Elie Laure, né le à Castres (Tarn) et décédé le à La Flèche (Sarthe), est un résistant et général de l'armée française.

Elie Laure
Naissance
Castres (Tarn)
Décès (à 72 ans)
La Flèche (Sarthe)
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1917 – 1957
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Origines familiales et études

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Élie, Louis, Marie Laure naît le à Castres, dans le Tarn, au sein d’une famille de militaire. Son père, Victor Laure, issu du rang, est alors capitaine en premier dans le 9e régiment d’artillerie[1]. Il n’a strictement aucun lien de parenté avec le général d’armée Émile Laure (1881-1957), nommé secrétaire général du cabinet du Maréchal Pétain, chef de l’État français, le .

A la retraite, soucieux de donner une solide instruction et une bonne éducation à ses trois garçons, son père Victor Laure décide de se retirer en 1904 à La Flèche[2] afin qu’ils puissent étudier au Prytanée militaire. Comme ses deux aînés, Henri et Louis, Elie Laure est admis au Prytanée d’abord comme élève externe en classe de sixième en 1910, puis en qualité d’interne en 1915.

Première Guerre mondiale

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La France est alors en guerre. Comme nombre de ses camarades du Prytanée, Elie Laure a hâte de servir son pays. Dès qu’il en a la possibilité, il s’engage comme volontaire pour la durée de la guerre à la mairie de La Flèche le au titre du 25e bataillon de chasseurs à pied. Affecté ensuite au 20e bataillon de chasseurs à pied, il est promu chasseur de 1re classe le et termine la guerre avec cette unité.

Entre-deux-guerres

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Affecté au 23e bataillon de chasseurs à pied le , il y est promu successivement caporal le puis sergent le . Il est ensuite affecté au 17e bataillon de chasseurs à pied le , puis au 7e bataillon de chasseurs alpins le . Il réussit le concours d'entrée à l’École militaire de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) le , pour y suivre une formation d'élève officier. A la sortie de cette école, il est nommé sous-lieutenant le . Affecté au 151e régiment d’infanterie, il est promu au grade de lieutenant le . Il se porte volontaire pour combattre au Maroc et rejoint le 2e régiment étranger le , y obtenant la Croix de guerre des TOE avec citation à l'ordre de l'armée le . Il quitte le 2e régiment étranger le . Après un séjour en métropole, il rejoint le le 22e régiment de tirailleurs algériens en Afrique du Nord.

Promu au grade de capitaine en 1934, il est affecté deux années plus tard au 6e régiment de tirailleurs algériens à Tlemcen, en Algérie.

Seconde Guerre mondiale

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C’est avec le 6e régiment de tirailleurs algériens qu’il entre en campagne le . Il obtient la Croix de guerre 39-45 avec une deuxième citation. Blessé, il est fait prisonnier à Vertus, dans la Marne, le . Il s’évade du Feldlazarett n°677 le et, non guéri de ses blessures, il rejoint son unité de retour à Tlemcen. Nommé au grade de chef de bataillon le , il est affecté au 8e régiment d’infanterie à Montpellier. Par suite de la dissolution de l’armée d’armistice, il est placé en disponibilité le .

Dès sa mise en congé, il rejoint la Résistance comme chef départemental de l’Organisation de Résistance de l'Armée (O.R.A.) de la Meuse, sous le pseudonyme « Dulac ». Il a pour mission de l’organiser car, si les résistants sont actifs depuis , ils agissent souvent isolément et en ordre dispersé. Il réunit les différents maquis et prend la tête du groupement « Argonne ». Le maquis Argonne est l’auteur d’actes de sabotages sur les routes, les voies ferrées, les lignes téléphoniques…[3]

Après avoir participé à la libération de Clermont-en-Argonne, il est nommé commandant d’armes de la place de Verdun le . Promu lieutenant-colonel le , il prend provisoirement le commandement du 150e régiment d’infanterie qui devient en 1946 la XIe demi-brigade dont il devient le commandant en second.

En reconnaissance de l’action du chef de bataillon Laure au cours du second conflit mondial, la ville de Clermont-en-Argonne a rebaptisé une de ses artères : « Boulevard Général Laure ». Il sort du conflit avec une nouvelle citation sur sa Croix de guerre 39-45, ainsi que la Médaille de la Résistance.

Après 1945

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Affecté comme commandant en second au Prytanée militaire le , le colonel Élie Laure est désigné pour en prendre le commandement l’année suivante, responsabilité qu’il va exercer pendant trois ans. Il y retrouve l’atmosphère de sa jeunesse passée à l’ombre des clochers du Prytanée et s’attache à lui donner son empreinte : c'est sous son commandement que les tables de marbre, recensant les noms de tous les anciens élèves morts en 39-45, sont inaugurées dans la Cour d'honneur du Prytanée, le .

A l’issue de ses quatre années passées à la tête du Prytanée, le colonel Élie Laure est affecté à la 5e division blindée, dont il prend le commandement de l’Infanterie le , avant de partir à nouveau en Algérie à Blida où il obtient une quatrième citation et la Croix de la Valeur militaire.

En 1957, le colonel Élie Laure, atteint par la limite d’âge, est admis à la retraite avec le grade de général de brigade, totalisant près de quarante ans de service.

Durant sa retraite, il s’implique dans la vie de La Flèche en devenant le premier président de l’Aéroclub de La Flèche Sarthe-Sud, de 1961 à 1964. Il reste également très actif au sein de l'Association des Anciens Elèves du Prytanée (AAEPNM), devenant le premier conservateur du Musée du Souvenir du Prytanée, inauguré en . C'est lui qui remet au Prytanée, au nom de l'AAEPNM, les plaques de marbre recensant les noms des anciens élèves morts en Algérie, le [4].

Le général Élie Laure, commandeur de la Légion d’honneur, s’éteint à son domicile, 28 rue de la Paix à La Flèche, le . Il repose au cimetière Saint-Thomas de la ville.

Distinctions

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Notes et références

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  1. « Dossier de la Légion d'honneur de Victor Laure », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr
  2. Jean-Claude Ménard, « Le général Élie Laure (1900-1972) », Cahier Fléchois, no 44, , p. 182-189.
  3. « Le boulevard Général Laure », sur www.clermont-en-argonne.fr
  4. Bernard Beaupère, Histoire du Prytanée national militaire, Paris-Limoges, Editions Lavauzelle, , p. 63.
  5. « Dossier de la Légion d'honneur d'Elie Laure », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr