Mario Racheli
Mario Racheli, né le à Parme et mort le dans la même ville, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.
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Biographie
modifierDu syndicalisme national au syndicalisme fasciste
modifierDécrit comme un disciple du syndicaliste révolutionnaire Filippo Corridoni par l'historien David D. Roberts, Mario Racheli fut secrétaire de la Chambre du Travail de Parme entre 1920 et 1921. Membre de l'Unione Italiana del Lavoro (UIL)[1], il la quitta après son transfert à Bologne pour diriger la Chambre syndicale fasciste en janvier 1921
Partisan de Edmondo Rossoni avec qui il craignait une « contamination [des syndicats] par le parti fasciste, centré sur la politique parlementaire »[2], il écrivit à Angelo Oliviero Olivetti, en , que « les organisations syndicales et patronales existantes étaient structurées selon des critères de classe traditionnels et qu'il faudrait les remplacer par des organisations fondées sur des catégories économiques pour qu'un véritable État corporatif puisse voir le jour »[2].
Collaborateur à Il Lavoro d'Italia, il publia plusieurs articles dans lesquels il contribua à la formation théorique du syndicalisme fasciste, reliant ce dernier de façon explicite à la figure de Giuseppe Mazzini :
« Le Syndicalisme doit donc être un mouvement tendant à la création des élites ; ce que Mazzini avait intuité lorsqu'il conseillait « L'Association de noyaux formés selon les tendances et non comme le voudraient les communistes, de tous les hommes appartenant à un secteur donné d'activité industrielle ou agricole ». De ce qui a été dit, il ressort que la nature du Syndicalisme est essentiellement éducative. En réalité, la vie sociale se déroule à travers les compétitions des groupes, non des classes et des catégories, qui restent solides sur leurs principes historiques fondamentaux. »[3]
Dans un texte en hommage à Armando Casalini, Racheli louait la « nouvelle aristocratie syndicale émergée du sein renouvelé de la Nation »[4] et la « lumineuse religion du devoir national et humain que Giuseppe Mazzini plaçait au fondement de toute grandeur »[4].
L'historien Giuseppe Parlato écrit en effet que « sans jamais citer directement l'expérience de Fiume, Racheli a lié le fascisme aux postulats mazziniens et révolutionnaires du syndicat, soulignant la fonction révolutionnaire des « noyaux associatifs », c'est-à-dire de la structure syndicale de [Alceste] De Ambris »[5]. C'est également dans Il Lavoro d'Italia que Racheli mena la polémique contre les employeurs qu'il accusa de ne concevoir le fascisme que « comme le bâton à utiliser sur le dos des travailleurs, au service des intérêts patronaux »[6].
Carrière sous le régime
modifierPrésident de la Confédération nationale fasciste du commerce (Confederazione nazionale fascista del commercio), il fut élu député pendant trois mandats puis nommé sénateur en 1943, mais destitué par la Haute Cour de justice pour les sanctions contre le fascisme le .
Notes et références
modifier- ↑ Ferdinando Cordova, Le origini dei sindacati fascisti, 1918-1926, La Nuova Italia, (lire en ligne), p. 92
- 1 2 David D. Roberts, The Syndicalist Tradition and Italian Fascism, The University of North Carolina Press,
- ↑ Paolo Benedetti, « Mazzini in "camicia nera" », Annali della Fondazione Ugo La Malfa, (lire en ligne)
- 1 2 Mario Racheli, « Pisacane - Corridoni - Casalini », Rivista popolare di politica, lettere e scienze sociali, no 17, (lire en ligne)
- ↑ Giuseppe Parlato, La sinistra fascista: storia di un progetto mancato, Il Mulino, , p. 100
- ↑ Paolo Buchignani, La rivoluzione in camicia nera. Dalle origini al 25 luglio 1943, Bibliotheka, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- David D. Roberts, The Syndicalist Tradition and Italian Fascism, The University of North Carolina Press, 1979.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique (pour Mario Racheli) :