Christophe-Paul de Robien

historien, naturaliste, collectionneur d'art et magistrat breton

Christophe-Paul de Robien, dit le président de Robien ( au château de Robien à Saint-Thuriau de Quintin, aujourd’hui Le Fœil - à Rennes), est un magistrat, historien, naturaliste et collectionneur d'art français, conseiller au Parlement de Bretagne (1720-1726), président à mortier au Parlement de Bretagne (1724-1756). Il est inhumé dans la collégiale de Quintin où reposent sa mère et d'autres parents.

Christophe-Paul de Robien
Portrait de Christophe-Paul de Robien, par Jean-Joseph Balechou.
Fonction
Président à mortier
Parlement de Bretagne
-
Biographie
Naissance
Décès
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Activité
Famille
Autres informations
Propriétaire de
Blason.

Biographie

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Famille

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Christophe-Paul de Robien, marquis de Robien, vicomte de Plaintel, baron de Kaër (titres de courtoisie), chevalier, est issu d’une famille noble de parlementaires. Il est le fils de Paul de Robien, vicomte de Plaintel, baron de Kaër, alors conseiller au Parlement de Bretagne, et de Thérèse Olive du Louët, fille de Robert du Louët, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi.

Christophe-Paul de Robien grandit à l'Hôtel de Robien, un hôtel particulier de Rennes acheté par son père en 1699.

Christophe-Paul de Robien se marie avec Julienne de Robien-Kerambourg, sa cousine au quatrième degré, le 20 juin 1728. Celle-ci meurt à 26 ans en laissant sept enfants. Grâce à cette union, il hérite d’une fortune considérable qui assoit son autorité[1].

En 1764, ses enfants héritent de treize seigneuries situées dans le pays de Quintin, s'y étendant dans huit paroisses, le Trégor et le pays Vannetais et vingt-quatre de ses paroisses. Ces propriétés furent la cause de procès, principalement avec les vassaux contestant ses droits de seigneur. Les contentieux s’élevèrent à cent cinquante mille livres d’après les héritiers[2].

Formation et vie politique

Le renom de la famille de Christophe-Paul de Robien et notamment de son arrière-grand-père, Christophe I de Robien, nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel et gentilhomme de la chambre du roi par Henri IV, lui permet d’être placé chez les Jésuites de Rennes, maison prestigieuse fondée par le même roi. Il fait ensuite un séjour dans une académie d'exercices parisienne, avant d'obtenir sa licence en droit à Nantes en 1718. Il est reçu conseiller le 17 mai 1720, puis président à mortier le 24 octobre 1724. Il est alors l'un des plus jeunes parlementaires.

En 1730, grâce à sa formation d'avocat, il devient premier président de la chambre de la Tournelle. Il y est responsable des débats concernant la répression des crimes passibles de peine de mort[3]. Son rôle politique demeure relativement méconnu. La même année, il rédige avec d'autres conseillers une remontrance contre la Déclaration royale sur la bulle Unigenitus.

À partir de 1731, Christophe-Paul de Robien traverse un différend avec les autorités concernant des églises, dont il se considère le seigneur-fondateur. Des arrêts du conseil d'État s'opposent à ses prétentions et le condamnent à retirer ses armoiries des églises de Pluvigner et de Brec'h, considérées comme une négation de la supériorité du Roi. S'il paraît s'incliner dans ses réponses aux autorités, il réitère l'opération dans plusieurs chapelles et églises bretonnes. Il ne connaît pas la conclusion de ce contentieux : c'est en 1763, sept ans après sa mort, que les prééminences et droits honorifiques des Robien sont reconnus dans les églises de Crach, Landaul, Landévant, Locmariaquer et Pluvigner ainsi que dans douze chapelles[4].

De 1738 à 1744, Christophe-Paul de Robien assiste en tant que représentant du roi aux assemblées de l'État en Bretagne[5]. Il tient son rôle jusqu'au 22 mars 1756 puis meurt le 5 juin 1756[6].

Un collectionneur scientifique et un amateur d'art

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Le rayonnement régional et national de la collection

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Depuis Rennes, le président de Robien semble avoir été en lien régulier avec la capitale. Son cabinet apparaît comme un lieu majeur en raison de l’importance de ses collections pour le patrimoine local et national. Son collectionnisme le rapproche des cercles parisiens et permet d’inscrire sa région dans les réseaux intellectuels du royaume[7]. En Bretagne, comme à Paris, Christophe-Paul de Robien se forge la réputation d'un amateur provincial « excentrique »[8].

Les nombreuses descriptions de son cabinet par ses contemporains suggèrent que sa collection est de « stature nationale »[9]. S’il ne semble pas avoir atteint le même éclat que d’autres cabinets parisiens et qu’aucune pièce ne paraît avoir attiré l’attention de collectionneurs comme Dezallier d’Argenville, il est néanmoins cité parmi les onze cabinets de province recensés par celui-ci dans son étude des cabinets français[9]. Pour les visiteurs moins familiers des cabinets, comme Desforges-Maillard, l’ensemble recueilli revêt un caractère plus exceptionnel ; « le plus beau cabinet que [les soins du président] ont acquis »[10]. Si l’éclat des collections ne semble pas avoir été mis en avant par ses contemporains, tous reconnaissent l’importance d’une collection inscrite dans le paysage intellectuel local, à l’image des ambitions intellectuelles portées par son propriétaire, Robien. L’originalité de la collection ne réside donc pas tant dans les collections en soi que dans sa géographie[11]. La collection du président de Robien figure même dans un guide de la Bretagne, inscrivant le cabinet comme une étape intellectuelle pour les voyageurs[10].

La visite du cabinet reste réservée aux visiteurs sélectionnés par le président de Robien et ce dernier prend plaisir à jouer le rôle de guide et à présenter sa collection, aux scientifiques ou curieux[12]. Cependant, il n'exerce aucune influence sur les peintres locaux et ne s’entoure pas d’artistes dans son cabinet[10].

Un scientifique

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La Roche-aux-Fées, description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.

Christophe-Paul de Robien s'ouvre sur les curiosités du monde entier mais demeure fasciné par la Bretagne, dont il essaye d’exposer les particularismes. C'est un fervent adepte d’Histoire, de philosophie et de sciences de la Terre. Son approche est interdisciplinaire, il est d'ailleurs considéré à titre posthume comme naturaliste, géologue et archéologue.

Antiquités gauloises de Locmariaquer, Description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.

Il dispose d’une très riche bibliothèque - entre 2 378 et 2 943 ouvrages sont recensés en 1749[13]-, qu’il utilise à des fins scientifiques. Il possède également au sein de son cabinet des instruments scientifiques destinés à la physique et à la chimie[14]. Il s’intéresse par ailleurs à la question de la formation de l’électricité, mais surtout à l’analyse des minéraux qu'il collecte régulièrement[15]. Ainsi, ses prélèvements de terrain enrichissent sa collection au fil des années.

En archéologie, Christophe-Paul de Robien se tient informé des dernières découvertes récentes, bien qu'il ne mène pas de fouilles archéologiques lui-même. Lorsqu'il s'agit de l'étude de la Bretagne antique, le collectionneur se concentre sur quatre zones, proches de ses lieux de résidence ou qu'il connaît bien : du Trégor aux marais de Dol (Côtes-d'Armor), Rennes et ses environs, Vannes et ses vestiges et le pays de Léon (Finistère)[16].

En s'intéressant à l'histoire gallo-romaine et gauloise de sa province, Robien cherche à y déceler des traces de romanité, notamment par les voies romaines qui « sont une preuve que la Bretagne n’a pas été indigne des soins de ces maîtres du monde »[16]. Il étudie les mégalithes de la Roche-aux-Fées, les alignements de Carnac[17] ou encore le site de Corseul[17]. Le président se rend sur ce dernier en 1727 et fait réaliser un dessin de la cité et de ses monuments antiques. Il propose aussi une identification des capitales des Vénètes : Locmariaquer puis Vannes. Sur le site de Locmariaquer, le président explique par exemple que les tumuli sont des tombes gauloises. Il est le premier à donner cet usage et cette origine à ces monticules, encore appelés « buttes de César »[16]. Robien réalise les premiers relevés cartographiques de nature archéologique en Bretagne au XVIIIe siècle[16]. Il est l'un des seuls à reconnaître le talent bâtisseur des peuples celtes et à le mettre à égalité avec celui des romains[16].

Son œuvre pour l’histoire bretonne lui vaut d’être reconnu par ses pairs, tel que Piganiol de la Force ou Arthur de la Borderie, qui au XIXe siècle, l'érige en « père de l’archéologie bretonne »[15]. Le président de Robien est aujourd’hui considéré comme le prédécesseur des archéologues armoricains[18].

« Depuis 1738, on a trouvé, en fouillant les terres de cet endroit, plusieurs Médailles de presque tous les Empereurs du Haut Empire, jusqu'à Posthume. La plus grande partie se voit à Rennes dans le cabinet de M. de Robien, Président à Mortier au Parlement de Bretagne, lequel a aussi en sa possession une petite idole de bronze qui a l'index de la main droite posé sur la bouche. Cette antique a été aussi trouvée à Corseul »

 Jean-Aimar Piganiol de la Force, Nouvelle description de la France, dans laquelle on voit le Gouvernement général de ce Royaume, celui de chaque Province en particulier ; et la Description des villes, maisons royales, châteaux et monuments les plus remarquables, avec des figures en taille douce, 3e édition, Tome VIII, Description du Gouvernement du Poitou et de la Bretagne, 1754.

Christophe-Paul de Robien s'est également intéressé à la généalogie et à l'héraldique et a retracé sa généalogie familiale, avec le projet de rendre visible le rang de sa famille[4]. Il défend également la création d'une Académie bretonne des sciences et des arts. Pourtant son projet est rejeté deux fois, en 1727 et 1738[15]. L'Académie est érigée après sa mort. En 1755, il devient toutefois membre de l'Académie royale des sciences et des arts de Berlin[15].

Diverses études publiées

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Vue de la montagne de Polignay, Description de Robien (1737-1756) bibliothèque des Champs-libres, Rennes.

Son cabinet et les objets le composant forment un terrain fertile à l’élaboration d’études savantes publiées par Robien tout au long de sa vie.

En 1731, il rédige la Dissertation sur la formation de trois différentes espèces de pierres figurées qui se trouvent dans la Bretagne. Cette courte étude, s’attèle à décrire différentes pierres ayant servi à la construction d’un manoir rennais, suivie par des observations sur la chiastolite et la staurolite du Morbihan[19].

Cette première Dissertation sur les pierres est éditée en 1751, avec un second écrit sur Les nouvelles idées sur la formation des fossiles. Il y étudie attentivement les pièces de sa collection, classifie une partie du monde minéral, et tente d’expliquer l’histoire de la formation de la planète[19]. Il y glisse des références bibliques, comme celle du Déluge, qui aurait causé l’empilement des couches de sédiments et les montagnes[19].

Dans les années 1730, il commence en parallèle sa Description historique et géographique de la Bretagne. Complétée à nouveau en 1755, cette œuvre conséquente reste inachevée et ne voit le jour qu’après sa mort en 1974, lorsqu'elle est rééditée par Jean-Yves Veillard[15]. Le manuscrit est conservé dans la bibliothèque des Champs Libres à Rennes. Il comprend 367 feuillets et 141 illustrations, dont certaines sont de sa propre main. Le plan de l'ouvrage est tripartite :

  • Description historique et topographique de l'ancienne Armorique ou Petite Bretagne, de la conquête des Romains jusqu'au passage des Bretons insulaires dans la province.
  • Description historique et topographique de l'ancienne Armorique ou Petite Bretagne du passage des bretons insulaires jusqu'à présent.
  • Description historique et naturelle de la province de Bretagne.

Pour rédiger son ouvrage, Robien entreprend des recherches entre 1727 et 1737. Durant cette première phase, il se rend sur des sites historiques majeurs et dans des villes bretonnes. Ces collectes d'informations et d'objets sur le terrain sont accompagnées de plans topographiques (Lorient, Quimperlé, Carhaix...). En 1755, il rédige la préface de son ouvrage. Il y fait allusion à sa volonté de proposer la description la plus large et la plus complète de la Bretagne et ressent une certaine fierté à être le premier à écrire un tel livre sur sa province[16].

Le nombre important d'illustrations est une particularité de ce livre. Si Robien en réalise certaines, la majorité sont des copies ou des commandes du président, exécutées par des ingénieurs (plan de Port-Louis, de Fort la Latte, de Brest, de Saint-Malo...)[16]. Le président fait dessiner la première carte minéralogique de la Bretagne Carte des fossiles de Bretagne et une carte de l'ancienne Armorique très détaillée, inédite à cette époque.

Aucune des parties de La Description historique et géographique de la Bretagne n'aborde la question des habitants de la région, ni sur la question du travail, pourtant illustré (pêche en mer, forges de Martigné-Ferchaud, mines de Pont-Péan), ni concernant les mœurs et coutumes. Le président mentionne brièvement les maladies, par souci documentaire, et la langue bretonne, utile à l'étude des Celtes et des Gaulois. Selon Robien, il s'agit de débarrasser l'histoire et la géographie des récits fabuleux[16].

Limites de sa démarche scientifique

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Le président de Robien, souhaite ordonner le monde à la manière d’un scientifique de son temps. Néanmoins, il n’a pas connaissance de chaque découverte contemporaine. En revanche, il base une partie de ses analyses sur les théories des scientifiques qu’il fréquente, tel que Réaumur, et sur les doctrines d’anciens penseurs comme Rondelet (1507-1566) ou Pline (23 apr. J.-C.-79)[10]. De ce fait, les classifications choisies dans la Description, peuvent être considérées désormais comme erronées[20]. La nomenclature qu’il utilise pour désigner les espèces est issue du système de Tournefort, aujourd’hui caduc, mais qui déjà à l’époque du président de Robien, est bouleversé par le nouveau système binominal du code de la nomenclature zoologique inventé par Linné[20]. De plus, il se livre parfois à quelques fantaisies dans sa Description, lorsqu’il ajoute le nom de l’espèce telle qu’elle figure dans les écrits naturalistes et à côté, le surnom de celle-ci dans le milieu des curieux collectionneurs, trahissant alors son attrait indéniable pour l’anecdotique[21].

Un amateur d'art

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L'influence de la sphère parisienne dans la constitution de sa collection

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Le lien de Christophe-Paul de Robien avec la capitale et les divers réseaux qu'il entretient avec la sphère parisienne pourraient en partie expliquer ses choix d'acquisition et l'orientation de ses goûts en tant que collectionneur. Au XVIIIe siècle, les Parlementaires jouissent d'une certaine richesse, leur permettant d'entretenir ce type de réseaux.

Collectionner est, pour le parlementaire rennais, une activité intellectuelle, un loisir pour satisfaire sa curiosité et un moyen d'entretenir une sociabilité intellectuelle en rejoignant les hautes sphères aristocratiques. Sa volonté particulière pour constituer une collection le démarque des autres membres de sa famille. Autour des années 1730, la multiplication des ventes publiques de collections à Paris et la présence d'un marché de l'art concernant les objets de curiosité, facilitent l'acquisition d'œuvres. Christophe-Paul de Robien a pu constituer une partie de sa collection dans la capitale, au travers de différents réseaux[22].

Le rôle des marchands d'art parisiens comme intermédiaires

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Vues de Paris : Hôtel de Saint-Paul et façade de l'Église des Jésuites de la rue Saint-Antoine, Israël SILVESTRE, vers 1650-1655, ancienne collection Christophe-Paul de Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes

Environ 61 dessins faisant partie du fonds Robien au musée des Beaux-Arts de Rennes pourraient provenir de la collection Crozat, un riche financier parisien[22]. Le président de Robien les a probablement acquis auprès d'intermédiaires, via divers marchands-graveurs parisiens tels que les marchands Hecquet et Huquier[22]. D'autres dessins ont pu être acquis par les marchands Mariette ou encore Gersaint. Les nombreux séjours du parlementaire rennais dans la capitale ont probablement aidé à la constitution de sa collection de dessins entre 1742 et 1749, en fonction des différentes possibilités d'achat qui se présentaient à lui. S'il semble avoir privilégié les marchands parisiens aux grandes salles de ventes publiques, il n'est pas exclu qu'il se soit également intéressé aux ventes aux enchères, comme l'attestent deux catalogues de ventes présents dans sa bibliothèque en 1749[22]. Concernant l'acquisition d'objets de curiosité, Christophe-Paul peut compter sur l'aide du marchand d'art Gersaint. Les gravures font également partie de ses achats parisiens. Dans le fonds Robien, se trouve une publicité pour le commerce d'estampes du marchand Aubert, qui tenait une boutique dans la rue Saint-Jacques, à Paris[22].

La possible influence du duc de Gesvres et la correspondance avec Duvau pour la collection de numismatiques

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Christophe-Paul de Robien est aussi en contact avec le duc de Gesvres, un parent lointain de la maison de Montmorency. En tant que gentilhomme de la chambre du roi, le duc a la charge des commandes royales concernant les œuvres d'art. Le président de Robien a pu bénéficier de ses conseils avisés pour acquérir des biens dans le domaine des Beaux-Arts ou le commerce de luxe. En 1754, il achète deux chandeliers à Paris pour le palais du Parlement rennais[23].

Entre août 1734 et mars 1735, Christophe-Paul de Robien entretient une correspondance avec Duvau, un marchand d'art parisien, auprès de qui il acquiert des médailles[23]. Un différend entre les deux concernant l'authenticité de certaines pièces après que le président a consulté plusieurs experts parisiens (Valois, Mahudel, du Fay et Rotherlin), témoigne du rôle crucial des experts d'art au XVIIIe siècle. Christophe-Paul Robien entretient donc un lien étroit avec différents interlocuteurs présents sur Paris. Ces réseaux lui permettent une ouverture directe sur la scène parisienne et orientent probablement ses goûts artistiques, tout en lui offrant de multiples possibilités d'achat pour enrichir sa collection[23].

La collection de Christophe-Paul de Robien

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La collection du Président de Robien compte environ 8 000 pièces[24]. La collection recouvre à la fois les sciences naturelles - avec des minéraux, des animaux et des végétaux[25], l’archéologie - dont un important ensemble de monnaies[26], les Beaux-arts - avec des estampes[27] et des peintures[28], et enfin une collection ethnographique, comprenant des pièces de Chine, du Japon[29], d’Inde[30], des Amériques[31], d’Afrique[32], et d’Asie du Sud-Est[30]. Se rapprochant davantage de la figure de l’érudit que de l’esthète, sa collection est dominée par son goût pour l’histoire naturelle, se retranscrivant également dans sa collection d’art graphique[10]. En parallèle, il collectionne également des ouvrages scientifiques ainsi que des instruments scientifiques[33]. Le président de Robien conserve l’ensemble de sa collection dans un cabinet.

Formation de la collection

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Si la collection est connue de son vivant par ses pairs, se pose la question de son origine, des motivations du parlementaire pour la constituer et de la part d'héritage dont il a pu bénéficier. Il semblerait qu'une collection existait avant lui dans sa famille. Une quinzaine de tableaux lui viennent probablement de son grand-père, Sébastien de Robien; et de son père, Paul de Robien, il hérite de meubles et objets « de la Chine » ainsi que de quelques objets scientifiques[34]. Un cabinet d'histoire naturelle et une collection asiatique semblent également présents chez lui dans la première moitié du XVIIIe siècle. Avoir ce type de collection - et notamment une collection de peinture - est fréquent chez les parlementaires du XVIIIe siècle qui accordent une grande importance au savoir. Leur ouverture sur le monde les pousse à s'intéresser aux nouveautés techniques et aux découvertes majeures de leur temps[34]. Ces indices expliqueraient le goût du collectionneur pour l'exotisme et les objets scientifiques[34].

Christophe-Paul de Robien développe une vocation pour collectionner. Son goût pour les « curiosités » surgit dans les années 1720, lorsqu'il a une vingtaine d'années[35]. Il commence à collecter des objets d'histoire naturelle, avant de se passionner pour les antiquités à partir de 1727. Vers 1740, sa collection atteint un premier niveau comme en témoigne son catalogue des collections d'histoire naturelle, d'antiquités et d'objets exotiques. De nombreuses acquisitions complètent l'ensemble jusque dans les années 1750[35]. S'inscrivant dans une démarche individuelle, il rassemble œuvres et objets dans son cabinet afin de les contempler et les étudier. Malgré la présence d'un héritage probable, il joue un rôle majeur dans la constitution de sa collection. Il est le seul membre de sa famille à avoir rédigé un catalogue de son fonds[35].

Organisation de sa collection et aménagement du cabinet

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Représentation du cabinet de Christophe-Paul de Robien Jean Valette-Falgores,Trompe-l'Œil à la statuette d'Hercule, vers 1748 (Musée des Beaux-Arts de Rennes)

À partir des années 1740, la majorité de la collection est constituée et conservée dans un cabinet, aménagé dans l’Hôtel de la famille Robien[36]. Cette collection s'est construite selon différentes modalités d'acquisitions (achats, dons, cadeaux, échanges, fouilles archéologiques, découvertes scientifiques) et continue de s'enrichir jusqu'à la mort du président de Robien[37]. Avec les 8 000 pièces[24] de la collection, « aucune sous-partie de la nature n’est négligée »[37]. Le cabinet manifeste une réelle ambition encyclopédique, qui se traduit également par la classification méthodique de la collection ; Christophe Paul de Robien organise sa collection en 4 sections intitulées « fossiles », «végétaux », « animaux » et « les différents ouvrages de l’art », comprenant les œuvres d'art, les pièces ethnographiques et archéologiques. Chaque section est ensuite subdivisée selon le genre ou l’espèce[38].

