Damblain
Damblain est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.
| Damblain | |
L'église Saint-Bénigne. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Neufchâteau |
| Intercommunalité | Les Vosges Côté Sud-Ouest |
| Maire Mandat |
Marie-Claude Gautrot 2026 |
| Code postal | 88320 |
| Code commune | 88123 |
| Démographie | |
| Gentilé | Damblinois, Damblinoises |
| Population municipale |
260 hab. (2023 |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 05′ 50″ nord, 5° 39′ 17″ est |
| Altitude | 370 m Min. 337 m Max. 412 m |
| Superficie | 13,27 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Darney |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Site de la Mairie |
| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Damblinois.
Géographie
modifierDamblain est située à l'extrême-ouest du département, limitrophe de la Haute-Marne. L'autoroute A31 traverse la commune sans offrir d'accès local. L'échangeur de Robécourt est à 6 km au nord[1].
Communes limitrophes
modifierHydrographie
modifierRéseau hydrographique
modifierLa commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Follot, le ruisseau de l'Artembouchet, le ruisseau du Grand Etang de Germainvilliers et le ruisseau de Damblain.

Gestion et qualité des eaux
modifierLe territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eaux de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de 1 497 km2, est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges.
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité.
Climat
modifierEn 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et se situe dans la région climatique « Lorraine, plateau de Langres, Morvan », caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[3].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 944 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[2].
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St Ouen-lès-Parey_sapc », sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey à 13 km à vol d'oiseau[4], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [5].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur le site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,1 %), forêts (23 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,4 %), terres arables (13,8 %), zones urbanisées (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communications et transports
modifierVoies routières
modifier- Autoroute A31 : Échangeurs Robécourt, Montigny, Bulgnéville.
Transports
modifierVoies ferroviaires et gares
modifierLa commune est traversée par la ligne ferroviaire de Merrey à Hymont - Mattaincourt. L'ancienne gare de Damblain, tout comme celle de Merrey, n'est plus desservie par le trafic voyageurs ; la ligne reste principalement utilisée pour le fret.
La gare ferroviaire ouverte au trafic voyageurs la plus proche est la gare de Neufchâteau, permettant de rejoindre les liaisons régionales et nationales.
Transports en commun
modifierLa desserte du territoire est assurée par le réseau régional de transports en commun Fluo Grand Est. Des lignes d'autocars relient Damblain aux gares environnantes (notamment Neufchâteau et Contrexéville) et permettent également d'effectuer des trajets directs vers Nancy.
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Dampbelain (1157) ; Danbelen (1160) ; Ecclesia de Donno Benigno (1164) ; Gerardus de Dombelino (1168) ; Finagium de Dambelino (1178) ; Gilebertus de Danbelein (1180) ; Gerardus de Dambelen (1185) ; Dambelin (1186) ; Wiardus de Domno Benigno (XIIe siècle) ; Gerardus miles de Danbelino, presbiter de Danbilino (1197) ; Dambelen, Dambelem, Dambeloyn (1256) ; Dambellays (1257) ; Dambelein (1259) ; Gilez de Dambelen (1300) ; Dambelain (1311) ; Donnus Belignus (XIVe siècle) ; Dambelains (1436) ; Dambellain (1463) ; Damblain (1563) ; Damblin (1649) ; Damblan (1656)[13].
Damblain est un hagiotoponyme caché. Le bourg tire son nom de son patron saint Bénigne[cite: 1], de l'expression en bas latin Domnus Benignus[cite: 1] (« saint Bénigne »)[14]. L'église de la commune lui est d'ailleurs dédiée[cite: 2].
Histoire
modifierDu XVIe siècle à la Révolution
modifierSous l'Ancien Régime, Damblain constitue, avec l'abbaye de Morimond et le village de Germainvilliers, la limite nord-est du diocèse de Langres. La paroisse dépend alors du doyenné d'Is-en-Bassigny, du gouvernement de Lorraine-et-Barrois et du bailliage de Bourmont. En 1750, la communauté compte 250 feux et environ 700 communiants. La perception des dîmes y est partagée par tiers égaux entre le seigneur du lieu, le curé et l'abbaye de Morimond.
Sur le plan de l'instruction publique, un collège destiné à la jeunesse de Damblain et de Germainvilliers est fondé en 1598 grâce à des dons locaux ; son administration et son rectorat sont par la suite réunis à la charge du curé de la paroisse[15].
Au XVIe siècle, Damblain constitue également un foyer huguenot actif. La localité est le berceau ou le lieu d'établissement de plusieurs artistes protestants de renommée européenne : le graveur et ornementiste Pierre Woeiriot de Bouzey (1532-1599), seigneur du lieu, y finit ses jours, tandis qu'y émerge la dynastie d'orfèvres et médailleurs Briot, dont François Briot (v. 1545-1616), contraint à l'exil à Montbéliard en raison de sa foi, et Nicolas Briot (1579-1646), graveur général des monnaies en France puis en Angleterre.
Pendant la guerre de Trente Ans, Damblain est brûlé par les Suédois vers 1635 et souffre des conséquences des deux sièges de La Mothe (1634 et 1645). Les Pères Récollets, de l'ordre des franciscains, qui demeuraient à La Mothe, se déplacent à Damblain après la destruction complète de la place forte en 1645. Ils s'établissent d'abord au 14, rue des François, avant de bâtir leur couvent chemin des Récollets. Sans revenus propres, ils dépendent de l'abbaye de Morimond. Leur ordre est dissous à la fin de l'année 1792 et le couvent est vendu comme bien national[16].
La seigneurie laïque appartient aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles à la famille Dubois de Riocourt. Nicolas Dubois de Riocourt, officier au service du duc de Lorraine et auteur de la Relation des deux sièges de La Mothe, y meurt dans son château en 1692. Le domaine, qui englobe également Champigneulles, est érigé en baronnie avec prévôté par le duc Léopold en 1720, puis élevé au rang de comté sous le nom de « comté de Riocourt » par Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine, en 1763, en faveur d'Antoine-François Dubois de Riocourt.
Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècles, Damblain constitue l'un des centres importants du Bassigny pour l'art campanaire et donne naissance à de nombreuses familles de maîtres-fondeurs ambulants, dont plus de soixante sont répertoriées[17]. Ces artisans se déplacent dans toute la France et dans plusieurs pays européens pour couler les cloches directement sur les lieux de commande. Parmi les plus célèbres dynasties damblinoises figure la famille Sabatier[18], dont Gaspard Sabatier, maître-fondeur et syndic de la communauté entre 1687 et 1691[18], son fils François Sabatier († 1729)[18] et son petit-fils Alexis Sabatier (1695-1719)[18]. Damblain voit également naître ou s'installer d'autres dynasties renommées de saintiers, telles que les Burel, qui fondent en 1735 la grosse cloche Sainte-Bénigne de Damblain, pesant plus de 2 300 livres[18], ainsi que les Dubois, les Febvre ou encore les Peigney[19].
Un exemple particulièrement remarquable est celui de **Nicolas Chapelle**, originaire de Damblain, dont la carrière illustre le rayonnement de cet artisanat au-delà du Bassigny. En 1681, il est associé à Jean Gillot, François Moreau et Florentin II Le Guay pour la fonte du grand bourdon de la cathédrale Notre-Dame de Paris, aujourd'hui connu sous le nom d'« Emmanuel ». La première fonte, réalisée le 31 octobre 1681, se révélant trop basse d'environ un demi-ton, les fondeurs sont condamnés par le Parlement de Paris en janvier 1685 à refaire la cloche à leurs frais et à verser 3 000 livres de dommages et intérêts. Le bourdon est finalement refondu en 1685-1686. Le nom de Nicolas Chapelle demeure associé à cette œuvre majeure : l'inscription du bourdon porte notamment les noms de « N. CHAPELLE », « I. GILLOT » et « F. MOREAV ». La Bibliothèque nationale de France conserve en outre une représentation de la première fonte de 1681, réalisée par Nicolas Chapelle[20],[21]. Cette présence d'un fondeur damblinois dans l'histoire du plus célèbre bourdon de France témoigne de l'ampleur du rayonnement des artisans du Bassigny.
En parallèle de l'art campanaire et de la tradition métallurgique issue du secteur de Nogent[22], la population rurale pratique une petite industrie textile domestique. Durant la saison hivernale, le travail du chanvre et du lin (filage et tissage de toiles) occupe de nombreuses familles[23], posant les jalons de l'essor de la broderie et de la dentellerie à domicile qui se développera fortement au XIXᵉ siècle sous l'influence des centres vosgiens voisins[23].
À la Révolution française, lors de la création des départements, la commune devient le chef-lieu d'un canton du district de La Marche de 1790 au (8 pluviôse an IX).
Première Guerre mondiale et présence américaine
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Lors de la Première Guerre mondiale, le secteur de Damblain, situé dans la zone d'entraînement de Bourmont, joue un rôle important dans la préparation des troupes américaines engagées en France[24].
À partir des 24 et 25 septembre 1917, les éléments disponibles pour l'entraînement du 5e régiment de Marines sont stationnés à Damblain et à Breuvannes-en-Bassigny[25].
Le 23 octobre 1917, la 4e brigade de Marines (en) est officiellement créée sous le commandement du brigadier-général Charles A. Doyen[26]. Damblain est choisi pour accueillir le quartier général de la brigade[27].
Le 3 janvier 1918, le 6e bataillon de mitrailleuses de Marines (en) arrive à Damblain afin d'y commencer son entraînement[26].
La présence et les activités d'entraînement des troupes américaines à Damblain font l'objet de prises de vues cinématographiques réalisées par le *Signal Corps*[28].
La 4e brigade de Marines poursuit sa préparation dans le secteur jusqu'au 14 mars 1918, date à laquelle elle quitte Damblain pour être déployée sur le front de Verdun[29].
Histoire militaire, Seconde Guerre mondiale et base aérienne
modifierDès 1936, face à la menace grandissante venant d'outre-Rhin, le gouvernement installe à Damblain un terrain d'aviation sommaire doté de pistes en herbe. Lors de la Bataille de France, celui-ci est utilisé par l'Armée de l'air : à partir du 14 mai 1940, le groupe de chasse I/2 y stationne avec ses Morane-Saulnier MS.406, tandis que le groupe de chasse III/6 y séjourne également[30]. Le 27 mai, le terrain est bombardé par la Luftwaffe : plusieurs MS.406 du GC I/2 sont détruits ou endommagés au sol[31].
Durant l'Occupation, la situation géographique de la commune — à la limite des Vosges et de la Haute-Marne et au cœur d'un secteur boisé — favorise le développement d'actions clandestines. Des réseaux locaux se structurent en lien avec les maquis voisins de Lamarche et de Bourbonne-les-Bains[32]. L'ancien aérodrome en herbe et les plaines environnantes sont notamment utilisés comme terrains d'atterrissage clandestins et zones de parachutage d'armes destinées aux maquis du Sud des Vosges et du Bassigny[33].
Le 14 septembre 1944, dans le cadre de la progression de la 2e division blindée du général Leclerc vers les Vosges, les éléments de reconnaissance du 1er RMSM poussent jusqu'à Damblain. Le 4e escadron, commandé par le capitaine Savelli, engage le peloton du lieutenant Serizier, accompagné d'un peloton du RBFM. Le groupe de chasseurs de chars « Lynx-Léopard », parti de Rozières-sur-Mouzon, se porte à leur rencontre d'une colonne allemande signalée vers Damblain. L'engagement se solde par la destruction d'un canon de 88 mm avec son tracteur, de deux canons antiaériens de 20 mm, de deux automitrailleuses et de plusieurs autres véhicules. Aucune perte française n'est signalée[34],[35]. Le terrain d'aviation est ensuite restitué aux Domaines en 1949.
En 1951, la décision est prise de créer une base aérienne de déploiement pour l'OTAN. Opérationnelle à partir de 1953, elle accueille des exercices interalliés jusqu'au retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN en 1966. À partir de cette date et jusqu'en 2005, la plateforme (code LFYD) est rattachée à la base aérienne 133 Nancy-Ochey et sert de terrain de manœuvre pour des escadrons de Mirage 5F, Jaguar ou Mirage F1CR. Le terrain fait notamment l'objet de tournages lors d'exercices d'évaluation tactique (*EVALTAC*) de la Force aérienne tactique (FATAC)[36].
En 2005, la base est fermée puis transférée au conseil départemental des Vosges pour être reconvertie en parc d'activités (« Cap Vosges Damblain »). L'aéroclub de Bourbonne-les-Bains, qui utilisait la plate-forme depuis juillet 1965, quitte définitivement le site en mai 2009[37].
Époque contemporaine
modifierL'ancienne base aérienne de Damblain accueille à plusieurs reprises de grands rassemblements évangéliques des gens du voyage, organisés par l'association protestante Vie et Lumière. Le site réunit ainsi des fidèles en 1994, 1996 et en août 2002, où près de 40 000 personnes venues de toute l'Europe convergent sur le lieu.
Politique et administration
modifierBudget et fiscalité 2022
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En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[42] :
- total des produits de fonctionnement : 200 000 €, soit 778 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 194 000 €, soit 756 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 149 000 €, soit 578 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 85 000 €, soit 329 € par habitant ;
- endettement : 12 000 €, soit 47 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 12,69 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 32,43 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 9,89 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 400 €[43].
