D'al-Al

danseuse et actrice française
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D'al-Al, dite aussi D'A-Lal, Simone d'A-Lal, ou Simone Prieur après son mariage, née Simone Luce le à Paris et morte le à Lannion, est une danseuse et une actrice française.

D 'al-Al
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Biographie
Naissance
Décès
(à 88 ans)
Lannion
Nom de naissance
Simone Andrée Luce
Pseudonyme
Mademoiselle d'Al-al, D'A-Lal, D'Al-Lal, Simone d'A-Lal, D'Alal
Autres noms
Simone Prieur
Nationalité
Activité
Mère

Métisse par sa mère, la danseuse martiniquaise Julie Luce, elle a été le modèle de nombreux artistes du Paris des Années folles.

Biographie

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Famille et jeunesse

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Simone Andrée Luce naît en 1910 à Montmartre, au domicile familial du 5 rue Eugène-Carrière[1], où elle passe toute son enfance et sa vie de jeune adulte[2].

Ses parents se sont mariés en 1908 aux Batignolles[3]. Son père, René Luce, né à Paris en 1884[4], est électricien. Sa mère, Julie Porus, est une Martiniquaise née en 1888 à Saint-Pierre[5],[Note 1], venue en métropole après l'éruption de la montagne Pelée en 1902[7]. Elle devient actrice et danseuse de music-hall sous le nom de Julie Luce ou Lucy[8], jouant notamment une prostituée dans l'adaptation sur scène du Train de 8 heures 47, roman de Georges Courteline dont l'action se passe dans un bordel.

Julie Luce emmène souvent sa fille avec elle pour la protéger des hommes mal intentionnés[8]. Toutes deux intègrent le cercle intime du peintre bulgare Jules Pascin, par l'intermédiaire de sa maîtresse Lucy Krohg, épouse du peintre norvégien Per Krohg[7]. Simone a pour camarade de jeu Guy, le fils des Krohg, qu'elle est parfois chargée de surveiller[9]. Pascin, arrivé à Paris en 1905, est désormais une des grandes figures de la bohème parisienne. De nombreuses personnalités lui servent de modèle, comme Kiki de Montparnasse ou Aïcha Goblet[10], ainsi que Julie Luce et Simone (dès l'âge de 13 ans) qu'il considère comme sa famille[8]. Julie, que le peintre surnomme « maman », s'occupera de sa maison jusqu'à la fin de sa vie, en 1930.

Grâce à Pascin, Simone Luce fréquente très jeune le Paris artiste, faisant la connaissance de Marie Laurencin, Jean Cocteau, Henri Matisse, Foujita ou encore Man Ray[8]. Elle pose également pour les peintres Kisling, Émile Compard[11], Nils von Dardel[7], et pour les sculpteurs Arno Breker, Harold Cash (en)[12] et Évariste Jonchère[13].

Après une scolarité classique, Simone Luce est acceptée au cours de danse de l'Opéra de Paris[8]. Mais, à l'issue des trois années de formation, devant la difficulté pour une jeune fille de couleur de devenir danseuse dans le ballet classique, elle décide de se tourner vers le music-hall comme sa mère.

Parcours

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Julie Luce aide sa fille à débuter en faisant jouer ses relations avec Henri Varna, qui possède alors plusieurs établissements à Paris[8]. Simone Luce choisit le nom de scène D'al-Al (« coquette » ou « fidélité » en arabe[14]), dont la sonorité peut évoquer diverses origines ethniques, ce qui convient à son travail de danseuse exotique[8]. Métisse, la jeune fille, possède une carnation relativement claire[15] qui lui permet de personnifier une danseuse cubaine, tahitienne, maghrébine ou encore asiatique, selon les exigences des rôles qu'elle incarne sur scène, et plus tard au cinéma[16]. Pour préparer ses numéros, elle étudie le contexte ethnique des danses qu'elle doit interpréter.

Elle débute sur scène en au Palace avec Maurice Chevalier, puis est engagée dans diverses revues, au Concert Mayol en 1926 et à nouveau au Palace en 1928, où elle rencontre un grand succès[17]. Dans la revue Oh ! La vicieuse !, elle se produit seins nus, une ceinture de plumes à la taille[18]. Il lui arrive de danser dans des soirées privées, par exemple pour l'Action française, un groupe politique d'extrême droite.

