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27 août 2025 à 23:45:37: il est maintenant possible de clore la proposition. En analysant 5 avis modélisés, le bot a estimé une décision de probable acceptation, sous réserve d'un sourçage certifié (75%). Pour notifier les participants: {{Notif|Fanfwah|Jean-Paul Corlin|Bruce R. EDDY|HistoVG|Hippopotame Malingre}}
Proposition validée. L’anecdote qui suit, proposée par Fanfwah le 2025-07-20 08:46:00, a été certifiée par HistoVG au niveau d'une source directe et validée par HistoVG. Elle va être déplacée sur la page de préparation des publications, pour être ensuite insérée automatiquement sur la page d’accueil:
La ou les anecdotes suivantes ont déjà été proposées sur le même sujet.
Une nouvelle proposition est acceptable si l'anecdote porte sur un élément différent.
Directement publiée en page d'accueil par Vanoot59 le 23 décembre 2013. [indice de similitude 6.3/10]:
Temps d'exécution total: 40 millisecondes (détails: travail du bot: 0 sec, récupération anecdotes en base: 40 millisecondes)
La ou les anecdotes suivantes ont déjà été proposées et possèdent des similarités
(surtout au niveau des termes utilisés). N'hésitez pas à supprimer ce bloc si les sujets sont vraiment différents.
Proposée par Vanoot59 le 26 novembre 2015, et publiée le 04 octobre 2016. [indice de similitude 5.1/10]:
n/aFrançois d’Assise, baptisé Giovanni selon le vœu de sa mère, fut ensuite appelé Francesco par son père, en souvenir de la France où il était en voyage au moment de la naissance.
Temps d'exécution total: 1 sec (détails: travail du bot: 1 sec, lecture des anecdotes en base: 98 millisecondes)
Discussion: Cela me semble douteux. Tout d'abord le terme «tabou», ne signifie rien si on le transpose au Moyen-Âge et puis, surtout je n'ai jamais entendu évoquer une telle sorte d'interdiction ou disons «prohibition» pour un prénom. Bien sur, le prénom Louis était rare (plus rare que Jean, Pierre, Antoine ou Guillaume) mais il n'était pas forcément absent. Il faudrait reprendre la liste de tous les baillis, prévôts, sénéchaux et autres autorités médiévales de France afin de vérifier mais c'est bien long. J-P C.Discuter20 juillet 2025 à 10:35 (CEST)Répondre
Le phénomène n'est pas contestable et mérite une anecdote, mais la formulation actuelle, avec l'emploi du mot «tabou», qui renvoie à un autre univers culturel, me semble peu adaptée et provoque une dissonance cognitive. Les références ci-dessus emploient des formulations plus prudentes. HistoVG (discuter) 31 juillet 2025 à 13:29 (CEST)Répondre
Bruce R. EDDY, concernant l’article, je suis d’accord…
HistoVG, ce qu’il y a dans les références ci-dessus:
«[Louis] est le nom monarchique par excellence. C’est très vraisemblablement la raison pour laquelle il était rarement attribué au Moyen Âge […] Dans la seconde moitié du xve siècle, les tabous onomastiques tombent et le nom glisse dans le répertoire populaire.»
—Quémener 2023, ch. II, §66
«Les noms de Charles et de Louis disposaient d’une connotation très positive mais leur diffusion fut bloquée pendant plusieurs siècles, en raison de leur connotation royale […] Ils possédaient toujours cette même connotation au xve siècle mais le tabou onomastique avait disparu […]»
—Quémener 2023, ch. III, §31
«M. le Pesant demande si le nom de Marie, qui apparait relativement tard, n'a pas été d'abord l'objet d'une sorte de tabou […] M. Morel donne encore l'exemple du nom de Louis, qu'il ne rencontre jamais dans les listes d'évêques avant le xiiie siècle: le premier est saint Louis de Toulouse (1295), d'ailleurs petit-neveu du roi.»
—Société française d'onomastique, 1975, p. 318-319
«Tabou onomastique On appelle tabou onomastique toute Interdiction concernant la mention du nom d’un objet, d’un lieu ou d’un être, et parfois même la prononciation d’une seule syllabe de ce nom. Les noms taboués sont souvent remplacés par un substitut ou une périphrase, par exemple en français «les fleurs», «les Anglais» ou «les ourses» pour désigner les menstrues. […]»
—Le Quellec et Sergent 2017, p. 1243
Moyennant quoi, on pourrait même mettre, en introduisant en même temps le soupçon de doute qui va bien: Avant le XVesiècle, en France, le prénomLouis semble avoir été taboué.
Merci @Fanfwah d'avoir pris le temps de citer précisément toutes les références, c'est vraiment une super méthode!
Le phénomène lui-même semble avéré et correspond à ce qu'on voit intuitivement quand on fréquente un peu assidûment ces époques. C'est l'emploi de la notion de tabou qui pose problème, à mon avis. La référence Jean-Loïc Le Quellec (anthropologue et préhistorien spécialiste des peintures rupestres) et Bernard Sergent (mythologue et comparatiste un peu dans la ligne de G. Dumézil) est n'est pas un point de vue de médiéviste. On voit bien d'ailleurs que leur article commence par l'univers polynésien. (Ce décalage peut être heuristiquement fécond, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse ici).
Pierre-Yves Quéméner est un historien, mais un moderniste (son livre est une thèse d'histoire moderne). Cette remarque peut être vue comme un pinaillage un peu bas de gamme , mais il faut se rappeler qu'en général, on a souvent tendance à considérer que le phénomène qu'on étudie commence … au début de la période qu'on étudie.
Bref, l'utilisation de la notion de tabou me semble inadaptée.
Néanmoins, on pourrait atténuer l'étrangeté de la référence en la spécialisant et en reprenant la notion plus précise telle que la définissent Le Quellec & Sergent et telle que la reprend aussi Quéméner: Avant le XVesiècle, en France, le prénomLouis semble avoir subi un tabouonomastique. L'adjectif permet de montrer qu'on emploie la notion dans un sens spécialisé et colle finalement à son emploi par la référence principale.
Adoptée! Ce qui rend superflu de poursuivre la discussion… N’empêche, je ne comprends pas pourquoi parler de tabou à propos des sociétés européennes serait légitime pour l’époque moderne, et pas avant. Et puis, pour faire un peu de WP:Pikachu théorique, on ne s’est pas tellement gênés, par exemple, pour appliquer le terme de tribu hérité des Romains à tout le reste de la planète. Pour une fois que l’universalisme savant fonctionne dans l’autre sens, je trouve ce retour de boomerang conceptuel plutôt sympathique. Mais je comprends la réticence à l’égard de la banalisation du terme. --Fanfwah (discuter) 10 août 2025 à 14:09 (CEST)Répondre
@HistoVG: oui, comme je disais, il y a à faire dans l’article. Alors il y a en source un dico de prénoms, référence «papier», mais facile à trouver en bibliothèque de quartier. Voici le passage utilisé:
«Louis s'emploie depuis l'époque mérovingienne, et couramment à partir du XIIIe s. le prénom devint héréditaire chez les Bourbons. Il est alors de plus en plus largement adopté dans toutes les couches de la population, jusqu'à atteindre le second rang des prénoms masculins, derrière Jean, au XIXe s., et le premier au tournant des années 1890-1910. Après un creux de vague entre 1960 et 1980, la cote de Louis est de nouveau en nette hausse à partir de 1990, sans pour autant atteindre les scores très élevés du passé.»
Là, j'avoue que je cale. Même si j'aurais envie de privilégier la thèse publiée appuyée sur des sources à une compilation (pas très exacte: si je me rappelle bien, Louis chez les Mérovingiens, Hlodovicus, c'est en fait Clovis), comment faire? Supprimer le passage dans l'article? Cavalier, non? HistoVG (discuter) 12 août 2025 à 10:06 (CEST)Répondre