En 2014, à l'issue d'ateliers de concertation avec les élus et les habitants, le périmètre est drastiquement revu à la baisse : ViaSilva se recentre sur 200 hectares, avec un objectif ramené à 12 000 habitants et 5 950 logements, contre 13 060 initialement envisagés[34],[35]. Les 400 hectares restants, auparavant classés en zone d'aménagement différé, sont abandonnés à l'urbanisation et voués à rester à l'état naturel ou agricole[36].

Organisation du projet recentré

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Le projet recentré s'articule autour de deux quartiers principaux. Atalante ViaSilva (93 hectares, ZAC de compétence métropolitaine) s'inscrit dans la continuité de la technopole Rennes Atalante et accueille une vocation mixte logements-activités-recherche, autour des stations de métro Atalante et Cesson – ViaSilva de la ligne b inaugurée en septembre 2022. Les Pierrins (107 hectares, ZAC de compétence communale) constituent un quartier à dominante résidentielle situé au sud de ViaSilva, dans la continuité des quartiers d'habitat de Bellevue et de La Boulais[37].

Le projet s'appuie sur une démarche de développement durable, intégrant la préservation de la biodiversité locale autour du parc de Boudebois, et des « rues-jardins » reliant les logements aux espaces naturels. Les ambitions bas carbone du projet s'affirment à partir de 2022, avec l'expérimentation de matériaux biosourcés et du réemploi dans les nouvelles constructions[34]. En novembre 2024, le Cyberplace, bâtiment dédié aux acteurs de la cybersécurité, est inauguré boulevard des Alliés, incarnant la vocation technologique du quartier.

État d'avancement (2025-2026)

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Fin 2025, 800 logements sont livrés dans la première tranche résidentielle des Pierrins, répartis à parts égales entre maisons individuelles et immeubles collectifs. Le maire Jean-Pierre Savignac annonce à cette occasion une pause de deux à trois ans dans la construction résidentielle, le temps de laisser les habitants s'approprier le quartier[38]. En janvier 2026, la première pierre de la future école des Pierrins est posée. Conçue par le cabinet RODA Architectes, cette école de huit classes (190 élèves) sera construite majoritairement en bois, chauffée par géothermie et dotée de toitures photovoltaïques, pour une ouverture prévue à la rentrée 2027[39].

Toponymie

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Les formes anciennes sont de Saxonis (XIe siècle)[40], Cesson (1152)[40], Saxon (1153)[40] dérivé du nom des Saxons, Sesson (1185)[41].

En 1921, pour éviter les confusions avec les autres lieux dénommés Cesson, le nom de la commune de Cesson a été modifié en Cesson-Sévigné. Sévigné est formé de l'étymon Sabiniacum, formé du nom propre romain Sabinius, augmenté du suffixe -acum signifiant « domaine de »[42]. Le nom de Cesson-sur-Vilaine avait initialement été envisagé, mais le suffise "sur-Vilaine" était déjà très employé et le conseil municipal préféra un nom plus original, qui était aussi une référence historique connue[43].

En gallo, le nom est Césson[44], retranscrit en Séson en graphie MOGA[45] par l'association Chubri.

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Saozon-Sevigneg[n. 1],[40]. Sevigneg n'est autre que la forme bretonne que l'on retrouve dans Itron Sevigneg, Madame de Sévigné[réf. nécessaire]. Cependant, le territoire de la commune se trouve en dehors de l'aire traditionnelle de diffusion de la langue bretonne[41].

Le gentilé est Cessonnais[réf. souhaitée].

Histoire

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Préhistoire

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Des bifaces datant de l'époque acheuléenne ont été trouvés près de l'EHPAD Château-du-Taillis[46].

Vers 1850 on trouva dans un champ de Cesson une grande quantité de statuettes en terre cuite ; elles étaient toutes brisées et la plupart représentaient des Vénus et des déesses-mères et, par ailleurs, une tête de jeune, imberbe, et une statuette d'Horus ; à proximité on identifiant les restes d'un four à potier[47]. On trouva aussi au champ Pual en 1852 un torque en or daté d'environ ans avant J.-C. et d'origine britannique, ainsi que plusieurs haches à talon[46].

Antiquité

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Cesson était à proximité de la voie romaine venant de Vindunum (Le Mans) et allant à Condate Riedonum (Rennes) ; une statuette de Vénus sortant des eaux, dite Vénus anadyomène[48] a été découverte en 1857 près du vieux pont sur la Vilaine à Tournebride[49].

Dalle à motif de dauphin provenant des thermes de la villa, conservée au musée de Bretagne.
Statuette gallo-romaine en terre cuite du dieu Harpocrate, retrouvée sur la commune au XIXe siècle.

Des fouilles archéologiques menées en 2017 lors de la construction du quartier ViaSilva ont montré que la première réelle occupation de la commune date du IIIe siècle av. J.-C.[50]. Il s'agissait d'une ferme gauloise qui perdure jusqu'à la conquête romaine de la Gaule. Cette ferme est remplacée au Ier siècle par une villa gallo-romaine aristocratique de plan typiquement romain. La villa se situe dans l'aire d'influence de la ville de Condate, l'antique Rennes, et se situe à km du cœur de la cité[51]. La villa profite du rayonnement de Condate, notamment parce qu'elle se situe près de deux des axes majeurs qui mènent à la ville.

Un autre témoin de la richesse de cette villa est le complexe de thermes gallo-romains situés en son sein dont les murs sont ornés de plaques d'un schiste ardoisier local décorées par des gravures.

Un exemple de ces décors thermaux est conservé au musée de Bretagne à Rennes : il s'agit d'une gravure de dauphin, témoin d'un certain niveau de richesse car le dauphin est un symbole aristocratique dans l'Empire romain[52].

Au IIe siècle, la villa connaît encore des aménagements avec notamment la mise en place d'un chauffage souterrain.

Par ailleurs, une statue de petite taille en terre cuite moulée représentant le dieu Harpocrate et datée de l'époque gallo-romaine, a été retrouvée[53].

Il s'agit d'une divinité égyptienne adoptée par les Grecs, notamment la dynastie lagide, puis par les Romains. La présence d'une telle statue dans une riche villa à proximité de la ville antique de Condate témoigne des échanges entre Rome et cette région de l'empire mais aussi de l'influence culturelle et religieuse gréco-romaine que subit la région durant la période gallo-romaine.

Ces différents éléments, le plan de la villa, le système thermal ou encore la reprise d'éléments iconographiques romains, sont les témoins d'une villa particulièrement riche et confortable, complètement romanisée.

La villa est abandonnée au Ve siècle et la commune ne montre plus trace d'occupation avant le XIe siècle[50].

Moyen Âge

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En 1160 le château de Tizé (il était situé dans la paroisse de Thorigné, mais à la limite de celle de Cesson), maison seigneuriale de Cesson, appartenait à Eveillard de Cesson ; en 1190 à Geoffroy de Cesson ; en 1223 à Bertrand, chevalier et seigneur de Tizé et de Cesson ; et en 1240 à Raoul de Cesson, qui participa à la croisade des barons avec Pierre de Dreux ; l'héritière de la maison de Tizé épousa Aufray de Montbourchier. En 1380 la terre de Tizé appartenait à Gui de Saint-Amadour et en 1490 à Bertrand de Beaumanoir, vicomte de Besso ; en 1590 à Mathurin Bouau[54].

Le moulin du bourg est mentionné dès le XIIIe siècle, la duchesse Anne de Bretagne le donna en 1491 à l´abbaye Saint-Georges de Rennes[49].

Le Haut-Sévigné est un ancien fief situé sur la Vilaine, en amont de Cesson, vers l'est, juste à la limite de la commune de Noyal-sur-Vilaine. Ce fief, qui fut aussi une châtellenie avant d'être érigée en bannière en 1440, appartint à la famille de Sévigné, dont Marie de Rabutin-Chantal, dite la marquise de Sévigné, épouse d'Henri de Sévigné, est la plus connue, depuis le XIe siècle jusqu'en 1715. Leurs terres de Sévigné s'étendaient sur Cesson, Noyal-sur-Vilaine, Acigné, Brécé[55], l'origine du nom se trouve à Gévezé[56] où s'élevait le château de Sévigné[57], siège d'origine de la seigneurie de Sévigné. Le château médiéval fut détruit en 1484 sur ordre du duc de Bretagne François II en représailles à la conjuration de Guillaume de Sévigné contre Pierre Landais (le manoir actuel date du XVIIIe siècle)[43].

Temps modernes

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En 1724 la paroisse de Cesson était divisée en 13 traits [sections] : le Bourg, Couësmes, Moucon, Vaux, Calendrou, la Valette, Sévigné, Jussé, la Salmondière, Forges, Hentiveul, la Ménairiais et Bray[58].

Carte de Cassini de la partie nord de la commune de Cesson (Cesson-Sévigné) et de ses environs datant de 1803.

En 1725 le domaine du Haut-Sévigné devint la propriété de la famille Le Prestre de Lézonnet, barons de Châteaugiron et fut réuni à la seigneurie de Châteaugiron[43].

L'abbaye Saint-Melaine de Rennes percevait la majeure partie des dîmes de Cesson ; quelques-unes toutefois étaient perçues par l'abbaye Saint-Georges de Rennes et d'autres par le prieuré de Vaux, qui dépendait de l'abbaye de Savigny ; elles se percevaient à la treizième gerbe[59].

La paroisse était vaste : il y existait une dizaine de chapelles : la chapelle priorale de Vaux et celle de Saint-Roch de Moucon (elles appartenaient à l'abbaye de Savigny), Saint-Germain de Calendrou (citée dès 1213, elle dépendait de l'abbaye Saint-Melaine de Rennesavant d'appartenir par la suite aux seigneurs de Tizé qui la firent reconstruire), Sainte-Marguerite de Cucé (elle dépendait du manoir éponyme et fut, comme le château, reconstruite au XVIIIe siècle), Sainte-Catherine de Tizé (le manoir de Tizé est en Thorigné, mais la chapelle était en Cesson), Saint-Sébastien de Pontbriant (construite à la fin du XVIe siècle), la Gravelle (construite en 1646), ka Vallée (bénie le ) ; 5 autres chapelles au moins ont un temps existé (Hatterie, Moinerie, Grippé, Sévigné et les Grands-Coësmes), mais elles n'ont guère laissé de traces dans les archives)[59].

Les seigneurs de Cucé avaient fondé un petit hôpital au bourg de Cesson et y avaient affecté pour son entretien une partie des revenus de leur moulin de Cesson[60].

Carte de Cassini de la partie sud de la paroisse de Cesson [Cesson-Sévigné] et de ses environs datant de 1785.

Louis-René Caradeuc de la Chalotais, qui anima une fronde des États de Bretagne contre le duc d'Aiguillon, gouverneur de la province, résida un temps à Cesson. Le manoir de la Chalotais est devenu l'Hôtel de ville de Cesson-Sévigné.

Une école a existé à Cesson au XVIIIe siècle : le maître disposait d'une maison dans le bourg et d'une prairie[61].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Cesson en 1778 :

« Cesson ; au bord de la rivière de Vilaine ; à une lieue à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché, sa subdélégation, et son ressort. On y compte 1 800 communiants[Note 7]. La cure est présentée par l'abbé de Saint-Melaine. Son territoire est fertile en grains, et abondant en fruits dont on fait du cidre ; on y voit des prairies excellentes, beaucoup d'arbres, et quelques landes. Dans les environs du village des Forges , en cette paroisse , on trouve dans les carrières d'ardoises, de la melle (?) jaune , et des pyrites sulfureuses, qui ont la forme de petits cubes et d'aiguilles[62]. »

Révolution française

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L'assemblée électorale en vue des États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Charles-François Legué, sénéchal du marquisat de Cucé, marquis de la paroisse, en présence de 76 paroissiens. Mathurin Loychon, Yves Lintant, Jan Villeneuve et Charles-François Légué, sénéchal, furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Un cahier de doléances fut rédigé : dans celui-ci les paroissiens se plaignent notamment de l'obligation pour la paroisse de fournir des miliciens (7 entre 1782 et 1786), de la corvée des grands chemins, des impôts, du droit de pêche et des taxes sur les bateaux sur la Vilaine réservés au marquis de Cucé , etc... Le texte est signé par 27 paroissiens et celle de Charles-François Legué, les autres probablement ne sachant le faire. Une réunion préalable du général de la paroisse s'était tenue le sous la présidence du recteur Fontaine[63].

Louis-Pierre Fontaine fut pourvu de la cure le et resta recteur de Cesson jusqu'aux débuts de la Révolution ; il fut réinstallé en 1803 après le Concordat et décéda le [59].

Mgr de Boisgelin de Cucé fut évêque de Lavaur, puis d'Aix-en-Provence, président de l’Assemblée nationale en décembre 1789 puis archevêque et cardinal après le Concordat.

La commune accueille favorablement la Révolution et ses avancées. L'organisation des fêtes révolutionnaires témoigne du maintien d'un sentiment favorable au nouveau régime, comme celle célébrant la victoire des armées républicaines et la paix avec l'Autriche, principal ennemi de la France, en brumaire an VI[64].

Le XIXe siècle

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Plan cadastral de la commune de Cesson [Cesson-Sévigné] datant de 1820 (tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Cesson en 1843 :

« Cesson (sous l'invocation de saint Martin, le 4 juillet), commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale.(..) Principaux villages : la Moinerie, la Gravelle, la Finière, la Valette, le Bois de l'Aval, Bas-Jussé, Forges, la Salmaudière, Nantiveul, le Chêne-Morand, la Hâtrie, les Grands-Cours-de-Couësmes, Vau, Calendrou. Superficie totale 3 214 hectares 35 ares 63 centiares, dont (..) terres labourables 2 308 ha, prés et pâturages 425 ha, bois 109 ha, vergers et jardins 71 ha, carrières et mines 9 ha, landes et incultes 133 ha (..). Moulin : 1 (à eau, dans le bourg). La chapelle Calendrou, sous le nom de Vinillette, était trève de Cesson. La petite chapelle qui est dans le cimetière, et qui était autrefois l'ossuaire, a été érigée en 1824 sous l'invocation de saint Roch, à l'usage des catéchismes et stations [congrégation des jeunes filles]. L'église est sans doute de 1521, car les registres ne remontent pas au-delà de cette époque. Le beau château de Cucé est en Cesson ; c'est une construction moderne, mais presque abandonnée. Le parc est fort beau. Tizé était en Thorigné, et non en Cesson, quoiqu'il semble avoir été autrefois en cette dernière paroisse. C'est en cette demeure que mourut le célèbre écrivain d'Argentré. On voit encore quelques parties de cet ancien château, qui est du XVIe siècle (..). La partie nord de cette commune est beaucoup plus fertile et plus estimée que la partie sud. Beaucoup de maisons de campagne. Carrières de pierres schisteuses à bâtir. La route royale n° 177, dite de Caen à Redon, et la route royale n° 12, dite de Paris à Brest, traversent cette commune, la première du sud-ouest au nord-ouest [faux, du nord-est au sud-ouest], la seconde de l'est à l'ouest ; cette dernière traverse la Vilaine sur un beau pont en granit à trois arches. Il y a, le 12 novembre, une foire dite de la Saint-Martin. Géologie : schiste argileux ; porphyre à l'ouest et au nord. On parle le français [en fait le gallo][65]. »

Le pont de la Chaussée vers 1900 (dessin d'Ernest Deshayes, Musée de Bretagne).

L'école des garçons était tenue par les Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel, celle des filles par les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir[66].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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Le Journal officiel de la République française du indique qu'une pétition signée par 531 habitants de la commune de Cesson et protestant contre la loi de 1901 a été remise par Louis Félix Ollivier, député des Côtes-du-Nord, sur le bureau de la Chambre des députés[67].

Les guinguettes de Cesson étaient très fréquentées, principalement par les Rennais, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et même jusqu'à la décennie 1960, y compris pendant les Guerres mondiales ; les bords de la Vilaine étaient attractifs (on venait manger des galettes-saucisses, les hommes y venaient pêcher, les femmes bavarder entre amies) et les déplacements facilités par la ligne de tramway (ligne 6, à partir de 1907 ; Cesson fut le seul bourg de la périphérie rennaise à être desservi par le tramway de Rennes, et ce jusqu'en 1938, date où les tramways furent remplacés par des autobus, une piste cyclable étant aménagée à l'emplacement des anciens rails)[68]. Un petit bateau à vapeur de plaisance (l'Abeille) inaugura en 1889 la reprise de la navigation entre Rennes et Cesson, l'écluse de Joué, supprimée en 1840, ayant été restaurée[69]. De nombreuses maisons de campagne et manoirs, parfois appelés pompeusement "châteaux", sont construits dans la campagne cessonnaise par des familles de la bourgeoisie rennaise.

Cesson (Cesson-Sévigné) à la Belle Époque

La Première Guerre mondiale

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Charles Oberthür (1871-1934) ː Le passage de la Marne à Dizy-Magenta (scène de guerre de la Première Guerre mondiale, septembre 1914) (Musée de Bretagne).

La 6e Section de munitions d'artillerie, qui dépend du 7e régiment d'artillerie de campagne dirigée en second par Charles Oberthür (fils de l'entomologiste Charles Oberthür) est en cours de constituée au manoir de La Hublais, en Cesson-Sévigné ; les hommes habillés en partie, sont logés dans le grenier au-dessus de l'écurie et les harnachements sont en amoncellement par terre : les chevaux, qui arrivaient sans cesse, étaient mis à la corde le long de la grande allée de sapins ; la section de munitions d'artillerie quitte La Hublais le samedi pour embarquer en moins de trois heures au quai de Saint-Hélier : 30 voitures chargées, 210 chevaux, 130 hommes ; hommes et chevaux se rendent combattre à l'est de Charleroi où ils parviennent le [70].

Le monument aux morts de la Guerre 1914-1918 vers 1925 (carte postale, Musée de Bretagne).

Le monument aux morts de Cesson-Sévigné porte les noms de 93 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 4 sont morts en Belgique, dont deux dès le ( André Ragigue à Rossignol et Auguste Roussel à Virton), Jean Priour le à Kortekeer et Joseph Chartier le à Mangelaere (commune de Langemark-Poelkapelle ; Émile Baugeard a été tué à l'ennemi le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Marcel Gonzallès est mort le lors du naufrage du cuirassé Suffren ; Louis Lejas est mort de maladie le à Zeitenlik (Grèce) ; tous les autres sont morts sur le sol français, une incertitude existe toutefois pour huit victimes (Jean Daniel, Jules David, François Duffeu, Jules Jamois, Louis Simon, Joseph Turmel et Louis Turmel) dont les circonstances des décès ne sont pas précisées[71].

Selon les recherches menées par des membres de l'association "Cesson mémoire et patrimoine", 499 Cessonnais ont été mobilisés pendant la Première Guerre mondiale, soit environ 25 % de la population ; selon leur décompte, 112 seraient morts et 145 auraient été blessés, certains de ces derniers décédant les années suivantes. L'association a recensé un seul insoumis : un instituteur parti aux États-Unis[72].

L'Entre-deux-guerres

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C'est en 1921 que la commune de Cesson prend officiellement le nom de Cesson-Sévigné[73]. Cesson-Sévigné a deux monuments aux morts : le premier est érigé après décision du conseil municipal en date du  ; situé côté nord de la Place de l'Église, il a été déplacé en 1985. Un second monument a été érigé en 1923 dans le cimetière, constitué de 5 pierres tombales contenant les restes de 5 soldats ramenés dans la commune et décoré d'une mosaïque de la maison Odorico ; il a été transféré dans le cimetière actuel[74].

Paul Deschanel et son épouse Camille Germaine Brice, qui vivait dans la commune avant son mariage, résidaient parfois au château de la Vallée[75].

Cesson-Sévigné pendant l'Entre-deux-guerres

En 1933 la commune de Cesson-Sévigné comptait 10 abonnés au téléphone[76].

La Seconde Guerre mondiale

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Joseph Pèlerin a livré un témoignage sur l'arrivée des Allemands à Cesson-Sévigné le [77]. Un autre témoignage est fourni par Emmanuel Tuloup[78].

Lors du bombardement de Rennes par la Luftwaffe le un train de réfugiés de Lisieux fut attaqué au niveau de Cesson-Sévigné à hauteur de Pincepoche et de Bray, cette attaque faisant 21 victimes[79].

Le monument aux morts de Cesson-Sévigné porte les noms de 17 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Albert Gérard, résistant FFI, a été fusillé le à la Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande ; Félix Corvaisier est mort en captivité alors qu'il était prisonnier de guerre le à Königsberg (Prusse orientale) ; Jacques Le Gonidec de Keralic, marsouin au 1er régiment de marche du Tchad, a été tué à l'ennemi le à Mittelhausbergen (Bas-Rhin) ; Marcel Travers, réfractaire au STO, résistant membre du réseau Mithridate, est mort en déportation le alors qu'il était affecté dans un kommando de travail à Melk (Autriche) ; Toussaint Hardouin, résistant du réseau Jade-Fitzroy (sous-réseau Johnny), est mort en déportation le au camp de concentration de Mauthausen ; Vidal Nahoum, juif de nationalité grecque, né le à Salonique, fut arrêté à Cesson-Sévigné le et déporté du camp de Drancy vers le camp de concentration d'Auschwitz, décédé à une date inconnue[80] ; les circonstances des décès des autres victimes (J. C. Blanchard, G. Gaillard, L. Deschanel, L. Kérangal, H. Langlois, Y. Marion, P. Morel, J. Perrot et P. Philouze) ne sont pas précisées[71].

Une stèle commémore la mémoire de deux aviateurs américains (Richard Berry et Joseph Rettig) morts en combat aérien le premier le et le second le (il s'agit de 2 pilotes sur chasseur-bombardier P-38 Lightning, abattus par la flak lors d'une mission de reconnaissance sur Rennes)[81].

Une plaque commémorative fixée sur le fût de la Croix Houssin au lieu-dit « La Victoire » route de Fougères, rappelle les noms de cinq Cessonnais des environs de ce lieu morts pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale[82].

Pendant l'été 2025 une exposition a présenté 154 Cessonais qui ont été prisonniers de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale[83].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Deux soldats originaires de la commune (Paul Harang et Louis Simon) sont morts pour la France lors de la Guerre d'Algérie[71].

Le pont de Grippé, dit "Pont de la mort" (carte postale, Musée de Bretagne).

Le pont de Grippé (un pont permettant à l'ancienne Route nationale 12 (devenue la Roue nationale 157 à partir de 1952) de passer au-dessus des voies ferrées Paris-Rennes, mais avec deux virages à angle droit de part et d'autre du pont), surnommé "le pont de la mort", fut le théâtre de nombreux accidents, souvent graves. En 1939, à la suite de trois accidents gaves en 5 jours, le Conseil général d'Ille-et-Vilaine redit un avis favorable à la modification du tracé, mais la Seconde Guerre mondiale survint. Ce n'est que vers la fin de la décennie 1950 que le pont fut remplacé par un nouveau pont surmontant les rails en oblique et supprimant du coup les deux virages en angle droit1975[84].

Le remembrement, en cours en 1973 dans la partie encore rurale de la commune, a transformé l'ancien bocage traditionnel ; l'essor de l'urbanisation et l'aménagement des diverses voies expresses (RN 157, rocade sud de Rennes (RN 136) ont aussi contribué à faire disparaître une bonne partie du caractère rural de la commune[85].

Une piscine Tournesol fut inaugurée en 1975[86]. ; elle a été remplacée en 1992 par l'actuelle piscine de Cesson-Sévigné[87].

En 1998, comme en 1990, Cesson-Sévigné est, après Saint-Grégoire, la commune de Bretagne ayant le revenu fiscal par foyer le plus élevé[88].

Le XXIe siècle

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En 2020 la commune de Cesson-Sévigné a été celle où les prix médians des maisons (450 000 euros) ont été les plus élevés d'Ille-et-Vilaine, devançant Saint-Briac-sur-Mer (445 200 euros)[89].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Circonscriptions de rattachement

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Cesson-Sévigné appartient à l'arrondissement de Rennes et au canton de Betton depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, elle était le chef-lieu du canton de Cesson-Sévigné, créé en 1991 par modification du canton de Rennes-Est.

De 1790 à 1795, la commune est rattachée au district et au canton de Rennes[90].

En ce qui concerne l'élection des députés, Cesson-Sévigné fait partie de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Tristan Lahais[91] (G·s). Auparavant, elle a successivement appartenu au 2e collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Seconde Restauration), au 1er collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Monarchie de Juillet), à la circonscription de Rennes (Second Empire), à la 1re circonscription de Rennes (IIIe République), à la 1re circonscription (1958-1986) et à la 5e circonscription (1988-2012).

Intercommunalité

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La commune est membre de Rennes Métropole depuis sa création le . Cesson-Sévigné faisait alors partie des 27 communes fondatrices du District urbain de l'agglomération rennaise qui a pris sa dénomination actuelle le .

Cesson-Sévigné fait aussi partie du Pays de Rennes.

Institutions judiciaires

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Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[92].

Tendances politiques et résultats

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Élections municipales de 2020

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Le 15 mars 2020, le maire sortant Albert Plouhinec n'est pas candidat à sa réélection et c'est son adjoint Jean-Pierre Savignac, à la tête d'une liste divers centre intitulée « Ensemble, agissons pour Cesson-Sévigné », qui représente la majorité sortante. Il fait face à une liste d'union de la gauche classée divers gauche conduite par Claudine David. Jean-Pierre Savignac remporte le scrutin avec 3 453 voix sur 5 707 suffrages exprimés soit un taux de participation de 45,24 %. S'il est légèrement supérieur au taux départemental (45,06 %) et national (44,66 %), le niveau de participation est en très forte baisse par rapport à 2014 (22,3 points de moins).

Résultats des élections municipales du 15 mars 2020 à Cesson-Sévigné
Inscrits : 12 920 — Votants : 5 845 (45,24 %) — Blancs : 64 — Nuls : 74 — Exprimés : 5 707
Liste Tête de liste Étiquette Voix % Sièges
Ensemble, agissons pour Cesson-Sévigné Jean-Pierre Savignac DVC 3 453 60,50 27
Agissons pour une ville écologique et solidaire Claudine David DVG 2 254 39,49 6
Total 5 707 100,00 33

À cause de la pandémie de Covid-19, les conseils municipaux d'installation (dans les communes pourvues au premier tour) n'ont pu avoir lieu dans les délais habituels. Un décret publié au Journal officiel du 15 mai 2020 en a ainsi fixé la tenue entre les 23 et 28 mai[93]. À Cesson-Sévigné, il a eu lieu le .

Élections municipales de 2026

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Le 15 mars 2026, les élections municipales se concluent en un seul tour. La liste citoyenne, « Cesson-Sévigné, solidaire et écologique »[94], conduite par Yann Cougard, sans attache partisane, est opposée à la liste « Cesson-Sévigné, l'Avenir avec vous ! »[95] conduite par Jean-Pierre Savignac, le maire sortant (affilié au parti Horizons)[96],[97],[98]. C'est finalement la liste conduite par le maire sortant Jean-Pierre Savignac qui l'emporte avec 5 787 voix sur 8 648 suffrages exprimés. La liste "Cesson-Sévigné, solidaire et écologique" reçoit 2 861 voix sur 8 648 suffrages exprimés. La participation s'établit à 62,81 %, sensiblement supérieure à la moyenne nationale du scrutin (environ 56 %)[99] et en nette hausse par rapport au scrutin local de 2020 (45,24 %)[100].

Résultats des élections municipales du 15 mars 2026 à Cesson-Sévigné[101]
Inscrits : 14 056 — Votants : 8 829 (62,81 %) — Blancs : 117 — Nuls : 64 — Exprimés : 8 648
Liste Tête de liste Étiquette Voix % Sièges
Cesson-Sévigné, l'Avenir avec vous ! Jean-Pierre Savignac DVC[102] 5 787 66,92 28
Cesson-Sévigné, solidaire et écologique Yann Cougard DVG[103] 2 861 33,08 5
Total 8 648 100,00 33

Jean-Pierre Savignac est réélu maire lors du conseil municipal d'installation du 21 mars 2026[104].

Autres élections

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Liste des maires

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Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1945 mars 1965 Albert Bénard DVD Commerçant et négociant
mars 1965 mars 1971 Germain Le Gonidec SE Ancien chef de bureau à la préfecture d'Ille-et-Vilaine
mars 1971 octobre 2000 Roger Belliard DVD Directeur de société
Conseiller général de Rennes-VI (1973 → 1985)
Conseiller général de Rennes-Est (1985 → 1992)
Conseiller général de Cesson-Sévigné (1992 → 1998)
Vice-président du conseil général (1973 → 1997)
Démissionnaire
octobre 2000 mars 2008 Joseph Roze DVD Médecin à la MSA retraité
mars 2008 avril 2014 Michel Bihan PS Journaliste retraité, ancien chef de rédaction
avril 2014[105] mai 2020 Albert Plouhinec UMP
puis LR
Cadre retraité de l'industrie aéronautique
Ancien officier de transmission de l'Armée de terre
Conseiller délégué de Rennes Métropole (2014 → 2020)
mai 2020[106] en cours
(au 28 mars 2026)
Jean-Pierre Savignac DVC
puis HOR
Chef d'entreprise
Conseiller métropolitain et président de la commission des finances
de Rennes Métropole (2020 → )
Réélu pour le mandat 2026-2032[104]

Jumelages

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Carte
Villes jumelles avec Cesson-SévignéVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelles avec Cesson-SévignéVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Carrick-on-ShannonIrlandedepuis
Dan-KassariNigerdepuis
WaltropAllemagnedepuis
Waltrop est à 954 km de la mairie.

Population et société

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[107],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 18 761 habitants[Note 9], en évolution de +7,05 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1732 1192 2152 3502 3662 2062 2832 4002 480
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5262 6322 5612 4182 4412 4312 4642 3062 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1762 0172 0501 8341 8421 9022 1172 7912 934
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 4673 6586 42410 45112 70814 34415 62715 41317 371
2021 2023 - - - - - - -
17 71618 761-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[108] puis Insee à partir de 2006[109].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Le lycée Sévigné a été construit en 1992 par la région Bretagne[110].

La ville de Cesson-Sévigné accueille plusieurs établissements d'enseignement supérieur : CentraleSupélec (ex-Supélec), l'École des transmissions (ETRS, ex-ESAT), IMT Atlantique (ex-Télécom Bretagne), Ecofac Business School, Ister Santé & Social ou encore l'école de commerce ESCCOT.

Sylvain Hochet, à gauche, contre Montpellier en 2012.

Au cœur même de la ville, on trouve le stade d'eaux vives ; il s'étend au cœur de Cesson-Sévigné, avenue des Préales ; inauguré en 1998, il accueille de nombreuses compétitions régionales et internationales de canoë-kayak ainsi que des entraînements de l'équipe de France. La ville possède également un "Pôle France", lieu d'entraînement officiel de l'équipe nationale, et une piscine municipale.

Le Cesson-Rennes MHB est le premier club de handball masculin de Bretagne avec son équipe en StarLigue (1re division) de 2009 à 2019 et de nouveau depuis 2020.

Le club de football OC Cesson a évolué au niveau National 3 durant la saison 2022-2023 .

Son cercle celtique, les Perrières, fait également partie des meilleurs groupes de Bretagne, étant classé dans la plus haute division de la confédération War'l leur (1re catégorie)[111].

Cesson-Sévigné a également été désignée « Ville la plus sportive de France » dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants en 2011[8].

Économie

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la tour TDF sur la technopole Atalante.

La vitalité de la commune vient de sa zone d'activité qui regroupe une partie de la technopole de Rennes Atalante, spécialisée dans la haute technologie des télécommunications, à l'origine notamment du Minitel. C'est un bassin d'emploi attractif et en plein développement dans l'agglomération rennaise.

Cesson-Sévigné accueille quelques importants centres de recherche de grandes entreprises telles Orange, Vantiva, Canon, OVH, etc., autour desquels se greffent une multitude de starts up et de sociétés de services en ingénierie informatique.

Le quartier militaire Leschi est implanté à Cesson-Sévigné, abritant notamment le Commandement de l'appui terrestre numérique et cyber et l'École des transmissions, du numérique et du cyber.

Lieux et monuments

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Patrimoine bâti

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Châteaux et manoirs

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  • Le manoir du Haut Sévigné (le manoir actuel date du XVIIIe siècle et a été agrandi au premier quart du XIXe siècle ; le colombier de l'ancien château disparu a été conservé[113].
  • Le manoir de Bourgchevreuil [Bourg-Chevreuil], au centre de la commune ; son parc est un site classé en partie[114].
  • Le manoir de la Chalotais (actuelle mairie) : il date de la 2e moitié du Modèle:S-XVI, mais a subi des transformations importantes depuis ; sa façade arrière possède une galerie de bois à arcades[115], son parc est un site classé[114].
  • Le manoir de Bouriande (fin XVe siècle ou début XVIe siècle)[116].
  • Le manoir de Grippé (construit au milieu du XVIIIe siècle pour la famille Foucqué de la Motte. Il aurait servi de résidence d'été aux archevêques de Rennes. Transformé en logements sociaux. Sa chapelle a été détruite[117].
  • Le manoir de Champagné (il remonte en partie au XVIe siècle), devant le lycée, a conservé sa porte médiévale et son plan d'origine (chapelle disparue)[118].
  • Le manoir de la Ménouriais (probablement datant du XVIe siècle)[119].
  • Le manoir de l'Evenière
  • Le manoir du Vault Martin[120].
  • Le manoir du Verger (il date de 1623).
  • Le manoir de la Gaudaie
  • Le "château" (XIXe siècle), manoir, maison et grange de la Fresnerie (XVIe siècle), en plein centre historique, conserve une tour d'escalier à l'arrière avec des fenêtres à grille.
  • Le "château" de la Monniais (mentionné en 1548 et appartenant alors à la famille Pocé)[121].
  • Le "château" de Bray [Brais] (il datait des XVIe siècle et XVIIe siècle, détruit)[122].
  • Le "château" du Taillis : il est devenu une maison de retraite pour personnes âgées (EHPAD) à la fin du XXe siècle.
  • Le "château" de la Vallée

Édifices religieux

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  • Église Saint-Martin, construite en 1902 par Arthur Regnault. Elle remplace l'ancienne église qui était située un peu plus au sud, à l'entrée des Vieux-Ponts ; la Place de l'église est alors aménagée[123] ; l'église est de style néogothique[124] ; elle possède un mobilier religieux d'intérêt patrimonial ; l'église a été restaurée vers 1990[125].
  • Presbytère : l'actuel date des environs de 1900 et a remplacé un presbytère qui datait de 1643[126] et à sa gauche ancienne maison dite de la Pie qui Boit.
  • Des croix et calvaires :
    • Croix du cimetière (elle date probablement du XVIe siècle et a été déplacée depuis l'ancien cimetière)[127].
    • Calvaire de la Rue des Vieux Ponts (édifié lors d'un mission paroissiale en 1860)[128].
    • Des croix de chemin : par exemple celle de la Moinerie (elle date en partie du XVIe siècle)[129], celle de la Victoire (elle date de 1862 et porte les noms de 5 Cessonnais morts pendant la Seconde Guerre mondiale)[130]
  • Le cours de la Vilaine, anciennement nommée Grande Rue, rue Principale ou rue de la Mairie, constitue l'artère principale du vieux Cesson. Il est bordé d'un ensemble de maisons simples ou à boutique, en pierre, dans un alignement (côté Rennes) et une perspective ou étranglement (côté église) assez remarquables. Autrefois sujet à la raillerie en ces termes « Cesson-les-Bains de pieds » à cause du courant se transportant dans la rue lors des inondations[réf. nécessaire].
  • Ancienne mairie et école (bel exemple architectural du XXe), cours de la Vilaine.
  • Maison du 13 cours de la Vilaine avec porte et vitrine de commerce (XIXe siècle) et gerbière à poulie (inventaire du conseil régional de Bretagne).
  • Le moulin de Sévigné, appelé autrefois moulin de Pont-Briant (datant initialement du XVe siècle mais transformé en minoterie au début du XXe siècle ; il a fermé en 1994)[131].
  • 122 maisons et fermes ont été recensées comme présentant un intérêt patrimonial : l'architecture en terre (bauge) est la plus répandue, même si les maisons construites en schiste (provenant de la carrière de Brays) sont assez nombreuses[132].
L'entrée de l'espace Ferrié.

Parcs et sites naturels

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Campagne cessonnaise.
  • Le site naturel de la Vilaine et des vieux ponts. Face au calvaire, un quatrième pont, de moindre envergure, est occulté par un remblai depuis quelques années.
  • Le site et parc de la Monniais avec sa maison bourgeoise de style anglais surnommé « le château » et plus loin, le long de la route, l'ancien manoir. Ce site a servi de carrière de pierre.
  • Les étangs de Dézerseul, site naturel créé par la commune en 1973, pour la détente et les loisirs, composé de 40 hectares en bordure de Vilaine pour « redonner à Cesson son caractère de rendez-vous champêtre d'avant-guerre ».
  • Le port de Cesson, en sortant du cours de la Vilaine, à l'intersection avec la rue de Rennes, il est en face. Son apogée semble se situer au début du XVIIIe siècle, avec le transport de la pierre extraite de Cesson, pour la reconstruction de Rennes. Désaffecté depuis longtemps et oublié de la population, il n'en conserve pas moins de belles bâtisses.
  • De la Fresnerie (rue et parc) à la Vilaine, en passant par le cours de la Vilaine, on peut découvrir, à la tombée de la nuit, le vol des chauves-souris. Plusieurs espèces y sont concentrées, comme le murin de Daubenton, les pipistrelles communes et de Kuhl. Toutes ces espèces, ainsi que leurs lieux de vie, sont protégés aux niveaux français et européen. Elles nichent dans les murs de pierres et sous les toits des vieilles maisons, chassent autour des arbres et sur la Vilaine.

Environnement et développement durable

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Espaces verts et distinctions

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Cesson-Sévigné dispose de 226 hectares d'espaces verts, 60 km de sentiers, près de 33 000 arbres et 11 km de berges aménagées le long de la Vilaine[133]. La ville adopte une gestion différenciée des espaces verts incluant des prairies fleuries, des jardins thématiques, des zones de régénération écologique et de l'éco-pâturage[134].

La commune est labellisée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris depuis 2007. En 2025, elle obtient la prestigieuse Fleur d'Or, la plus haute distinction du label national, décernée à seulement neuf communes en France cette année-là[135]. Cette reconnaissance couronne l'engagement de la commune pour un cadre de vie durable et la préservation des ressources naturelles[133].

Transition énergétique

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Dans le cadre de sa politique de transition énergétique, la commune développe une centrale solaire photovoltaïque de 6,3 hectares au Bois de la Justice, sur un ancien délaissé ferroviaire constitué de remblais issus de la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire[136]. D'une puissance de 8,28 MWc, cette installation composée de près de 13 000 capteurs solaires photovoltaïques permet de produire 9,1 GWh d'électricité par an, soit l'équivalent de la consommation de plus de 4 250 habitants, et d'éviter l'émission de 2 200 tonnes de CO2 annuellement[137].

Le projet intègre des mesures environnementales comme la plantation de haies favorisant la biodiversité, entretenues par un établissement et service d'aide par le travail local, et la mise en place d'éco-pâturage avec un éleveur ovin pour l'entretien naturel des espaces[138].

« L'appel à la prise de la Bastille par Camille Desmoulins », Jean Boucher, 1909.

Personnalités liées à la commune

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  • Jean Boucher, né à Cesson-Sévigné au lieu-dit la Vallée, a partagé sa vie entre Paris et Hédé. Son œuvre est visible sur l'ensemble du territoire national. La principale dominante de la collection conservée à Cesson-Sévigné concerne ses collections iconographiques qui représentent plusieurs centaines de pièces de documents, de dessins, de cartes postales, correspondances, photographies qui témoignent de Jean Boucher et de son œuvre. Ce fonds fait désormais l'objet d'une vaste campagne de numérisation et est accessible à tous à distance via internet.
  • Jean-Baptiste de Gennes, comte d'Oyac (ou de Gennes), est seigneur de Bourg-Chevreuil dont la seigneurie avec le manoir de Bourgchevreuil a été acheté par son grand-père.
  • l'historien des religions et académicien (des Inscriptions et belles-lettres), le professeur Jean Delumeau (1923-2020), qu'on a pu voir jadis se hâter vers la messe catholique du samedi soir en l'église de Cesson. Jean Delumeau est inhumé dans le cimetière de la commune.
  • Françoise Beaucournu-Saguez, entomologiste française, y est morte en 2000.
  • Barthélémy Pocquet, historien spécialiste de la Bretagne y meurt en sa maison de la Monnias en 1926.
  • Titouan Castryck, vice-champion olympique de canoë-kayak en 2024 est licencié dans le club de la ville.
  • Faustine Noël, vice-championne paralympique
  • Camille Prigent, kayakiste

Héraldique

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Blason Blasonnement :
De gueules au chevron d'argent, accompagné de trois billettes de même[139].

Culture

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Cesson-Sévigné est un centre de culture. Elle possède notamment un centre culturel et un cinéma.

Concernant la culture bretonne, la ville est le siège du Bagad de Cesson-Sévigné ainsi que du cercle celtique des Perrières.

Vie sportive

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Labellisée « Terre de Jeux 2024 »[140], Cesson-Sévigné devient centre de préparation aux Jeux olympiques d'été de 2024 avec la rénovation de son stade d'eaux vives pour un montant de 4,5 millions d'euros[141]. Le nouveau bassin, long de 112 mètres et conforme aux normes internationales, accueille des délégations étrangères de canoë-kayak en préparation des Jeux de Paris[141].

En 2025, cette politique sportive est récompensée par l'obtention du label « Ville Européenne du Sport 2026 », décerné par l'Association des Capitales et Villes Européennes du Sport (ACES Europe)[142],[143]. Cette distinction européenne récompense l'engagement de la commune en faveur du développement du sport pour tous, l'excellence de ses infrastructures sportives et le dynamisme de son tissu associatif[142]. Le jury européen a notamment salué la diversité des initiatives menées sur le territoire et l'accueil d'événements sportifs internationaux tels que les Internationaux de Badminton Yonex en 2023 et les UN Games de l'ONU en 2025[142].

Notes et références

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  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Rennes, il y a une ville-centre et 15 communes de banlieue.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Personnes en åge de communier.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. Cette forme est officiellement utilisée par la municipalité : panneaux d'entrée d'agglomération, site internet…
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Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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