Collecte pneumatique des déchets
La collecte pneumatique des déchets est, dans le cadre général de la gestion des déchets, un système de collecte des déchets utilisant un réseau de tuyaux pneumatiques en dépression par rapport à la pression atmosphérique.
Histoire
modifierFonctionnement
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Le principe de la collecte pneumatique des déchets repose sur la mise à disposition des générateurs et détenteurs de déchets d'un réseau de collecte, aspirant par dépression les déchets qui y sont versés. Ils sont alors collectés en un point centralisateur, puis expédiés vers les filières de gestion des déchets.
Le fonctionnement d'un réseau de collecte pneumatique des déchets s'articule autour de quatre organes principaux :
- la centrale d'aspiration est un local technique dans lequel sont installés des pompes à vide pour générer le vide assurant la mise en dépression du réseau ;
- le réseau est un ensemble de tubes reliant la centrale d'aspiration aux points de collecte. Il assure le transport des déchets collectés ;
- Les points de collectes : ce sont les points où sont jetés les déchets à collecter.
- La centrale de collecte : station terminale du réseau, les déchets collectés y sont rassemblés avant d'être expédiés vers leur destination finale (décharge, centre de tri, incinérateur d'ordures ménagères, etc.)
Par rapport à la collecte classique par bennes automobiles, ce système présente l'avantage d'être disponible 24 heures sur 24 et de limiter les nuisances sonores et olfactives, il présente un coût d'investissement élevé et consomme beaucoup d'énergie pour alimenter le réseau d'aspiration[1].
Exemples
modifierEn France
modifier- Réseaux actifs
- Romainville (Seine-Saint-Denis) - 2 600 logements desservis - ouvert le . Le magazine Est Ensemble de annonce une fin progressive du dispositif. L’expérience « s’avère coûteuse, ne favorise pas le tri et reste inadaptée » selon le magazine. Ces conclusions font suite à un audit citoyen et des études techniques réalisées en 2020.
- Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)
- Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne)
- Écoquartier des Docks, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) - 6 km de réseau, 143 points de collecte, une centrale d'aspiration - ouverture en 2014.
- Réseaux abandonnés
- La Villeneuve, Grenoble (Isère) - fermé en 2012.
- Les Batignolles (Paris 17e) - En 2024, soit dix ans après son lancement, le système s'avère inefficace en matière de performance de tri. Pour le renouvellement du marché, l'opérateur chargé du marché ne propose pas d'offre et le seul postulant propose un tarif six fois supérieur à celui d'une collecte traditionnelle par camion-benne. La chambre régionale des comptes évalue le montant du projet à 20 millions d'euros[2],[3].
Ailleurs
modifierNotes et références
modifier- ↑ ADES, « En France la collecte pneumatique des déchets c’est… tendance », sur www.ades-grenoble.org, (consulté le ).
- ↑ Lea Jacquet, « L'échec des poubelles pneumatiques dans l'écoquartier Clichy-Batignolles : "20 millions d'euros [...] qui ont été dépensés en pure perte" »
, France 3, (consulté le ) - ↑ Stéphane Kovacs, « Déchets aspirés à 70 km/h, compactage automatique… Trop chère, la «collecte pneumatique» vire au fiasco à Paris »
, Le Figaro, (consulté le ) - ↑ « Fontvieille : un réseau souterrain de collecte d'ordures », sur Monaco-Matin, (consulté le )