Denise Ferrier

peintre française

Denise Ferrier, née le à Vichy et décédée le à Paris, est une peintre et dessinatrice française figurative et abstraite. Longtemps méconnue, l’œuvre de cette artiste est progressivement redécouverte à partir des années 2010.

Denise Ferrier
Denise Ferrier en 1946.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Française
Formation

Académie de la section d’or, Jean Souverbie

Académie Frochot
Activité
Artiste peintre et dessinatrice
Autres informations
Genre artistique
Art abstrait et art figuratif
Site web
Plaque à la mémoire de Denise Ferrier apposée à Vichy à l'angle de la rue Clemenceau et du passage de l'Amirauté, à l'initiative de l'Académie du Vernet et de l'Association Denise Ferrier

Biographie et parcours artistique

modifier

Denise Jeannine Ferrier naît en 1920 à Vichy, d’Aline Élisabeth Michel et de Lucien Jean Baptiste Ferrier[1], typographe puis comptable. Elle est issue d’une famille de viticulteurs, cafetiers et restaurateurs, qui prend en 1925 à Vichy la gérance de la brasserie Gambrinus, au 23, rue Georges-Clemenceau. Son père pratique la peinture en amateur et y initie sa fille, qui est également formée à Vichy par Paul Devaux, graveur sur bois, et par Ulysse Moussali[2], peintre et collectionneur d’art.

Les années de formation

modifier

Denise Ferrier enfant dessine sans cesse, et très tôt elle veut devenir une artiste[3],[4]. Elle est encouragée par son père dans cette vocation, et conseillée par Paul Devaux qui la remarque et publie dans sa revue d’Art bourbonnais, L’Élan, un dessin qu'elle réalise à l’âge de 6 ans[5]. Jeune fille, elle s’exerce en copiant les maîtres, peint des natures mortes et des portraits de Vichyssois dans un style très réaliste. Elle désire acquérir les techniques de la peinture classique, tout en commençant à s’intéresser à l’Art moderne, notamment à travers la lecture des textes du peintre cubiste André Lhote[6].

En 1945, elle réalise sa première toile abstraite à Vichy sans qu’elle ait encore jamais vu, selon son témoignage, de peinture abstraite[7]. La même année Paul Devaux, déclare qu’il ne peut « plus rien lui apprendre », et l'encourage à parfaire sa formation à Paris. En 1945-1946, Denise Ferrier suit l’enseignement de Jean Souverbie, cubiste, ami de Picasso, à l’Académie de la Section d’or[8] dans l’atelier de Madeleine Frisson[9], au 11 rue des Sablons[10]. Denise Ferrier gagne l’estime de Jean Souverbie avec une vue des Parcs de Vichy[11], petit panneau peint dont il loue le chromatisme et le mouvement[12]. L’enseignement de Souverbie est pour Denise Ferrier un véritable choc, elle abandonne alors le réalisme de ses premières années pour des recherches cubistes[13].

Du cubisme à l'abstraction

modifier

Fin 1947, sa famille ruinée et son père décédé, Denise Ferrier rejoint Paris où elle est plusieurs années secrétaire d’un avocat tout en poursuivant son activité de peintre. À la fin des années 1940, s’éloignant des influences d’André Lhote et de Jean Souverbie, Denise Ferrier passe du cubisme à l’abstraction, sans se rattacher à aucune école, dans une totale indépendance[14] : « L’abstraction, c’est l’invention totale » expliquera-t-elle plus tard[15]. Denise Ferrier fréquente l’atelier de l’Académie Frochot, où elle rencontre en 1949 le peintre cubiste Jean Spadoni (1908-1957), élève de Jean Metzinger[16]. Ils emménagent dans l’atelier de peintre et de tailleur pour hommes de Jean Spadoni dans l'arrière-cour d'une pension de famille au 33 de la Cité des Fleurs, dans le 17e arrondissement de Paris. Ils se marient à Paris en 1953[1], année où naît leur fils, Patrice, qui, d'abord postier et militant anarchiste[17], deviendra réalisateur[18]. Denise Ferrier et Jean Spadoni vivent dans une grande pauvreté[19], mais aussi dans une ambiance d’émulation et d’enthousiasme dont témoignera Denise Ferrier : « Cité des Fleurs. – La vraie vie d’artiste partagée. L’exaltation ! [20]» au Salon des Réalités Nouvelles.

Malgré les difficultés rencontrées par les femmes peintres pour se faire reconnaître [21], Denise Ferrier participe à plusieurs expositions collectives dont le Salon d’Automne de 1947[22] avec le soutien du peintre vichyssois Louis Neillot. De 1950 à 1955, Denise Ferrier participera, soutenue par Auguste Herbin, à la société et aux Salons des Réalités Nouvelles au Musée National d’Art Moderne situé alors au Palais de Tokyo[23]. Le travail de Denise Ferrier y est remarqué et elle reçoit le soutien d'Henry Valensi, chef de fil du mouvement musicaliste. Sans rejoindre ce mouvement, Denise Ferrier entretiendra avec Henry Valensi une correspondance régulière jusqu’au décès de ce dernier[24].

Pour sa seconde participation au Salon des Réalités nouvelles en 1951, Denise Ferrier élabore une grande peinture à l’huile : Rythmes[25], à la suite de la réalisation d'un très grand nombre de croquis, esquisses, et travaux préparatoires, dont une partie est aujourd’hui conservée au Cabinet des Arts graphiques[26]. Jean Cassou remarque Rythmes et manifestera l’intention de l’acquérir pour la collection du Musée d'Art moderne: « (…) une de ces compositions en camaïeu de gris retient l’attention de Jean Cassou, directeur du musée national d’art moderne, qui lui en demande une photo. C’est Rythmes de 1951[27].» Denise Ferrier ne saisit pas cette opportunité[15], et Rythmes ne rejoindra le Musée national d’art moderne qu’en 2021[28].

Continuer à peindre malgré les difficultés

modifier

Jean Spadoni meurt en . Denise Ferrier doit alors élever leur fils seule, dans une réelle précarité. Elle deviend couturière puis, à partir de 1959, est lettreuse et coloriste pour des bandes dessinées telles que Les Pieds Nickelés, Aggie Mack ou Bibi Fricotin, etc., de Pilote à L’Écho des Savanes, et pour des romans-photos, notamment ceux de Jean-Jacques Bourgois[29] et de Raymond Cauchetier[30]. Elle poursuit ces activités précaires jusqu’à sa retraite en 1985. Elle réalise également quelques illustrations de presse, notamment pour le magazine Quinze ans[31].

Denise Ferrier n’abandonne pourtant pas la peinture[32]. En 1957-1958, elle salue la mémoire de son mari en réalisant une grande toile à la fois abstraite et allégorique : « À Spado»[33]. En 1961 elle participe au Salon International d’artistes femmes de Vichy organisé autour d'Hélène Marre, qu’elle rencontre à plusieurs reprises[34]. En 1964 la trajectoire de Denise Ferrier croise également celle du peintre abstrait Henri Goetz[35].

Des années 1960 aux années 2000

modifier

Progressivement, son art s’éloigne des formes géométriques des années cinquante, sans qu’elle abandonne l’affirmation d’une ligne ferme, continue, mobile, et un goût pour le mouvement des formes et des couleurs qui animera toujours ses compositions. Denise Ferrier, tout en privilégiant l’abstraction, n’a jamais abandonné l’art figuratif.

L’autoportrait est notamment un exercice constant dans son œuvre, depuis son enfance jusqu’à ses dernières années: « L’introspection apparaît comme un préalable essentiel à la création chez Denise Ferrier. (…) Dessinés ou peints, les multiples visages qu’elle offre d’elle même reflètent les expérimentations plastiques qui l’occupent, les rapports entre forme et couleur, le rôle primordial accordé à la ligne[36]. » Cette active introspection porte également Denise Ferrier à consigner en détail ses rêves nocturnes : le fonds Denise Ferrier recense près de 700 récits de rêves écrits sur ses Carnets de rêves[37], activité onirique qui nourrit son œuvre.

En parallèle à sa peinture, Denise Ferrier poursuit toute sa vie une intense production d’œuvres graphiques, et « (…) le dessin est d’abord à ses yeux œuvre à part entière[38].» Dans ses innombrables dessins, la créativité de l’artiste s’exprime en toute liberté : « Lorsque je trace une ligne, la pulsion et la tension viennent de tout mon être par l'intermédiaire de ma main[39].» Elle souligne l’importance du graphisme dans son travail, qu’il s’agisse de dessin ou de peinture : « Ce qui compte pour moi, c’est la ligne continue. Une ligne que l’on vit en la faisant, de l’intérieur. Une ligne qui part d’un point, et va se perdre dans le néant[15]... »

Elle poursuit inlassablement son activité artistique, dans une solitude et une invisibilité de plus en plus grandes, des années 1970 jusqu’aux dernières années de sa vie[40]. En , elle réalise pourtant une exposition personnelle de son œuvre à la Dorothy’s Gallery[41], accompagnée d'un film d’entretiens avec l’artiste[42]. En , Denise Ferrier décède à Paris à l’âge de 91 ans[43].

Une redécouverte progressive à partir des années 2010

modifier

Critique et analyse de l'œuvre

modifier

En 2010 son itinéraire de « libre électron » est réaffirmé : « Denise Ferrier va traduire de manière picturale ses aspirations mentales ; de sa genèse jusqu’à nos jours, l’abstraction sera son objectif, même si son parcours est parsemé de quelques œuvres figuratives. (…) L’activité créatrice de Denise Ferrier consiste à faire le vide pour découvrir par intuition la profondeur de ses mondes intérieurs. Son amour-fascination pour les formes révélées s’harmonise sur toile en lignes – signes ou en vibrations de couleurs généreuses venues des Sud. Ainsi elle cerne d’un trait rapide la couleur et tout semble bouger, dans une chorégraphie plastique orchestrée. Ce n’est pas innocemment qu’une musicalité se dégage de son œuvre. C’est un art électrisé qui touche le psychique, c’est une œuvre de haute voyance qui provoque le spectateur par ses propositions intemporelles. Paradoxalement, pour certaines œuvres nous pouvons faire un parallèle avec celles des graffeurs"[44],[45].

Le milieu artistique redécouvre progressivement Denise Ferrier. Ainsi en 2024 : "Denise Ferrier est une artiste témoin de son temps. Elle a accompagné un des principaux mouvements d’avant-garde du vingtième siècle, l’abstraction, elle l’a marqué de son empreinte avec une œuvre forte et originale[46]. » (...) « La noirceur de ces (autoportraits), l’angulosité du dessin et la douleur qui s’en dégage évoquent les austères têtes de paysans de la période hollandaise de Van Gogh (…) S’y lisent une détermination à toute épreuve, une force invincible, une dignité et un courage inouï mais aussi une profonde tristesse[47]. » « La figure du labyrinthe, très présente dans son œuvre, prend dans ses dernières années valeur de portrait. Ce seront de remarquables constructions dans lesquelles elle décline toutes les nuances possibles d’une même couleur, souvent les bleus ou les rouges orangés, quand elle n’accorde pas les deux complémentaires ensemble[38][48]. ».

En 2024, pour l’exposition Denise Ferrier de 2024 au Musée des Ursulines de Mâcon, Être Peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier, on peut lire : « Si Denise Ferrier s’éloigne progressivement de l’enseignement de Jean Souverbie en abandonnant la figuration, elle retient de l’atelier du professeur la nécessité d’une étude minutieuse par le dessin afin de parvenir à une organisation parfaite des lignes, des surfaces et des volumes. Les recherches qu’elle mène pour organiser ses peintures la conduisent ainsi à multiplier les croquis et les notes. L’utilisation du calque lui permet de reporter le dessin définitif de la manière la plus précise possible sur la toile[49]. Chaque composition donne lieu à une analyse poussée de la relation entre lignes et couleurs»[14][50],[51],[52].

