Inégalités femmes-hommes en France

Les inégalités femmes-hommes en France touchent plusieurs domaines : vie familiale, études, vie professionnelle, santé, vie politique, etc.

Les inégalités de genre sont considérées comme des obstacles majeurs dans le développement humain. C'est le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui les mesure avec l'indice d'inégalité de genre (IIG).

Jeune ouvrière, peinture de William Bouguereau, 1869.

Sphère familiale

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Les femmes fournissent 64 % du temps nécessaire pour effectuer les tâches domestiques[1]. La participation des hommes a augmenté de quelques minutes de 1966 à 1986, puis s'est stabilisée et ne progresse plus depuis. L'inégalité dans la répartition des tâches s'aggrave pour les couples ayant au moins deux enfants : la participation des hommes diminue alors d’environ 10 %[2]. Toutefois, selon une récente étude de l'INED le partage des tâches a largement progressé ; 30 % des hommes s'occupent principalement des tâches ménagères, sans que soient pris en compte dans cette étude les 15 % d'enfants issus de séparations ayant fait l'objet d'une procédure devant le juge aux affaires familiales où par conséquent les hommes s'occupent de façon effective de l'entretien de leur enfant et des tâches ménagères. Pour que ces données progressent concernant le partage des tâches ménagères, il faudra en passer par une modification des mentalités concernant le rôle des femmes dans le milieu familial. Selon une étude de L'INSEE datant de 2010, les femmes consacrent en moyenne 3 h 26 min aux tâches domestiques par jour contre deux heures pour les hommes.

La question de la résidence des enfants est un motif de conflit dans 18 % des divorces. Dans 90 % du total des divorces, la garde des enfants est confiée à la mère, sans que le père exprime un autre choix ; tandis que le niveau de vie moyen des femmes diminue nettement après la séparation[3]. La résidence des enfants chez le père ne représente que 8 % des cas. De ce fait, une femme sur trois seulement retrouve une vie de couple après un divorce (un homme sur deux)[4]. Cependant, le système de la garde alternée est en progression (10 % environ des divorces).

En général, les femmes s'occupent au quotidien des tâches les moins valorisées.

Temps libre et travail non rémunéré

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En France, en 2010, le temps consacré aux loisirs est de 3 h 46 min par jour pour les femmes et de 4 h 24 min par jour pour les hommes. La différence porte sur le temps dédié aux jeux, à Internet et au sport[5].

La chercheuse Sibylle Gollac indique en 2020 que dans les couples avec enfants, les hommes travaillent 51 heures dont les 2 tiers sont rémunérées, contre 54 pour les femmes dont les 2 tiers sont non rémunérées[6].

Sphère professionnelle

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Les femmes acquièrent le droit de travailler sans l'autorisation de leur mari grâce à la loi du 13 juillet 1965, entrée en vigueur le [7].

68,2 % des femmes âgées de 15 à 64 ans participent au marché du travail en France (hors Mayotte), tandis que cela concerne 75,8 % des hommes de la même classe d’âge[8].

Dans un rapport publié par la CFTC, il est indiqué que 49 % des femmes affirment que l'arrivée d'un enfant a eu un impact significatif sur leur emploi contre 14 % pour les hommes. Cet impact sur la sphère professionnelle varie, cela peut aller du changement de poste, au travail à temps partiel ou encore au congé parental[9].

Chômage

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Selon le ministère de l'Emploi[réf. souhaitée], en 2007, les femmes, qui représentent 45 % de la population active (11,2 millions) connaissent un taux de chômage de 9,1 %, contre 7,8 % pour les hommes. Mais en 2012, le chômage masculin a progressé (9,7 % pour les hommes et 10 % pour les femmes). Selon l'Insee[réf. souhaitée], depuis 2014, le chômage masculin dépasse le féminin.

Près de la moitié des femmes sont employées. Elles représentent ainsi 76 % du nombre total d'employés, contre seulement 18 % du nombre total d'ouvriers. Les deux tiers des postes de cadres du secteur privé sont occupés par des hommes, et moins de deux dirigeants sur dix sont des dirigeantes (Insee[réf. souhaitée]).

Plus d'une femme sur dix (11 %) occupe un emploi temporaire (CDD, stages, emplois aidés) contre 8 % de l'ensemble des salariés.

La maternité est considérée comme un motif de discrimination que ce soit lors du recrutement ou pendant sa carrière. Être enceinte est considérée comme étant un frein dans l'évolution de la carrière professionnelle. Le retour de congé maternité est également vu comme une déchéance professionnelle.

Salaire

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Jusqu'en 1907, les femmes mariées n'ont pas le droit de disposer de leur salaire. C'est le mari qui a tous les droits dessus[10]. Une fois que ce droit est aboli, jusqu'en 1946, la loi reconnaît la notion de salaire féminin. Cela signifie que légalement, les hommes peuvent percevoir un salaire 10% supérieur à celui des femmes pour un travail égal[10].

Le revenu salarial moyen annuel d'une femme salariée du secteur privé en France en , s'élève à 18 630 euros, contre 24 640 euros pour les hommes, ce qui correspond à un écart de 24,4 % en sa défaveur par rapport à un homme salarié[8]. Cette différence s'explique notamment par le fait que le volume de travail est différent, les femmes occupant moins souvent un emploi, et davantage d'emplois à temps partiel que les hommes, ce qui expliquait en 40 % de l'écart de salaire entre femmes et hommes[11]. En équivalent temps plein (à volume horaire égal), cela correspond à un écart annuel moyen de 15,5 % en (17,5 % en [8]). Cet écart s'explique en partie par le fait que les hommes occupent des postes à la rémunération plus élevée[8].

Dans le secteur privé, cet écart s’accroît avec le temps, il débute à 4,6 % à 25 ans pour atteindre 27,5 % au delà de 60 ans. À l'inverse, la différence de temps de travail est de 20 % pour les moins de 25 ans tandis qu'elle revient à 10 % entre 25 et 60 ans[12].

Les écarts de salaires y sont plus cumulés parmi les ouvrières, qui perçoivent 14,3 % de salaire de moins que les ouvriers à temps de travail équivalent, et travaillent 23,3 % de moins qu'eux. Les employées perçoivent une rémunération inférieure de 4,7 % aux hommes à temps de travail équivalent, et ont un temps de travail proche. Les écarts de rémunération à temps de travail équivalent sont de 16,1 % parmi les cadres, et de 12,2 % parmi les professions intermédiaires, tandis que les temps de travail sont inverses, avec 4,7 % de temps de travail en moins parmi les femmes cadres, pour 10,9 % parmi les femmes en professions intermédiaires[12].

Globalement, à poste équivalent et temps de travail équivalent, l'écart de salaire est de 4,3 %, chiffre qui masque une ségrégation professionnelle, les femmes ne travaillent pas dans les mêmes secteurs et chez les mêmes employeurs[12].

L'écart est de 14 % dans la fonction publique (Insee). Chez les cadres, les femmes gagnent 23 % de moins que les hommes, chez les ouvriers 17 % et chez les employés 7 % (Insee).[réf. nécessaire]

Pour les emplois salariés à temps complet, l'écart de salaire entre hommes et femmes était de 29,4 % en 1976 contre 16,3 % en 2017. Cette évolution vers une diminution de l'écart de salaire a progressé jusqu'en 1980 avant de stagner jusqu'en 2000, en raison de l'essor du travail à temps partiel des femmes, avant d'évoluer à nouveau depuis[11].

Temps partiel

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30 % des femmes travaillent à temps partiel contre 5 % des hommes. Sur les 4,1 millions d'actifs à temps partiel, 83 % sont des femmes (Insee[réf. souhaitée]). Le taux de travail à temps partiel chez les femmes est fortement corrélé au nombre d'enfants en bas âge présents au foyer. Pour 28 % de ces femmes et 42 % de ces hommes, le temps partiel ne correspond pas à un choix, mais est « subi », c'est-à-dire qu'ils souhaiteraient travailler davantage (Insee[réf. souhaitée]).

Emplois qualifiés et position hiérarchique

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Les femmes occupent davantage les postes les moins qualifiés[8]. 25,9 % des femmes occupent des postes d'employés ou d'ouvriers non qualifiés en 2018, alors que cela ne concerne que 15 % des hommes, et 15,7 % des femmes en emploi occupent des postes cadres alors que cela concerne 20,8 % des hommes[8].

Les femmes et les hommes n'occupent pas les mêmes métiers ou postes. Les métiers de services sont principalement exercés par des femmes, tout comme les métiers de l'enseignement et les métiers d'entretien[13], tandis que les métiers tertiaires très qualifiés sont plutôt mixtes[13].

Les femmes ont plus de difficultés que les hommes à monter en grade et en salaire[14]. On parle alors de « plafond de verre ».

La loi dite « Copé-Zimmermann » du oblige les grandes entreprises à nommer au moins 40 % de femmes au sein de leurs conseils d’administration et de surveillance. Les députés ont étendu le dispositif de cette loi aux sociétés d'assurances mutuelles régies par le code des assurances[15]. En 2013, la part de femmes atteint 26 % dans les conseils d'administration des 120 plus grandes entreprises cotées en Bourse et en 2019 43,6 %[16].

En 2021, la loi dite « Rixain » est adoptée pour accélérer la participation des femmes à la vie économique et professionnelle ; elle prévoit[15] :

  • un index de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes par les établissements d’enseignement du supérieur pour chacune de leurs formations ;
  • des quotas dans les postes de direction des grandes entreprises dans le but d'imposer des quotas de 30 % de femmes cadres-dirigeantes et de 30 % de femmes membres des instances dirigeantes en 2027, puis d’atteindre 40 % en 2030.

Accidents du travail

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La moindre présence statistique des femmes dans les emplois comprenant traditionnellement des risques sanitaires explique que moins de 26 % des victimes d'accidents du travail ayant nécessité un arrêt de travail sont des femmes. De même, les femmes sont victimes de 25 % des accidents du travail ayant entraîné une incapacité permanente. Enfin, il meurt 25 fois moins de femmes que d'hommes sur les lieux de travail[17].

Maladies professionnelles

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Les emplois salariés les plus dangereux pour la santé sont réservés aux hommes. Deux tiers des maladies professionnelles ayant entraîné une incapacité permanente sont contractées par des hommes. Le nombre de décès attribués à une maladie professionnelle est plus de 80 fois inférieur chez les femmes que chez les hommes[18].

Travail de nuit

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Les femmes occupent moins de 25 % des postes de nuit[19].

Effets indirects de la division du travail

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La répartition des femmes et des hommes par métier, fonction, secteur et durée de travail est la source majeure de l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes et le principal facteur de sa persistance. 75 % de l’écart des salaires proviennent des différences de structure des emplois, le facteur le plus important étant la durée de travail[20]). Il apparaît tout de même qu’à même durée du travail, formation, expérience et qualification professionnelle, région et secteur d’activité et poste de travail, les salaires masculins restent supérieurs d’environ 10 % aux salaires féminins.

Généralités

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Les études sur le sujet sont peu nombreuses. Au début du XXIe siècle, les femmes jouissent d'une espérance de vie plus longue que les hommes (85,3 ans pour les premières et 79,4 ans pour les seconds en 2018[21]), mais d'une espérance de vie en bonne santé équivalente[22] (64,5 ans pour les premières et 63,4 ans pour les seconds en 2018[21]). En termes d'espérance de vie en bonne santé, elle s'allonge pour les hommes, tandis que pour les femmes, elle stagne depuis 2004[21].

Dans le monde occidental, dès l'Antiquité, la santé des femmes et celle des hommes sont pensées différemment, avec le corps masculin comme référence et vu comme en bonne santé et le corps féminin considéré comme un dérivé du corps masculin et ayant plus tendance à être malade[21]. Les diagnostics diffèrent selon que la personne concernée est une femme ou un homme[21]. Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle en Europe, les femmes reçoivent plus souvent que les hommes des diagnostics liant leurs symptômes à des maladies nerveuses[21]. La seconde moitié du XVIIe siècle voit la médecine et l’État s'intéresser davantage aux populations et également à la reproduction : le corps des femmes est alors plus étudié, mais sous cet angle de corps reproducteur, avec une forte focalisation sur l'utérus[21]. Des métiers se créent : sage-femme et médecin-accoucheur[21]. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la sexualité commence à être médicalisée et « normalisée », tandis que certains comportements sont moins jugés comme des fautes sur un plan religieux mais davantage comme des déviances liées à des maladies ; les comportements des femmes et des hommes sont toutefois jugés différemment[21]. Les corps et intellects féminins sont toujours considérés par la médecine comme inférieurs à ceux masculins, ce qui contribue à justifier la domination des femmes par les hommes[21]. Durant une longue période, les femmes ont été considérées par le monde médical comme ayant une santé « dysfonctionnelle et physiologiquement pathologique »[23].

Le monde de la recherche scientifique a également connu des préjugés et des manques : selon le médecin, biochimiste et toxicologue Robert Barouki en 2023, « la recherche sur la santé des femmes a pendant longtemps été altérée par des biais sociaux énormes parce que, précisément, on ne prenait pas en compte les différences biologiques qui existaient entre les hommes et les femmes dans ce domaine de santé-là (...). On a privilégié pendant longtemps les études et les conséquences chez l'homme pendant les études »[23]. En 2016, selon la généticienne française Claudine Junien, la France a plusieurs années de retard sur d'autres pays occidentaux concernant la prise en compte des différences biologiques entre femmes en hommes dans la recherche médicale et dans les traitements[24]. Elle note toutefois qu'il y a une forte attention à la question de la parité en termes de genre en France[24].

Quelques éléments concernant la prise en compte du genre en médecine

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À la fin des années 1980, et aux États-Unis dans un premier temps, le fait de reconsidérer la recherche et la médecine avec la question du genre devient un élément important[21]. Peu de temps après, en 1995, le département « Genre et santé de la femme » est créé au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)[21]. Au début des années 2000, plusieurs pays d'Europe créent des structures de recherche sur la « médecine genrée »[21]. En 2013, en France, le groupe de travail « Genre et recherche en santé » est créé au sein de l'Inserm[21]. C'est depuis cette date également que l'Agence nationale de santé publique (devenue ensuite Santé publique France) et la Haute autorité de santé (HAS) luttent contre les inégalités liées au genre et pour l'égalité hommes-femmes dans la recherche scientifique comme pour ce qui concerne les traitements de maladies[21].

Impacts des stéréotypes de genre en santé et en médecine

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Les stéréotypes de genre ont un impact sur la santé, pour les femmes et pour les hommes, et cela concerne les représentations des genres qu'ont les patients et les médecins[25]. Certains stéréotypes concernant la santé des hommes et des femmes remontent à l'Antiquité, période au cours de laquelle les différences entre les corps féminins et masculins sont aussi soumises à une hiérarchisation et une caractérisation spécifique de chacun : « le corps de la femme est à l’époque vu comme "une dérivation du corps masculin" et (...) la femme est une sorte "d’homme manqué" », selon l'historienne Murielle Salle et la neuroscientifique Catherine Vidal[21] — également co-responsable du groupe « Genre et recherche en santé » du comité d'éthique de l'Inserm[26]. Les théories du médecin de la Grèce antique Hippocrate auront des répercussions en médecine jusqu'au XIXe siècle, avec notamment des diagnostics différents selon le sexe pour des symptômes identiques[21].

Il existe des inégalités entre hommes et femmes dans le diagnostic de certaines maladies : certaines affections qui sont considérées d'une façon stéréotypée comme touchant plus un sexe ou un genre que l'autre (« maladies d'hommes » ou « maladies de femmes ») sont souvent sous-diagnostiquées dans l'autre sexe ou genre[21],[27]. Ainsi, les femmes sont souvent moins rapidement prises en charge, moins bien diagnostiquées et moins bien suivies lors d'un infarctus du myocarde[21],[28], alors que l'incidence de cette maladie dans la population féminine à fortement augmenté entre 2008 et 2013 (augmentation de 20 %), d'après Santé publique France[21]. Pour cette affection, les symptômes les plus courants peuvent différer chez les femmes et les hommes et ceux plus souvent rencontrés chez les femmes sont souvent moins connus et reconnus que ceux qui sont les plus fréquents chez les hommes[29],[30]. En 2015, en Europe, les décès dus à des causes cardio-vasculaires touchent des femmes à 51 % (et donc 49 % d'entre eux concernent des hommes)[28]. C'est également le cas pour la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), pour laquelle le taux de femmes touchées a rattrapé celui des hommes au début du XXIe siècle, mais pour lequel elles ont moins tendance à recevoir le bon diagnostic rapidement[29]. En ce qui concerne les troubles du spectre de l'autisme, de nombreux diagnostics sont tardifs chez les femmes ; les femmes concernées par ces troubles ont en moyenne une espérance de vie de 10 à 15 ans moindre que celles dites neurotypiques en France, dans les années 2010[30]. Les accidents vasculaires cérébraux (AVC), qui touchent davantage les femmes que les hommes dans le monde et sont la première cause de mortalité chez les femmes ou leur laissent souvent davantage de séquelles qu'aux hommes, restent moins étudiés chez les femmes que chez les hommes en 2017[31]. Un exemple de sous-diagnostic concernant les hommes est celui de l'ostéoporose, qui est souvent considérée comme une maladie « féminine » et donc rarement suspectée chez eux, bien qu'elle soit liée à un tiers des fractures de la hanche chez les hommes et qu'elle implique davantage de risques pour les hommes que pour les femmes qu'il y ait une autre fracture ensuite[25]. Cela a même eu un impact sur la recherche sur l'ostéoporose pendant des décennies en Occident[25].