Comme sa mère ou Aïcha Globet, elle incarne une des « Vénus noires » prisées par le Montparnasse des Années folles[19]. Dans Fantasio, un journaliste écrit : « Ce n’est plus que de hasard que, sur le coup de minuit, le Dôme et la Coupole revoient Simone, la petite mulâtresse rendue célèbre par l'art des Kisling et des Pascin. Simone, que Montparnasse connut en sa sombre fleur, est devenue la Belle Dal-Al, vedette de nos grands music-halls et dont l'image fait une si belle couverture à ces albums-souvenirs que l'étranger achète aux kiosques des boulevards. » Elle est photographiée par Man Ray qui réalise plusieurs portraits d'elle : en robe chinoise ; coiffée d'une fine couronne et ne portant que de longs gants et une culotte courte ; avec des plumes sur les fesses, à la manière de Joséphine Baker ; ou sa robe ouverte dévoilant ses cuisses[8]. Simone Luce fait partie, avec Aïcha Goblet, des artistes de couleur qui gravitent autour du photographe, quelques années avant qu'il ne rencontre la Guadeloupéenne Ady Fidelin[20]. Elle pose, parfois nue, pour des studios photographiques (studios Piaz[21], Manuel[22], Harcourt, etc.)

Lors d'un bal donné par le comte de Beaumont, Simone Luce rencontre le réalisateur Marc Allégret qui la fait entrer dans le milieu du cinéma[8]. De 1926 à 1928, elle apparaît ainsi dans quelques films muets dans lesquels elle danse[14]. Mais en 1930, repérée par le producteur Simon Schiffrin à Montparnasse, elle est engagée, aux côtés de Charles Vanel et Valéry Inkijinoff, comme vedette féminine du Capitaine jaune. Dans ce film du Danois Anders Wilhelm Sandberg figure aussi Kiki de Montparnasse dont elle est devenue l'amie[9]. Muet, le film est adapté pour le parlant. Malgré de bonnes critiques, il ne reste que très peu de temps à l'affiche. En 1943, Simone Luce joue dans un film présenté comme un « grand film d'action et d'aventures coloniales », mais qui ne sortira jamais en salles.

En , à la salle Wagram, elle participe à un débat-spectacle, animé par le journaliste Léo Poldès dans le cadre de son Club du Faubourg et intitulé « Les femmes peuvent-elle boxer ? »[23] Elle y incarne une boxeuse noire opposée à une boxeuse blanche, jouée par Renée Tamary. Un article de L'Intransigeant ayant affirmé peu après « Non, les femmes ne peuvent pas boxer ! »[24], les deux artistes décident d'organiser un vrai combat, présenté comme le premier opposant deux femmes, et s'entraînent dans une salle de boxe[25]. Le match a lieu lors de la Nuit des vedettes, salle Hoche, et semble avoir suscité les rires du public[26]. En juillet, après avoir assisté à un entraînement, la journaliste Maryse Choisy publie dans Le Sourire un article sur les deux boxeuses, attestant de leurs aptitudes sportives, et dévoile que dans leurs combats mis en scène, c'est l'arbitre qui se retrouve K.O. à la fin[27].

Simone Luce poursuit sa carrière au music-hall et dans les cabarets, pratiquant parfois le nu intégral[28], en France, en Europe (Suisse, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Lettonie) et même à Tripoli[7]. Au début de la guerre, elle danse, dans divers cabarets parisiens, en duo avec une consœur appelée Mel-Tra, sous le nom des D'Al-Al Chinese Sisters[29],[30],[31]. En 1947, elle s'établit en Allemagne[8], où elle joue une dernière fois au cinéma, dans un film de Paul Martin sorti en 1951. En 1958, elle renonce à sa carrière et rentre en France pour s'occuper de sa mère malade, jusqu'à la mort de cette dernière en 1960[5].

En 1964, Simone Luce épouse à Pluzunet Maxime Henri Prieur[1] et se retire en Bretagne. Veuve en 1975[32], elle meurt sans descendance en 1998 à Lannion[1].

Postérité

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Selon Michel Fabre[Note 2], malgré sa faible notoriété, Simone Luce a ouvert, à l'instar de quelques autres artistes noires comme sa mère ou Aïcha Goblet, la voie à Joséphine Baker[35].

