Pedro de Sousa Holstein
Pedro de Sousa Holstein, duc de Palmela, né le à Turin et mort le à Lisbonne, est un militaire et un homme d'État portugais à l'époque de la monarchie. Leader des chartistes, faction la plus conservatrice du libéralisme portugais, il représente le pays lors du congrès de Vienne. Il est plusieurs fois ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres (1834-1835, 1842 et 1846). Il est aussi ambassadeur à Copenhague, Berlin, Rome, Madrid et Londres.
| Pedro de Sousa Holstein | ||
Pedro de Sousa Holstein. | ||
| Fonctions | ||
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| Président du Conseil des ministres du Portugal | ||
| – (4 mois et 16 jours) |
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| Monarque | Marie II et Ferdinand II | |
| Prédécesseur | António Severim de Noronha | |
| Successeur | João Oliveira e Daun | |
| – (2 jours) |
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| Monarque | Marie II et Ferdinand II | |
| Prédécesseur | Joaquim António de Aguiar | |
| Successeur | António Severim de Noronha | |
| – (7 mois et 10 jours) |
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| Monarque | Marie II | |
| Prédécesseur | Poste créé | |
| Successeur | Vitório Maria de Sousa Coutinho | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Turin (Sardaigne) | |
| Date de décès | (à 69 ans) | |
| Lieu de décès | Lisbonne (Portugal) | |
| Sépulture | Cimetière de Prazeres | |
| Nationalité | Portugaise | |
| Parti politique | Chartiste | |
| Conjoint | Eugénia Francisca Xavier Teles da Gama | |
| Enfants | Alexandre de Sousa e Holstein Domingos de Sousa Holstein Rodrigo de Sousa Francisco de Sousa Holstein Tomás de Sousa e Holstein Beck Filipe de Sousa Holstein 7 filles 2 mort-nés |
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| Profession | Militaire Diplomate |
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| Religion | Catholicisme | |
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| Président du Conseil des ministres du Portugal | ||
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Premier comte (1812), premier marquis (1823), puis premier duc de Palmela (1833), il est aussi le premier duc de Faial (1833).
Biographie
modifierOriginaire d'une famille de la plus haute noblesse, puisque descendant de la famille royale portugaise par ses deux parents, le duc de Palmela, descend également par sa grand-mère paternelle des rois de Danemark, de la maison des Schleswig-Holstein-Sonderburg-Beck.
Son père a déjà servi comme diplomate. C'est pourquoi il naît en Italie et parcourt l'Europe avec sa famille durant sa jeunesse.
Entre 1791 et 1795, il fréquente un internat à Genève, avant de revenir au Portugal, où il étudie à l'université de Coïmbre.
Un an plus tard, il entre dans l'armée. En 1806, il se rend à Rome, où son père est ambassadeur auprès du Saint-Siège. Celui-ci meurt dans l'exercice de ses fonctions et Pedro lui succède à peine âgé de 21 ans, devenant ainsi l'un des plus jeunes ambassadeurs portugais de l'histoire. À cette occasion, il croise Wilhelm von Humboldt et commence sa traduction des Lusiades en langue française.
L'année suivante, il rentre au Portugal. À la suite de l'occupation du pays par les troupes napoléoniennes en , Pedro retrouve l'armée participant activement au combat pour libérer le pays.
Cependant, l'art de la diplomatie étant son point fort, le prince régent Jean VI de Portugal le nomme ambassadeur à Madrid. En 1812, il devient ambassadeur à Londres, puis en 1815 il représente le pays lors du Congrès de Vienne (où il défend sans relâche la cause d'Olivence, occupée par l'Espagne), puis rentre à Londres à la fin des travaux.
En 1817, il est appelé à exercer la charge de ministre des affaires étrangères. En tant que tel, il se rend à Rio de Janeiro, où la Cour portugaise se trouve depuis les invasions françaises. Partisan de son retour à Lisbonne, il finit par démissionner. Il ne retrouve son portefeuille qu'après la révolution libérale en 1820 et le retour triomphal du roi en 1821 pendant lequel il est chargé de l'accompagner.
En 1824, après la tentative de coup d'État connue sous le nom d'Abrilada, promu par la reine Charlotte Joachime et par l'infant Michel, Pedro est emprisonné dans la tour de Belém sous l'accusation d'être le leader des libéraux. Très vite, Jean VI le libère et le récompense avec le titre de marquis et la charge d'ambassadeur à Londres[1].
Après les événements qui suivent la mort de Jean VI (Pierre IV accède au trône et abdique aussitôt, la régence donnée à sa fille Marie II de Portugal, qui doit épouser l'infant Michel, avant que celui-ci n'usurpe le trône en 1828) le duc de Palmela renonce à la charge d'ambassadeur et se rend à Porto, où il croise le duc de Saldanha alors qu'y éclate un mouvement révolutionnaire contre l'absolutisme : la Belfastada, du nom du bateau venu d'Angleterre transportant les insurgés libéraux et les ramenant après leur échec, échoue ; le duc comprend que les libéraux auront à se préparer convenablement s'ils veulent avoir une chance de gagner sur Michel Ier. C'est pourquoi il quitte le pays pour l'Angleterre.
Le , il est créé duc de Palmela par le régent du Portugal.
Il occupe la charge de président du Conseil des ministres à trois reprises sous le règne de Marie II, la première fois entre le et le . Il est ensuite brièvement de retour au pouvoir en février 1842 avant de retrouver ses fonctions entre le et le [1].
Il est enterré dans le cimetière de Prazeres, dans le plus grand mausolée privé d'Europe où reposent près de 200 corps appartenant à sa famille, à l'exception de deux prêtres. L'espace extérieur reproduit la symbolique d'un temple maçonnique et à l'intérieur de la chapelle plusieurs statues d'artistes de renom Canova, Teixeira Lopes et Célestin-Anatole Calmels, viennent embellir les tombes.
Notes et références
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :