Cultura sindacale

révue (1920-1921)

Cultura sindacale est une revue fondée en 1920 par Edmondo Rossoni.

Cultura sindacale

revue du syndicalisme italien

Pays Drapeau de l'Italie Italie
Langue italienne
Périodicité Mensuel
Format 31 x 22
Fondateur Edmondo Rossoni
Date de fondation 30 décembre 1920
Date du dernier numéro 17 juillet 1921
Éditeur Cooperativa Tip. Luzzati
Ville d’édition Rome

Histoire

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Publiée à partir du 30 décembre 1920 et proche de l'Unione Italiana del Lavoro (UIL), la nouvelle revue se destinait à l'« éducation des travailleurs » et soulignait la nécessité de la coopération interclasse sur une base productiviste :

« Si l'on veut intensifier la production, la coopération du prolétariat avec le travail intellectuel et dirigeant est nécessaire. Les forces prolétariennes et patronales, qui aujourd'hui se méconnaissent ou même se combattent, doivent apprendre à se connaître et s'unir. »[1]

Dans un article de janvier 1921, Rossoni écrivit que la revue devait servir à créer « une mentalité syndicaliste de discipline, de volonté, de capacité productive dans le domaine du travail, rassemblé au sein de puissantes organisations autonomes et unitaires ». La revue publia également des articles de Mario Racheli et Armando Casalini mais également de Sergio Panunzio. Ce dernier, « très préoccupé par les relations intriquées — sur le plan pratique — entre le socialisme, le mouvement ouvrier, le fascisme et le renouveau italien de l'après-guerre », soulignait, dans un article de juillet 1921, que, malgré les excès du Biennio rosso, le socialisme devait être ranimé et non enterré[1] :

« Panunzio avertissait que ceux qui cherchaient à créer le socialisme devaient avoir le courage de s'opposer au prolétariat pour le moment, « afin de lui redonner le sens des limites ». Il suggérait également que le fascisme pourrait peut-être jouer un rôle crucial dans la création à long terme du socialisme. Par moments dans l'article, Panunzio semble avoir attendu du fascisme qu'il ne favorise le socialisme qu'indirectement, en tant que puissant parti bourgeois conservateur nécessaire pour restaurer la lutte des classes saine et indispensable à la maturation prolétarienne. »[1]

Encore dans une période d'ambiguïté vis-à-vis du fascisme, Panunzio sous-entendait dans son article que « ce dernier pourrait jouer un rôle plus direct, que le fascisme lui-même pourrait créer le socialisme. Il jugeait essentiel de mettre en garde, cependant, contre le fait que le fascisme ne devait pas devenir une fin en soi ; il ne pouvait être qu'un moyen — menant essentiellement au même objectif socialiste qu'il avait toujours défendu »[1].

Collaborateurs

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 David D. Roberts, The Syndicalist Tradition and Italian Fascism, The University of North Carolina Press, (lire en ligne)
  2. 1 2 « Pubblicazioni », L'industria rivista tecnica ed economica illustrata,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Matteo Pasetti, Tra classe e nazione. Rappresentazioni e organizzazione del movimento nazional-sindacalista (1918-1922), Carocci, 2008.