Charles Duverdy
Denis-Charles Duverdy, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un avocat, jurisconsulte et directeur de journal français.
| Maire de Maisons-Laffitte | |
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| Secrétaire de la Conférence |
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Faculté de droit de Paris (d) |
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Adolphe-Victor Paillard de Villeneuve (d) (beau-père) |
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Biographie
modifierNé le 19 juin 1829 au no 10 de la rue d'Enfer-Saint-Michel, dans l'ancien 11e arrondissement de Paris, Denis-Charles Duverdy est le fils de Félicité Duverdy, née Messager, et de Philogène Duverdy, avocat à la cour royale de Paris[1].
Élève du collège Henri-IV, où il suit avec grand intérêt les cours de Victor Duruy[2], puis étudiant à l’École de droit, il soutient sa thèse de licence (De l'administration de la tutelle) le 2 juillet 1851 puis sa thèse de doctorat (Dissertation sur la contrainte par corps) le 8 décembre 1852. Inscrit au barreau de la Cour d'appel depuis le 16 août 1851[3], il est nommé en 1852 secrétaire de la Conférence du barreau de Paris aux côtés de confrères tels qu'Alexandre Bétolaud et Émile Durier[4]. Il fera partie du Conseil de l'ordre entre 1886 et 1890[3].
Le 1er août 1853, il épouse Marie-Amélie Paillard de Villeneuve, fille d'Adolphe-Victor Paillard de Villeneuve[5], avocat réputé et rédacteur en chef de La Gazette des tribunaux.
En 1855, il publie avec Alphonse-Charles de Pistoye un Traité des prises maritimes en deux volumes. À partir de 1856, il compte le célèbre écrivain Alexandre Dumas parmi ses clients[6].
Conseiller municipal de Maisons-Laffitte, Duverdy en est maire de 1863 à 1870. À ce titre, il s'oppose à la ville de Paris au sujet de l'épandage des eaux d’égouts de la capitale sur la plaine d'Achères[7].
En août 1866, Me Duverdy est décoré de la Légion d'honneur en reconnaissance de ses « services exceptionnels »[8].
Le 29 avril 1874, quelques jours après la mort de son beau-père, Duverdy est nommé rédacteur en chef de la Gazette des tribunaux par le conseil d'administration du journal[9]. Membre du Syndicat de la presse parisienne réunissant des directeurs de journaux de la capitale, il est l'un des cofondateurs, en 1885, de l'Association des journalistes parisiens, dont il devient l'un des avocats-conseils[10].
Lors des élections législatives de 1877, Duverdy se présente dans la 1re circonscription de Versailles. Bonapartiste, il est le candidat des conservateurs et du gouvernement du Seize-Mai face au député républicain sortant, le gambettiste Albert Joly. Ce dernier est largement réélu[11].
En 1882, un procès oppose Duverdy à Émile Zola, qui a donné le nom de l'avocat à l'un des personnages (conseiller à la cour d'appel et chevalier de la Légion d'honneur) de son roman Pot-Bouille, publié en feuilleton dans le Le Gaulois. L'écrivain est ainsi condamné à changer ce nom en « Duveyrier »[12].
Charles Duverdy meurt le 20 janvier 1898 à son domicile du no 77 du boulevard Haussmann[13].
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de naissances du 19 juin 1829 (1/2), vues 20 à 22 sur 50.
- ↑ Rousset, p. 47.
- 1 2 Vapereau, p. 39.
- ↑ Rousset, p. 49.
- ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de mariages du 1er août 1853, vues 12 à 14 sur 51.
- ↑ Rousset, p. 51-52.
- ↑ Rousset, p. 57.
- ↑ Rousset, p. 54.
- ↑ La Gazette des tribunaux, 30 avril 1874, p. 415.
- ↑ Rousset, p. 56.
- ↑ La Presse, supplément du 22 octobre 1877, p. 2.
- ↑ Pierre Marotte, « Commentaires », in Émile Zola, Pot-Bouille, Paris, 1984, p. 490.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1898, acte no 146 (vue 2 sur 31).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Raoul Rousset (d), « M. Duverdy », in Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la Conférence des avocats à Paris , 21e bulletin annuel, Nancy, 1899, p. 46-60 (consultable sur Gallica).
- Gustave Vapereau (dir.), Dictionnaire universel des contemporains, supplément à la 6e édition, Paris, 1895, p. 39 (consultable sur Gallica).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :