Emile Gastemans
Emile Gastemans, né à Borgerhout le et mort à Anvers le , est un peintre et un graveur belge.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Biographie
modifierFamille
modifierEmile (Emilius Leopoldus Henrica) Gastemans, né à Borgerhout le , est le fils naturel de Sidonie Henrica Emma Gastemans (1863). Il épouse Jeanne Catherine Petit (1888-1967), née à Lille, de parents belges. Le couple a trois enfants : Isa, Alfred et Willem[1].
Formation
modifierLe , Emile Gastemans est nommé instituteur primaire dans les écoles communales de la ville d'Anvers. Il commence à cette époque à suivre des cours du soir à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il bénéficie de l'enseignement de Piet Verhaert et de Gerard Jacobs. Sa formation est également autodidacte[2].
Carrière
modifierAu début des années 1900, Emile Gastemans peint des paysages portuaires et urbains d'Anvers et des environs. En 1905, il devient membre du cercle artistique Als ik Kan et se fait connaître lors de l'exposition exclusive du cercle artistique d'Anvers, en 1907 à la salle Verlat[3]. Membre de L'Élan, il expose lors du premier salon du cercle en 1907[4].
Un voyage en Espagne, en 1919, suivi par d'autres séjours dans le sud, lui ouvre de nouveaux horizons. Il expose notamment au salon triennal de Liège de 1928 (Les Kabyles et Les Cavaliers), au salon de Gand de 1929 (souvenirs d'Espagne et d'Algérie) et au salon d'Anvers de 1930 (deux études espagnoles)[5].
Emile Gastemans meurt le , âgé de 72 ans[2].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifier
Au début de sa carrière, vers 1905, Emile Gastemans commence à attirer l'attention du public par des œuvres où il met en scène le rude univers populeux du port d'Anvers dans l'expression de sa joie brutale. Sur des fonds violents d'ocres et de rouges se démènent des ombres fantastiques. Ce sont des groupes dansants au coin des carrefours violemment illuminés, des intérieurs de salles de bal, où tournoient tout un peuple au son de l'orchestration qu'il expose, possédant le sens du mouvement[6].
Son premier voyage à Grenade en 1919 et la découverte ultérieure d'autres villes d'Espagne, comme Madrid, Ávila, Tolède, Ségovie et Burgos, enrichissent, à l'instar de ses voyages au Maroc et en Bretagne, influencent son champ pictural. En 1929, lors de l'exposition du cercle Als ik Kan, le critique du quotidien Le Matin écrit : « Est-il utile de dire combien ses toiles sont grandioses en leur synthèse parfois brutale, et savent, dans une lumière âpre, en quelques traits nets et décisifs, camper inoubliablement une scène et un paysage. C'est l'Espagne qu'évoque ce peintre - non pas une Espagne d'opéra-comique - mais un pays de rocs arides, de misère somptueusement drapée, de craie et de terre brûlée à la végétation rare, pays de terreur de légende et de sombre mysticisme. Et c'est à nouveau cette impression d'âpre beauté qui nous remplit d'admiration devant ces véritables chefs-d'œuvre intitulés Taureaux, Aldea del Rey, La Chevauchée et aussi devant telle Nature morte, où s'affirme en traits définitifs un talent d'une si solide carrure[7] ».
Emile Gastemans est également pastelliste et aquarelliste et expose de 1923 jusqu'en 1950 à la Société royale belge des aquarellistes. Il réalise aussi des estampes et des lithographies à la coloration chaude[8].
Collections muséales
modifier- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers : Sierra de la Paramera de Ávila et Figures espagnoles (huiles sur toile)[9].
- Musée des Beaux-Arts de Gand : Vue d'Anvers, huile sur toile, inventaire no 1937-AF, acquis en 1937, après le Salon de Gand[10].
Références
modifier- ↑ « État-civil de Borgerhout », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 Boudewijn Goossens, « Emile Gastemans », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Beaux-arts », La Dernière Heure, no 30, , p. 8 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sander Pierron, « Exposition du cercle L'Élan », L'Indépendance belge, , p. 3 (lire en ligne).
- ↑ Rédaction, « Le salon triennal d'Anvers », La Métropole, no 318, , p. 9 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Als ik Kan », Le Matin, no 66, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ J. Valdey, « Als ik Kan », Le Matin, no 57, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Emile Gastemans », sur sdvabc.com, (consulté le ).
- ↑ « Emile Gastemans », sur kmska.be, (consulté le ).
- ↑ « Emile Gastemans », sur mskgent.be, (consulté le ).