Chirinne Ardakani

avocate franco-iranienne

Chirinne Ardakani, née le 13 août 1991 à Paris, est une juriste et militante franco-iranienne.

Chirinne Ardakani
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (35 ans)
Nationalité
Formation
Activité

Elle est avocate, spécialisée en droit pénal et en droit des étrangers, elle intervient également en droit pénal international.

Militante pour les droits humains, elle fonde en 2022 l'association Iran Justice dont elle est présidente.

Biographie

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Jeunesse

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Chirinne Ardakani naît en 1991 à Paris de parents iraniens[1],[2],[3]. Sa mère, infirmière a servi sur le front de la guerre Iran-Irak[4]. Son père est chirurgien[5]. Ils ont fui le pays et la dictature imposée par l'ayatollah Khomeini[4].

Alors qu’elle étudie le droit, Chirinne Ardakani est profondément marquée par les décisions politiques qui la renvoient à sa binationalité, telles que la proposition de déchéance de la nationalité française, ou le Muslim Ban aux États-Unis. En réponse, elle investit sa double nationalité et sa double culture au retour d'un voyage en Iran en 2018 et 2019[4].

Carrière d'avocate

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Chirinne Ardakani est l'avocate des familles de Cécile Kohler et Jacques Paris, otages français détenus arbitrairement en Iran de mai 2022 à avril 2026[6].

Chirinne Ardakani est l'avocate de la militante féministe Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2023, emprisonnée en Iran[7],[2],[8],[9]. En 2026, elle alerte sur son état de santé, craignant que son pronostic vital ne soit engagé. Elle dénonce une stratégie volontaire de la part des autorités iraniennes, qui consiste à refuser aux détenus d'opinion les soins dont ils ont besoin, dans le but de provoquer une « mort à l'usure »[10],[11].

En 2025, elle défend cinq Français embarqués sur la Global Sumud Flotilla, initiative maritime internationale visant à forcer le blocus israélien de la bande de Gaza. Elle fait partie du groupe d'avocats chargés d’anticiper les scénarios de violence[12]. Ces faits ont donné lieu au dépôt d'une plainte pour actes de torture et crime de guerre devant le Parquet national antiterroriste en septembre 2026[13].

Engagements

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Chirinne Ardakani au micro lors de la manifestation en soutien au peuple iranien à Paris le 17 janvier 2026.
Chirinne Ardakani lors de la manifestation en soutien au peuple iranien à Paris le 17 janvier 2026.

En 2022, Chirinne Ardakani fonde l'association Iran Justice en réaction au meurtre de Mahsa Jîna Amini par la police des mœurs iranienne. L'ONG, composée d'une quinzaine d'avocates, documente les exactions du régime iranien afin de traduire leurs auteurs en justice[2],[14].

Elle participe à l'écriture de l’ouvrage collectif Des Iraniennes. Femme, vie, liberté, 1979-2024, publié en septembre 2024 aux éditions Des femmes[15].

Le 3 septembre 2026, elle signe dans Le Monde une tribune dans laquelle elle s'attaque à l'extrême droite française. Elle lui reproche d'être malhonnête intellectuellement lorsqu’elle invoque les luttes féministes, et notamment le mouvement Femme, vie, liberté, pour défendre l’interdiction du voile dans l’espace public[16].

À l'âge de 23 ans, Chirinne Ardakani est candidate aux élections départementales de 2015 dans l'Essonne. Investie par le Parti radical de gauche, le binôme qu’elle forme avec un candidat socialiste échoue à se qualifier au second tour face à l’extrême droite [17].

Théâtre

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En juin 2025, elle met en scène et joue dans Procès fictif d’une histoire mondiale du patriarcat au Théâtre de la Concorde. La pièce est jouée à guichets fermés jusqu'en octobre[5].

Références

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  1. ↑ « Iran : de l’avocate Chirinne Ardakani à l’écrivain Mohammad Tolouei, 6 regards sur le soulèvement contre le régime », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  2. 1 2 3 « Grand entretien avec Chirinne Ardakani, avocate franco-iranienne », sur France Culture, (consulté le )
  3. ↑ Sonia Delesalle-Stolper, « Chirinne Ardakani, l’Iran, plaide à vif », sur Libération, (consulté le )
  4. 1 2 3 « Féminisme - Femmes en Iran par Chirinne Ardakani, avocate en droit des étrangers | Educ'ARTE », sur educ.arte.tv (consulté le )
  5. 1 2 Clémentine Goldszal, « Au théâtre, Chirinne Ardakani met le patriarcat sur le banc des accusés », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ « Le Grand entretien du soir - Chirinne Ardakani : tous les combats d'une avocate franco-iranienne », sur RFI, (consulté le )
  7. ↑ Magdaline Boutros, « Narges Mohammadi «symbolise l’incarnation humaine de l’idée de la paix» », sur ledevoir.com, (consulté le )
  8. ↑ « Chirinne Ardakani, avocate de la Prix Nobel Narges Mohammadi: «La République islamique tient captive la paix au sens propre comme au sens figuré» - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Ouest-France, « Le prix Nobel de la paix Narges Mohammadi se trouve « entre la vie et la mort », selon son avocate », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  10. ↑ « Narges Mohammadi, hospitalisée en Iran, est « entre la vie et la mort », déclare son avocate », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ « L'Iranienne Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, hospitalisée depuis vendredi "sous assistance respiratoire" », sur franceinfo, (consulté le )
  12. ↑ « Chirinne Ardakani, avocate : « En abandonnant les flottilles pour Gaza, la France renoncerait à défendre le droit international » », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  13. ↑ « Flottille pour Gaza : nouvelle plainte contre Israël de 26 Français pour actes de torture », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ Samuel Chalom, « Avocate le jour, je passe mes nuits à récolter des preuves des exactions du régime iranien », sur www.lesechos.fr, (consulté le )
  15. ↑ « Chirinne Ardakani, avocate : « Il faut faire inscrire dans le droit international la notion d’apartheid de genre » », sur www.nouvelobs.com, (consulté le )
  16. ↑ Chirinne Ardakani, « Chirinne Ardakani, avocate : « Vanter le courage des Iraniennes pour s’en prendre aux femmes portant le voile en France est une rhétorique désormais bien rodée » », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  17. ↑ « Les archives des élections en France », sur www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )