Dominique Minyono
Dominique Minyono, également connu sous les surnoms de Nick Minyono et Lopaire, est un entrepreneur, influenceur numérique et réalisateur camerounais né le 29 avril 1982 à Yaoundé. Il est notamment connu comme le pionnier des influenceurs au cameroun[1] avec son label KEREL, un réseau de communautés numériques développé sur les réseaux sociaux et rassemblant des membres dans plusieurs pays depuis 2011[2]. Il est également actif dans le cinéma indépendant africain, notamment comme auteur et réalisateur du court métrage Je veux boza (No Way Back en version anglaise).
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Minyono-Ekongolo Dominique |
| Surnom |
Nick Minyono, Lopaire |
| Nationalité | |
| Formation |
Comptabilité et finances |
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierDominique Minyono effectue des études supérieures en comptabilité et finance. Il commence sa carrière professionnelle dans le secteur financier où il occupe plusieurs fonctions de responsabilité.
Selon les informations publiées dans sa biographie professionnelle, il quitte le secteur financier en 2012 afin d'accompagner son père, le professeur Mathieu François Minyono-Nkodo[3], alors atteint d'une maladie grave[4]. À la suite de cette période, il réoriente progressivement ses activités vers les médias numériques, le marketing digital et la communication.
Engagement associatif
modifierDominique Minyono participe à diverses activités associatives. Il occupe notamment les fonctions de secrétaire général de l'organisation Positive Black Show, impliquée dans la production du programme éducatif télévisé Carton Rouge, destiné à la jeunesse et diffusé en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest[5].
Activités numériques
modifierEn 2011, il lance plusieurs communautés sur Facebook regroupées sous la bannière du label KEREL.
Le réseau comprend notamment Kerel Kongossa, Kerel Sportive, Kerel Mature et Kerel Muzik. Selon les chiffres communiqués par l'organisation, ces communautés réunissent plus d'un million de membres répartis dans plusieurs dizaines de pays[6],[7].
À travers ces plateformes, Dominique Minyono participe à des campagnes de communication numérique pour des entreprises privées, des organisations internationales et des institutions publiques.
Il collabore notamment avec des entreprises de télécommunications, des groupes agroalimentaires et des organisations internationales telles que l'UNICEF, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et ONU Femmes[8],[9].
Il figure parmi les influenceurs retenus par le ministère des Sports et de l'Éducation Physique (MINSEP) pour des campagnes de communication relatives à la Coupe d'Afrique des Nations organisée au Cameroun en 2021[10], puis au Championnat d'Afrique des Nations féminin de volleyball en 2023[11].
En 2025, il intervient lors des Journées du numérique organisées par le ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL) à Ebolowa, où il anime des formations consacrées à l'entrepreneuriat numérique jeune[12].
En 2026, Dominique Minyono est l'un des principaux influenceurs qui communiquent pour la multinationale MTN Cameroon. Il est l'invité de la 3e édition de la Digital YaMo Class, une série de masterclasses organisées et diffusées sur les plateformes numériques de MTN Cameroon[8].
Cinéma
modifierÀ partir des années 2020, Dominique Minyono développe des activités dans le cinéma indépendant africain.
En 2025, il écrit, produit et réalise le court métrage Je veux boza, distribué à l'international sous le titre No Way Back, en partenariat avec l'Union européenne, l'OIM, le PNUD et ONU Femmes[13], avec pour parrain le footballeur international Samuel Eto'o[14]. L'œuvre aborde les questions liées à la migration irrégulière, aux aspirations de la jeunesse africaine et aux violences faites aux femmes.
Au cours de l'année 2025, le film est présenté lors de plusieurs manifestations cinématographiques au Cameroun et à l'étranger. Il est notamment projeté en film d'ouverture du Festival du film européen à Yaoundé[15], et fait l'objet de plusieurs sélections officielles : à la 2e édition de l'African Cultural Film Festival (AFFRICUFF) à Houston, aux États-Unis[16] ; au Festival Écrans Noirs à Yaoundé[17] ; à l'Africa International Human Rights Film Festival (AIHRFF) à Lagos, au Nigeria[18] ; et à la 5e édition des Balafon 7even Awards à Douala[19].