En ce qui concerne la douleur, il y a au cours des derniers siècles et encore au début du XXIe siècle une différence de prise en compte et de prise en charge en fonction du sexe du patient[32] : toute douleur est vue comme non naturelle et à prendre en charge chez l'homme, tandis que chez la femme, notamment pour les douleurs (ou autres troubles) liées aux règles et à l'enfantement, elle est vue comme naturelle (et légitimée par la Bible dans la culture chrétienne[33]) et donc n'est pas étudiée ni prise en charge pendant longtemps, comme l'explique l'historienne Nahema Hanafi[21]. Ceci change peu à peu pour l'accouchement à partir du XIXe siècle, avec des premiers essais de réduction de la douleur par des procédés chimiques, puis la technique de l'accouchement sans douleur (ASD) qui entre en France en 1952 (à la maternité des Bluets, à Paris) — mais cette technique n'a pas les mêmes résultats pour toutes les femmes —, et, à partir des années 1980, la péridurale s'installe dans les salles d'accouchement[21],[33]. En ce qui concerne les causes de douleurs lors des règles, des maladies telles que l'endométriose (qui atteint 10 % des femmes) ne sont considérées par la plupart des médecins que depuis la fin des années 2010[21],[27]. En France, l'endométriose est reconnue comme une pathologie en 1990 ; le premier plan national d'information à ce sujet paraît en 2019, et cette pathologie est considérée comme une maladie chronique de longue durée à partir de 2022[30].

Selon la gynécologue, andrologue et sexologue Brigitte Letombe et la médecin Marilucy Lopez Sublet, un autre aspect de la santé des femmes concerne le fait que souvent elles consultent tardivement lors d'un problème de santé, après avoir fait passer en priorité les soins pour leurs proches et ayant aussi potentiellement minimisé leurs symptômes[30].

Impacts de la sous-représentation des femmes pour certaines recherches et essais cliniques

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En ce qui concerne la recherche sur certaines maladies ou les essais cliniques concernant certains traitements, différents facteurs ont pu enclencher le fait d'écarter les femmes de ceux-ci : par exemple, parce qu'une partie des chercheurs trouvait plus facile d'étudier le corps masculin, en raison de fluctuations des taux d'hormones liées aux cycles hormonaux, ou parce que les femmes sont susceptibles de tomber enceinte pendant une période d'essais cliniques, ce qui peut avoir des effets néfastes sur les fœtus (comme les effets du Distilbène aux États-Unis, dans les années 1950-1960, utilisé en tant que médicament dans différents cas)[21]. Ceci a abouti à un manque d'études scientifiques à propos de divers aspects de la santé des femmes ou des différences entre hommes et femmes dans certains cas[21]. C'est ainsi le cas de la connaissance et de la prise en charge des maladies cardiovasculaires chez les femmes, qui sont leur première cause de mortalité et sont aussi plus souvent létales que pour les hommes lorsqu'elles se déclenchent[21],[25]. D'autres maladies et enjeux de santé publique connaissent aussi des lacunes dans la prise en compte des femmes : par exemple en ce qui concerne le VIH (ainsi que le syndrome d'immunodéficience acquise, SIDA) et certains cancers[21]. De plus, faute d'essais cliniques prenant en compte les femmes et les différences possibles entre hommes et femmes[27], la prise de médicaments entraîne jusqu'à deux fois plus d'effets secondaires pour les femmes[29], ce qui a un « coût humain et financier exorbitant », selon l'Académie de médecine française en 2016[21],[24]. Par ailleurs, il y a des différences d'efficacité selon le sexe biologique pour certains traitements[24],[29].

L'intérêt longtemps exclusif pour la santé procréatrice des femmes

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Durant plusieurs siècles en Occident, le corps médical s'est centré en matière de santé féminine très fortement sur l'étude et les soins liés à la procréation ou l'absence de procréation, mais nettement moins sur la santé des femmes sous d'autres aspects[21],[34].

Présence des personnes de tous genres dans la définition des politiques publiques de santé

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Selon la sociologue[21] Monique Membrado, en 2006, « les femmes sont exclues de la construction des grands problèmes de santé publique comme le VIH, l’alcoolisme, les toxicomanies ou les maladies cardio-vasculaires, voire les cancers, puisqu’elles auraient leurs « cancers spécifiques ». Elles sont particulièrement absentes de la santé au travail… »[34].

Accès aux soins de santé

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En 2021, la Délégation aux droits des femmes au Sénat indique dans son rapport Femmes et ruralités : pour en finir avec les zones blanches de l'égalité que la santé des femmes n'est « pas considérée comme une priorité dans les territoires ruraux où la désertification médicale touche tout particulièrement les gynécologues »[35]. Ceci entraîne un renoncement aux soins médicaux et au suivi gynécologique pour certaines femmes, ainsi qu'un moins bon dépistage des cancers dits « féminins » (seins, ovaires…)[35]. Si, au début des années 2020, la France manque globalement de gynécologues médicaux, qui s'occupent en particulier de certains aspects de la santé des femmes (prise en compte globale entre adolescence et ménopause, et suivi des problèmes gynécologiques) et se différencient des gynécologues obstétriciens (spécialisés dans la chirurgie et les accouchements), une partie de ses départements n'en comporte aucun[35]. La gynécologie médicale en tant que discipline ayant ses propres spécialistes est une particularité française, d'autres pays européens n'ont pas ce type d'organisation ; la France, souhaitant s'inspirer de ses voisins, a cessé de former des gynécologues médicaux entre 1984 et 2003[35].

Retraite

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Les femmes perçoivent une pension de retraite en moyenne inférieure de 41,7 % à celles des hommes (pension de droit direct), différence ramenée en moyenne à 29 % d'écart en raison de la majoration liée au fait d'avoir eu des enfants et de toucher une pension de réversion[8].

Les indemnités journalières de congé de maternité perçues jusqu'en 2012 ne sont pas prises en compte pour le calcul du revenu annuel moyen servant de base au calcul de la retraite[36].

Inégalités de capital

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Entre 1998 et 2015, la différence de capital entre hommes et femmes en France est passée de 9 % à 16 %[6]. Les inégalités de patrimoine s'expliquent notamment par le fait que lors des transmissions d'héritages, les femmes bénéficient davantage de compensations financières que de biens structurants (tels que des biens immobiliers ou des entreprises, qui sont susceptibles de prendre de la valeur au fil du temps)[6]. Parmi les autres raisons figurent le fait que les femmes s'appauvrissent plus que les hommes lors d'une séparation (30 % contre 3 % en moyenne). Cela tient au fait que la transformation en capital des pensions compensatoires versées sous forme de rente jusqu'au début des années 2000 a vu une forte diminution des sommes actualisées versées, qui sont passées d'une moyenne de 93 000 € à 25 000 €[37]. D'autre part, les pensions alimentaires pour les enfants sont plus calculées en tenant compte des moyens de ceux qui la versent que des besoins de ceux qui la reçoivent. Comme ce sont majoritairement les femmes qui reçoivent ces pensions, il leur appartient de chercher par d'autres moyens, souvent par l'aide sociale, comment compléter les revenus nécessaires. Ces faits se conjuguent pour rendre difficile la conservation de la propriété du logement, si le couple était dans ce cas de figure. Et en cas de violences conjugales dans les couples hétérosexuels propriétaires, les femmes qui quittent le logement conjugal sacrifient souvent les négociations sur le montant de leur part au profit d'une résolution rapide de la séparation[37].

Représentation dans les institutions

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Généralités

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Les femmes ont accès à toutes les fonctions dans les mêmes conditions que les hommes. Pourtant, en 2012, la France compte 22 % de sénatrices et 27 % de députées[38], alors que les femmes représentent 53 % de l'électorat, malgré la loi du 6 juin 2000 sur la parité qui vise à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Le cas de la magistrature

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Il convient de mentionner l'évolution notable de la parité au sein de la magistrature. En 2010, les femmes représentaient 57 % des magistrats — toutes fonctions confondues[39]. En 2014, près de 73 % des candidats réussissant à intégrer l'École Nationale de la Magistrature (ENM) étaient des femmes. Le record de 2012 (81,04 %) n'a donc pas été battu[40].

Le tribunal des affaires familiales comporte plus de 98 % de femmes alors que les jugements concernent autant de femmes que d'hommes.

Mandats politiques

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Le est adoptée la loi tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, qui impose une parité stricte pour les listes déposées aux élections municipales, régionales, sénatoriales et européennes, et prévoit des amendes aux partis en cas de proportion inégale aux élections législatives.

En , la répartition par genre des députés à l'Assemblée nationale française était à 73,3 % masculine à 26,9 % féminine. En , le Parlement européen compte 63,6 % de représentants hommes et 36,4 % de représentantes femmes. En , 223 femmes sont élues, représentant 38,65 % de l'assemblée[41].

Dans le monde, aucun parlement ne comprend une majorité de femmes, à l'exception de la chambre basse du Rwanda et de celle de la Bolivie ; encore les proportions sont-elles inversées dans les chambres hautes de ces deux pays[42],[43].

Selon une enquête de l'Insee, en 2017, sur les pratiques physiques ou sportives des femmes et des hommes, des inégalités de genre persistent. Par exemple, les femmes sont sous-représentées dans les sports de raquette et dans les sports collectifs. Dans les retransmissions sportives télévisuelles, les sports féminins occupent moins de 20 % du volume horaire[44],[45].

On trouve peu de femmes dans les instances dirigeantes des fédérations sportives malgré la loi de 2014 pour l'égalité réelle des hommes et des femmes : seulement une présidente d'une Fédération Olympique et onze présidentes de fédérations non olympiques en 2019[46],[47].

Au 31 mars 2022, seulement 3,59 % des détenus incarcérés sont des femmes.[réf. nécessaire]

Suicide

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L'Observatoire national du suicide évalue depuis 2013 la situation en France[48]. Les variables sociologiques qui influent sur chaque étape menant au suicide sont nombreuses[49], et la taille des populations concernées varie en même temps que les proportions femmes-hommes au sein de chaque population :

  • le nombre d'hospitalisations à la suite d'une tentative de suicide est plus important chez les femmes que chez les hommes (29 956 hommes et 47 110 femmes soit 61 % femmes en [50], 31 346 hommes et 47 826 femmes soit 60,4 % femmes en [51]) ;
  • le nombre de pensées suicidaires est plus important chez les femmes que chez les hommes (5,4 % femmes pour 4 % hommes en 2016[50], 4,7 % femmes pour 3,6 % hommes en [51]) ;
  • le nombre de décès dû au suicide est plus important chez les hommes que chez les femmes (6 450 hommes et 1 985 femmes soit 76 % hommes en [50], 8 415 hommes et 2 790 femmes soit 75 % hommes en [51]).

Historique

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Chronologie de l'évolution générale des droits des femmes en France (depuis 1791)

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Chronologie de la lutte pour l'égalité professionnelle en France

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  • 1900 : Loi permettant aux femmes d'accéder pleinement au barreau avec accès à la plaidoirie
  • 1907 : Une loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire. Auparavant tout revenait à leur mari. Elles peuvent également désormais siéger aux conseils de prud'hommes[52].
  • 1908 : La loi accorde un congé de maternité de huit semaines, sans salaire
  • 1920 : Les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l'autorisation de leur mari.
  • 1924 : Les femmes sont autorisées à passer le baccalauréat (certaines l'avaient déjà obtenu par le passé, notamment Julie-Victoire Daubié, mais désormais l'enseignement secondaire est le même pour les deux sexes, ce qui permet à davantage de jeunes filles de prétendre à ce diplôme)[52].
  • 1928 : Congé de maternité, à plein salaire, de deux mois dans la fonction publique
  • 1938 : L’incapacité juridique des femmes est levée. Elles peuvent accéder à l’université, faire des études, recevoir une carte d’identité ou un passeport sans l’autorisation de leur mari[52] (loi Renoult). Celui-ci reste cependant le chef de famille et peut interdire à l'épouse l'exercice d'un métier[53].
  • 1942 : Les femmes veuves peuvent travailler, même si leurs maris travaillaient déjà, à condition de ne pas causer de licenciement
  • 1944 : Droit de vote pour les femmes
  • 1945 : Suppression de la notion de « salaire féminin ». La notion « à travail égal, salaire égal » est inscrite dans la législation
  • 1946 : Les femmes peuvent devenir juge[52].
  • 1965 : Réforme des régimes matrimoniaux : les femmes peuvent exercer un travail ouvrir un compte en banque sans l'autorisation de leur mari[52] et bénéficier des avantages sociaux.
  • 1967 : Légalisation de la contraception médicalisée par la loi Neuwirth. Les femmes peuvent entrer à la bourse de Paris et spéculer[52].
  • 1970 : Suppression du « chef de famille ». Égalité du couple pour gérer le ménage. Création de l’autorité parentale[52].
  • 1971 : Instauration du congé de maternité indemnisé à 90 %
  • 1972 : Une loi instaure le principe d'égalité de rémunération entre les hommes et femmes ; première d'une série de lois jamais vraiment appliquées sur le sujet. Les femmes peuvent accéder à l'École polytechnique[52].
  • 1975 : Loi interdisant toute discrimination dans la fonction publique; Simone Veil fait voter une loi dépénalisant et encadrant l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Le mari ne peut plus lire les correspondances de la femme ni décider de ses relations. Tout l'enseignement supérieur est accessible aux femmes[52].
  • 1977 : Suppression de l'allocation de salaire unique
  • 1982 : Les femmes de commerçants et artisans peuvent choisir entre trois statuts : conjoint collaborateur, salariée ou associée
  • 1983 : Loi sur l'égalité salariale entre hommes et femmes, très peu appliquée
  • 1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents, au choix
  • 1986 : Circulaire ministérielle favorisant la féminisation des termes de métiers: artisane, écrivaine...
  • 1987 : Assouplissement des restrictions sur le travail de nuit
  • 1992 : Loi contre le harcèlement sexuel
  • 2001 : Renforcement de la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle
  • 2005 : Nouvelle loi sur l'égalité professionnelle, sans critère contraignant ni sanction, en cas de non-respect des objectifs.
  • 2006 : Loi sur l'égalité scolaire homme/femme.
  • 2006 : Prévention des violences conjugales.
  • 2010 : Loi relative aux « violences exercées sur les femmes », au sein des couples, ayant des incidences sur les enfants, qui crée le délit de violences conjugales à caractère psychologique.
  • 2011 : Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique
  • 2013 : L’interdiction du port du pantalon pour les femmes est officiellement abrogée. Son port s'était banalisé dès les années 1960[52].
  • 2014 : Loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes.
  • 2017 : À partir du , un quota de 40 % dans les conseils d'administration (CA) ou de surveillance devra être respecté (entreprises avec un minimum de salariés ou de CA)[54].

