Dubaï du Cèdre
Diriyah
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Urgada de Kreisker (d) |
Dubaï du Cèdre (née le à Châtillon-en-Vendelais) est une jument de robe alezane inscrite au registre généalogique du Selle français, élevée par Sylvain Pitois et Perrine Cateline. C'est une Selle français originelle, fille de Baloubet du Rouet.
Vice-championne de France des chevaux d'obstacles de sept ans en 2020, elle est ensuite montée en saut d'obstacles de niveau international par le cavalier français Julien Épaillard, avec qui elle est vice-championne du monde de la discipline par équipes en 2023 et 2024, puis médaille de bronze par équipes aux Jeux olympiques de Paris. Elle est vendue à Déborah Mayer en septembre 2024, puis à la fédération équestre saoudienne un an plus tard, qui la confie à Abdullah al-Sharbatly en la rebaptisant « Diriyah ». La jument apparaît dès lors stressée et peu en confiance sur ses parcours d'obstacles.
Histoire
modifierDubaï du Cèdre naît le [1] au lieu-dit Le Bas-Cèdre sur la commune bretonne de Châtillon-en-Vendelais dans le département de l'Ille-et-Vilaine[2],[3]. La naissance de la pouliche est difficile et dure trois quarts d'heure, car elle est mal positionnée dans l'utérus de sa mère[4].
Son éleveur, Sylvain Pitois, exerce comme kinésithérapeute en ville[4]. Son épouse et co-éleveuse Perrine Cateline exerce comme institutrice, le couple se partageant les tâches d'élevage à mi-temps. Le couple d'kleveurs donnent chaque année un nom de ville à leurs poulains ; cette année des D, c'est Dubaï qui est choisie, sa mère Urgada étant nommée d'après une ville égyptienne[5].
Elle est d'abord montée par Come Couturier sur le cycle classique de saut d'obstacles des chevaux de quatre ans[6]. Elle se qualifie pour les finales nationales des jeunes chevaux de saut d'obstacles à 5 et 6 ans, à la Grande semaine de Fontainebleau, avec une mention « Très bon » dans ce dernier cas, montée par Valentin Besnard[7],[6]. Elle est ensuite confiée à la jeune cavalière Margaux Rocuet, qui participe avec elle et au championnat de France des chevaux d'obstacles de sept ans, où le couple termine second[8],[6].
En , un collectif est créé autour du cavalier français international Julien Épaillard, ses éleveurs témoignant vouloir la garder en France[8] pour défendre les couleurs de leur pays lors des JO de Paris.
En septembre 2024, elle est vendue à Déborah Mayer afin de défendre la cause féminine dans les sports équestres de haut niveau. Celle-ci la confie à Janne Friederike Meyer-Zimmermann, avec laquelle elle remporte la première étape du Global Champion Tour début 2025.
Sous la selle d'Abdullah al-Sharbatly
modifierEn octobre 2025, sa propriétaire connaissant des difficultés financières, elle est re-vendue à la Fédération équestre saoudienne, qui la confie à Abdullah al-Sharbatly et la rebaptise « Dyriah »[9] (Diriyah selon les données FEI)[1]. Lors du Grand Prix du CSI5* de Doha qu'elle remporte, la jument apparaît stressée et peu en confiance, sur un parcours peu fluide et émaillé de fortes reprises[10].
Elle fait partie des 21 Selle français sélectionnés pour le championnat du monde de saut d'obstacles de 2026[11]. Sur son premier parcours, elle s'arrête net devant l'obstacle double n°9 sur bidets, mais reprend ensuite[12],[13],[14]. La prestation du lendemain est dans la même ligne, « entre bagarre et effroi »[15], mais elle se conclut sur un parcours sans fautes[13],[15],[16]. Ces deux parcours de Diriyah montée par Abdullah al-Sharbatly sont qualifiés de controversés[13], « crève-cœur » selon les mots de Cheval magazine[17], « qui fait mal aux yeux » selon ceux de Grand Prix magazine[18]. Le nez et les postérieurs très levés (qu'elle jette loin derrière elle[17] de façon démonstrative[18]), son cavalier aux éperons très longs, critiqué pour son équitation, lui donne des ordres contradictoires et manque d'équilibre en selle[13],[16].
Description
modifierDubaï du Cèdre est une jument de robe alezane, inscrite au stud-book du Selle français[2],[1]. Elle mesurait 1,60 m à l'âge d'un an et demi[2] et fait désormais 1,72 m[réf. nécessaire]. Elle est décrite comme une jument « puissante »[8] et très énergique[réf. nécessaire].