Population et société
modifierDémographie
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].
En 2023, la commune comptait 260 habitants[Note 1], en évolution de +2,36 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierÉtablissements d'enseignements[48] :
- Écoles maternelles et primaires à Damblain, Breuvannes-en-Bassigny.
- Collèges à Lamarche, Martigny-les-Bains, Bourmont-entre-Meuse-et-Mouzon, Bourbonne-les-Bains, Val-de-Meuse.
- Lycées à Contrexéville, Mandres-sur-Vair, Nogent.
Santé
modifierProfessionnels et établissements de santé[49] :
- Médecins à Breuvannes, Lamarche, Bourbonne-les-Bains.
- Pharmacies à Vrécourt, Lamarche, Bourmont, Bourbonne-les-Bains.
- Hôpitaux à Lamarche, Vittel, Neufchâteau, Langres.
Cultes
modifier- Culte catholique, Paroisse Bienheureux-Jean-Baptiste-Menestrel[50], Diocèse de Saint-Dié.
Économie
modifierSecteur industriel et zones d'activités
modifierLa commune accueille sur son territoire le parc d'activités d'intérêt départemental Cap Vosges Damblain[51]. Aménagée par le conseil départemental des Vosges sur l'emprise de l'ancienne base aérienne de l'OTAN, cette zone d'activités de plus de 100 hectares dispose d'un accès direct à l'autoroute A31 et d'un embranchement ferroviaire propre[52].
Plusieurs entreprises et implantations logistiques ou industrielles y sont présentes :
- L'unité de production de granulés de bois (pellets) de la société Jefferco Grand Est[53] ;
- Un site logistique de stockage et de transport de la Scierie Perru, lié au secteur de la filière bois[52] ;
- Des activités de transport, de logistique et de travaux publics, représentées notamment par les groupes Mauffrey et Lomater[52] ;
- Un dépôt pyrotechnique d'assemblage et de stockage d'artifices de divertissement exploité par la société Jacques Prévot Artifices[54]. En raison de la quantité de matières explosives stockées, le site est classé installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) sous le régime Seveso seuil bas[55] ;
- Un projet d'implantation du groupe Alcopa Auction (centre de reconditionnement et de ventes aux enchères de véhicules), officialisé en 2026 en vue d'une mise en service ultérieure[56].
Agriculture
modifierL'activité agricole communale repose principalement sur l'élevage bovin (laitier et allaitant) ainsi que la polyculture[57].
Commerces et services
modifierLa commune dispose de quelques commerces et services de proximité. L'offre complémentaire d'hébergement touristique, de restauration et d'artisanat s'appuie sur les bourgs centres et stations voisines (Bourbonne-les-Bains, Bulgnéville, Vrécourt, Val-de-Meuse)[57].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierÉglise Saint-Bénigne
modifierL'église Saint-Bénigne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [58]. Son nom est directement lié à l'étymologie du village, issu du bas latin Domnus Benignus (« saint Bénigne »).
L'édifice trouve ses origines au XVe siècle, période dont il conserve la structure générale à trois nefs et les travées de style gothique tardif. Éprouvée par les conflits du XVIIe siècle dans le Bassigny, notamment lors de la guerre de Trente Ans et des sièges de La Mothe, l'église connaît d'importantes campagnes de reconstruction au siècle suivant. Au XVIIIe siècle, la façade occidentale est profondément remaniée avec l'édification d'un imposant clocher-porche de style classique, surmonté d'un dôme à impériale. Le chœur et la nef sont également réaménagés sous l'impulsion de la seigneurie des Dubois de Riocourt et de l'abbaye de Morimond, alors décimatrice d'un tiers de la paroisse.
L'intérieur abrite un riche mobilier liturgique protégé au titre des objets monuments historiques[59]. Le chœur est dominé par un maître-autel monumental en bois sculpté du XVIIIe siècle comprenant un retable à colonnes, un tabernacle ciselé et un bas-relief figurant l'Adoration des bergers, encadré par les statues de saint Bénigne, saint Nicolas et saint Jean-Baptiste. L'ensemble est complété par des lambris de revêtement sculptés, une chaire à prêcher en bois travaillé, des confessionnaux d'époque classique, ainsi qu'un cycle de toiles peintes figurant les étapes de la Vie du Christ et un tableau dédié aux saints protecteurs des épidémies.
Bien que Damblain soit le berceau au XVIᵉ siècle d'artistes de renommée internationale tels que le graveur Pierre Woeiriot et la dynastie d'orfèvres Briot, l'église ne conserve pas d'œuvres de leurs mains en raison de leur adhésion à la Réforme protestante et de leur exil. L'aménagement intérieur et l'entretien des installations sont l'œuvre de compagnons régionaux et d'artisans damblinois, à l'image des maîtres-fondeurs de la famille Sabatier aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
- Vue extérieure de l'église Saint-Bénigne.
- Le bas-côté nord et le retable de la Vierge.
- L'autel et le retable de la Vierge.
- Statue de saint Jean-Baptiste.
Voir d'autres photographies de l'intérieur de l'église sur Wikimedia Commons.
Autres lieux et monuments
modifier- Ancienne base aérienne (LFYD) de l'OTAN. Un projet d'industrialisation de cette zone est en cours.
- Monument aux morts.
- Le diagnostic archéologique réalisé avant l'aménagement de l'ancienne base aérienne a permis de mettre en évidence, sur une superficie de cinq hectares, une occupation gallo-romaine et médiévale. La fouille des vestiges a été organisée en deux campagnes en 2008 et 2009. Une villa et un ensemble balnéaire sont notamment bien conservés[60],[61].
- Ancienne halle transformée en salle de fêtes[62].
- 3 Lavoirs[63].
- Espaces naturels protégés[64] :
- Natura 2000, 1 espace naturel.
- Deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff),
- Site bioarchéologique[65].
Vie associative et culturelle
modifierLa vie culturelle damblinoise a notamment été marquée par la société musicale et harmonie « Les Enfants de Damblain ». Fondée en 1887, cette formation dont la trace est attestée jusqu'en 1912[66] n'existe plus aujourd'hui.
Personnalités liées à la commune
modifier- Jean Villot (XVe siècle), médecin personnel du roi René d'Anjou, né à Damblain[67].
- Aux XVIe et XVIIe siècles siècles, une dynastie de graveurs, ornementistes et médailleurs :
- Pierre Woeiriot de Bouzey (1532-1599), graveur d'estampes, portraitiste et ornementiste, mort à Damblain dont il était le seigneur.
- François Briot (v. 1545-1616), maître orfèvre et potier d'étain, célèbre pour son bassin et son aiguière dits de la Tempérance conservés au Musée du Louvre.
- Nicolas Briot (1579-1646), médailleur et mécanicien, graveur général des monnaies de France puis d'Angleterre.
- Isaac Briot (1585-1670), frère de Nicolas Briot, médailleur et graveur d'estampes.
- Antoine Guénard (1726-1806), prêtre, philosophe et érudit né à Damblain, lauréat du prix d'éloquence de l'Académie française en 1755[68].
- Charles Renard (1847-1905), né à Damblain, ingénieur et pionnier de l'aérostation, concepteur du dirigeable La France.
- Paul Renard (1854-1933), né à Damblain, frère cadet du précédent, polytechnicien, officier et pionnier de l'aéronautique[69].
- François Germain Adamistre, ingénieur des Ponts et Chaussées, chevalier de la Légion d'honneur[70].
- Didier Brice, comédien et metteur en scène de théâtre, originaire de Damblain[71].
Héraldique
modifier| Blasonnement :
D'azur au chêne d'or.
Commentaires : Ce sont les armes de la famille Riocour dont Nicolas Du Boys de Riocour, né à La Mothe-de-Saint-Hilairemont (Haute-Marne), le 10-06-1610 et mort à Damblain le 29-01-1692 était Lieutenant général du bailliage de Bassigny, Haute-Marne, conseiller de Charles IV duc de Lorraine et intendant de ses armées[72]. |
Galerie de photographies anciennes
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Maire, Histoire de Damblain, p. 45.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Typologie des climats en France », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Distance à vol d'oiseau entre Damblain et Saint-Ouen-lès-Parey », sur distance.to (consulté le ).
- ↑ « Fiche climatologique - Statistiques 1991-2020 et historiques - Station de Saint-Ouen-lès-Parey », sur donneespubliques.meteofrance.fr, Météo-France (consulté le ).
- ↑ « Projections climatiques DRIAS-2020 », sur drias-climat.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune », sur meteofrance.com, Météo-France (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Damblain ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Paul Marichal, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département des Vosges, Paris, Impr. nationale, , p. 120.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 413.
- ↑ « État de la communauté rurale de Damblain à la veille de la Révolution française (1889) », sur archives.vosges.fr ; Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne, 1858, p. 165.
- ↑ « État de la communauté rurale de Damblain à la veille de la Révolution française (1889) », sur archives.vosges.fr ; voir aussi J. François, « Notice sur la petite industrie de Damblain, de 1889 à 1900 », dans Le Pays lorrain, 1989, p. 59-61.
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- ↑ (en) United States Marine Corps, A Brief History of the 4th Marine Brigade, Historical Branch, G-3 Division, Headquarters, U.S. Marine Corps, .
- ↑ « Pages d'histoire de l'Est : mai-juin 1940 », Mémoires 52, 2010.
- ↑ Historiques des appareils du GC I/2 ; voir notamment les relevés de PassionAir1940.
- ↑ Archives départementales des Vosges, série W (archives de la période 1940-1945) et fonds du Comité départemental de libération (CDL).
- ↑ Service historique de la Défense (SHD), dossiers d'homologation des réseaux et maquis ; voir aussi Robert Dodin, La Résistance dans les Vosges, Éditions du Sapin d'Or, 1982.
- ↑ « Hennezel — 14 septembre 1944 », sur La Voie de la 2e DB Leclerc
- ↑ « Journal de marche du 2e escadron du RBFM », sur Chars français
- ↑ « Journal télévisé de la défense : exercice EVALTAC sur la base de Damblain », Reportage d'archives de l'Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (1980)., sur ECPAD
- ↑ Pierre-Charles Labrude, Pierre-Alain Antoine et Fabrice Loubette, Damblain, une base aérienne construite dans l'urgence en vue d'une guerre qui n'a pas eu lieu..., 2012.
- ↑ Père du Colonel Charles Renard, pionnier de l'aérostation
- ↑ source: quotidien "Les Nouvelles", 30 janvier 1913
- ↑ source: quotidien (l'Abeille des Vosges du 6 aout 1927
- ↑ « Marie-Claude Gautrot, l'ancienne secrétaire de mairie est élue maire », sur vosgesmatin.fr (consulté le )
- ↑ Les comptes de la commune
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- ↑ Établissements d'enseignements
- ↑ Professionnels et établissements de santé
- ↑ Paroisse Bienheureux-Jean-Baptiste-Menestrel
- ↑ « Développer votre entreprise dans les parcs d'activités Cap Vosges », sur vosges.fr, Conseil départemental des Vosges.
- 1 2 3 « Parc d'activités industriel de Damblain - Cap Vosges », sur immo-hub.org.
- ↑ « Site de production Jefferco à Damblain », sur jefferco.com.
- ↑ « Sécurité des sites pyrotechniques - Dépôt de Damblain », sur jacques-prevot.fr.
- ↑ « Risque lié aux installations industrielles classées (ICPE) sur Damblain », sur georisques.gouv.fr, Ministère de la Transition écologique.
- ↑ « La zone d'activités de Damblain accueille un projet d'envergure avec l'implantation d'Alcopa Auction », VosgesMAG, (lire en ligne).
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- ↑ « Église Sainte-Bénigne », notice no PA00107124, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Objets mobiliers classés au titre des monuments historiques sur La vie du village
- ↑ Institut national de recherches archéologiques préventives
- ↑ « Le blob, l’extra-média », sur universcience.tv (consulté le ).
- ↑ Salle des fêtes
- ↑ Lavoir
- ↑ Espaces naturels protégés
- ↑ Base aérienne 133, seconde tranche
- ↑ « La vie locale à Damblain », L'Abeille de Neufchâteau, .
- ↑ Henri Lepage, Le Département des Vosges : statistique historique et administrative, Nancy, 1845, p. 142.
- ↑ Notice d'Antoine Guénard sur Ecrivosges.
- ↑ Fiche de la base Léonore (Légion d'honneur) du commandant Paul Renard.
- ↑ François Germain Adamistre sur Ecrivosges.
- ↑ Vivre les Vosges, magazine du Conseil départemental, octobre 2016.
- ↑ L'Armorial de France
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Archives communales
- Archives paroissiales de Damblain (1770-1951)
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
- Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Pages 407-408 : Damblain
- J. François, « Notice sur la petite industrie de Damblain, de 1889 à 1900 », dans Le Pays lorrain, 86e année, 1989, no 1, p. 59-61.
- Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet.
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Damblain sur le site de l'Institut géographique national.
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région.
- Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL).
- Damblain sur geneawiki.com