En 2025, Rythmes (1951) est ainsi réanalysée : « (…) une peinture construite avec finesse dans un élan vertical. Sa vision, dans son extrême pureté, son rythme dans sa légèreté, son transport sur un espace réduit au plan, a peut-être rappelé au jeune conservateur le Suprématisme russe» (...) « Dès lors, tout au long des années à venir, malgré le décès de Jean Spadoni en 1957 et la nécessité d’élever son fils encore jeune, Denise sera toujours prompte à retrouver ses pinceaux (...). L’artiste va ainsi poursuivre une œuvre abstraite dense et variée, bien reconnaissable. Elle a adopté au fil des ans un « style », fait d’équilibre et de virtuosité technique dans la composition et le choix des couleurs. Un style dans lequel la ligne garde toute son importance, une ligne continue, même si parfois elle se perd dans quelques méandres pour resurgir un peu plus loin[53]. »

Acquisitions dans des musées, expositions

modifier

En Juin 2021 quatre peintures de Denise Ferrier rejoignent les collections du Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou[54], dont Rythmes, jadis remarquée par Jean Cassou: « Composition ambitieuse (...) Si cette œuvre d'une grande maturité manifeste sans doute l'influence de Vassily Kandinsky ou d'Alberto Magnelli, elle n'en révèle pas moins une forte personnalité[55],[56]».

En 2022 une série de dessins, de gouaches et d’aquarelles, « une magnifique redécouverte[57]», sont intégrés au fonds du Cabinet des Arts graphiques du Mnam[58].

De juin à , une exposition rétrospective se tient au Musée des Ursulines de Mâcon : Être Peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011) [59].

En octobre et est organisé une grande exposition de 150 œuvres au Centre culturel de Vichy : Denise Ferrier. La Redécouverte d’une artiste majeure[60], ainsi qu’un Colloque : Le parcours artistique de Denise Ferrier / Femme et artiste dans la société du XXe siècle[61], organisés par l’Association Denise Ferrier[62] et l’Académie du Vernet dont l’un des fondateurs, Paul Devaux, fut le premier initiateur de Denise Ferrier.

Principales expositions

modifier

Participation à des expositions collectives

modifier
  • Salon d’automne, Paris, 1947
  • Salon des Réalités Nouvelles, Paris, 1950
  • Salon des Réalités Nouvelles, Paris, 1951
  • Salon des Réalités Nouvelles, Paris, 1952
  • Salon des Réalités Nouvelles, Paris, 1953
  • Salon international d’artistes femmes, Vichy, 1961

Expositions monographiques

modifier
  • Denise Ferrier – Peinture, dessin, Dorothy’s gallery, Paris, 2010
  • Denise Ferrier, rétrospective, galerie Dohyang Lee, Paris, 2021
  • Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Musée des Ursulines de Mâcon, 2024
  • Denise Ferrier (Vichy 1920 – Paris 2011). La Redécouverte d’une artiste majeure, Centre culturel de Vichy, 2025

Œuvres de Denise Ferrier dans les collections publiques

modifier

Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou

modifier
  • Rythmes, 1951
  • Composition, 1953
  • Composition n°1 « Joie », 1953
  • Composition n°2 « De Gauche à droite – de bas en haut », 1953

Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou, Cabinet des arts graphiques

modifier
  • Recherches pour Rythmes, 1951
  • Recherches pour Composition
  • Recherches pour Composition n°1
  • Réplique (gouache) de Composition n°2
  • Recherches pour la toile Les Trapèzes ascendants (exposée au Salon international d’artistes femmes à Vichy 1961)

Musée des Ursulines à Mâcon

modifier
  • Les Carottes dans le fait-tout, abstrait, 1951 – 1952
  • Nature morte sur table ronde, 1980

Bibliographie

modifier

Livres, catalogues

modifier
  • Denise Ferrier – Peinture, dessin, Paris, Thélème, 2010 (ISBN 9782953791006)
  • Patrice Spadoni, Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème, 2021 (ISBN 9782958005405)
  • Michèle Moyne-Charlet, Françoise Garcia et Françoise Py, Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, (ISBN 9782901400608)

Filmographie

modifier

Annexes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Archives Départementales de l'Allier, Vichy, naissances 1920-1922, acte n° 320 avec mention marginale du mariage, vue 82/304.
  2. Ulysse Moussali, nationalité syrienne, peintre, architecte du pavillon des États du Levant à l’exposition de Paris 1937, collectionneur d’art https://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/recherche?search=Ulysse%20Moussali&filter=&source=catalogue&log=false
  3. Le Fonds Denise Ferrier conserve plusieurs centaines de dessins d’enfance et de jeunesse de l’artiste. Reproductions d’un dessin d’enfance et d’une peinture de Denise Ferrier à l’âge de 15 ans : Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, ISBN (ISBN 9782958005405), p.11 et p.12.
  4. Sources biographiques : - Michèle Moyne-Charlet, Françoise Garcia, Françoise Py, Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608) ; - Patrice Spadoni, Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, ISBN (ISBN 9782958005405) ; - Correspondances et documents du Fonds Denise Ferrier, ensemble d’oeuvres, photos et documents conservé par l’Association Denise Ferrier.
  5. L’Élan, numéro 8, Mai 1927, publié par la Société des amis des Arts de Vichy et du Boubonnais, Directeur Paul Devaux. Conservé au Fonds Denise Ferrier.
  6. Selon son fils Patrice Spadoni, Denise Ferrier a conservé toute sa vie deux livres à son chevet : Le Journal de Delacroix, et Le Traité du paysage (1939) d’André Lhote (communication faite au Colloque Le parcours artistique de Denise Ferrier / Femme et artiste dans la société du XXe siècle, Vichy, octobre 2025.)
  7. Témoignage de l’artiste dans le film DENISE FERRIER Peinture Dessins – Cité des Fleurs, Patrice Spadoni, 2010 : https://www.deniseferrier.fr/video/
  8. L’Académie de la Section d’or, « chez Frisson » : Frédéric Souverbie, Jean Souverbie, 1891-1981, Montreuil, Édition Gourcuff Gradenico, 2021, (ISBN 978-2-35340-320-2), page 146.
  9. Madeleine Frisson, artiste : https://fr.artprice.com/artiste/253506/madeleine-frisson
  10. Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 16.
  11. Denise Ferrier, Le Parc vu depuis la terrasse de l’Hôtel de la Cloche, Vichy, octobre 1945, huile sur panneau présentée pour la première fois au public en octobre / novembre 2025 dans l’exposition : Denise Ferrier. La Redécouverte d’une artiste majeure, Vichy, 2025.
  12. Correspondance de Denise Ferrier avec ses parents, lettres du 21 novembre 1945 au 8 juillet 1946, conservées dans le Fonds Denise Ferrier.
  13. Reproductions de trois études de nus exécutées par Denise Ferrier sous la conduite de Jean Souverbie : Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608), p.24.
  14. 1 2 Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 28.
  15. 1 2 3 Témoignage de l’artiste dans le film DENISE FERRIER Peinture Dessins – Cité des Fleurs, Patrice Spadoni, 2010.
  16. Fonds Denise Ferrier : Photo de l’atelier de Jean Metzinger, avec Jean Spadoni parmi les élèves ; carnets de croquis de nus dessinés par Denise Ferrier dans l’académie Frochot, avec notes de Jean Spadoni.
  17. « SPADONI Patrice [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron » (consulté le )
  18. IMDb, fiche https://www.imdb.com/fr-ca/name/nm15439531/ - Allo Ciné, fiche https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=30409.html
  19. Reproduction : Denise Ferrier, L’atelier / habitation de Denise Ferrier et Jean Spadoni au 33 Cité des Fleurs, Huile sur isorel, Paris 1956, dans Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608), p.45.
  20. Extrait des cahiers de notes autobiographiques conservées dans le Fonds Denise Ferrier.
  21. Plusieurs études ont souligné ces difficultés. Parmi elles : Nina Missel, Artistes femmes, les grandes oubliées de l’histoire de l’art, Aware, https://awarewomenartists.com/decouvrir/artistes-femmes-les-grandes-oubliees-de-lhistoire-de-lart/ ou Charlotte Foucher Zarmanian, La part des femmes au musée : https://www.sciencespo.fr/artsetsocietes/fr/archives/3241
