Famille de Douhet
La famille de Douhet, anciennement Douhet ou Dohet, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de la Haute-Auvergne. Sa filiation suivie remonte à Antoine Dohet, conseiller de Jean de La Tour, comte d'Auvergne et de Boulogne, anobli par lettres patentes en décembre 1483.
| Famille de Douhet | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable | |
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| Devise | Vires ex alto A juste guerre, Dieu combat |
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| Branches | d'Auzers de Romananges de Marlac (éteinte) du Puy-Molinier (éteinte) de Cussac (éteinte) |
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| Période | XVe – XXIe siècle | |
| Origine | Haute-Auvergne | |
| Allégeance | ||
| Pays | France | |
| Fiefs tenus | Auzers Romananges Marlac Puy-Molinier Cussac |
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| Demeures | Château d'Auzers | |
| Charges | Conseiller du comte d'Auvergne magistrats député sénateur |
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| Fonctions militaires | Gouverneur de place pages officiers |
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| Fonctions ecclésiastiques | Évêque de Nevers chanoine-comte de Brioude |
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| Récompenses militaires | Ordre de Saint-Louis | |
| Preuves de noblesse | ||
| Autres | Anoblissement par lettres patentes en décembre 1483 Maintenues en 1667 et 1698 |
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Elle s'est divisée en plusieurs branches, notamment celles d'Auzers, de Romananges, de Marlac, du Puy-Molinier et de Cussac. Elle compte parmi ses membres un gouverneur de Clermont, un évêque de Nevers, des officiers et Guillaume Ferdinand de Douhet, député puis sénateur inamovible au XIXe siècle.
Histoire
modifierOrigines et anoblissement
modifierDes porteurs du nom Douhet sont mentionnés comme notaires à Nonette en 1298 et à Riom en 1320. Pierre Douhet est cité comme procureur en 1459. Ces mentions anciennes ne permettent cependant pas d'établir une filiation suivie avec les membres connus à partir du XVe siècle. Les généalogies faisant remonter la famille à une souche chevaleresque médiévale ne sont pas retenues dans la filiation établie par les sources généalogiques modernes[1],[2].
La filiation suivie commence avec Antoine Dohet, licencié ès lois et bachelier en décrets, établi à La Tour, dans la paroisse de Saint-Pardoux. Conseiller de Jean de La Tour, comte d'Auvergne et de Boulogne, il épouse en premières noces Marguerite de Durat en 1464, puis, le , Alix Bompard, héritière des seigneuries d'Auzers et de Marlac. Il est anobli par lettres patentes en décembre 1483[1],[2].
Le mariage avec Alix Bompard fait entrer les terres d'Auzers et de Marlac dans la famille. Auzers devient le siège de la branche principale, tandis que les descendants d'Antoine Dohet se répartissent progressivement entre l'Auvergne et le Limousin[1].
Formation des branches
modifierJean de Douhet, fils du premier mariage d'Antoine Dohet, s'établit en Limousin. Ses descendants forment la branche du Puy-Molinier, dont plusieurs membres exercent des fonctions de magistrat dans la sénéchaussée du Limousin. Cette branche s'éteint en 1833 avec Jean de Douhet du Puy-Molinier, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[1].
Gabriel et Pierre de Douhet, issus du second mariage d'Antoine Dohet, sont respectivement les auteurs des branches d'Auzers et de Marlac. Deux fils de Gabriel sont à l'origine des rameaux d'Auzers et de Romananges. La branche de Marlac, établie un temps en Limousin, s'éteint en 1804 avec François de Douhet de Marlac, mort à Brünn, en Moravie, des suites de blessures reçues dans l'armée des princes[1].
Une branche de Cussac descend de Jacques de Douhet, frère d'Antoine. Elle s'agrège à la noblesse sans qu'un principe d'anoblissement antérieur à sa maintenance de 1667 soit connu. Elle s'éteint au cours du XVIIIe siècle[1].
Époque contemporaine
modifierAu XIXe siècle, Jean-Louis de Douhet d'Auzers exerce des fonctions administratives dans les départements français situés au-delà des Alpes, tandis que son frère Charles de Douhet d'Auzers devient évêque de Nevers. La branche de Romananges est représentée dans la vie parlementaire par Guillaume Ferdinand de Douhet, député du Puy-de-Dôme puis sénateur inamovible.
La famille de Douhet d'Auzers figure parmi les familles subsistantes de la noblesse française recensées par Régis Valette[3]. La branche de Douhet d'Auzers est admise à l'Association d'entraide de la noblesse française le [4].
Noblesse et titres
modifierLes principaux actes relatifs à la noblesse de la famille sont les suivants[1] :
- anoblissement d'Antoine Dohet par lettres patentes de décembre 1483 ;
- maintien dans la noblesse des rameaux d'Auzers et de Romananges le , sur preuves remontant à 1522 ;
- maintien dans la noblesse des branches de Marlac et de Cussac en 1667 ;
- maintien dans la noblesse de la branche du Puy-Molinier le .
La seigneurie d'Auzers est érigée en baronnie par lettres du roi Henri III en 1579, enregistrées le . Le titre de baron d'Auzers est transmis dans la branche aînée. Les qualifications de « comte de Douhet », « comte de Douhet de Romananges » ou « comte de Douhet de Marlac » portées par certains membres constituent des titres de courtoisie[1].
Filiation simplifiée
modifierLa filiation suivante présente les principales branches et les membres nécessaires à leur compréhension, sans reprendre l'ensemble des générations intermédiaires[1].
- Antoine Dohet, conseiller de Jean de La Tour, anobli en 1483
- Jean de Douhet, issu de son premier mariage avec Marguerite de Durat
- Martial de Douhet, seigneur du Puy-Molinier
- Pierre de Douhet, seigneur du Puy-Molinier
- Jacques de Douhet, lieutenant criminel à Limoges
- Branche du Puy-Molinier, maintenue noble en 1698 et éteinte en 1833
- Jacques de Douhet, lieutenant criminel à Limoges
- Pierre de Douhet, seigneur du Puy-Molinier
- Martial de Douhet, seigneur du Puy-Molinier
- Gabriel de Douhet, issu du mariage avec Alix Bompard, seigneur d'Auzers
- Pierre de Douhet, seigneur puis baron d'Auzers
- Branche d'Auzers
- Jean-Louis de Douhet d'Auzers (1769-1831), administrateur sous le Premier Empire
- Joseph de Douhet, baron d'Auzers, auteur de la branche subsistante
- Charles de Douhet d'Auzers, évêque de Nevers
- Branche d'Auzers
- Jean de Douhet, seigneur de Veysset
- Jérôme de Douhet, seigneur de Romananges
- Branche de Romananges
- Guillaume Ferdinand de Douhet (1811-1884), député et sénateur inamovible
- Branche de Romananges
- Jérôme de Douhet, seigneur de Romananges
- Pierre de Douhet, seigneur puis baron d'Auzers
- Pierre de Douhet, seigneur de Marlac et d'Estau
- Gabriel de Douhet, gouverneur de Clermont en 1555
- Branche de Marlac, maintenue noble en 1667 et éteinte en 1804
- Gabriel de Douhet, gouverneur de Clermont en 1555
- Jean de Douhet, issu de son premier mariage avec Marguerite de Durat
- Jacques de Douhet, frère d'Antoine Dohet
- Pierre de Douhet, seigneur de Cussac
- Branche de Cussac, maintenue noble en 1667 et éteinte au XVIIIe siècle
- Pierre de Douhet, seigneur de Cussac
Personnalités
modifier- Gabriel de Douhet, seigneur de Marlac et d'Estau, nommé gouverneur de Clermont-Ferrand en 1555[1].
- Jean-Louis de Douhet d'Auzers (1769-1831), officier puis directeur de la police du gouvernement transalpin sous le Premier Empire. Il meurt à Turin sans postérité de son mariage avec Henriette de Sellon[5],[1].
- Charles de Douhet d'Auzers, curé de Mauriac puis évêque de Nevers de 1829 à 1834[6].
- Guillaume Ferdinand de Douhet (1811-1884), député du Puy-de-Dôme de 1849 à 1851 puis de 1871 à 1876, et sénateur inamovible de 1875 à sa mort[7].
Possessions
modifierLes principales terres associées aux différentes branches de la famille sont Auzers, Marlac, Estau, Romananges, le Puy-Molinier, Martouseau et Cussac[1].
Château d'Auzers
modifierLa famille entre en possession de la seigneurie et du château d'Auzers par le mariage d'Antoine Dohet avec Alix Bompard en 1470. Le château, dont les parties les plus anciennes remontent au XIVe siècle, est reconstruit au début du XVIe siècle, notamment en 1510. Il conserve un corps de logis rectangulaire flanqué de tours et des aménagements intérieurs réalisés entre les XVIe et XIXe siècles[1],[8].
Certaines parties du château sont classées au titre des monuments historiques le . Une protection complémentaire par inscription intervient le [8].
- Le château d'Auzers.
Alliances
modifierLes principales alliances de la famille de Douhet sont notamment[1],[9] : de Durat (1464), Bompard (1470), de Rochefort, de Balaguier de Montsalès (1532), de Saillant (1542), de Guy (1574), de Salers (1581), de Brugeas (1583), de Meschin (1595), de Miomandre (1596), Martin (1629), de La Croix de Castries (1654), de La Barre (1659), de Montboissier (1669), de Roffignac (1682), de Ribiers de La Roche (1730), de Loyac (1745), Ardant (1750), de Saint-Chamans (1761), Dufour de Pradt (1771), de Sellon, de Roquemaurel (1836), du Bois de Saint-Étienne (1847) et de Lorgeril (1874).
Armes et devises
modifier- Armes : D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable[1].
- La branche d'Auzers écartèle ses armes avec celles de la famille Bompard : De gueules à une licorne passante d'argent[1].
- Supports : deux lions contournés d'or, armés et lampassés de gueules ; également deux griffons de sable ailés d'argent[1].
- Devises : Vires ex alto et A juste guerre, Dieu combat[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 14, 185-189 p. (lire en ligne).
- 1 2 Anne-Valérie Solignat, « Les généalogies imaginaires des Marillac ou comment faire des siens des gentilshommes de noblesse immémoriale », Les Dossiers du Grihl, no Hors-série no 6, (DOI 10.4000/dossiersgrihl.4838, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Robert Laffont, , p. 75.
- ↑ « La table des familles », sur Association d'entraide de la noblesse française (consulté le ).
- ↑ (it) « Auzers, Jean-Louis de Douhet d' », sur Archivio storico Cavour, Fondazione Camillo Cavour, (consulté le ).
- ↑ « Aiguière, bassin et bougeoir d'une chapelle épiscopale », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture (consulté le ).
- ↑ « Guillaume, Ferdinand de Douhet », sur Base Sycomore, Assemblée nationale (consulté le ).
- 1 2 « Château fort d'Auzers », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture (consulté le ).
- ↑ « Acte de mariage de Jean-Baptiste Ardant et Marie-Anne de Douhet, 10 mars 1750, registre paroissial GG 1, vues 107 et 109 sur 265 », sur Archives départementales de la Haute-Vienne (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 14, 185-189 p. (lire en ligne).
- Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 3, 212-213 p. (lire en ligne).
- Anne-Valérie Solignat, « Les généalogies imaginaires des Marillac ou comment faire des siens des gentilshommes de noblesse immémoriale », Les Dossiers du Grihl, no Hors-série no 6, (DOI 10.4000/dossiersgrihl.4838, lire en ligne).
- Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Robert Laffont, , p. 75.