Ecce homo
Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l'homme ». Il s'agit de l'expression prêtée à Ponce Pilate, gouverneur romain de Judée, dans la traduction de la Vulgate de l'Évangile selon Jean (19:5) lorsqu'à Jérusalem, il présente à la foule Jésus de Nazareth sortant du prétoire, après la flagellation. La phrase correspondante en grec ancien est Ἰδού ὁ ἄνθρωπος / Idoύ ho anthrôpos.

Un Ecce Homo sur le plan artistique est une représentation de Jésus de Nazareth debout, couronné d'épines et revêtu d'une cape, ou d'une robe de pourpre[1], les deux mains entravées par une corde, tenant un sceptre de roseau, ou aussi un rouleau à la main, sanglant, pâle, dans l'état où il a été présenté aux juifs par Pilate en leur disant "Ecce Homo!"[1]. Cette représentation pouvant comporter des variantes selon les œuvres.
Ecce homo comme motif artistique
modifierPeintures référencées
modifierEcce homo est le titre classiquement donné à une œuvre représentant Jésus couronné d'épines, même lorsque Pilate est absent :
- Ecce homo, par Antonello de Messine (vers 1465), musée national des Abruzzes ;
- Ecce homo, par Jérôme Bosch (1485), conservé à Francfort-sur-le-Main ;
- Ecce homo, par Jean Hey (1494), huile sur bois, musées royaux des Beaux-Arts, Bruxelles[2] ;
- L'Homme de douleurs, par Albrecht Dürer (1493), Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe ;
- Ecce homo, d'Andrea Mantegna (1500), musée Jacquemart-André ;
- Ecce homo, de Quentin Metsys (vers 1518), musée du Prado ;
- Ecce homo, du Sodoma, vers 1500-1530, Metropolitan Museum of Art ;
- Ecce homo, du Corrège, National Gallery de Londres ;
- Ecce homo, du Tintoret, Alte Pinakothek de Munich ;
- Ecce homo, du Titien, musée du Prado ;
- Ecce homo par Wenzel Coebergher, 1576-1634, musée des Augustins de Toulouse[3]
- Ecce homo, par Le Caravage (1605), palazzo Bianco de Gênes ;[3]
- Ecce homo, par Le Caravage (entre 1605 et 1610), collection privée ;
- Ecce homo, par Giovanni Baglione (1606), Galerie Borghèse de Rome ;
- Le Christ couronné d'épines, par Pierre Paul Rubens (1612 ou avant), musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg ;
- Ecce homo, par Giandomenico Tiepolo (1727-1804), musée des beaux-arts de Caen[4] ;
- Ecce homo, d'Honoré Daumier, Museum Folkwang d'Essen ;
- Ecce homo, d'Antonio Ciseri, galerie d'Art moderne de Florence ;
- Ecce homo, d'Hippolyte Michaud, Musée des beaux-arts de Beaune ;
- Ecce homo, d'Elías García Martínez (années 1910), église de la Vierge de la miséricorde de Borja[5],[6] ;
- Ecce homo, de George Grosz (Berlin, éditions Malik, 1923) ;
- Ecce homo, de Paul Delvaux (Scheringa Museum of Realist Art, 1957);
- Sodoma, Ecce homo (vers 1500-1530), Metropolitan Museum of Art.
- Wenzel Coebergher Ecce homo, musée des Augustins de Toulouse.
- Luis de Morales, Ecce homo, The Hispanic Society of America.
Gravure
modifier- Ecce homo, de Rembrandt, 1655, conservée au musée de la maison de Rembrandt ;
- Ecce homo, de Martin Schongauer, XVe siècle ;
- Ecce homo, deux gravures d'Albrecht Dürer, dans les séries Grande Passion (conservée à l'Albertina de Vienne) et Petite Passion (conservée au British Museum) ;
- Ecce homo, d'Albrecht Dürer, 1512, conservée au musée d'art de l'université de Princeton ;
- Ecce homo, de Jean-Pierre Norblin de La Gourdaine, 1774-1789, conservée au musée national de Varsovie.
- Rembrandt, Ecce homo (1655).
- Albrecht Dürer, Ecce homo (1512).
- Jean-Pierre Norblin de La Gourdaine, Ecce homo (1774-1789).
Sculpture
modifier- Ecce homo, sculpture du XVIe siècle, église Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse[Note 1] ;
- Ecce homo en pierre, du monument funéraire de Pierre Bury (XVIe siècle), dans la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens ;
- Ecce homo, sculpture de Josep Maria Subirachs sur la façade de la Passion de la Sagrada Família, Barcelone ;
- Ecce homo en bois polychrome, (vers 1530), Beauvais, Église Notre-Dame de Marissel.
- Ecce homo, Toulouse, église Notre-Dame de la Dalbade.
- Ecce homo du monument funéraire de Pierre Bury, cathédrale Notre-Dame d'Amiens
- Beauvais, Église Notre-Dame de Marissel, Ecce homo (bois polychrome, vers 1530).
- Ecce homo de la façade de la Passion de la Sagrada Família de Barcelone.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Il s'agit plutôt d'un Christ de pitié
Références
modifier- 1 2 Dictionnaire historique des cultes religieux, Paris, Chez Vincent, imprimeur-Libraire, rue S. Severin, , 381 p., p. 4
- ↑ Tableau exécuté pour Jean Cueillette, notaire et secrétaire de Charles VIII (référence : catalogue de l'exposition France 1500 - Entre Moyen Age et Renaissance, voir bibliographie).
- 1 2 Musée des Augustins
- ↑ Fiche de l’Ecce Homo de Giambattista Tiepolo sur univ-provence.fr.
- ↑ Espagne : la pire restauration au monde, Le Point, 22 août 2012.
- ↑ Espagne : le tableau du Christ défiguré attire des centaines de visiteurs, Le Point, 25 août 2012.