Cherves-Châtelars

commune française du département de la Charente

Cherves-Châtelars est une commune française située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Cherves-Châtelars
Cherves-Châtelars
La mairie.
Blason de Cherves-Châtelars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité CC de Charente Limousine
Maire
Mandat
Michel Bouyat
2026-2032
Code postal 16310
Code commune 16096
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2023 en évolution de +0,24 % par rapport à 2017)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 41″ nord, 0° 32′ 52″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 313 m
Superficie 30,68 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Charente-Bonnieure
Législatives 3e circonscription de la Charente
Localisation
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Cherves-Châtelars
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Cherves-Châtelars

Géographie

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Localisation et accès

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Vue de Cherves-Châtelars.

Cherves-Châtelars est une commune de la Charente limousine située à km à l'est de Chasseneuil-sur-Bonnieure et km au nord de Montembœuf.

Elle est aussi à 17 km au nord-est de La Rochefoucauld, 39 km d'Angoulême, 28 km de Confolens.

Cherves-Châtelars est une commune assez importante en surface, plus de 30 km2, et elle fait partie du canton de Montembœuf.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Lésignac-Durand, Le Lindois, Montembœuf, Mouzon, Suaux, Terres-de-Haute-Charente et Vitrac-Saint-Vincent.

Géologie et relief

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Géologiquement, la commune a sa moitié orientale dans le Massif central et sa moitié occidentale dans le Bassin aquitain. En effet, au sud-est d'une ligne chez Verret, le bourg de Cherves et Montauvet, le terrain est occupé par du gneiss, roche métamorphique, et la moitié ouest par un plateau calcaire datant du jurassique inférieur, roche sédimentaire, recouvert par un dépôt tertiaire d'argile rouge à silex d'origine détritique. La roche apparaît surtout dans les flancs des vallées, comme le calcaire près du Gazon ou à la grotte des Fées près de la Bonnieure, et la roche métamorphique dans le bourg[1],[2],[3]. L'argile a été exploitée pour faire des tuiles à Étamenat ou à la Tuilière.

Cette différence de roche se note dans la nature du paysage, légèrement plus vallonné à l'est, et tabulaire à l'ouest.

La commune est coupée par de petites vallées assez profondes, formées par des ruisseaux descendant du sud-est, du massif de l'Arbre, premier mont du Massif central, et se dirigeant vers la Bonnieure au nord. Le bourg de Cherves se situe sur le flanc ouest d'une de ces vallées.

L'amplitude des altitudes de la commune est donc assez importante : 125 m pour le point le plus bas situé au nord-ouest près de la Bonnieure, et 313 m au sud-est près de la crête du massif en limite avec Mouzon. Le bourg est à environ 200 m d'altitude et le plateau à l'ouest de la commune à une altitude de 230 m. Ce plateau est légèrement incliné vers l'ouest.

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Cherves-Châtelars.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[4]. Elle est drainée par la Bonnieure, la Croutelle, le ruisseau de lassagne, le ruisseau de chez Guinot, le ruisseau de la Michelie, le ruisseau des Pennes, le ruisseau du Caillou et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 37 km de longueur totale[5],[Carte 1].

La commune est limitée au nord par la Bonnieure, affluent de la Charente, qui coule vers l'ouest et qui prend sa source à quelques kilomètres près de Roumazières. D'une longueur totale de 46,8 km, ce cours d'eau prend sa source dans la commune de Terres-de-Haute-Charente et se jette dans la Charente à Mouton, après avoir traversé 15 communes[6].

La commune est traversée par des affluents de cette rivière, comme la Croutelle qui passe au pied de Cherves, ruisseau qui prend sa source au sud-est dans la commune voisine de Montembœuf. Le Caillou se jette dans la Croutelle sur sa rive droite, ainsi que le ruisseau de la Michelie plus au sud qui fait la limite de commune avec Montembœuf.

Au nord-est de la commune on trouve les ruisseaux de Montauvet et de chez Guinot qui se rejoignent pour donner le ruisseau de Lassagne qui se jette dans la Bonnieure dans la commune de Mazières.

À l'ouest sur le plateau d'Étamenat on ne trouve que quelques ruisseaux temporaires. Une perte est à signaler à l'est des Jaulières.

La nature argileuse du terrain permet aussi quelques retenues d'eau, la plus importante étant celle du Gazon entre Cherves et le Châtelars sur la Croutelle.

Gestion des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[7]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [8].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[12]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 075 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montembœuf à km à vol d'oiseau[15], est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 972,4 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages

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La commune est boisée environ à 40 %, surtout près du Châtelars.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Cherves-Châtelars est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,4 %), prairies (35 %), forêts (23,9 %), zones urbanisées (1,9 %), terres arables (1,6 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

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La commune comporte de nombreux hameaux.

  • Le Châtelars est situé à km au nord-ouest de Cherves. C'était une ancienne paroisse, avec prieuré et château.
  • Étamenat, situé au sud-ouest, avait une tuilerie.
  • Chez Limousin est situé près du bourg au sud-est.
  • les Mazouillères est au sud-est non loin de Montembœuf
  • Chevalerie est à l'est en direction de Mouzon, de même que le Breuil
  • etc.

Habitat et logement

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En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 291, alors qu'il était de 289 en 2013 et de 288 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 68 % étaient des résidences principales, 16,2 % des résidences secondaires et 15,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Cherves-Châtelars en 2018 en comparaison avec celle de la Charente et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (16,2 %) supérieure à celle du département (6,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 86,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,9 % en 2013), contre 66,8 % pour la Charente et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Le logement à Cherves-Châtelars en 2018.
Typologie Cherves-Châtelars[I 2] Charente[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 68 83 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 16,2 6,4 9,7
Logements vacants (en %) 15,8 10,6 8,2

Voies de communication et transports

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À l'écart des grands axes routiers, elle est principalement desservie par la RD 16, route de Montmoreau à Confolens par Montbron et La Péruse qui passe au bourg. La RD 27, route de Montembœuf à Chasseneuil passe en limite sud de la commune.

Des départementales moins importantes traversent la commune et passent au bourg : la RD 94 qui va de Massignac à Suaux et la RD 178 qui va de Cherves à Chasseneuil.

Des routes communales relient aussi Cherves aux villages alentour.

Risques naturels et technologiques

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Le territoire de la commune de Cherves-Châtelars est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Risques naturels

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Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cherves-Châtelars.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 49 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 298 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 107 sont en aléa moyen ou fort, soit 36 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[23].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Cherves-Châtelars est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[28].

Toponymie

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Les formes anciennes du nom de Cherves sont Cherviis, Cervis (non daté)[29], et de celui du Châtelars sont Castellari, Castellaro, Chastellari vers 1300[30].

L'origine du nom de Cherves remonterait indirectement du latin cannabis signifiant chanvre, ou d'un nom de personne gallo-roman Carvius[31],[Note 2].

Castellar signifie « le grand château », « la forteresse » en ancien roman ou occitan[32].

Langues

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La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et de dialecte limousin[33]. Elle s’écrit Cherves-Chastelar en occitan[34].

Histoire

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Antiquité

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La voie romaine d'Agrippa, de Saintes à Lyon par Saint-Cybardeaux et Limoges, traversait la commune du sud-ouest au nord-est entre Cherves et le Châtelars par les Jaulières[35].

Moyen Âge

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Au début du XIIe siècle, le territoire environnant Le Châtelars appartenait aux seigneurs de La Rochefoucauld[36].

L'église Notre-Dame et Saint-Pierre de Cherves ainsi que l'église de l'ancienne paroisse du Châtelars étaient autrefois le siège de prieurés[37],[38] rattachés à l'ordre de Cluny[39].

Sous l'Ancien Régime, les paroisses de Cherves et de Châtelars faisait partie avec celles de Mazerolles, Rouzède et Suaux de la baronnie de Manteresse, qui a appartenu à Étienne Chérade, comte de Montbron et de Marthon[40].

Temps modernes

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La famille de Mascureau est seigneur des terres du Petit Moulin aux XVIIe et XVIIIe siècles[41].

Époque contemporaine

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En 1845, la commune de Cherves a absorbé la commune de Châtelars[42] aussi appelée Châtelars-la-Rivière[43] et devient Cherves-du-Châtelard, avant de s'appeler Cherves-Châtelars[42].

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par une petite minoterie, au Petit Moulin[38]. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, une scierie importante occupe le haut du bourg.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes, le Petit Mairat, allant d'Angoulême à Roumazières, et qui passait par Montbron et Montembœuf[38].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Confolens du département de la Charente.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Montembœuf[42]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Intercommunalité

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Cherves-Châtelars était membre de la communauté de communes de Haute-Charente, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes de Charente Limousine, dont est désormais membre la commune.

Administration municipale

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Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Cherves-Châtelars, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[44]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[45].

Une seule liste, menée par Michel Bouyat, maire sortant élu en 2022[46], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 60,54 %[47],[48]. Michel Bouyat est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[49],[Note 4].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 août 2022[50] Gérard Morand SE Agriculteur
Mort en fonction
septembre 2022[51] en cours Michel Bouyat   Agriculteur
Réélu en 2026[49]

Jumelages

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La place Wittring

Équipements et services publics

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Enseignement

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L'école

L'école était un RPI entre Cherves-Châtelars, Lésignac-Durand et Massignac[52]. Elle est aujourd'hui fermée , trop peu d'élèves en ayant la nécessité.

Autres services

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Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[54].

En 2023, la commune comptait 414 habitants[Note 5], en évolution de +0,24 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 1731 0071 0051 2971 2781 5951 6891 6711 596
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5051 4851 3621 3951 4621 4171 4211 3401 304
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3051 3081 0581 031946915869706731
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
656608592520443434431412416
2023 - - - - - - - -
414--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cherves a absorbé Châtelars en 1845[42].

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 36,3 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 215 hommes pour 201 femmes, soit un taux de 51,68 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[56]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ou +
3,0 
9,3 
75-89 ans
11,9 
21,9 
60-74 ans
25,4 
27,0 
45-59 ans
19,9 
14,9 
30-44 ans
14,9 
10,2 
15-29 ans
11,9 
15,3 
0-14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[57]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,8 
9,5 
75-89 ans
12,2 
20,7 
60-74 ans
21,6 
20,4 
45-59 ans
20 
16,8 
30-44 ans
16 
15,8 
15-29 ans
13,4 
15,7 
0-14 ans
14 

Sports et loisirs

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Sports et activités

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  • Tennis, foot, cyclisme, marche à pied, fitness

Économie

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  • Scierie Joslet
  • Auberge de la Croutelle
  • Boulangerie Beaufort
  • Boucherie La découpe Charentaise
  • Pépinière potagère Limniades Pépinière
  • Maraîchage Gaëtan le paysan
  • Services divers (jardinage bricolage travaux ménagers...) Gaillerdat
  • Maçonnerie Vigier
  • Création de Macramé Paup's création
  • Travaux de bâtiment (plomberie, électricité...) Brenet Service
  • Artisan du bâtiment Adrian Robins

Culture locale et patrimoine

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Église paroissiale Notre-Dame et Saint-Pierre de Cherves

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La façade est du XIIe siècle. Classée monument historique en 1930[58].

Prieuré Sainte-Marie-Madeleine

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Prieuré Sainte-Marie-Madeleine, au Châtelars

Ruines d'un prieuré conventuel clunisien fondé au XIe siècle qui dépendait de l'abbaye de Cluny[59]. Les chapiteaux du transept sont classés MH en 1923[37]. La nef est très ancienne et date au moins des premières années du XIe siècle selon l'Abbé Arbellot[60]. L'Abbé François Jacques, curé de Cherves-Châtelars de 1907 à 1912, relate : « La vie conventuelle avait dû commencer dans le prieuré du Châtelars dès sa fondation; elle y dura jusqu'au passage des protestants qui détruisirent ce prieuré et en massacrèrement probablement les religieux vers 1569 (...) C'est durant la période antérieure au passage des protestants, période de prospérité pour ce prieuré, que fut bâtie la belle église dont il ne subsiste plus que des ruines. (...) Vinrent les guerres de religion, les protestants installés à La Rochefoucauld et à Chasseneuil, étendirent leurs déprédations dans le pays. A Châtelars-La-Rivière, ils ruinèrent l'église et détruisirent en grande partie les bâtiments du prieuré (1569). De l'église, ils abattirent le magnifique choeur à l'usage des religieux, le transept, les latéraux, la tour, et de la nef ils effondrèrent la voûte et ne laissèrent subsister que des pans de murailles[61]. » Le Prieuré Sainte-Marie-Madeleine est aujourd'hui la propriété de la famille Benoit et l'accès au lieu est donc soumis à autorisation. Une association loi de 1901 "Les amis du Prieuré Sainte-Marie-Madeleine" a été créée en septembre 2024 pour la sauvegarde et la restauration du lieu ainsi que pour l'organisation de visites et de manifestations culturelles et artistiques.

Le Logis de Châtelars

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Logis de Châtelars, Août 2025

En dessous de l'ancien prieuré, se trouve le logis de Châtelars datant probablement du XVIe siècle. Plusieurs fois remanié, il consiste en un corps de logis encadré de deux tours rondes coiffées en poivrière, avec des fenêtres à meneaux. Les premiers propriétaires semblent avoir été François Courandin, écuyer et sieur de Châtelars et son épouse Marie Delisle. Les héritiers Courandin furent obligés de vendre et Alexis-Robert Marsault dit l'abbé de la Cailletière en fit l'acquisition en 1715. Il y décéda en 1747. Plusieurs héritiers se partagent dès lors la succession. Philippe Bastier du Temple, avocat, en devient propriétaire en 1764. Ce dernier décède en 1788. Le 14 novembre 1791, Elizabeth de Verdillac, alors veuve de Bastier du Temple, apporte par mariage ce domaine à la famille Roux de Reilhac en épousant Jacques Roux de Reilhac (né le 1er novembre 1760 dans la paroisse de Reilhac en Périgord) lequel vint habiter le logis de Châtelars et demanda son inscription parmi les citoyens actifs de Châtelars-La-Rivière le 8 août 1792. Elisabeth de Verdillac mourut et après plusieurs années de veuvage, Jacques Roux de Reilhac épousa vers 1810, Marie-Alexandrine de Maret, dont descendent les propriétaires actuels[62],[59],[63]. Ce logis contenait une forge au XVIIIe siècle, qui fut emportée par une inondation vers 1804. Elle fut partiellement reconstruite. En 1835, le propriétaire de l'usine, Mr Roux de Reilhac, demande d'ajouter un feu à fer mou à sa forge qui n'a qu'un feu à fer dur. Il ne reste actuellement que le barrage de l'ancien étang et le château[64].

