Femmes à Lyon dans le FLN
Les femmes françaises à Lyon s’impliquent dans le FLN dans le cadre de la guerre d'Algérie, et plus précisément des évènements militaires et politiques liés à cette guerre en métropole. En effet, Lyon est un centre du réseau métropolitain du FLN, et est donc une place majeure du conflit[1].
Causes du militantisme
modifierMilitantisme antérieur
modifierLe militantisme anticolonial des femmes à Lyon peut être motivé par un certain nombre de dynamiques, liées entre autres à une politisation antérieure aux évènements d’Algérie. Ainsi, des personnalités, comme Jeannette Colombel, sont déjà liées au PCF à ce moment-là et ont participé aux réseaux de la résistance, impliquant une grande acculturation à la clandestinité et au militantisme illégal. De plus, beaucoup de ces femmes ont fait partie de groupes d’actions féministes avant la guerre d’Algérie, participant à construire un réseau d’inter-connaissance militantes. Renée Dufourt est ainsi une militante socialiste et féministe[2], dont l’engagement anticolonial prolonge des combats antérieurs, réactivant des réseaux et des imaginaires politiques au service de cette cause.
Causes de l’engagement
modifierCes militantes engagées en politique depuis longtemps s’impliquent dans les luttes anticoloniales. Pour certaines, ce n'est qu’une poursuite de luttes contre l’Indochine française. Pour d’autres, il s’agit d’une de leurs premières vraies luttes politiques. Un décalage générationnel existe ainsi dans les modalités de l’engagement, décalage qui implique aussi un rapport différent à la répression. Claudie Duhamel, qui s’engage à 23 ans, en 1960, est certes proche des milieux socialistes depuis ses études, mais elle explique que son engagement est le résultat du sentiment d'injustice[3] né d'une ratonnade par des policiers[4] à laquelle elle assiste à Paris.
Cet engagement, multifactoriel, témoigne de la forte politisation des Françaises qui s'engagent dans les réseaux de soutien au FLN. De fait, certaines d’entre elles ne font que prolonger des engagements familiaux ou matrimoniaux préexistants. Marie-Madeleine Desvignes, dont le mari a été torturé en 1943 par la Gestapo, héberge le responsable de la Wilaya 3 (Tahar Temsi) à Saint-Genis-Laval jusqu'à son arrestation en 1960[5]. Marie-Thérèse Polette s’implique ainsi dans le FLN avec son époux Jean Polette, qui avait déjà participé à la Résistance (il est condamné par un tribunal militaire en 1941)[6].
Ce type d'engagement militant peut également recouper un engagement personnel : par exemple, la rencontre avec des militants algériens motivant un engagement politique. Le nouveau compagnon fait découvrir ou sensibilise à une cause qui devient alors personnelle. Claude Touili, étudiante au lycée Édouard-Herriot, se marie en 1960 avec un Algérien rencontré quelques années plus tôt : ce mariage motive et renforce son engagement anticolonial[7]. Autre exemple, Marie-Madeleine Desvignes : elle prône, lors de son procès, qu'elle a été convaincue par Jean Augier, son gendre, d'héberger Temsi. Même si c'est un argument juridique, cela montre l'idée répandue que l'engagement est étroitement lié aux affects personnels[5].
Un engagement socialement situé ?
modifierLa question de l’engagement décolonial a fait couler beaucoup d’encre, et, encore aujourd’hui, des voix s’élèvent pour affirmer qu'il s'agit d’un engagement d’étudiants et de diplômés, qui ne concerne pas les classes populaires.
On observe effectivement chez les militants coloniaux durant la guerre d'Algérie, une forte proportions d'intellectuels[8]. C'est le cas à Lyon : nombre des personnalités féminines engagées sont étudiantes ou enseignantes. Suzanne Gerbe, Jeannette Colombel ou Marie-Madeleine Desvignes sont enseignantes, Claudie Duhamel et Nicole Brochier sont étudiantes.
Mais ces modalités d’engagement proviennent moins de leur statut social que de réseaux de sociabilités : ainsi, à partir de 1957, Claude Touili est étudiante en hypokhâgne au lycée Édouard-Herriot, où élèves et enseignants sont fortement politisés[9] et où enseigne notamment Jeannette Colombel. Peu après, elle débute son engagement dans le FLN avec certaines camarades, témoignant du rôle joué par l'environnement étudiant. En outre, on peut faire l’hypothèse que les étudiants, mobiles, aux politisations plus floues que la participation à un syndicat, sont moins faciles à suivre par la police, et sont donc plus utiles aux FLN que des ouvriers rattachés à la CGT ou à d'autres syndicats, et dont l'engagement anticolonial est facilement traçable[10],[11].
Enfin, on trouve malgré tout des femmes issues des classes populaires qui s’engagent dans la lutte contre le FLN, comme Marie-Thérèse Polette, femme de ménage[12]. Si les réseaux d'engagement dans le FLN recoupent en partie des catégories sociales préexistantes, c’est donc sans doute en grande partie du fait d’une plus grande liberté d’action laissée aux étudiantes et aux enseignantes.
Les réseaux militants de soutien au FLN
modifierLes réseaux militants liées à la guerre d’Algérie peuvent être de nature diverse.
Réseaux non-organisés par le FLN
modifierCertaines militantes, ou leurs réseaux, s'organisent sans forcément avoir de liens directs avec le FLN. La lutte anticoloniale peut alors être du militantisme politique visant à faire passer un référendum (qui aura finalement le 8 janvier 1961), à porter la question dans le débat public[13].
Elle peut aussi prendre la forme d'un militantisme qui s’ancre plus dans des questions juridiques et humanitaires, mettant au centre des revendications une meilleure relation entre la police et les militants, préalable à tout apaisement, ainsi qu’un meilleur traitement des prisonniers au nom des droits de l’homme. Ainsi, le Comité lyonnais de défense des droits et des libertés individuelles[14], créé par une enseignante du lycée Edgard Quinet, se bat pour la reconsidération des prisonniers du FLN comme prisonniers politiques. Sa collègue Jeannette Colombel en est une membre fondatrice[14], tout comme Suzanne Gerbe, professeur de lettres au collège Morel et amie de Jeannette Colombel.
Les groupes de connaissances professionnels peuvent ainsi structurer un engagement militant. On observe un important groupe de militantes, enseignantes et intendantes du lycée Saint-Just, qui s’impliquent toutes pour le FLN à des degrés divers et en lien les unes avec les autres[15].
Réseaux du FLN
modifierCes militantes sont de ce fait largement inscrites dans les réseaux du FLN. Certaines d’entre elles ne sont même pas implantées à Lyon, et y jouent simplement un rôle intermédiaire au service d’une organisation elle bien implantée ; c’est le cas de Claudie Duhamel, qui quitte Aix et se rend à Lyon car le FLN a besoin d’individus là-bas et que sa mère peut l’y loger[3]. Ces réseaux du FLN se remarquent ainsi par la pratique d’hébergements de leaders du mouvement pour leur permettre d’échapper à la police. Ces pratiques d’hébergement se trouvent liées non seulement à un engagement décolonial mais aussi à des demandes directes du groupe qui donne des consignes à chaque militant à travers ses subdivisions territoriales. Nicole Brochier participe ainsi à des passages de valises pleines d’argent de la collecte du mois au service du FLN[16],[17].
Ces réseaux du FLN, qui ne sont jamais tout à fait anonymes et impersonnels, permettent ainsi la création de sociabilités nouvelles, en partie détachées de la politique, entre les différents militants. Les étudiantes Claudie Duhamel et Nicole Brochier, ainsi que son époux Jean-Jacques, se révèlent être de proches amies au fil du militantisme, sans se connaître auparavant.
Répression
modifierUne répression genrée
modifierLes femmes ne sont pas exposées aux même sanctions que les hommes, pour des faits cependant identiques. C’est en partie la raison pour laquelle elles sont sollicitées par les réseaux militants : elles sont jugées, pour des raisons genrées, moins suspectes et subissent une répression moins forte[16]. Selon l’historienne Charlotte Gobin, elles sont notamment moins contrôlées par les forces de sécurité.
Par ailleurs, leurs condamnations sont souvent plus légères car leur agentivité militante leur est souvent déniée (thèse) : elles sont jugées comme épouses de militants[18], avec des formules comme « Contre Jean Brochier, et sa femme, Nicole » alors même que Nicole Brochier est celle qui a accompli le plus d’actions au sein du réseau (transport de trente millions de francs notamment). De même, madame Desvignes, qui a hébergé Tahar Temzi, chef de la Wilaya III, est présentée comme une femme manipulée par son gendre. Elle est ainsi condamnée pour « complicité » seulement[16].
Une fois en prison, les Lyonnaises du FLN sont traitées différemment par les autorités. Lors d’une grève de la faim nationale du 1er au 16 novembre 1961, Claudie Duhamel et Nicole Cadieu, seules femmes à la faire à Montluc aux côtés d’Algériens, voient leur action qualifiée d’« anorexie mentale »[3]. Le statut pathologique remplace celui de militante. Pourtant cette qualification ne concerne que les deux femmes, et pas les autres détenus masculins des prisons de Montluc et Saint-Paul.
Ces femmes, françaises, échappent ainsi à la répression touchant les femmes algériennes, qui, teintée de racisme, se révèle particulièrement brutale. On remarque ainsi que beaucoup d’entre elles ne sont pas torturées, mis à part de la privation de sommeil, et sont assez vite placées en prison. Claudie Duhamel est ainsi forcée de rester éveillée pendant trois jours avant de parler, permettant son placement à Montluc. De ce fait, ces femmes sont souvent internées, le temps de l’interrogatoire, à Saint-Jean, et pas au site de la rue Vauban, où la torture est effectivement pratiquée[3].
Des stratégies d’évitement
modifierLa dénégation de l’agentivité féminine constitue également une stratégie judiciaire d’évitement pour certaines de ces femmes. D’où l’intérêt de les recruter. Ainsi l’avocat de Desvignes, plaide d'une part la manipulation par Jean-Louis Augier, et d'autre part l'agissement par les émotions (souvenir de son mari) pour obtenir la condamnation pour la seule complicité[19] d’atteinte à l’intégrité du territoire nationale : elle n’est condamnée qu’à 6 ans de prison avec sursis[20].
Attitude face à la répression
modifierDes différences d'attitude émergent face à la répression, liées entre autres à des questions de génération. On remarque ainsi que, parmi les prisonniers du procès de la Wilaya 3, émerge assez vite en prison un conflit entre Marie-Madeleine Desvignes et les autres. En effet, Mme Desvignes, qui a connu l'occupation et dont le mari a été fusillé par les Allemands, appartient à une autre génération de militante (elle a alors 60 ans) qui est terrifiée par la possibilité de l'incarcération, possiblement liée, pour eux, à la mort[19]. D'un autre côté, les militantes comme Nicole Brochier ont beaucoup moins peur, car elles savent, ou pensent, qu'elles disposent de protection juridique et de soutiens extérieurs suffisants pour ne pas avoir à paniquer, et ont simplement à attendre leur libération. Ces différences d'attitudes, qui reflètent aussi différentes acculturations à la politique, révèlent donc aussi des fractures générationnelles[3].
Soutien face à la répression
modifierLa répression contre leurs engagements n'est pas ignorée dans les milieux militants, et est même un objet de lutte à elle seule. On voit ainsi des organisations nationales se mobiliser en faveur des militantes écrouées, et chercher sinon à les faire libérer, du moins à faire pression dans le débat public pour disposer de meilleurs traitements. Ainsi, le Secours populaire à Lyon livre de l'argent régulièrement à Claudie Duhamel et à Nicole Brochier pour les aider dans leur vie en prison. De même, de nombreuses organisations, comme la Ligue des droits de l'homme, apportent leur soutien à leurs causes et les contactent régulièrement. Ce soutien institutionnel permet de même de prolonger les liens militants à travers un soutien émotionnel et affectif, à travers notamment les visites. Jeannette Colombel, qui leur rend souvent visite à la prison de Montluc, participe ainsi d'une continuation du militantisme par des liens personnels[3].
Ces soutiens peuvent aussi être des moyens de pression, des témoignages, qui s'appuient sur leur légitimité et leur renommée pour peser sur les délibérations de justice et les méthodes de répression en prison. Les cautions de moralité apportées devant le juge permettent ainsi de prouver la bonne foi du prévenu, et donc d'appuyer sa cause. Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir les soutiennent ainsi au nom de leur soutien à la lutte algérienne, dans une dynamique qui relève ainsi de logiques nationales. Mais certains soutiens sont plus personnels, et les militantes ne sont pas abandonnées par leurs proches dans ce genre de contexte ; loin de l'image d'une femme traîtresse et monstrueuse, qui serait donc devenue infréquentable, beaucoup de leurs connaissances continuent de les aider comme ils peuvent. Georges Duby, ancien professeur de Claudie Duhamel, envoie ainsi une lettre au juge pour témoigner de la bonne foi de son ancienne élève, où il écrit notamment : « Je suis prêt à témoigner des qualités morales de cette jeune fille qui a suivi mes cours pendant deux ans. Elle m’a beaucoup impressionné par le sérieux qu’elle apportait à toutes choses et par son désir de servir » (lettre du 27 mars 1961)[3].
Postérité
modifierCette question est rarement mise en avant dans les témoignages écrits des acteurs masculins de ces évènements, et on remarque même une tendance à ne pas mentionner la présence de leurs femmes durant cette période dans leurs souvenirs. Cette absence de mémoire a également été entretenue par les actrices par elle-même, ou plutôt n'a pas forcément été mise en exergue par celles-ci.
Pourtant, les années qui suivent ces évènements voient eux une certaine reconnaissance dans la mémoire militante et politique de la période, et a été un sujet de préoccupation médiatique régulier[21],[22]. La réception organisée par le Secours populaire le 16 décembre 1963 pour la libération de Claudie Duhamel révèle ainsi la place occupée par cette répression dans le vécu et la perception militante de l'époque. Si cette importance ne s'est pas prolongée dans le temps, elle fut néanmoins réelle. L'oubli médiatique lié à la guerre d'Algérie, les lois d'amnisties, ont aussi participé à limiter l'empreinte mémorielle de ces évènements.
Un certain nombre d’œuvres culturelles récentes tentent néanmoins de faire revivre cette mémoire. Le film Revenir à Montluc, de Béatrice Dubell[23], cherche ainsi à revenir sur les années d'engagement de Claudie Duhamel ainsi que sur son emprisonnement à Montluc. Pourtant, ce film révèle par là la difficulté de perpétuer cette mémoire ; la prison de Montluc a ainsi refusé que le tournage du film puisse se faire en partie entre ses murs, ne souhaitant pas être assimilée à ce passé lié à la guerre d'Algérie[24].