Palmarès
modifierElle atteint un indice de saut d'obstacles (ISO) de 174 en 2023[7].
- 2023 : médaille d'argent par équipes et 12e en individuel lors de la finale de la Coupe du monde de saut d'obstacles à Barcelone, avec Julien Épaillard[1] ;
- 2024 : médaille d'argent par équipes lors de la finale de la Coupe du monde de saut d'obstacles à Riyad, avec Julien Épaillard[1] ;
- Jeux olympiques 2024 :
Médaille de bronze par équipes lors de la finale du saut d’obstacles des Jeux olympiques à Versailles, avec Julien Épaillard ;- 4e en individuel lors de la finale du saut d’obstacles des Jeux olympiques à Versailles, avec Julien Épaillard
Origines
modifierDubaï du Cèdre est une jument Selle français originel, ce qui signifie qu'elle ne compte que des origines françaises sur au moins cinq générations. C'est une fille de l'étalon Selle français Baloubet du Rouet, et de la jument Selle français Urgada de Kreisker, par Diamant de Semilly[2],[3]. Elle compte 50 % d'ancêtres Pur-sang selon le calcul de l'Institut français du cheval et de l'équitation[19], 49,23 selon le calcul du site web Hippomundo[20].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 (en) « Dubai Du Cedre », Fédération équestre internationale (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Informations générales de DUBAI DU CEDRE - Info chevaux », sur infochevaux.ifce.fr, Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le ).
- 1 2 (en) « Dubai du Cedre », sur HorseTelex (consulté le ).
- 1 2 Mélina Massias, « Dubaï du Cèdre, le sang, la force et le sens inné de la barre (1/3) », sur studforlife.com, (consulté le ).
- ↑ Etienne Robert, « Dubaï du Cèdre « Un petit grain de folie » qui lui va si bien », sur www.lecheval.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 « Dubaï du Cèdre : d'élève du circuit SHF à la consécration de Riyad - Actualités », sur SHF - Société Hippique Française, (consulté le ).
- 1 2 « Sport chevaux de DUBAI DU CEDRE - Aptitude - Info chevaux », sur infochevaux.ifce.fr, Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le ).
- 1 2 3 Timothée Pequegnot et Lucas Tracol, « Dubai du Cèdre quitte Margaux Rocuet mais restera sous selle française », sur grandprix.info, Grand Prix magazine, (consulté le ).
- ↑ « Dubaï du Cèdre a effectué ses débuts avec Abdoullah al-Sharbatly » [archive du ], sur grandprix.info, Grand Prix magazine (consulté le ).
- ↑ « L"ultra généreuse Dubaï du Cèdre file en tête à Doha », Stud fotr Life, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Xavier Boudon, « Aachen 2026 – Saut d’obstacles : les chevaux français en force ! », sur L'Eperon, (consulté le )
- ↑ Xavier Boudon, « Aachen 2026 – Saut d’obstacles : Fringan de Vesquerie frappe fort d’entrée de jeu ! », sur L'Eperon, (consulté le ).
- 1 2 3 4 https://grandprix.info/fr/156436/La-Chasse-dAixlaChapelle-navait-rien-dun-cadeau-mais-Julien-Epaillard-se-lest-offerte-quand-meme/
- ↑ « DIRECT TERMINÉ] LA FUSÉE JULIEN ÉPAILLARD S'IMPOSE (SANS SURPRISE) DANS LA CHASSE! », .
- 1 2 « À Aix-la-Chapelle, les hôtes continuent de régner sur le monde et Scott Brash prend les commandes du classement individuel », sur studforlife.com.
- 1 2 « Jumping : 1er tour par équipes - Session 4 en replay - Les Championnats du Monde d'équitation », sur www.france.tv (consulté le )
- 1 2 Adèle Vaupré, « Mondiaux 2026, saut d'obstacles : Partition sans accroc pour l'Allemagne alors que Scott Brash reprend la tête individuelle », sur Cheval Magazine, (consulté le )
- 1 2 Yeelen Ravier, « [DIRECT TERMINÉ] L'Allemagne finit en tête après le deuxième jour, la France sixième », Grand Prix magazine, (lire en ligne)
- ↑ « Composition raciale de DUBAI DU CEDRE - Diversité génétique », sur infochevaux.ifce.fr, Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le ).
- ↑ « Dubaï du Cèdre », sur hippomundo.com (consulté le ).