Chantrans
Chantrans est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
| Chantrans | |||||
La maison ancienne, monument historique. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Besançon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Loue-Lison | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Pierson 2026-2032 |
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| Code postal | 25330 | ||||
| Code commune | 25120 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Chantranais, Chantranaises | ||||
| Population municipale |
381 hab. (2023 |
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| Densité | 27 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 02′ 39″ nord, 6° 09′ 02″ est | ||||
| Altitude | Min. 430 m Max. 693 m |
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| Superficie | 14,31 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Ornans | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie
modifierLocalisation
modifierLes communes limitrophes sont Amathay-Vésigneux, Châteauvieux-les-Fossés, Montgesoye, Ornans, Reugney et Silley-Amancey.
Géologie et relief
modifierLa superficie de la commune est de 14,31 km2 ; son altitude varie de 430 à 693 m[1].
Hydrographie
modifierLe territoire de la commune est situé dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse[2].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[5] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 424 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Éternoz à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,2 %), zones agricoles hétérogènes (23,7 %), terres arables (13,7 %), prairies (4,6 %), zones urbanisées (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Chantrans en 1253 ; Chantrens en 1294 ; Chantrans depuis la fin du XIVe siècle[17].
Histoire
modifier- Eleonor Régis Jean Joseph Stanislas Courbet : né le à Flagey et mort au même lieu le , il est le père du peintre Gustave Courbet. Sa dépouille mortuaire repose dans l'avant porche de l'église.
Politique et administration
modifierDécoupage territorial
modifierLa commune de Chantrans est membre de la communauté de communes Loue-Lison[18], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Ornans. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[19].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Besançon, au département du Doubs, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[18].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Ornans pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[18], et de la deuxième circonscription du Doubs pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[20].
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Chantrans, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[21]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[22].
Une seule liste, menée par Philippe Pierson, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 54,65 %[23],[24]. Philippe Pierson est élu maire le [25],[Note 4].
Liste des maires
modifierÉquipements et services publics
modifierEnseignement
modifierLa commune est située dans l'académie de Besançon et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone A.
Elle administre une école primaire[28].
Population et société
modifierDémographie
modifierLes haitants sont nommés les Chantranais et les habitantes les Chantranaises[29].
Évolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2023, la commune comptait 381 habitants[Note 5], en évolution de −5,93 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- La commune comporte plusieurs bâtiments recensés dans la base Mérimée :
- L'ancienne maison[33] du XVIe siècle dite « La Tour » ou « Le Château »
Inscrit MH (1996). Elle combine une exploitation agricole et un logis plus noble. - L'église de l'Assomption[34] : construite au XVIe siècle, la nef fut rebâtie en 1723[35]. Son clocher a été remis à neuf en 1986. L'édifice est situé dans l'archidiocèse de Besançon, au sein de l'unité pastorale du plateau d'Amancey. Le curé est Benoît Decreuse.
- L'ensemble remarquable de fontaines-lavoirs sur un espace entièrement pavé[36].
- La fontaine-lavoir rue de l'église[37].
- Plusieurs fermes du XVIIIe siècle.
- L'école[38], presbytère[39].
- L'ancienne maison[33] du XVIe siècle dite « La Tour » ou « Le Château »
- L'église de l'Assomption.
- La place des fontaines.
- Le lavoir-abreuvoir rue de l'église.
- Les ruines du moulin de Bonnecreau avec sa belle cascade.
- La cascade du moulin de Bonnecreau.
- Une entrée du village.
- La fromagerie.
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifier| Blason | De gueules à trois chevrons d'argent[40]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) « Chantrans sur le site de la Communauté de communes du Pays d'Ornans », sur pays-ornans.com (consulté le )
- « Chantrans sur le site de l'Institut géographique national », sur ign.fr via Wikiwix (consulté le )
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Doubs en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Chantrans et Éternoz », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE, .
- 1 2 3 « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Chantrans », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « communauté de communes Loue-Lison - fiche descriptive au », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
- ↑ « Découpage électoral du Doubs (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Chantrans », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Chantrans », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Établissement scolaire de la commune », sur le site du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse (consulté le ).
- ↑ « Doubs (25) », sur habitants.fr (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Maison », notice no PA25000002, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Église paroissiale de l'Assomption », notice no IA00014463, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « ÉGLISE PAROISSIALE DE L'ASSOMPTION », sur patrimoine.bourgognefranchecomte.fr (consulté le ).
- ↑ « Fontaines, lavoirs », notice no IA00014473, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Fontaine, lavoir », notice no IA00014472, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « École », notice no IA00014470, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Presbytère », notice no IA00014471, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Armorial de France, p. 15073