Violence contre les femmes

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Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 15 % et 71 % des femmes ont déjà été victimes de violences conjugales, quelles soient physiques, sexuelles ou morales. En France, un conjoint tue sa femme plus d'une fois tous les deux jours[55], plus souvent par homicide volontaire que par violences ayant entraîné la mort[56].

Dispositifs mis en place contre les violences faites aux femmes : l'intervention du gouvernement ainsi que le ministère de l'éducation[Où ?]. De nombreuses sensibilisations ont été mises en place dans les établissements scolaires. Le ministère de l'intérieur a fondé une loi le afin qu'il y ait une égalité scolaire homme/femme. Il existe également l'intervention de plusieurs associations qui militent pour la mixité[réf. souhaitée].

Annexes

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Bibliographie

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  • Touati, Sylvie (1976), Discrimination en France à l'égard des femmes dans l'emploi, Mémoire DES, U.E.R. 2 paris, 200 p.
  • Boutillier, Sophie (dir.) et Lestrade, Brigitte (2004), Le travail des femmes: axes d'émancipation, Introduction par Brigitte Lestrade, Harmattan, 287 p.
  • Cova A. (1997), Maternité et droits des femmes en France, XIXe et XXe siècles, Paris, Anthropos, 435.
  • Milewski Françoise, Périvier Hélène (2011), Les discriminations entre les femmes et les hommes, Les Presses de Sciences Po, 374 p.
  • Sabine Fortino, De la ségrégation sexuelle des postes à la mixité au travail : étude d’un processus, Sociologie du travail, Vol. 41, n°4, 1999, pp. 363-384, lire en ligne.
  • Maruani Margaret (2011), Travail et emploi des femmes, La Découverte, 128 p.
  • Moreau, Marie-Pierre (2011), Les enseignants et le genre, Presses Universitaires de France

Liens externes

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Rapports

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Articles connexes

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Notes et références

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  2. ↑ INSEE, « L'évolution des temps sociaux au travers des enquêtes Emploi du temps », sur Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ) : « La répartition des tâches est encore plus inégalitaire quand les conjoints actifs ont au moins deux enfants : la participation des hommes aux tâches domestiques diminue alors d’environ 10 %. », p. 8
  3. ↑ Observatoire des inégalités, 21 janvier 2014 : Xavier Molénat, « Garde des enfants : des papas lésés ? » Sciences Humaines, no 249, juin 2013, Observatoire des inégalités.
  4. ↑ Insee première no 797, juillet 2001.
  5. ↑ « Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d’Internet - Insee Première - 1377 », sur www.insee.fr (consulté le ).
  6. 1 2 3 Clémence Duneau et Marceau Bretonnier, « Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes en France. Et de plus en plus », sur Le Monde, (consulté le ).
  7. ↑ Benoît de Boysson, « Promulgation de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux », sur francearchives.fr
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  10. 1 2 Marie Donzel, Les inégalités justifiées : comment moins payer les femmes en toute bonne conscience, Paris, Rue de l'échiquier, , 110 p. (ISBN 978-2-37425-465-4), p. 8-9
  11. 1 2 « Écarts de rémunération femmes-hommes : surtout l’effet du temps de travail et de l’emploi occupé - Insee Première - 1803 », sur www.insee.fr (consulté le )
  12. 1 2 3 « Dans le secteur privé, l’écart de salaire entre femmes et hommes est d’environ 4 % à temps de travail et à postes comparables en 2021 - Insee Focus - 292 », sur www.insee.fr (consulté le )
  13. 1 2 « Parité hommes-femmes − Tableaux de l'Économie Française », sur Insee (consulté le ).
  14. ↑ Margaret Maruani, « Travail et emploi des femmes ».
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  51. 1 2 3 Observatoire national du suicide, Suicide - Mesurer l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19. Effets contrastés au sein de la population et mal-être chez les jeunes, , 5e éd., 330 p. (ISBN 978-2-11-162755-0, lire en ligne)
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