Expédition contre les Yat Iznassen
L'expédition française contre les Beni-Snassen ou l'expédition française contre les Yat-Iznassen est une expédition militaire française dirigée depuis l'Algérie française en 1859, contre la tribu mixte berbèro-arabe rifaine des Yat Iznassen, en raison de la continuité des attaques de la part de cette tribu à l'égard des colons français sur les territoires frontaliers algériens, malgré le traité de Tanger (1844), et donnant lieu à une occupation territoriale de l'armée française sur leur territoire, avant leur retrait[2].
| Date | 1859 |
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| Lieu |
Région des Yat Iznassen, Rif, Maroc |
| Issue | • Occupation du territoire des Yat Iznassen (Rif oriental) ainsi que d'Oujda (Atlas) par l'Armée française avant leur retrait |
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Guerre franco-marocaine (1844)
Cette expédition fut dirigée par le militaire français Edmond de Martimprey (qui donna son nom à la ville Martimprey-du-Kiss, actuelle Ahfir), et fut composée notamment de régiments de zouaves européens (unités d’infanterie de l’Armée d’Afrique dont le nom dérive des Zouaoua, une confédération kabyle ; initialement constitués en partie de soldats autochtones lors de leur création en 1830, les zouaves étaient cependant devenus, à partir des années 1840, des unités à recrutement essentiellement européen, distinctes des tirailleurs algériens recrutés parmi la population indigène), contre les tribus berbères résistantes, afin d'imposer la politique française en Afrique du nord), et s'est déroulée quinze ans après la signature du traité de Tanger, engageant le Maroc à ne plus s'engager dans la lutte contre l'Algérie française[3], à ne plus soutenir l'Emir Abdelkader et son État (Émirat d'Abdelkader), et d'une certaine manière, à ne plus soutenir les alliés de l'Empire turc ottoman, qui fut intégralement destitué par la France en 1920, à l'issue de la première guerre mondiale.
L'épidémie meurtrière de choléra qui se déclara dans le corps militaire français, surprit évidemment, par sa soudaineté, et surtout son intensité. Le service de santé, qui ne put prendre immédiatement toutes les mesures efficaces, et enrayer, dès le début même, la marche de la maladie[1].
Notes et références
modifier- 1 2 « La guerre en Afrique : tactique des grosses colonnes, enseignement de l'expédition contre les Beni Snassen », sur bnf.fr, (consulté le ).
- ↑ Henri (1868-1943) Auteur du texte Mordacq, La guerre en Afrique : tactique des grosses colonnes, enseignement de l'expédition contre les Beni Snassen / par le commandant Mordacq,…, (lire en ligne)
- ↑ https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2010-1-page-7.htm