Les pièces de la collection sont probablement regroupées et présentées dans un grand ensemble[39]. Les représentations du cabinet figurent un mobilier simple, composé d'étagères murales et d'armoires, et présuppose un agencement davantage scientifique qu’esthétique[39]. L’organisation du cabinet a pu être influencée par les écrits de ses contemporains, notamment Antoine Nicolas Dezallier d'Argenville, Edme-François Gersaint ou Anne Claude de Caylus[40]. Le président de Robien s’appuie également sur des cabinets étrangers, comme le cabinet chinois du Palais royal de Turin dont il fait copier les boiseries laquées pour orner son hôtel[41]. Certaines pièces de la collection ne sont pas exposées dans le cabinet, comme les estampes qui sont conservées dans des portefeuilles dans la bibliothèque[42] ou les peintures qui sont dispersées dans l’ensemble de l’hôtel, ornant les lambris[39].  

« Mon goût pour l’Antiquité et pour l’histoire naturelle m’a déterminé ; en rendant service à ma patrie, en satisfaisant mon zèle pour mes concitoyens, j’ai suivi mon penchant pour ces diverses connaissances » (Christophe-Paul de Robien, 1740)[43].

Le cabinet du président de Robien se veut une synthèse des différentes collections de son époque, à la fois héritier des cabinets de curiosités de la Renaissance et typique du goût des Lumières pour les cabinets d’histoire naturelle. La présence de pièces ethnographiques témoigne également du goût de l'époque pour l'exotisme et l'ouverture vers le Nouveau Monde[11]. Républicain éclairé, son cabinet s'inscrit dans une dimension utilitaire et les instruments scientifiques sont mis à disposition des savants. Il envisage également de léguer une partie de sa collection à la bibliothèque publique, mais ce projet ne voit pas le jour[43].

Dissémination de la collection

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À la mort de Christophe-Paul de Robien en 1756, sa collection revient à son fils, Paul-Christophe Céleste de Robien, conformément aux dispositions testamentaires rédigées en 1747 et 1752[15]. L'inventaire après-décès étant introuvable, l’étendue des collections constituées par le président n’est pas connue avec certitude[44]. En 1791, lors de la Révolution française, Paul-Christophe Céleste de Robien émigre à Hambourg, sa collection est alors saisie au profit de la nation en 1792[45] ou 1794[46]. À cette occasion, seuls les objets d'art, archéologiques et de sciences sont réservés, tout autre élément est vendu accompagné des pièces en double exemplaire. Le 16 octobre 1805, la ville de Rennes accepte la propriété des collections saisies et les volumes imprimés deviennent le premier fonds de la bibliothèque municipale[47].

Durant de nombreuses années, les collections d’objets d’art, archéologiques et de sciences sont déplacées, d’abord à l'église de la Visitation, puis en 1793 au couvent des Carmélites[45]. Le citoyen Quéru de la Coste est alors désigné pour procéder à l’inventaire des objets d’histoire naturelle en 1794 et est nommé en 1796 conservateur de la collection. En 1798, les collections sont transférées près du Parvis Saint-Mélaine, au Muséum d’histoire naturelle et des Arts de Rennes. Elles y demeurent jusqu’en 1815,  avant d’être réinstallées au sein de l’Hôtel de ville[47]. En 1841, une partie des objets d’histoire naturelle rejoint la Faculté des sciences. Puis, entre 1855 et 1860, les collections de la Faculté des sciences, ainsi que celles conservées à l’Hôtel de ville, sont réunies au Palais universitaire, édifié pour accueillir les facultés et les musées des beaux-arts, d’archéologie et d’histoire naturelle[48].

Durant la première guerre mondiale, le Palais universitaire est détruit. Les collections sont alors mises à l'abri en réserve. Ce n’est qu’en 1957 que les objets d’art et archéologiques sont transférés afin d’être présentés au musée des Beaux-arts de Rennes, qui abrite alors le musée de Bretagne. Les collections sont séparées en 2005 et les objets  archéologiques, numismatiques, et d’iconographie bretonne rejoignent le musée de Bretagne[48]. Quant aux collections d’histoire naturelle, elles sont aujourd’hui conservées à l’Université de Rennes 1 et utilisées pour les enseignements[15].

La collection Robien représente donc un fonds majeur pour le musée de Bretagne, le musée des Beaux-Arts, l’Université de Rennes, et pour la bibliothèque des Champs Libres de Rennes Métropole.

Expositions

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  • Les 4 continents - Cabinet de curiosité, exposition permanente, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Exposition permanente, Rennes, Université Rennes 1, Bibliothèque des Champs Libres.
  • Chez Robien, Constellation des toiles, 16 mai 2016-06 mars 2017, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Cabinet de Curiosités: Le Temps des Libertinages, 13 juin 2014-04 janvier 2015, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Collecteurs d'âmes : du cabinet de curiosité aux collections extra-européennes des musées bretons, 06 décembre 2006-04 mars 2007, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Miniatures Indiennes, 10 janvier-2 mars 1980, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Dessins de la collection du marquis de Robien conservés au musée de Rennes, 48e exposition du Cabinet des dessins, 10 janvier-13 mars 1972, Paris, Musée du Louvre.

Ouvrages publiés par Robien.

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  • Dissertation sur la formation de trois différentes espèces de pierres figurées qui se trouvent dans la Bretagne. 1731.
  • Les Nouvelles idées sur la formation des fossiles. 1751.

Notes et références

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  1. « Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France »
  2. Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , p. 85
  3. Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , p. 108
  4. 1 2 Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , p. 45
  5. Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , p. 112
  6. Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , p. 101
  7. Maïder Hervieu. Un « curieux de papier » dans la Bretagne des Lumières : étude de la collection d'estampes du président Christophe-Paul de Robien (1698-1756). Art et histoire de l'art. Université Rennes 2, 2022 (NNT : 2022REN20001), p. 28.
  8. Gauthier Aubert, « Le président Robien en sa ville : de la famille de Robien en général et de Christophe-Paul en particulier », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, 2020 (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 41
  9. 1 2 Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p.53 (www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_4_4005)
  10. 1 2 3 4 5 Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 51-52 (www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_4_4005)
  11. 1 2 Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 56 (lire en ligne Accès limité)
  12. Maïder Hervieu. Un « curieux de papier » dans la Bretagne des Lumières : étude de la collection d'estampes du président Christophe-Paul de Robien (1698-1756). Art et histoire de l'art. Université Rennes 2, 2022 (NNT : 2022REN20001), p. 23-26.
  13. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 325
  14. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 197
  15. 1 2 3 4 5 6 7 Jean-Jacques Chauvel et Jean Plaine, « Géologie et archéologie bretonne, Le président de Robien (1698-1756), un précurseur au temps des Lumières », Travaux du Comité français d'Histoire de la Géologie, vol. 3ème série (tome 16), séance du 11 décembre 2002, p.119-130 (lire en ligne)
  16. 1 2 3 4 5 6 7 8 Gautier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières., Rennes, Presses Universitaires de Rennes, (ISBN 2-86847-633-3), pp. 271-308
  17. 1 2 Gauthier Aubert, « Le président Robien en sa ville : de la famille de Robien en général et de Christophe-Paul en particulier », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : Un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Fage et Musée des Beaux-Arts de Rennes, , 359 p. (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 39-42
  18. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , p.342
  19. 1 2 3 Louis Chauris, « Un précurseur de la géologie appliquée en Bretagne : le président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, vol. 107, no 1, , p. 51-67 (lire en ligne [doc])
  20. 1 2 Gaëlle Richard, « Les collections de zoologie », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : Un cabinet de curiosités chez Paul-Christophe de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Fage et Musée des Beaux-Arts de Rennes, , 359 p. (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 92
  21. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 201
  22. 1 2 3 4 5 Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 176-177
  23. 1 2 3 Gauthier Aubert, Le président Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 179
  24. 1 2 François Bergot, « Un début dans la vie », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, (ISBN 9782849756300), p. 33
  25. Gautier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières., Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3)
  26. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières., Rennes, Presses Universitaires de Rennes, (ISBN 2-86847-633-3), p. 206
  27. Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 215-218
  28. Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , p. 222
  29. François Coulon, Le monde à portée de sens: un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, (ISBN 978-2-84975-630-0)
  30. 1 2 François Coulon, « La figure du pourvoyeur d'objets extra-européen », Outre-mers, vol. 88, nos 332-333, 2e semestre 2001, p. 37-53 (www.persee.fr/doc/outre_1631-0438_2001_num_88_332_3879)
  31. André Delpuech, « Curiosités américaines », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : Un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Fage et Musée des Beaux-Arts de Rennes, , 359 p. (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 188-193
  32. Maïder Hervieu. Un « curieux de papier » dans la Bretagne des Lumières : étude de la collection d'estampes du président Christophe-Paul de Robien (1698-1756). Art et histoire de l'art. Université Rennes 2, 2022 (NNT : 2022REN20001), p. 45.
  33. Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 45 - 46 (lire en ligne Accès limité)
  34. 1 2 3 Gauthier Aubert, Le président de Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 171
  35. 1 2 3 Gauthier Aubert, Le président Robien. Gentilhomme et savant dans la Bretagne des Lumières, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 396 p. (ISBN 2-86847-633-3), p. 173-176
  36. Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 41 (lire en ligne Accès limité)
  37. 1 2 Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 43 (lire en ligne Accès limité)
  38. Gaëlle Richard, « Les collections de zoologie », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 94
  39. 1 2 3 Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 105, no 4, , p. 49 - 50 (lire en ligne Accès limité)
  40. Maïder Hervieu. Un « curieux de papier » dans la Bretagne des Lumières : étude de la collection d'estampes du président Christophe-Paul de Robien (1698-1756). Art et histoire de l'art. Université Rennes 2, 2022 (NNT : 2022REN20001), p. 172.
  41. Justine Demuth, « L'hôtel de Robien », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 84
  42. François Bergot, « Note sur la collection de tableaux du président de Robien au musée de Rennes », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest , vol. 69, no 1, , p. 155 (lire en ligne Accès limité)
  43. 1 2 Gauthier Aubert, « Le président Robien en sa ville : de la famille de Robien en général et de Christophe-Paul en particulier », dans François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Musée des Beaux-Arts de Rennes, (ISBN 978-2-84975-630-0), p. 50 - 52
  44. Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le Président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. Tome 105, no 4, , p. 38 (lire en ligne)
  45. 1 2 Alain Canard, Dominique Bernard, Frédéric Ysnel et Gaël Richard, « Un reflet de l’histoire de la ville Les collections scientifiques de Rennes 1 », Place Publique Rennes, , p.67 (lire en ligne [PDF])
  46. François Coulon, « Christophe-Paul de Robien », sur AGORHA, (consulté en )
  47. 1 2 Laurence Prod’homme, « Le musée de Bretagne, son histoire, ses collections », sur Les Champs Libres, (consulté en )
  48. 1 2 Fabrice Anzemberg, « Histoire du musée des beaux-arts de Rennes », sur Académie de Rennes, (consulté en )
  49. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXIV. Rennes Catalogue collectif de France

