Famille de Bruc
La famille de Bruc est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de la province de Bretagne (duché de Bretagne jusqu'en 1532). Sous l'Ancien Régime, cette famille était principalement possessionnée en Bretagne, en grande partie dans le diocèse de Nantes (actuelle Loire-Atlantique).
| de Bruc | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | d'argent, à la rose de gueules boutonnée d'or. | |
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| Devise | « Flos florum eques equitum » « Flos florum, virgo Maria, in te confido » |
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| Période | 1500 - à nos jours | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Demeures | Logis des Bruc Château de Livernière Château de la Gournerie Château de la Girondais Château de la Noë Bel-Air Château de la Houssinière Château de La Chapelle-Faucher Château du Bois-Bernier Manoir des Salles Château de la Porte-Neuve Château de la Guerche Château de la Verrie |
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| Fonctions militaires | Lieutenant général des armées du roi, maréchal de camp, officiers | |
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Elle a donné plusieurs évêques et officiers généraux au royaume de France, ainsi que des mères supérieures de couvent.
En , le surintendant Nicolas Fouquet, venu à Nantes aux côtés du roi et de la cour, est hébergé dans un domaine des Bruc ; le , il est arrêté sur l'ordre de Louis XIV par le capitaine d'Artagnan dans la cour du château de Nantes. Son amie Suzanne de Bruc de Montplaisir est arrêtée peu après et emprisonnée pour trois ans.
Un peu plus tard, en 1682, René de Bruc de Montplaisir, maréchal de camp, est fait marquis de La Guerche par Louis XIV, pour son domaine situé à Saint-Brevin (actuelle Loire-Atlantique).
Localisation du fief d'origine de la famille
modifierBernard Chérin (1718-1785) écrit, selon Gustave Chaix d'Est-Ange (1863-1923), qu'en Bretagne (c'est-à-dire l'actuelle région Bretagne plus la Loire-Atlantique), il existe plusieurs terres du nom de Bruc, qui auraient donc pu donner leur nom à différentes lignées[1].
Henri de Woelmont pense qu'il s'agit de la châtellenie de Bruc située dans la paroisse de Guémené-Penfao[2] (actuelle Loire-Atlantique).
Ancienneté
modifierEn tout cas originaire du duché de Bretagne, la famille de Bruc a une filiation noble remontant à 1439[3], bien que le généalogiste Hozier indique : « Je ne crois véritables que les degrés depuis environ le siècle 1500 »[1].
Elle a donné plusieurs branches, dont l'une est devenue « de Malestroit de Bruc de Montplaisir » par un décret de 1861 ; une autre a relevé le nom Chabans en 1924[3].
Personnalités
modifierEcclésiastiques
modifier- Henri de Bruc de Montplaisir, (1608-1689), abbé commendataire de l'abbaye de Bellefontaine, frère de la Suzanne du Plessis-Bellière, membre du premier cercle de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV.
- Henri-Marie-Claude de Bruc-Montplaisir (1751-1826), évêque de Vannes.
- Antoinette de Bruc de Montplaisir (1614-?), supérieure du couvent des Ursulines de la Davrays à Saint-Géréon (actuelle Loire-Atlantique) dès 1643[4]
- Hélène-Rosalie de Bruc de Montplaisir, supérieure du couvent de la Visitation de Nantes[5]
- Claude-Marie de Bruc de Montplaisir, supérieure du même établissement[5].
- Sophie-Félicité de Bruc de Montplaisir, supérieure du même établissement[5].
Militaires
modifier- René de Bruc de Montplaisir (1610-1684), maréchal de camp, créé marquis de la Guerche en 1682 ; auteur de poésies, il avait une certaine réputation littéraire de son vivant.
- François de Bruc de La Rablière (1623-1704), lieutenant général des armées du roi[6].
- Pierre de Bruc de Livernière (1766- à Nantes), maréchal de camp[7], il sert dans le régiment Royal-Normandie cavalerie. Pendant la Révolution française, il émigre et entre dans l'armée du prince de Condé, est général de division dans l'armée catholique et royale de Vendée, sous les ordres de Charette. Il est fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Arrêté, il est incarcéré à Saumur, La Flèche et Paris (au Temple), mais échappe à la guillotine. Lorsque le duc d'Angoulême entre à Nantes en 1814, Pierre de Bruc de Livernière est à la tête de l'armée royale dans cette cité[réf. nécessaire]. En 1815, pendant les Cent-Jours, il est commandant de corps d'armée[réf. nécessaire] des « volontaires royaux de Vendée ».
- Marie Danguy (morte en 1794), « comtesse Claude de Bruc du Cléray », amazone de l'armée catholique et royale[réf. nécessaire].