Modèle d'œuvres plastiques

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(liste non exhaustive)

Peinture et dessin

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  • Jules Pascin, Andrée et Simone, 1923, huile sur toile, 105,1 × 75 cm, collection particulière[36]
  • Jules Pascin, Simone D'Alal (Jeune fille dans une bergère), 1924, huile sur toile, 82 × 68 cm, collection particulière[37]
  • Jules Pascin, Simone et Andrée, 1925, huile sur toile, 81 × 64,8 cm, collection particulière[38]
  • Harold Cash (en), Untitled Drawing of d'A-Lal, vers 1928, dessin au fusain sur papier, 30,5 × 22,9 cm, Hunter Museum of American Art (en), Chattanooga[39]
  • Nils von Dardel, Oxögat, 1929, localisation inconnue[7]
  • Harold Cash, Untitled Drawing of d'A-Lal, vers 1929, dessin au crayon sur papier, 48,3 × 30,5 cm, Hunter Museum of American Art, Chattanooga[40]
  • Harold Cash, D'Al-Al Portrait, avant 1932, dessin fusain sur papier, 61 × 49,5 cm, Hunter Museum of American Art, Chattanooga[41]
  • Harold Cash, D'Al-Al, avant 1932, dessin fusain sur papier, 30,5 × 22,9 cm, Hunter Museum of American Art, Chattanooga[42]
  • Geneviève Gallibert, Dal Al, 1933, exposé au Salon d'automne de 1933, localisation inconnue[43],[44]
  • Œuvres de Moïse Kisling et Émile Compard[11]

Sculpture

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  • Harold Cash, Mask of d'A-Lal, 1928, masque en bronze, exposé au Salon d'automne de 1928[12], Hunter Museum of American Art, Chattanooga[45]
  • Harold Cash, D'Al-Al, 1929, bronze, Hunter Museum of American Art, Chattanooga[46]
  • Évariste Jonchère, D'Al-Al, 1931, plâtre original patiné à la feuille d'or, La Piscine, Roubaix[13]
  • Évariste Jonchère, D'Al-Al, 1931, plâtre, collection particulière[47]
  • Œuvres d'Arno Breker[11]

Photographie

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  • Man Ray, Simone et Moumoune, sans date[48]
  • Man Ray, Portrait de Simone Luce, vers 1930[49]
  • Roger Parry, La Danseuse d'Al-Lal, 1935[50]
  • Roger Parry, La Danseuse d'Al-Lal, vers 1935[51]

Spectacles

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(liste non exhaustive)

Filmographie

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. Son acte de décès indique de façon erronée Fort-de-France[6].
  2. Michel Fabre (1933-2007), professeur d'études américaines et afro-américaines à l'université de Paris III, Institut des pays anglophones, puis directeur du Centre d'études afro-américaines et de nouvelles littératures en anglais à l'université de la Sorbonne nouvelle (Paris III)[33],[34]

Références

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  1. 1 2 3 Acte de naissance no 2962, (avec mentions marginales de mariage et de décès), Paris 18e, Archives de Paris [lire en ligne] (vue 17/31).
  2. Recensements de population, Paris 18e, Grandes Carrières, , , , Archives de Paris.
  3. Acte de mariage no 734, , Paris 17e, Archives de Paris.
  4. Acte de naissance no 1249, , Paris 18e, Archives de Paris.
  5. 1 2 Acte de naissance no 621, , Saint-Pierre, Archives départementales de la Martinique (avec mentions marginales de mariage et de décès).
  6. Acte de décès no 454, , Paris 18e, Archives de Paris.
  7. 1 2 3 4 5 (en) Jill Berk Jiminez, Billy Klüver et Julie Martin, Dictionary of Artists' Models, Routledge, (ISBN 978-1-135-95921-0), « Prieur, Simone "Simone d'Al-Al" », p. 330-331.
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) Michel Fabre, « Josephine Baker: A Century in the Spotlight - Rediscovering Aïcha, Lucy and D'al-Al, Colored French Stage Artists », sur The Scholar and Feminist Online, published by The Barnard Center for Research on Women - Double Issue 6.1-6.2: Fall 2007/Spring 2008, (consulté le ).
  9. 1 2 Billy Klüver, Kiki et Montparnasse : 1900-1930, [Paris], Flammarion, (ISBN 978-2-08-010998-9).
  10. (en-US) « Jules PASCIN », sur Bureau d’art Ecole de Paris, (consulté le ).
  11. 1 2 3 Émile Compard, 1900-1977 [exposition du au , Le Faouët, musée du Faoüet (lire en ligne).
  12. 1 2 Dictionnaire biographique des artistes contemporains, (lire en ligne), p. 248.
  13. 1 2 « Evariste Jonchère, D'Al-Al, 1931 - Musée La Piscine », sur Roubaix La Piscine, (consulté le ).
  14. 1 2 A. P. Barancy, « Rencontre avec D'A-Lal sur la côte d'Azur », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le ), p. 7.
  15. « Mlle D'A.-Lal », sur Gallica, Cinéa, (consulté le ), p. 6.
  16. « Au studio... et sur la scène », sur Gallica, Vu, (consulté le ), p. 79.
  17. 1 2 Édouard Beaudu, « Concert Mayol : "En pleine jeunesse" », sur Gallica, Le Petit Journal, (consulté le ), p. 4.
  18. 1 2 Gustave Fréjaville, « Oh ! La vicieuse ! », sur Gallica, Comœdia, (consulté le ), p. 1-2.
  19. Herondas, « La Vénus noire », sur Gallica, Fantasio, (consulté le ), p. 39.
  20. (en) Moritz Neumüller, The Routledge Companion to Photography, Representation and Social Justice, Taylor & Francis, (ISBN 978-1-000-81417-0).
  21. « Music-hall – D'A-Lal » (consulté le ).
  22. Simone Luce (D'Al-Al), photographie du studio Manuel, vente Drouot [lire en ligne].
  23. « Cours et conférences », sur Gallica, L'Ordre, (consulté le ), p. 2.
  24. Robert Bré, « Non, les femmes ne peuvent pas boxer ! », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le ), p. 4.
  25. « Pour la première fois des femmes vont se produire en public sur un ring », sur Gallica, La Dépêche algérienne, (consulté le ), p. 1.
  26. S. H. et J.-B. L., « Le tout-Paris s'était donné rendez-vous à la "Nuit des vedettes" », sur Gallica, Holàhée !, (consulté le ), p. 5.
  27. Maryse Choisy, « Un soir chez les boxeuses », sur Gallica, Le Sourire, (consulté le ), p. 1.
  28. 1 2 « Cabaret Ève [encadré publicitaire] », sur Gallica, Paris-soir, (consulté le ), p. 4.
  29. Pierre Ferjac, « Au Tahiti », sur Gallica, Ce soir, (consulté le ), p. 2.
  30. (en) « Tahiti-dancing [encadré publicitaire] », Daily Mail, (consulté le ), p. 7.
  31. « Paradise [encadré publicitaire] », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le ), p. 4.
  32. Acte de naissance no 889, (avec mentions marginales de mariage, de divorce et de décès), Paris 6e, Archives de Paris.
  33. « Michel Fabre (1933-2007) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  34. « About the Contributors | S&F Online | Josephine Baker: A Century in the Spotlight », sur sfonline.barnard.edu (consulté le ).
  35. (en) Michel Fabre, « Josephine Baker: A Century in the Spotlight », sur sfonline.barnard.edu, S&F Online, fall 2007-spring 2008 (consulté le ).
  36. (en) « Jules Pascin | Andrée et Simone (1923) | MutualArt », sur www.mutualart.com (consulté le ).
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  38. Jules Pascin, « Simone et Andrée », sur www.artnet.com (consulté le ).
  39. « Untitled Drawing of d'A-Lal », sur hunter.emuseum.com (consulté le ).
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  41. « D'A-Lal Portrait », sur hunter.emuseum.com (consulté le ).
  42. « D'Al-Al », sur hunter.emuseum.com (consulté le ).
  43. Maximilien Gauthier, « Les expositions », sur Gallica, L'Art vivant, (consulté le ), p. 526.
  44. R. Civry, « Le Salon d'automne », sur Gallica, Les Hommes du jour, (consulté le ), p. 9.
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  47. Lynda Trouvé, « Évariste Jonchère (1892-1956) - Lot 132 », sur Lynda Trouvé (consulté le ).
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  49. (en) « Man Ray | Portrait of Simone Luce (1930) | MutualArt », sur www.mutualart.com (consulté le ).
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  59. Serge Veber, « Cabarets », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le ), p. 5.
  60. Montboron, « Toi c'est moi », sur Gallica, L'Œuvre, (consulté le ), p. 2.
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Liens externes

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