Il est reçu major de l'agrégation de droit public de 1997-1998[1], et est professeur à l’université de Pau, au sein de laquelle il a rédigé sa thèse de doctoratHiérarchie des normes et hiérarchie des fonctions normatives de l'État, soutenue en 1993 sous la direction du professeur Pierre Bon.
Il est membre, à partir de 2008, du Conseil d’analyse de la société (présidé par Luc Ferry) jusqu'à la dissolution du Conseil en 2013[2]. Il est l'un des membres du Club des juristes[3]. Il a siégé dans plusieurs comités chargés de préparer des réformes juridiques. Il a notamment été nommé par Nicolas Sarkozy au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, présidé par Edouard Balladur (2007)[4], dont les travaux ont débouché sur la révision de la Constitution du . Il a également été nommé par Nicolas Sarkozy au Comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution, présidé par Simone Veil[5]. Le rapport de ce Comité a préconisé pour l'essentiel de ne pas modifier le Préambule, où l'on trouve la plupart des droits fondamentaux, partant du principe qu'il était suffisamment complet[6]. Il prône ainsi une modération en matière de révision constitutionnelle, mais aussi sur le problème des discriminations positives à la française[7].
En , alors que de nombreux juristes s'alarment des conséquences pour la liberté d'expression et pour les libertés publiques de l'ordonnance Dieudonné du Conseil d'État, Denys de Béchillon la soutient au contraire et y voit «un signe de très bon fonctionnement de la justice»[9]. Il juge également «judicieux» l'argument de la «cohésion nationale», notion sévèrement critiquée par plusieurs juristes pour son manque de clarté et son imprécision[10],[11].
Dans le contexte de la guerre d'Iran de 2026, une tribune qu'il publie au Club des juristes le 10 mars 2026, dans laquelle il met en garde contre les risques d'un «juridisme trop systématique ou trop absolu» face à l'intervention américano-israélienne, suscite un débat doctrinal notable. Tout en admettant que l'opération est «probablement» illicite au regard du droit international, il y soutient qu'il serait «fragile devant l'histoire» de s'en tenir à cette seule qualification[12]. Cette prise de position est vivement contestée par le professeur Sébastien Touzé, directeur de la Fondation René Cassin, qui lui reproche de «relativiser la portée normative» de l'illicéité et de substituer «à la logique normative une logique d'opportunité»[13], et commentée dans la doctrine par Rémy Libchaber, qui évoque une «guerre académique»[14].
↑Décret n° 2007-1108 du 18 juillet 2007 portant création d'un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, JO du 19 juillet 2007.
↑Décret n° 2008-328 du 9 avril 2008 portant création d'un comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution, JO du 10 avril 2008.