D'un soir triste

œuvre de Lili Boulanger

D'un soir triste est une œuvre de Lili Boulanger pour trio avec piano (violon, violoncelle et piano) ou violoncelle et piano ou orchestre composée en 1917 et 1918.

D'un soir triste
LB 40
Image illustrative de l’article D'un soir triste

Musique Lili Boulanger
Effectif trio avec piano
ou violoncelle et piano
ou orchestre
Durée approximative 8 min 15 s
Dates de composition 1917-1918
Publication
Durand
Création
Interprètes

Composition

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D'un soir triste, pendant sombre de D'un matin de printemps, est composé de 1917 à 1918[1]. La pièce existe en trois versions : une pour violoncelle et piano, une pour trio avec piano (violon, violoncelle et piano) et une pour orchestre[1].

Création

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La version pour trio est créée à Paris le , salle de la Société des concerts (salle de l'ancien Conservatoire), lors d'un concert de la Société nationale de musique, sous le titre de « Pièces en trio pour piano, violon et violoncelle ; a) D'un soir triste... b) D'un matin de printemps... », par Nadia Boulanger (piano), Maurice Hayot (violon) et André Hekking (violoncelle)[2].

La version pour orchestre est donnée en première audition le à Paris, au théâtre national de l'Opéra, par l'Orchestre des Concerts Pasdeloup sous la direction de Rhené-Baton, sous le titre de Deux poèmes. La pièce est reprise le , salle du Conservatoire, lors d'une « Audition des envois de Rome des œuvres de Lili Boulanger », par l'orchestre de l'Opéra sous la direction d'Henri Busser[2].

La version pour violoncelle et piano est créée le jeudi 1919 ou 1924 au Conservatoire américain de Fontainebleau par André Hekking (violoncelle) et Nadia Boulanger (piano), et reprise le , toujours au Conservatoire américain de Fontainebleau[2].

Édition

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La version pour orchestre, non gravée, est disponible à la location auprès des éditions Durand depuis 1993 sous forme de photocopies manuscrites[2].

La version pour trio est publiée par Durand en 2006 (cotage D.&F. 15697)[2].

Instrumentation

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Commentaires

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D'un soir triste est d'une durée moyenne d'exécution de huit minutes quinze environ[2].

L'œuvre partage avec D'un matin de printemps un même thème, un même rythme à trois temps et une même tonalité de mi mineur teintée de couleurs modales[3],[4]. Cependant, relève Gerald Larner (en), « son tempo est ralenti presque de moitié, et son déroulement contre les accumulations sombres de quintes aux cordes produit une impression tout à fait différente. Et pourtant, juste avant la fin, la réconciliation est entrevue, ou peut-être même la transfiguration, quand les cordes et la harpe attrapent quelques harmonies fugitives en mi majeur, et soutiennent leur foi dans les dernières mesures atténuées[5] ».

Pour le musicologue Harry Halbreich, « on pense à Roussel, celui des années 1920, celui de Pour une fête de printemps ou de la Deuxième Symphonie, dont les épisodes les plus âpres et les plus sombres semblent préfigurés dans D'un soir triste, dont la douleur lancinante se retrouve aussi dans certaines pages d'Arthur Honegger. L'espèce de marche funèbre centrale atteint à une profondeur tragique dépassant de loin la douce mélancolie que semblait annoncer le titre de la pièce[4] ».

Discographie

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Références

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Bibliographie

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  • Mireille Gaudin, « Lili Boulanger », dans Association Femmes et Musique, Compositrices françaises au XXe siècle, Sampzon, Delatour, (ISBN 2-7521-0043-4), p. 51-55.
  • (fr + en) Harry Halbreich, « L'esprit souffle où il veut », p. 6-9, Timpani (1C1046), 1998 .
  • (en + de + fr) Gerald Larner (en) (trad. Francis Marchal), « Boulanger : Faust et Hélène etc. », p. 16-18, Chandos Records (CHAN 9745), 1999 .
  • Alexandra Laederich, « Catalogues de l'œuvre de Nadia Boulanger et de l'œuvre de Lili Boulanger », dans Alexandra Laederich (dir.), Nadia Boulanger et Lili Boulanger : témoignages et études, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile », , 533 p. (ISBN 978-2-914373-29-6), p. 309-402.

Liens externes

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