Famille de Neufforge
La famille de Neufforge (ou von Neufforge, de [la] Neuveforge, de Neuforge), est une famille noble du Saint-Empire, qui formé deux branches principales au Luxembourg et en Belgique.
| Famille de Neufforge (de [la] Neuveforge, de Neuforge, von Neufforge) | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | d'argent, à trois losanges d'azur, 2 et 1. | |
|---|---|---|
| Période | XVe au XXe siècle | |
| Origine | Saint-Empire | |
| Allégeance | ||
| Fiefs tenus | Plainevaux[1], les Pouhons, Neuerburg, Bertrange (Luxembourg), Weiler-la-Tour (Luxembourg), Fisenne, la Neuville près Huy, Grimonster, La Reid, Wargi, Fairon, Crossé, la Mouzée, etc. | |
| Demeures | Château de Plainevaux[1],[2], Hôtel Ravenstein | |
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Elle a donné des prélats, des gouverneurs, des députés aux diètes de l'empire, des conseillers d'État.
Histoire
modifierLa famille de Neufforge est une branche de la famille de Leuze[3] citée au XIIe siècle[4], qui tire son nom d'une nouvelle forge qu'un de ses membres fit construire au XVe siècle[3] aux Pouhons, à Aywaille, dans le duché de Luxembourg (enclavée entre la principauté de Liège, le duché de Limbourg et la principauté de Stavelot-Malmedy[5]).
Collienne de Neuveforge et des Pouhons (1463)[6], seigneur de Warche, est l'auteur de la branche fixée au Luxembourg.
Personnalités
modifier- Gilles de Neuforge, seigneur des Pouhons, marié le 15 juin 1572[7] avec Catherine Ferier, veuve de Jean de Bande, seigneur de Ceureux (1551-1636), échevin de La Roche-en-Ardenne (Belgique) (1598), puis mayeur (1599, 1620), député des Etats à Bruxelles.
- Englebert de Neuforge (1573-1629), fils du précédent, nommé conseiller procureur-général près du conseil provincial du Luxembourg, envoyé par les Habsbourg vers l'empereur Ferdinand II puis auprès du roi de Pologne[7].
Mort à Orval, il est inhumé dans l'église de l'abbaye d'Orval, où l'abbé lui a fait ériger un tombeau[7].
Il a épousé Marie-Agnès d'Huart (1582-1642)[8], fille du vice-président Remacle d'Huart[7], seigneur de Grimbiéville et de Grimbiemont[8], d'où 7 enfants, dont :
Louis et Philippe (qui suivent) ; Paul de Neufforge, grand-veneur du prince-électeur de Cologne ; Englebert de Neufforge, général autrichien et gouverneur de Capoue ; - Philippe de Neufforge (1621-1684), fils du précédent, prieur l'abbaye d'Echternach[9] (Luxembourg) puis, en 1667, nommé 66e abbé ;
- Agnès de Neufforge, sœur du précédent[10], abbesse de l'abbaye cistercienne de Bonnevoie (détruite) ;

- Louis, chevalier de Neufforge (1613-1697[11]), seigneur des Pouhons[7], frère du précédent, conseiller du Conseil de Luxembourg (1660[4]), trésorier-garde-des-Chartres (1670[4]), conseiller d'État et privé du roi d'Espagne Charles II de Habsbourg et son député aux diètes de l'Empire pour le cercle de Bourgogne, puis son ambassadeur près le prince-électeur de Bavière.
Créé chevalier d'Empire, il épouse en 1659[4] Gertrude-Marguerite d'Anethan, fille de Jean d'Anethan, chancelier du prince-électeur de Trèves, et d'Anne-Marie de Paccuis. Deux fils et une fille sont nés de cette union. - Jean-Henri de Neufforge (1662-1716), fils du précédent, conseiller du Conseil de Luxembourg et député à la Diète d'Empire représentant le Cercle de Bourgogne (cercle impérial comprenant l'ancien comte de Bourgogne et les actuels Pays-Bas, Belgique et Luxembourg). Il épouse Marguerite-Gertrude de Bettenhoven (1670-1730), petit-fille de François de Bettenhoven, anobli en 1681, mort en 1688 à la tête une immense fortune[12].
- Romain-Joseph de Neufforge (1707[13]-1791), fils du précédent, seigneur de Neuerburg (Allemagne), de Bertrange (Luxembourg) et de Weiler-la-Tour (Luxembourg). Il épouse Marie Louise de Marchant et d'Ansembourg (1739-1817), fille du comte Joseph de Marchant et d'Ansembourg et de Catherine von Velbrück, soeur du prince-évêque de Liège François-Charles de Velbrück. (ils sont les trisaieux de Ferdinand von Neufforge [1869-1942], marié à marié à Hedwig Thyssen, voir plus bas)
- Marie-Thérèse-Josèphe de Neufforge (1701-1773), soeur du précédent, épouse François-Maurice, baron de Veyder-Malberg(1699-1764), héritier du château de Malberg et maître de forges.
- Cécile de Neufforge (†1782), prieure de Val Duchesse, couvent de dominicaines à Auderghem (Belgique).
- Jean-François de Neufforge (1714-1791)[14], né dans la principauté de Liège, fixé à Paris en 1738, puis à Versailles, architecte élève de Jacques-François Blondel, auteur de 8 volumes de gravures intitulés Recueil élémentaire d'architecture (1757-1768).
- Jacques de Neufforge (1777-1828)[15], héraldiste, fils de Thomas-François de Neufforge et de Jeanne-Françoise Regaus de Boom ; auteur d'un Armorial du Royaume des Pays-Bas[16].