Le Logis du Gazon

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Vue aérienne du Logis du Gazon

Dominant la vallée de la Croutelle et l'étang du Gazon, le logis du Gazon date du XVe siècle et appartenait initialement aux Chièvres[65]. Pierre de Chièvres, sieur de la Vallade et du Gazon épouse le 24 avril 1609, Marie de la Fontaine. Leur fils Jean de Chièvres, sieur du Gazon, eut une unique fille, Paulette de Chièvres qui se maria à Pierre de Rougnat en 1571, auquel elle apporta le domaine du Gazon. Le logis resta la propriété des Rougnat jusqu'en 1640, puis passa aux Du Chaussé et aux Villoutreix, dont les enfants sont qualifiés de "sieurs du Gazon" à partir de 1646. Vers 1658, Jeanne de Villoutreix ayant épousé François Grinon de Lestrade, une branche de cette famille vint habiter au Gazon. Un de leurs descendants François de Lestrade, capitaine au régiment de Beaujolais, chevalier de Saint-Louis et pensionné du roi, revint au Gazon où il résida jusqu'en 1740, date à laquelle cet officier célibataire vendit le domaine du Gazon à Alexis-Robert Marsault dit l'abbé de la Cailletière et se retira à Mazières pour y décéder le 1er mai 1771. L'abbé de la Cailletière décède au logis de Châtelars en 1747 et ses héritiers vendent le Gazon à Pierre Veyret, sieur de Lascaud, et à Jacquette Thevet de Combedieu son épouse, qui entrent en jouissance de ce domaine à la Toussaint 1754. Parmi leurs nombreux enfants, Jeanne Veyret épousa le 6 mai 1776 à Cherves, Denis Gros Delâge, seigneur de Montemboeuf et de Chapellas : leur contrat de mariage fut acté au logis du Gazon le 30 avril 1776. Une autre fille, Anne Veyret avait épousé l'année précédente Simon-Pierre de Villemandy de la Mesnière. Vers 1780 ce couple vint se fixer au Gazon où naquirent plusieurs enfants. Simon-Pierre de Villemandy acquit le 11 septembre 1787 le domaine du Breuil de Vitrac d'Henri de Garoste sieur de Russas et de Jeanne Veyret, son épouse. Le 5 octobre 1788, Simon-Pierre de Villemandy fut élu, à l'unanimité des voix, fabricien de l'église de Cherves, puis ultérieurement maire de Cherves. Il décéda le 4 août 1821. Ses descendants habitaient encore le Gazon en 1913[62]. Le domaine du Gazon a servi de lieu d'accueil pour les colonies de vacances PTT des années 70 à 90[66]. L'étang du Gazon est aujourd'hui asséché et a totalement disparu.

Personnalités liées à la commune

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  • Auguste Blanchier (1850-1920), homme politique, sénateur de la Charente de 1903 à 1912.
  • André Chabanne (1914-1963), homme politique, né à Cherves-Châtelars.

Héraldique

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Blason de Cherves-Châtelars Blason
Divisé en chevron : au 1er d’azur à deux fleurs de lis d’or surmontées d’un lambel à trois pendants d’argent, chaque pendant chargé d’un croissant de gueules, au 2e d’hermine, au chevron abaissé de gueules brochant sur la partition.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. A.Dauzat explique avec le nom saintongeais charve signifiant chanvre, mais il se trompe pour Cherves-Châtelars qui est dans le domaine occitan, contrairement à Cherves-de-Cognac.
  3. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  4. La liste officielle des maires du département de la Charente en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Cherves-Châtelars » sur Géoportail (consulté le 21 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  2. Carte du BRGM sous Géoportail
  3. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le ).
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  63. Catillus Carol, « Château du Châtelars, Cherves-Châtelars », (consulté le ).
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  65. Catillus Carol, « Le Gazon, Cherves-Châtelars », (consulté le ).
  66. Patrimoine de Nouvelle-Aquitaine, « Château et grosse forge du Gazon »

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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