Daikokuten

Divinité japonaise de la richesse, du commerce et des échanges

Daikokuten (大黒天?) est la divinité des échanges, du commerce et de la richesse dans la mythologie japonaise.

Daikokuten
大黒天
Dieu de la Mythologie Japonaise
Daikokuten par Ogata Korin (XVIIIe siècle).
Daikokuten par Ogata Korin (XVIIIe siècle).
Caractéristiques
Nom japonais 大黒天 / Daikokuten
Fonction principale Dieu de la richesse
Lieu d'origine Drapeau du Japon Japon
Groupe divin Kamis

Description

modifier

Ebisu et Daikoku sont souvent appariés et représentés sous forme de masques ou de sculptures sur les murs de petites échoppes. Dans sa forme populaire, il est à la fois considéré comme un kami d'Ōkuninushi ou des cuisines dans le syncrétisme shinto/bouddhiste, mais aussi comme la forme paisible de la divinité bouddhiste Mahakala. Introduit au Japon par Saichō, fondateur de l'école Tendai, comme kami tutélaire des cuisines des temples, Daikokuten fut par la suite syncrétisé, à l'époque médiévale, avec le kami autochtone Ōkuninushi, en raison d'une homophonie entre les lectures sino-japonaises de leurs noms (Ōkuni pouvant également se lire Daikoku)[1].

Lorsqu’il fut incorporé parmi les sept Divinités du Bonheur, on le représenta comme un homme gras et souriant, assis ou debout sur des sacs de riz symbolisant la richesse, tenant sur son épaule un grand sac contenant la sagesse et la patience. Il tient également dans la main droite une sorte de maillet en bois (uchide no kozuchi) représentant la vertu du travail. Ses fidèles utilisent des maillets semblables, qu’ils agitent afin d’obtenir la richesse.

La forme irritée que l'on retrouve dans le mandala shingon du taizōkai possède six bras, dont deux soulèvent la dépouille d'un éléphant, un autre éventre avec une épée une gazelle, un autre tient par le chevelure un deva. Cette forme rarement représentée hors des cercles fermés du tantrisme japonais, faisait l'objet de rituels liés à la guerre dans le Japon ancien. Il est aussi présent sous sa forme habituelle, dans le mandala créé par Nichiren, le gohonzon associé à Kishimojin (Hārītī en sanscrit).

On le représente parfois au côté de l’ōnamazu, ce gigantesque silure sur lequel repose le Japon.

Notes et références

modifier
  1. ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 587

Annexes

modifier

Liens externes

modifier
  • (en) « Daikoku ten », sur onmarkproductions.com (consulté le )).