  22. Reproduction de la peinture exposée au Salon : Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, (ISBN 9782958005405), p.13 ; Référence au tableau : Catalogue du Salon d’automne 1947, Source : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb342965150,FERRIER Denise, n°483, Le Broc bleu, huile, p.43.
  23. Catalogues des Salons des réalités Nouvelles : https://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/recherche?search=R%C3%A9alit%C3%A9s%20Nouvelles&filter=&source=catalogue&log=false ; reproduction de la carte de Denise Ferrier de sociétaire des Réalités Nouvelles 1955 : Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608), p.65.
  24. Fonds Denise Ferrier : Correspondance Henry Valensi - Denise Ferrier, 1953 à 1960. Reproductions d’une carte d’Henry Valensi à Denise Ferrier et d’une lettre : Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608), p.63 et 65.
  25. Reproductions : Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608), p.62 ; également publiées sur le site Internet consacré à Denise Ferrier : https://www.deniseferrier.fr/peintures-1940_60/
  26. Centre Pompidou : Denise Ferrier, Recherches Toile pour « Réalités Nouvelles » de 1950 à 1951 : https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/oeuvre/qlhmtYH
  27. Françoise Garcia, Denise Ferrier, une volonté farouche. Entre abstraction représentative et abstraction pure, p.4, communication au Colloque Le parcours artistique de Denise Ferrier / Femme et artiste dans la société du XXe siècle, Vichy, octobre 2025, publication en préparation, conservation Fonds Denise Ferrier.
  28. Centre Pompidou, Denise Ferrier, Rythmes 1951, Inventory n° AM 2021-660 : https://www.centrepompidou.fr/en/ressources/oeuvre/yVcS9T5
  29. « Jean-Jacques Bourgois, qui a réalisé près de 600 romans-photos, dont des adaptations de Colomba de Prosper Mérimée et de La Cousine Bette de Balzac (...) », in Qu’est devenu le roman-photo ? publié en ligne le 29 décembre 2006 par Lavieeco : https://www.lavieeco.com/influences/culture/aintimitea-anous-deuxa-quest-devenu-le-roman-photo-6816/
  30. « Autoportrait : Raymond Cauchetier Photographie », sur raymond-cauchetier.com (consulté le )
  31. Magazine Quinze ans : https://www.bedetheque.com/revue-Quinze-Ans.html
  32. Anne Mathieu, Denise Ferrier, 1920-2011. Rythmes, article dans le Monde diplomatique n°815, février 2022, p.26 : Denise Ferrier « (…) confrontée à une malchance tenace, elle subit avec exacerbation autant la difficulté à émerger d’une femme artiste que les effets de la fracture de classe. » https://www.monde-diplomatique.fr/2022/02/MATHIEU/64388
  33. Denise Ferrier, À Spado, 1957-58, peinture à l’huile sur toile ; reproduction : Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, (ISBN 9782958005405), p.50.
  34. Correspondance de Denise Ferrier avec sa mère Aline Ferrier, conservée dans le Fonds Denise Ferrier.
  35. Ibid.
  36. Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 34.
  37. Denise Ferrier, rêves consignés dans son journal de 1940 à 1973 ; Carnets de rêves référencés du n°1, 1973, au n°9, 1997 à 2009, conservés dans le Fonds Denise Ferrier.
  38. 1 2 Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 15.
  39. Fonds Denise Ferrier : Denise Ferrier, Notes sur la peinture, feuille volante, 1981.
  40. Reproduction d’un dessin de Denise Ferrier fait en 2010, quelques mois avant son décès : Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, (ISBN 9782958005405), p.148.
  41. Catalogue de l’exposition : Denise Ferrier – Peinture, dessin, Paris, Thélème, 2010, (ISBN 9782953791006).
  42. Patrice Spadoni, DENISE FERRIER Peinture Dessins – Cité des Fleurs, Thélème films, 40mn, 2010.
  43. Relevé des fichiers de l'Insee
  44. Djos Janssens, Un libre électron / Denise Ferrier artiste peintre, préface au catalogue de l’exposition : Denise Ferrier – Peinture, dessin, Paris, Thélème, 2010, (ISBN 9782953791006), p.3.
  45. Djos Janssens, site officiel : https://www.djosjanssens.be/
  46. Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 12.
  47. Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 14.
  48. Françoise Py, Maître de conférence à l’Université de Paris 8 : https://artsplastiques.univ-paris8.fr/arplafr/canal22/pages/presentation.htm
  49. Reproductions de nombreuses études de Denise Ferrier préalables à des peintures, de notes de travail et de calques dans : Être peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Mâcon, Musée des Ursulines de Mâcon, 2024, (ISBN 9782901400608).
  50. Michèle Moyne-Charlet, conservatrice, Directrice des Musées de Mâcon, commissaire de l’exposition Être Peintre dans la France de l’après-guerre, l’étonnant parcours de Denise Ferrier (1920-2011), Musée des Ursulines de Mâcon, Juin à décembre 2024.
  51. Michèle Moyne-Charlet, extrait de Exposer l’œuvre de Denise Ferrier à Mâcon pour mettre en perspective la collection d’art abstrait du musée d’art et d’histoire de la ville, contribution au Colloque Le parcours artistique de Denise Ferrier / Femme et artiste dans la société du XXe siècle, Vichy, 17 octobre 2025.
  52. Moyne-Charlet, Garcia et Py 2024, p. 3.
  53. Françoise Garcia, extraits de Denise Ferrier, une volonté farouche. Entre abstraction représentative et abstraction pure, contribution au Colloque Le parcours artistique de Denise Ferrier / Femme et artiste dans la société du XXe siècle, Vichy, 17 octobre 2025.
  54. Le site du Centre Pompidou recense 18 œuvres de Denise Ferrier présentes dans les collections du musée : https://www.centrepompidou.fr/fr/recherche/oeuvres?artiste=Denise%20Ferrier&sort=dateCreationAsc&display=Grid
  55. Christian Briend, auteur, conservateur en chef au Centre Pompidou : https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/personne/fSkHk2K [archive]
  56. Christian Briend, cité dans Denise Ferrier Rythmes, Paris, Thélème films, 2021, (ISBN 9782958005405), p.7.
  57. Courrier du Mnam / Cci Centre Pompidou, Bernard Blistène, 8 juin 2021, Fonds Denise Ferrier.
  58. Centre Pompidou : 18 œuvres de Denise Ferrier présentes dans les collections du musée : https://www.centrepompidou.fr/fr/recherche/oeuvres?artiste=Denise%20Ferrier&sort=dateCreationAsc&display=Grid
  59. Commissariat Michèle Moyne-Charlet, directrice du musée des Ursulines de Mâcon : https://www.macon.fr/vivre-et-bouger-a-macon/culture/musee-des-ursulines/saison-programmation/expositions-temporaires/l-etonnant-parcours-de-denise-ferrier-1920-2011 ; La Gazette Drouot : Harry Kampianne, Redécouvrir Denise Ferrier, figure abstraite, à Mâcon, publié le 24/09.2024 : https://www.gazette-drouot.com/article/redecouvrir-denise-ferrier-figure-abstraite/52887 ; La Vie : « Fruits dʼune introspection permanente, ses œuvres sʼorientent souvent vers des paysages imaginaires, des autoportraits. » C.D.M. « La Vie aime bien ». https://www.lavie.fr/ma-vie/culture le 19 septembre 2025. Le Journal de Saône et Loire : Marc Bonnetain, Ignorée dans la France d’après-guerre, l’artiste Denise Ferrier est exposée pour la première fois, publié le 28 juin 2024 : https://www.lejsl.com/culture-loisirs/2024/06/28/ignoree-dans-la-france-d-apres-guerre-l-artiste-denise-ferrier-est-exposee-pour-la-premiere-fois
  60. Commissariat de l’exposition Marc Bertola et Patrice Spadoni, soutien de la ville de Vichy et du département de l’Allier ; La Montagne : Événement. Pleins feux sur l’artiste Denise Ferrier, publié le 23 octobre 2025 : https://www.lamontagne.fr/vichy-03200/loisirs/pleins-feux-sur-lartiste-denise-ferrier_14770494/
  61. Colloque à Vichy, 17 octobre 2025, sous la présidence de Marc Bertola, Vice-Président de l’Académie du Vernet, communications de Françoise Py, Maître de conférence en Histoire de l’Art à l’Université Paris 8 ; Françoise Garcia,  Conservatrice en chef honoraire au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ; Michèle Moyne-Charlet, Conservatrice en chef, directrice du Musée des Ursulines de Mâcon ; Patrice Spadoni,  réalisateur, fils de l’artiste : https://www.deniseferrier.fr/exposition-et-colloque-denise-ferrier-vichy-18-octobre-23-novembre-2025/
  62. Association Denise Ferrier, crée en mai 2025, siège social à Paris 14ème, site : https://www.deniseferrier.fr/