Ercole Bucco
Ercole Bucco, né le à Florence et mort au camp de concentration de Dachau en 1944, est un journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.
| Député XXVe législature du royaume d'Italie | |
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Biographie
modifierMilitantisme socialiste avant guerre (1905-1914)
modifierNé à Florence en , Ercole Bucco s'installe à Cento, dans la province de Ferrare, où il adhère au Parti socialiste italien (PSI) en 1905[1]. Très actif comme militant, il part en 1909 pour la Suisse, puis, en 1911, à Trieste, où il dirige la revue Gioventù Socialista[1]. Il devient par la suite, début 1912, secrétaire de la Chambre du Travail de Cento, et s'oppose fermement à l'entrée en guerre de l'Italie en Libye et dans la Première Guerre mondiale[1].
Député socialiste (1919-1921)
modifierMobilisé à partir de , il reprend son activité syndicale en 1919, devenant propagandiste pour la Chambre du Travail de Ferrare, alors dirigée par Gaetano Zirardini. Lors des élections du , il se présenta pour le parti maximaliste dans cette circonscription, face au réformiste Eugenio Dugoni, et fut élu député. Lors de la réunion de la direction du Parti socialiste italien (PSI) le , il fut élu secrétaire du groupe parlementaire socialiste[1]. En 1920, il fut également élu secrétaire confédéré à Bologne, mais devint dans le même temps la cible d'attaques et de menaces incessantes de la part de groupes fascistes, ainsi que de harcèlement de la part des autorités[1].
L'exil, l'OVRA et la mort (1922-1944)
modifierEn exil à partir de 1922, laissant derrière lui à Bologne sa compagne dont il était séparé et leurs cinq enfants[2], Ercole Bocco trouva refuge en France, où il tenta de se faire engager comme architecte[2]. Durant cette période de sa vie, il se rapprocha du Parti fasciste et exprima son admiration pour Mussolini sans que l'on sache s'il s'agissait d'une conversion sincère ; certains crurent à la possibilité que Bucco fut un agent double[2]. Entre-temps, avec une nouvelle compagne, il eut quatre autres enfants (apparemment). En 1935, il adhéra officiellement au Parti national fasciste (PNF) mais le régime sembla ne jamais avoir cru à sa conversion. En 1938, le consul royal italien à Bordeaux écrivit qu’à son avis, Bucco était « le même scélérat qu’il y a vingt ans ». Accusé de fraude et de vol, Bucco s’enfuit en Algérie[2].
Il tenta quelque temps plus tard de regagner clandestinement l'Italie par la mer depuis l'Algérie[1]. Arrêté en 1938 pour « fraude » et corruption ainsi que pour « outrage à Mussolini »[2], il fut condamné à la prison à vie par le Tribunal spécial pour subversion et, après le , déporté dans un camp de concentration de Dachau, où, selon de nombreux textes, il mourut avant d'avoir soixante ans[1]. Il est cependant à noter que, selon certains, Ercole Bucco aurait survécu et serait rentré en Italie en 1945 ou 1946[2]. Selon, l'historien Steven Forti, il se serait « converti à la démocrate-chrétienne »[2].
Notes et références
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique (pour Ercole Bucco) :