- Frédéric de Bruc-Montplaisir (né vers 1790 à Versailles), chef d'escadron[8], officier de la Légion d'honneur.
Laïcs non militaires
modifier- Jean de Bruc (1576-1671), seigneur de La Gournerie (à Saint-Herblain, Loire-Atlantique) de la Grée, de Montplaisir, de La Verrerie et de La Guerche, procureur général et syndic des États de Bretagne, avocat au conseil du roi et membre du Conseil d'État[9],[10]
- Suzanne de Bruc de Montplaisir (1617-1705), épouse de Jacques de Rougé du Plessis-Bellière, par ce mariage marquise du Plessis-Bellière et de Faÿ-lès-Nemours ; elle tient un salon précieux à Paris ; proche de Fouquet, elle est arrêtée peu après le surintendant (1661) et emprisonnée pendant trois ans.
- Jean de Malestroit de Bruc de Montplaisir (né en 1932), écrivain.
- Marquise du Plessis-Bellière, née Suzanne de Bruc
- Pierre de Bruc de Livernière
Filiation
modifierArmoiries
modifierTitres
modifierMarquisat de La Guerche (1682)
modifierLa terre et seigneurie de La Guerche située dans la paroisse de Saint-Brévin dans l'évêché de Nantes (actuelle Loire-Atlantique), est érigée en marquisat par lettres patentes de en faveur de René de Bruc de Montplaisir, maréchal de camp et lieutenant du roi à Arras[11],[12]. Lettres patentes enregistrées, malgré le décès du titulaire, à la Chambre des comptes de Bretagne (siégeant à Nantes) le , et au Parlement de Bretagne (siégeant à Rennes) le [13].
Comte
modifierLe titre de comte est un titre non régulier[pas clair] dans la famille de Bruc.
Possessions foncières
modifierActuelle Loire-Atlantique
modifier- Logis de Bruc (Guémené-Penfao)
- Château de Livernière (La Chapelle-Heulin)
- Château de la Gournerie (Saint-Herblain)
- Château de la Noë Bel-Air (Vallet)
- Château de la Houssinière (Nantes)
- Manoir des Salles (Mésanger)
- Manoir de la Guerche (Saint-Brevin)
- Château de la Verrie (Saint-Père-en-Retz)
Morbihan
modifier- Château de la Porte-Neuve (Riec-sur-Bélon)
- Château du Rest (Grand-Champ)
Autres
modifier- Château de la Girondais (La Cornuaille, Maine-et-Loire)
- Château du Bois-Bernier (Noëllet, Maine-et-Loire)
- Château de La Chapelle-Faucher (La Chapelle-Faucher, Dordogne)
Alliances
modifierLes principales alliances matrimoniales de cette famille sont avec les familles de Guéhéneuc de Boishue et de Cossé-Brissac.
Notes et références
modifier- 1 2 Gustave Chaix d'Est-Ange, « Bruc (de) », dans Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 7 (lire en ligne), p. 232 à 238.
- ↑ Henri de Woelmont de Brumagne, Notices généalogiques, 4ème Série, Paris, Édouard Champion, , p. 143-159
- 1 2 Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Paris, Robert Laffont, 2007, page 53.
- ↑ Athanase Ollivier, Saint-Géréon et ses évêques, Le livre d'histoire - Lorisse éditeur, coll. « Monographies des villes et villages de France », (1re éd. 1901), 103-105 p. (ISBN 978-2-7586-0592-8, ISSN 0993-7129), p. 112
- 1 2 3 Étienne Catta, La Visitation Sainte-Marie de Nantes, 1630-1792 : la vie d'un monastère sous l'Ancien Régime, Vrin, 1954, 574 pages.
- ↑ Aymar Chouppes, Mémoires du marquis de Chouppes, lieutenant général des armées du Roi, 1861
- ↑ Régis de L'Estourbeillon, La noblesse de Bretagne notices historiques & généalogiques · Volume 2, 1895
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Jean de Bruc (sieur de La Grée, 1576-1671)
- ↑ Jean de Bruc de la Grée, seigneur de la Gournerie
- ↑ Comte de Waroquier. Tableau de la Noblesse présenté au roi. 1787) /Sébastien de Bruc, seigneur de Livernière, maintenu noble en Bretagne le 19 janvier 1671
- ↑ La Messelière. Les Filiations Bretonnes. P-438/T-1.
- ↑ Éric Thiou, Dictionnaire des Titres, 2003, p 134
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 7, pages 232 à 238, disponible en ligne sur Gallica (« Bruc » (de)).
Articles connexes
modifier- Armorial de familles nobles et notables de France ;
- Armorial des familles de Bretagne ;
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) ;
- Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (A à K)
- Liste historique des marquisats de France ;
- Hôtel de Bruc
- Hôtel de Bruc de Livernière
- Hôtel de Charette