- Ferdinand von Neufforge (1869-1942), marié avec Hedwig Thyssen (1878-1950), fille d'August Thyssen ; dont une fille et deux fils[17] : Hedwig von Neufforge (1900-1962), baron Ferdinand von Neufforge (1902-1922), baron August von Neufforge (1906-1996) [dont postérité fixée en Argentine[17]].

Extinction des principales branches
modifierLes deux principales branches, luxembourgeoise et belge, s'éteignent à la fin du XIXe siècle. De nos jours, seule subsiste un rameau issu de la branche luxembourgeoise, établi à Neuerburg : ville du duché de Luxembourg, annexée à la France de 1795 à 1814, puis à la Prusse en 1815 après le Congrès de Vienne, et aujourd'hui en Allemagne.
Son auteur est Lambert-Joseph de Neufforge, fils de Romain-Joseph de Neufforge (1707-1791), seigneur de Neuerburg, de Bertrange et de Weiler-la-Tour, marié à Marie Louise de Marchant et d'Ansembourg (1739-1817). Lambert-Joseph de Neufforge nait en 1762 à Neuerburg (dans le duché de Luxembourg) ; il se marie en 1805, également à Neuerburg (alors dans l'Empire français), puis il meurt en 1837[8], aussi à Neuerburg (désormais intégrée à la Prusse). Marié avec Anne Marie Eresch, il est père de 2 fils[8] :
- Joseph-Guillaume de Neufforge, né en 1800 à Neuerburg (en France), mort en 1852, aussi à Neuerburg (en Prusse), marié à Margaretha Audrit (1814-1861), il est père de :
- Ernst Theodor von Neufforge (1843-1901), père du :
- baron Ferdinand von Neufforge (1869-1942), marié avec Hedwig Thyssen (1878-1950), fille d'August Thyssen, dont :
- Ernst Theodor von Neufforge (1843-1901), père du :
- Jean-Baptiste de Neufforge, marié en 1844, à Thionville (Moselle), avec Marie Elisabeth de Saintignon ; sans postérité[8].
La branche devenue française par Jean-François de Neufforge (1714-1791), architecte qui s'établit à Paris et Versailles, s'éteint à Paris avec Louis Marie Joseph Amable de Neufforge (1796-1872), père de 3 filles.
Armes
modifierAlliances
modifierLa famille de Neufforge s'est notamment alliée aux familles[8]: (de) Briffoz (2 alliances), de Presseux (2 alliances), de Fraula (4 alliances), de Rahier, de La Marck de Neufchâteau, Groulard de Jalhay, Ferier, d'Huart, d'Anethan, d'Anthisnes, de Calonne de Courtebourne, de Bettenhoven, de Veyder-Malberg (2 alliances), de Marchant d'Ansembourg (2 alliances), de Saintignon, Regaus de Boom, Thyssen, von Berg, etc.
Références
modifier- 1 2 « 1496. Les seigneurs séculiers de Plainevaux. », sur memoiredeneupre.be.
- ↑ « 1692. La seigneurie de Plainevaux. », sur memoiredeneupre.be.
- 1 2 Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg, (lire en ligne), p. 118
- 1 2 3 4 Émile Tandel, Les communes luxembourgeoises, Imprimerie F. Bruck, (lire en ligne), p. 425-427
- ↑ Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg - T. CXXVI - CXXVII : orbi.uliege.be
- ↑ « Archeevo », sur archives.services-publics.lu (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Auguste Neyen, Biographie luxembourgeoise : Histoire des hommes distingues originaires de ce pays, considere a l'epoque de sa plus grande etendue ..., Luxembourg, Bruck, (lire en ligne), p. 12-14
- 1 2 3 4 5 6 Roglo.eu
- ↑ Archives nationales de Luxembourg, ANLux A-XXIX-1297.
- ↑ Jean Baptiste Reichling, Histoire de l'ancienne Abbaye de Clairefontaine près d'Arlon. ... Édition posthume, précédée d'une notice biographique sur l'auteur, N. Schroeder, (lire en ligne), p. 129
- ↑ Archives nationales de Luxembourg (ANLux) lire en ligne
- ↑ Hudemann-Simon, Calixte. « Chapitre IV. La mobilité sociale ». La noblesse luxembourgeoise au xviiie siècle, Éditions de la Sorbonne, 1985, p.??? (lire en ligne).
- ↑ (de) « Taufen - 1700 - 1716 - KB-01k* | Luxemburg-Notre-Dame | Diözesanarchiv Luxemburg / Archives diocésaines Luxembourg | Luxemburg/Luxembourg | Matricula Online », sur data.matricula-online.eu (consulté le )
- ↑ « Neufforge, Jean François de (01/04/1714 - 19/12/1791) » [archive du ], sur agorha.inha.fr (consulté le )
- ↑ BnF, Neufforge (lire en ligne)
- ↑ Jacques Henri Thomas Joseph de Neufforge, Armorial du royaume des Pays-Bas. Publié par J. H. T. J. de Neufforge, lith. de Jobard (lire en ligne)
- 1 2 3 4 « Descendants of August Thyssen and Hedwig Pelzer | Hein's Royal Genealogy Page », sur heinbruins.nl (consulté le )
- 1 2 3 Auguste Neyen, Biographie luxembourgeoise : Histoire des hommes distingues originaires de ce pays, considere a l'epoque de sa plus grande étendue ..., Luxembourg, Bruck, (lire en ligne), p. 11-14