Dassault Falcon 10X
Le Dassault Falcon 10X est un projet d'avion d'affaires de la famille Falcon. Il est en développement depuis 2018.
| Rôle | Aviation d'affaires |
|---|---|
| Constructeur |
|
| Premier vol | 19 juin 2026 |
| Coût unitaire | 75 M$ |
Dimensions
| Longueur | 33,4[1] m |
|---|---|
| Envergure | 33,6[1] m |
| Hauteur | 8,4[1] m |
| Max. au décollage | 52,163[1] t |
|---|---|
| Kérosène | 29 168 l |
| Passagers | 19[1] |
| Moteur(s) | 2 x Rolls-Royce Pearl 10X |
|---|---|
| Poussée unitaire | 80,07[1] kN |
| Poussée totale | 160,14[1] kN |
| Vitesse maximale | 1 140 km/h (Mach 0,925[1]) |
|---|---|
| Distance franchissable | 13 890[1] km |
| Plafond | 15 545[1] m |
Lors de sa présentation, il est prévu que sa distance franchissable soit 13 890 km et sa vitesse maximale soit de Mach 0,925[2].
Historique
modifierLe développement du Falcon 10X est lancé en 2018[3], en même temps que le Falcon 6X. Aucune information n’était connue à son sujet jusqu’à sa présentation au site de Dassault de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac[4]. Celle ci a lieu le , la mise en service est alors annoncée en 2025[2].
Le premier vol a lieu le 19 juin 2026 depuis l'aéroport de Bordeaux-Mérignac avec comme pilote d'essai Sébastien Dupont de Dinechin et copilote Fabrice Dougnac[5].
Conception
modifierLe Falcon 10X a un empennage en T, ce qui est une nouveauté parmi les Falcon[6], et un grand allongement[7]. Le moteur est fourni par Rolls-Royce et le train d’atterrissage par Héroux-Devtek[8].
Ses commandes de vol comprennent un système anti-collision (en) et une mono-manette intelligente qui contrôle les 2 moteurs, les aérofreins et les inverseurs de poussée[6]. Le système de commandes de vol est issu du même bureau d'études que celui du Rafale[9]. Comme les autres Falcon, le poste de pilotage est équipé de l’avionique Enhanced avionics system (EASy) d’Honeywell Aerospace et d’un affichage tête haute avec un système de vision en vol améliorée.
La cabine du Falcon 10X peut se diviser en quatre espaces de longueur égale, elle mesure 2,77 m de large et est dotée de 38 hublots[2].
Versions militaires
modifierDans le cadre du remplacement des Dassault Atlantique 2, Dassaut Aviation étudie une version modifiée du Falcon 10X en avion de patrouille maritime, dans le cadre d'un concours notifié en 2022 par la direction générale de l'Armement. Mais en , il est annoncé que c'est l'offre de son concurrent Airbus Defence and Space[10] avec son Airbus A321 MPA qui est retenu[11].
Pour le remplacement des actuels Boeing E-3 Sentry de l'Armée de l'air, il est envisagé d'acheter la solution GlobalEye de Saab en utilisant des Falcon 10X comme avion porteur[12].
Prix et marché
modifierLe Falcon 10X a un prix de 80 millions de dollars en 2026 et il vise le segment du très haut de gamme[9]. Ses concurrents sont le Bombardier Global 7500 (entré en service en 2018) et le Gulfstream G700 (entré en service en 2024). En comparaison, la cabine du Falcon est la plus haute et la plus large, sa distance franchissable est légèrement inférieure à celle du Global 7500[7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) « Falcon 10X », sur www.dassaultfalcon.com
- 1 2 3 « Dassault Aviation lance le Falcon 10X, le plus avancé et le plus spacieux des avions d’affaires », sur dassault-aviation.com
- ↑ Dassault Aviation, « Rapport annuel 2017 », sur dassault-aviation.com
- ↑ Thierry Vigoureux, « Les mystères du nouveau Falcon », Le Point,
- ↑ Romain Guillot, « Le Falcon 10X de Dassault Aviation a effectué avec succès son premier vol », sur Le Journal de l'Aviation, (consulté le )
- 1 2 (en) Matt Thurber, « Dassault Aims High and Long with Falcon 10X », sur ainonline.com,
- 1 2 (en) Dominic Perry, « Dassault takes fight to ultra-long-range rivals with Falcon 10X launch », sur flightglobal.com,
- ↑ « Falcon 10X: un contrat de longue durée pour Héroux-Devtek avec Dassault Aviation », Le Journal de Montréal,
- 1 2 AFP, « Dassault dévoile le Falcon 10X, jet d'affaires inspiré du Rafale », sur MSN, (consulté le )
- ↑ « La DGA lance deux études d’architectures de l’avion de patrouille maritime futur », sur Direction générale de l'Armement,
- ↑ Michel Cabirol, « Avions de patrouille maritime : le ministère choisit Airbus », La Tribune,
- ↑ Laurent Lagneau, « Le GlobalEye de Saab tiendrait la corde pour être le prochain avion d'alerte avancée de l'armée l'Air », sur Opex360, (consulté le )