En 2026, Je veux boza est présenté au Pavillon Afronova durant le Festival de Cannes[13],[20]. Le film fait également l'objet d'une diffusion universitaire soutenue par plusieurs partenaires institutionnels[8].
Dominique Minyono annonce par la suite le développement de nouveaux projets cinématographiques, dont Je veux boza 2 et Start-Up[6].
Entrepreneuriat
modifierEn 2026, il lance la marque de boissons Six Bitakola by Dominique Minyono, spécialisée dans la transformation et la commercialisation de produits dérivés du bitter kola. La gamme comprend des boissons présentées sous forme de liqueurs ainsi que des cocktails à base de bitter kola associé à d'autres ingrédients locaux[8]. Le projet s'inscrit dans une démarche de valorisation des produits agroalimentaires camerounais[6].
Notes et références
modifier- ↑ Digital Business Africa, « Cameroun : Dominique Minyono, itinéraire du roi des réseaux sociaux devenu réalisateur », sur Digital Business Africa, (consulté le )
- ↑ Digital Business Africa, « Cameroun : Dominique Minyono, itinéraire du roi des réseaux sociaux devenu réalisateur », sur Digital Business Africa, (consulté le )
- ↑ « Mathieu François Minyono-Nkodo », sur leslibraires.fr (consulté le )
- ↑ « Décès du Pr. Mathieu François Minyono-Nkodo après une maladie grave », sur AllAfrica, (consulté le )
- ↑ « L'émission Carton Rouge de la CRTV va à la conquête de l'Afrique », sur Actu Cameroun, (consulté le )
- 1 2 3 « Dominique Minyono : du digital au cinéma », sur Journal L'Étudiant, (consulté le )
- ↑ « Promotion de l'image des entreprises : la percée des influenceurs », sur Cameroon Tribune (consulté le )
- 1 2 3 4 « Dominique Minyono, le maître du digital devenu virtuose du cinéma et des affaires », sur CultureBène (consulté le )
- ↑ « Écoutez Dominique Minyono (Part 2) », sur Deutsche Welle (consulté le )
- ↑ « Séminaire d'information et de mobilisation des web-influenceurs dans le cadre de la CAN TotalEnergies Cameroun 2021 », sur Ministère des Sports et de l'Éducation Physique (MINSEP) (consulté le )
- ↑ « Championnat d'Afrique des Nations de Volleyball féminin CAVB Cameroun 2023 : le comité d'organisation en place », sur Ministère des Sports et de l'Éducation Physique (MINSEP) (consulté le )
- ↑ Claude Paul TJEG, « Journées du digital d'Ebolowa : le Minpostel fait du téléphone un levier d'autonomie financière pour les jeunes », sur News du Cameroun, (consulté le )
- 1 2 « Le court-métrage camerounais « Je Veux Boza » de Dominique Minyono sera présenté au Pavillon Afronova », sur IciCiné (consulté le )
- ↑ « Samuel Eto'o, parrain du film « Je veux boza » », sur Le Quatrième Pouvoir (consulté le )
- ↑ « Femmes et Cinéma : L'édition 2025 du Festival du Film Européen s'engage », sur Service européen pour l'action extérieure (EEAS), (consulté le )
- ↑ (en) « AFFRICUFF Sélection 2025 », sur African Cultural Film Festival (AFFRICUFF) (consulté le )
- ↑ Ève-Pérec N. Behalal, « Festival Écrans Noirs 2025, la sélection officielle dévoilée », sur Laura Dave Media, (consulté le )
- ↑ (en) « AIHRFF 2025 : 151 Entries From 71 Nations Reveal Alarming Trends in Global Rights Violations », sur Bonews Nigeria, (consulté le )
- ↑ Anifa Mfoussie, « Balafon dévoile les nommés des BMA et des 7Even Awards 2025 », sur Tele ASU, (consulté le )
- ↑ « Pavillon Afronova — Festival de Cannes 2026 », sur pavillonafronova.com (consulté le )