Crakmedia

Entreprise de Marketing Internet

Crakmedia (aussi appelée Crakmedia Network) est une entreprise canadienne de publicité en ligne, intervenant principalement dans le secteur de la pornographie et autres contenus pour adultes, fondée en 2006 à Québec par Nicolas Chrétien, Xavier Farooghi et Frédéric Hains[1],[2]. Son siège social est situé dans le quartier Saint-Roch ; elle dispose aussi d’un bureau à Montréal.

Crakmedia
logo de Crakmedia

Création 2006
Fondateurs Nicolas Chrétien
Xavier Farooghi
Frédéric Hains
Forme juridique Société par actions (4355768 Canada Inc.)
Siège social Québec (Canada)
Activité Industrie de la pornographie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 183 (2025)
Site web www.crakmedia.com

Histoire

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Les trois fondateurs lancent d’abord, en 2004, un site d’humour. En 2006, ils constituent Crakmedia Network. Après avoir refusé une offre d’achat de Brad Greenspan, ils se concentrent sur la monétisation du trafic et développent leurs propres outils de gestion de campagnes publicitaires[réf. nécessaire].

En 2014, l’entreprise s’installe dans de nouveaux locaux à Saint-Roch, aménagés avec la firme Parka. En 2015, Xavier Farooghi quitte ses fonctions et Nicolas Chrétien rachète ses parts[2]. En 2016, Crakmedia affirmait compter 17 000 clients affiliés, 98 % de son activité provenant de l’étranger[1],[2].

En 2018, elle est désignée PME de l’année aux Mercuriades. Elle ouvre ensuite un bureau à Montréal. En 2025, elle déclarait 183 employés et un chiffre d’affaires prévu de 154 millions de dollars, au 126e rang du palmarès des 300 plus importantes PME du Québec selon Les Affaires[3], contre un chiffre d'affaires réalisé de 125 M$ en 2020[4].

En 2021, Le Journal de Québec rapportait l’achat par Nicolas Chrétien d’une propriété au lac Saint-Joseph pour près de 6 millions de dollars, présentée comme une transaction record dans la Capitale-Nationale. Le journal décrivait déjà Crakmedia comme une entreprise de monétisation de trafic internet, notamment pour des sites de rencontres et de divertissement pour adultes[5].

Activités

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Crakmedia commercialise des services de marketing web à la performance[note 1], d’achat média et de développement d’outils internes. La presse québécoise indique qu’une part importante de son activité concerne la promotion de contenus pour adultes, notamment des plateformes de diffusion en direct, des créateurs de contenu et des sites de rencontres[5],[6]. Selon Le Journal de Montréal, Crakmedia détient la marque Jerkmate et assure le marketing du site de camgirls jerkmate.com[6],[7].

En 2020,elle indique avoir « mis en pause » sa relation d'affaire avec Mindgeek, producteur notamment des sites Pornhub ou Youporn, lors d'une affaire révélant que cette société mettait en ligne des scènes de viols et de pédopornographie, sans vouloir préciser si les relations permettant à ses clients d'être visibles sur ces sites avaient repris par la suite[4].

Selon les déclarations de ses dirigeants, ses bonnes performances sont permises par la scrutation du comportement des internautes, « grâce aux métadonnées des 50 milliards de pages vues chaque mois sur les sites de ses 17 000 clients affiliés »[1].

Controverses

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Subvention publique

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En 2025, le gouvernement du Québec indique vouloir récupérer une subvention de 100 000 $ versée en 2024 dans le cadre du programme Essor, affirmant n’avoir pas été informé de la spécialisation de l’entreprise dans le marketing pornographique. L’entreprise avait aussi reçu près de 150 000 $ en aides à l’exportation d’Investissement Québec entre 2017 et 2019[6].

Poursuite aux États-Unis

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En 2025, une résidente du Kansas poursuit 4355768 Canada Inc. (faisant affaire sous le nom de Crakmedia Network), présentée comme propriétaire et exploitante de jerkmate.com, ainsi que deux sociétés américaines liées à jerkmatelive.com et Streamate, au nom de son fils alors âgé de 14 ans. La poursuivante allègue que le mineur a pu accéder à ces sites pornographiques faute de vérification d’âge conforme à la loi du Kansas, et réclame plus de 100 000 $ CA en dommages. Crakmedia a demandé le rejet de l’action, soutenant n’avoir pas de liens d’affaires suffisants avec le Kansas[7].

Litige de brevet

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En 2014, Essociate, Inc. poursuit Crakmedia pour contrefaçon de brevet aux États-Unis. En 2015, un tribunal fédéral de Californie statue en faveur de Crakmedia et invalide le brevet au regard de l’arrêt Alice Corp. v. CLS Bank International.

Distinctions

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  • 2015 : 31e rang du Technology Fast 50 canadien de Deloitte
  • 2015 et 2016 : palmarès « Leaders » de L’actualité
  • 2018 : PME de l’année aux Mercuriades
  • 2024 : prix Mercure pour l’accroissement de la productivité
  • 2025 : 126e rang des 300 plus importantes PME du Québec (Les Affaires)
  • 2026 : Top 100 des employeurs PME au Canada (The Globe and Mail)

Notes et références

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  1. ↑ C'est-à-dire publicité rémunérée uniquement en cas de réaction convenue des internautes (clic, commande, etc.) Dans le cas de Crackmedia, il s'agit de rémunérations basées sur les commandes réalisées par les internautes. Cf. Leaders 2016: Crakmedia sur lactualite.com.

Références

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  1. 1 2 3 Jean-Benoît Nadeau, « LEADERS 2016: Crakmedia », L'actualité,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 Noémi Mercier, « Leaders 2015: Crakmedia », L'actualité,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ « 300 SMEs Les Affaires : Crakmedia 127th in Quebec », sur crakmedia.com, (consulté le )
  4. 1 2 Jean-Michel Genois Gagnon, Andrea Valeria, « Payant, le marketing de sites pour adultes », sur Le Journal de Québec, (consulté le )
  5. 1 2 « Transaction record dans la Capitale-Nationale », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 Nora T. Lamontagne, « Québec veut récupérer 100 000 $ d’une agence de marketing spécialisée dans la porno », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 Nora T. Lamontagne, « « Souffrance et douleurs psychologiques » : une PME québécoise poursuivie pour avoir exposé un Américain de 14 ans à de la porno », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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