Voir aussi

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Liens externes

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Bibliographie

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  • Gauthier Aubert, « Un collectionneur provincial vu par ses contemporains : le président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Rennes, Presses universitaires de Rennes, t. 105, no 4, , p. 37-57 (lire en ligne)
  • Gauthier Aubert, Le président de Robien : gentilhomme et savant dans la Bretagne des lumières, Presses universitaires de Rennes, 2001.
  • Gauthier Aubert, « Robien Christophe-Paul de (1698-1756) », Dictionnaire du patrimoine rennais, Éditions Apogée, , p. 405-408 (ISBN 2-84398-167-0, OCLC 57243624, BNF 39960846).Voir et modifier les données sur Wikidata
  • Louis Chauris, « Un précurseur de la géologie appliquée en Bretagne : le président de Robien (1698-1756) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Rennes, Presses universitaires de Rennes, t. 107, no 1, , p. 51-67 (lire en ligne)
  • Jean-Jacques Chauvel et Jean Plaine, « Géologie et archéologie bretonne ; Le président de Robien (1698-1756), un précurseur au temps des Lumières. », Travaux du Comité français d'Histoire de la Géologie, vol. 16, no 3, , p.119-130 (lire en ligne)
  • Gustave de Closmadeuc, Le Président de Robien, Archéologue, Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1882. p. 25-60.
  • François Coulon, Le monde à portée de sens : un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle, Rennes, Fage et Musée des Beaux-Arts de Rennes, , 359 p. (ISBN 978-2-84975-630-0)
  • Maïder Hervieu, Un « curieux de papier » dans la Bretagne des Lumières : étude de la collection d'estampes du président Christophe-Paul de Robien (1698-1756), Rennes, Art et histoire de l'art. Université Rennes 2, (lire en ligne)
  • Jean-Yves Veillard, Catalogue des objets d'archéologie armoricains de la collection du Président de Robien. Musée de Bretagne, 1972. 55p.