Cyanus segetum

espèce de plantes

Bleuet, Centaurée bleuet

Cyanus segetum
Description de cette image, également commentée ci-après
Bleuet
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Cyanus

Espèce

Cyanus segetum
Hill, 1762

Synonymes

Centaurea cyanus L., 1753

Classification phylogénétique

Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Sous-famille Carduoideae
Tribu Cardueae
Sous-tribu Centaureinae

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure
Monde, Europe, France

Le Cyanus segetum, appelé Bleuet en Belgique, en France, en Suisse et en Vallée d'Aoste[1], ou Centaurée bleuet[2] au Canada et en Belgique, est une espèce de plante à fleurs de la famille des Astéracées originaire d'Asie. Elle s'est répandue mondialement à l'occasion des échanges commerciaux internationaux ayant permis son exportation rapide, d'abord vers l’Europe et l’Amérique du Nord[3]. Très souvent adventice des champs de céréales, cette espèce fait partie des plantes messicoles. C'est à ce titre que sa population a beaucoup régressé, du fait de l'emploi des herbicides et de la mécanisation agricole. Il est parfois appelé Aubifoin, Barbeau, Blavelle, Bleuet des champs, Casse-lunettes ou Fleur de Zacharie.

Phytonymie

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Le terme « bleuet » est apparu en France en 1380 ; il désigne alors la fleur des champs par sa couleur bleue. À ne pas confondre avec le « bleuet » qui désigne une myrtille au Canada et aux États-Unis[4].

Caractéristiques

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Description

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Centaurées cultivées.

Le Cyanus segetum est une plante herbacée annuelle[5] aux tiges de couleur vert grisâtre, d'aspect velouté, aux feuilles lancéolées ou pennatilobées, aux fleurs bleues, pourpres, blanches ou roses aux fleurons périphériques étalés. Sous le capitule, s'observent des bractées à bords ciliés (cils courts et réguliers, généralement bruns).

Pouvant atteindre une hauteur allant de 50 cm jusqu’à 1 mètre, le bleuet le comporte un cyme de capitule, avec des feuilles non décurrente. Les feuilles basales sont entières et très peu dentées ou pennatipartites, avec des divisions linéaires. Le bleuet possède également un involucre de 1 à 1,5 cm de long[6].

Reproduction

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Abeille butinant un bleuet.

Le bleuet étant hermaphrodite, il possède cependant un système d'auto-incompatibilité, ce qui en fait une plante allogame. Sa pollinisation est principalement effectuée par l'intermédiaire des insectes, comme toutes les plantes entomogames. La floraison du bleuet s'étale d'avril et novembre[7], avant la production des fruits sous la forme d'akènes. Ceux-ci ont une forme conique ou ovoïde et possèdent une aigrette d'une longueur d'environ les trois quarts de l'akène, à soies non plumeuses, persistantes et rousses[8]. La dispersion des graines se fait essentiellement par la gravité (barochorie), puis par le biais des forumis (myrmécochorie).

Habitat et répartition

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Avec une aire de répartition cosmopolite, on retrouve le bleuet en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. Plante annuelle et messicole, elle commensale des cultures acidophiles, mésohydriques et mésothermes[9].

Déclin et évolution génétique

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Pl. 28 Edwards's botanical register

Il s'agit d'une espèce annuelle qui peut être rencontrée sur différents types de sols, même si elle préfère les alluvions argilo-sableuses. Cette plante messicole a régressé, voire disparu, dans une grande partie de son aire naturelle de répartition[10]. Les populations les plus disséminées et beaucoup plus fluctuantes se retrouvent sporadiquement dans des milieux de substitution comme les bords de routes et les chemins perturbés[11], moins soumis à l’épandage de désherbant[12]. Face à la disparition des bleuets des champs et des autres plantes messicoles, plusieurs programmes d'actions ont été mis en place dans certaines régions françaises[13], ainsi qu'au niveau national avec le Plan national d'actions en faveur des plantes messicoles[14].

L'espèce n'est cependant pas considérée comme étant menacée en France. En 2021, elle est classée Espèce de préoccupation mineure (LC) par l'UICN. Toutefois, elle se raréfie localement : elle est considérée « quasi menacée » (NT), proche du seuil des espèces menacées ou qui pourraient l'être si des mesures de conservation spécifiques n'étaient pas prises, dans la région Poitou-Charentes, Bretagne, Franche-Comté, Haute-Normandie et Limousin ; elle est considérée « vulnérable » (VU) en Picardie, Aquitaine et Corse ; ainsi qu'« en danger » (EN) en Nord-Pas-de-Calais.

Le bleuet est également sensible à des maladies comme l’oïdium, la rouille, le mildiou, et peut subir des attaques de pucerons[15].

Une étude a comparé les traits de graines anciennes conservées en banque de graines par les conservatoires botaniques et les bleuets contemporains, montrant que l'espèce subit une évolution génétique rapide qui concerne des traits importants pour l'espèce, en renforçant les traits physique d'attraction des insectes pollinisateurs[16].

Utilisations

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Culture

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Le bleuet compte deux moyens principaux de culture. La première est en tant que plante annuelle et domestique, sur sol terreux (classique) et avec possibilité de repiquage. La seconde est en tant que plante bisannuelle dans de grands espaces, comme les sols de jardin ou de potager, avec possibilité de repiquage en hybridation avec d’autres espèces. Dans les deux cas, le bleuet peut en raison de sa robustesse se planter en toutes saisons et sa floraison sera effective l’année suivant la plantation[17].

Plante médicinale et culinaire

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Une crème glacée à la centaurée vendue en Europe de l'Est (Biélorussie et Ukraine).
Des centaurées destinées à l'usage culinaire.

L'hydrolat eau de bleuet ») ou la décoction de bleuet était prescrite en collyre en cas d'irritation des yeux et des paupières et pour lutter contre la conjonctivite (d'où son nom vernaculaire de Casse-lunettes). Elle est indiquée pour les inflammations de la peau et des muqueuses (bain de bouche)[18] et en cosmétique (démaquillant pour les yeux). En infusion, ses fleurs séchées sont conseillées pour les inflammations des reins, la goutte ou les rhumatismes[19].

Les fleurs comestibles s'utilisent dans les desserts (mousses, salades de fruits ou gâteaux). Elles se retrouvent également dans le thé Lady Grey.

Synonymes

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  • Cyanus arvensis Moench, Methodus 561. 1794, nom. illegit.
  • Cyanus cyanus (Linnaeus) Hill, Hort. Kew. 64. 1768, nom. inadmiss.
  • Centaurea cyanus L., Sp. Pl., 2 : 911. 1753
  • Cyanus vulgaris Delarbre, Fl. Aubergne, ed. 2. 203. 1800, nom. illegit.
  • Leucacantha cyanus (Linnaeus) Nieuwland & Lunell, Amer. Midl. Naturalist 5: 71. 1917.

Utilisations symboliques

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Dans les arts

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Bleuet des champs ou barbeau.

Sous son ancien nom de barbeau, le bleuet est à l'origine du motif décoratif « au barbeau » (semis de fleurs) ou des « barbeaux » (bordures de fleurs en guirlande) très prisés sur les services de porcelaine ou de faïence, notamment chez les manufactures de Sèvres ou de Tournai, et qui ont eu la faveur de la reine Marie-Antoinette[20]. Le bleu bleuet ou bleu barbeau est également une nuance de bleu tirant sur le gris. De nombreuses représentations picturales le représentent.

Symbolique des fleurs

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Le bleuet est souvent assimilé à une mauvaise herbe au vu de sa prolifération et de son extrême résistance, il est également comparé au coquelicot[réf. nécessaire]. Dans le langage des fleurs, la bleuet symbolise la richesse, l'amour timide ou la délicatesse[21].

Symboliques politiques et nationales

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Cette fleur voyait son nom attribué au 21 prairial du calendrier républicain / révolutionnaire français, généralement chaque «  » du calendrier grégorien.

Le bleuet est la fleur nationale de l'Estonie qui lui a consacré une pièce de deux euros commémorative en 2024.

La « fleur des Hohenzollern »

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La reine Louise couronne de bleuets le prince Guillaume lors de leur fuite vers Memel, gravure d'Alexander Zick (Die Gartenlaube, 22 mars 1887).

L'association du bleuet à la maison de Hohenzollern trouve son origine dans une tradition dynastique prussienne remontant au début du XIXe siècle. Elle est notamment liée à la reine Louise, épouse du roi Frédéric-Guillaume III et mère du futur empereur Guillaume Ier. Le bleuet, ou Kornblume en allemand, était considéré comme la fleur préférée de Louise et devint progressivement associé à sa mémoire et à celle de la famille royale prussienne[22].

Cette association fut renforcée par une tradition rapportant un épisode survenu pendant les guerres napoléoniennes. Après la défaite prussienne d'Iéna en 1806, la famille royale dut fuir devant l'avancée des troupes françaises. Selon les différentes versions de la légende, la reine Louise, ou l'un de ses enfants, cueillit alors un bleuet au cours de cette fuite ; dans certaines versions, la reine aurait donné la fleur au jeune prince Guillaume, futur Guillaume Ier, ou celui-ci l'aurait offerte à sa mère pour la consoler. Le bleuet devint ainsi un souvenir familial de l'épreuve traversée par la famille royale prussienne. Les récits ultérieurs présentent Guillaume Ier comme particulièrement attaché à cette fleur en souvenir de sa mère[22],[23].

La fleur acquit dès lors une valeur mémorielle et dynastique. Des publications allemandes de la fin du XIXe siècle la présentent comme la fleur favorite de Guillaume Ier et comme un symbole de son attachement à sa mère. Le bleuet était notamment présent dans la décoration de ses appartements et dans les représentations commémorant la reine Louise[24].

Cette association dynastique était connue en France. En 1890, Le Petit Marseillais illustré présente par exemple le bleuet comme « la fleur favorite des souverains allemands »[25] La même année, Le Courrier des Ardennes évoque également la relation entre la fleur et les souverains allemands[26].

C'est dans ce contexte qu'à la fin des années 1890 le bleuet put être désigné en France comme la « fleur des Hohenzollern. » L'association préexistante entre la fleur, la famille impériale allemande et la Prusse allait alors recevoir une nouvelle signification dans le contexte politique de l'affaire Dreyfus.

Un symbole antidreyfusard en France

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L'association du bleuet aux Hohenzollern fut investie d'une signification politique dans le contexte de l'affaire Dreyfus[27],[28]. Ainsi, le 16 décembre 1898, le verrier d'art Émile Gallé, engagé dans le camp dreyfusard, écrit dans L'Est républicain que « l'antisémitisme est né en Prusse » et qu'il a été « importé en France par Drumont », avec pour emblème « la fleur des Hohenzollern, le bleuet (Centaurea antisemica, variété Régis) »[29] Le texte est repris le 19 décembre par Le Siècle[30].

Par conséquent, lors de la manifestation antidreyfusarde du 4 juin 1899 à l'hippodrome d'Auteuil, au cours de laquelle le président de la République Émile Loubet fut agressé par le baron de Christiani, les manifestants portaient « l'œillet blanc ou le bleuet antisémite » à la boutonnière[31].

L'emploi du bleuet comme signe antisémite est également attesté en Algérie. Dans son étude consacrée à l'affaire Dreyfus en Algérie, l'historienne Anne Dulphy mentionne notamment « le bleuet à la boutonnière » parmi les signes matériels de la mobilisation antijuive[32].

Un symbole nationaliste et antisémite en Autriche

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Le « Bleuet de France » et les anciens combattants

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Le bleuet de France porté à la boutonnière est le symbole de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

Notes et références

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  1. Lo Gnalèi - Guichet linguistique.
  2. (en) RBINS/BMDC, « Voir sur especes.be. », sur especes.be (consulté le ).
  3. CBN Brest, Le Bleuet - Centaurea cyanus L., CBN Brest (lire en ligne), p. 66-68
  4. « Bleuet : bienfaits de ce fruit qui ressemble à la myrtille », sur passeportsante.net, (consulté le ).
  5. P. Fournier, Les Quatre Flores de France, éd. P. Lechevalier, Paris, 1961.
  6. « Fiche espèce », sur infoflora.ch (consulté le ).
  7. Sylvie Corré, Le Bleuet, une histoire de bleu, Limoges, Les Éditions du Sable fin, , 120 p. (ISBN 978-2-9539489-4-3, lire en ligne).
  8. « Hypp : encyclopédie en protection des plantes - Description de la plante », sur ephytia.inra.fr (consulté le ).
  9. Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version du 23 avril 2004.
  10. Solène Bellanger, « Étude de la biologie d'une messicole en régression : le bleuet (Centaurea cyanus L.) », thèse. Institut national de la recherche agronomique AgroSup Dijon, 2011, 227 p., ill.
  11. J. Vallet, C. Mesnage, M. Rambaud, P. Lacroix, Établissement d'une liste régionale et état des lieux des plantes messicoles en Pays de la Loire : contribution à la déclinaison régionale du plan national d'actions en faveur des messicoles, DREAL Pays de la Loire. Conservatoire botanique national de Brest / Conservatoire botanique national du Bassin parisien, 2013, 27 p.
  12. Philippe Jauzein, « L’appauvrissement floristique des champs cultivés ». Dossier de l’environnement de l’INRA, n° 21, 2001, p. 67.
  13. Les Messicoles. Vienne Nature : Fontaine-le-Comte, 2018.
  14. Jocelyne Cambecèdes, Gérard Largier et Antoine Lombard, Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées – Fédération des Conservatoires botaniques nationaux – Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, « Plan national d’actions en faveur des plantes messicoles 2012-2017 », sur side.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Bleuet des champs (Centaurea cyanus) ou barbeau bleu : plantation, culture », sur Binette & Jardin (consulté le ).
  16. Thomann, M., Imbert, E., Engstrand, R. C., & Cheptou, P. O. (2015). Contemporary evolution of plant reproductive strategies under global change is revealed by stored seeds. Journal of evolutionary biology, 28(4), 766-778 (résumé).
  17. Hubert Fontaine, Grégory Fontaine et Christian Hochet, « Comment cultiver le bleuet des champs (Centaurea cyanus) », sur Rustica.fr, (consulté le ).
  18. G. Millanvoye, Mini-encyclopédie des médecines naturelles, France Loisirs, Paris, 1986 (ISBN 2-7242-2864-2)
  19. Anne-Sophie Nogaret, La phytothérapie, Editions Eyrolles, , p. 27.
  20. Dictionnaire des motifs de la faïence fine imprimée en Belgique
  21. Anne Dumas, Les plantes et leurs symboles, Éditions du Chêne, coll. « Les carnets du jardin », , 128 p. (ISBN 2-84277-174-5, BNF 37189295).
  22. 1 2 « Le bleuet, fleur allemande », Bleuet de France, n. d. (lire en ligne, consulté le )
  23. (de) Élise de Hohenhausen (de), « Kornblumen zum 22. März 1887 », Die Gartenlaube, no 12, (lire en ligne, consulté le )
  24. (de) « Die Lieblingsblume des deutschen Kaisers », Die Gartenlaube, Leipzig, Ernst Keil, no 3, , p. 56 (lire en ligne, consulté le )
  25. « La vie bourgeoise : mode », Le Petit Marseillais illustré, no 73, , p. 327
  26. « Les bleuets », Le Courrier des Ardennes, , p. 3
  27. Le Figaro, 15 novembre 1898, p. 1.
  28. Joseph Reinach, Histoire de l'affaire Dreyfus, t. V (Rennes), Paris, Fasquelle, 1905, p. 116.
  29. Émile Gallé, « L'antisémitisme », L'Est républicain,
  30. « L'antisémitisme », Le Siècle,
  31. Bruno de Perthuis, « Orens : un artiste et une œuvre marqués par l’Affaire (1) », Caricatures et caricature, (lire en ligne, consulté le )
  32. Anne Dulphy, « L'affaire Dreyfus en Algérie, une crise antisémite », Revue d'histoire moderne & contemporaine, no 194, (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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