Principales personnalités
modifier- Jeannette Colombel : philosophe, enseignante en Khâgne et écrivaine
- Renée Dufourt : philosophe et militante féministe française
- Claudie Duhamel : étudiante, elle participe après sa libération à des recherches d'histoire médiévale avec Georges Duby
- Nicole Brochier : étudiante, militante pour le FLN
Notes et références
modifier- ↑ Marianne Thivend, Béatrice Dubell et Arthur Grosjean, Récits d'engagement. Des Lyonnais auprès des Algériens en guerre, 1954-1962, Saint-Denis, Bouchène, , 150 p. (ISBN 978-2-35676-026-5, lire en ligne)
- ↑ Christine Bard, Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, , 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4), p. 463-465
- 1 2 3 4 5 6 7 Marc André, « Claudie Duhamel: regards sur sa jeunesse révoltée et celle de ses "sœurs" algériennes », dans Une prison pour mémoire: Montluc, de 1944 à nos jours, ENS Editions
- ↑ Christine Bard, Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, , 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4)
- 1 2 Charlotte Gobin, « Le procès du réseau de soutien au FLN de la wilaya 3 (Lyon, avril 1961) », dans L. Douzou, S. Édouard et S. Gal, Guerre et transgressions : Expériences transgressives en temps de guerre de l’Antiquité au génocide rwandais, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , p. 227-240
- ↑ Archives municipales de Lyon, cote 259II/4.
- ↑ archives municipales de Lyon, 259II/12.
- ↑ Jean-François Sirinelli, « Les intellectuels français en guerre d'Algérie », Les Cahiers de l'Institut d'Histoire du Temps Présent, vol. 10, no 1, , p. 7–19 (ISSN 0769-4504, DOI 10.3406/ihtp.1988.2058, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Voir pages sur le Lycée Édouard-Herriot et Jeannette Colombel
- ↑ Voir condensés sur https://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2024/05/la-cgt-et-la-guerre-d-algerie.html issu de Mémoires vives (revue d'histoire de la CGT)
- ↑ Anissa Bouayed, « Les mouvements sociaux en France à l’épreuve de la guerre d’Algérie », Recherches internationales, vol. 52, no 1, , p. 137–164 (ISSN 0294-3069, DOI 10.3406/rint.1998.2355, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Marie-Thérèse Polette », sur Une guerre - récits d'une rive à l'autre (consulté le )
- ↑ Voir propos de Claudie Duhamel, thèse de Charlotte Gobin : "[…] on a commencé à entendre parler des tortures, à lire […] Alleg sur l’affaire Audin. Et les actions qui étaient proposées au sein de l’UEC ne m’ont pas convenues, ce n’était pas suffisant…c'est-à-dire que tout ça est monté : année 1957, 1958, arrive 1959. Il me paraissait insuffisant d’afficher, de se cantonner à des campagnes d’affichage. […] Et puis […] je pense qu’il y eu un évènement assez déterminant pour moi. Je me suis rendue à Paris et j’ai vu une ratonnade, ce qu’on appelait une ratonnade à l’époque, dans un couloir de métro. C'est-à-dire que j’ai vu des Algériens qui […] qui ont été inquiétés par la police, passés à tabac, sous mes yeux […]. Je suis rentrée à Aix et à ce moment-là, j’ai dû… manifester mes hésitations, enfin dire que ça me paraissait très insuffisant, de faire telle et telle action. […] c’est là que j’ai dû parler, dire à voix haute… disons, mon envie d’en faire plus."
- 1 2 « COLOMBEL Jeannette [née PRENANT Jeannette, Andrée, Jacqueline ] – Maitron » (consulté le )
- ↑ Voir page Lycée Saint-Just. Archives départementales du Rhône - 4434W 297 : copie d’une liste de femmes du lycée Saint Just qui demandent la prise en considération des prisonniers qui font une grève de la faim et l'octroi du statut de prisonniers politiques.
- 1 2 3 Charlotte Gobin, Genre et engagement : devenir "porteur-e de valises" en Algérie
- ↑ EUGENE MANNONI, « Bataille de procédure au procès du réseau d'aide au F.L.N. mais la défense semble vouloir éviter les incidents », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Robert Butheau, « Les membres d'un réseau d'aide au F.L.N. devant le tribunal militaire de Lyon », Le Monde,
- 1 2 « " Je me sens plus proche d'un révolutionnaire algérien que de M. Lagaillarde " déclare la principale accusée », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Archives du Rhône, 4434W 298.
- ↑ « Le cas des condamnés pour aide au F.L.N. », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ François Mauriac, « Les égarements de la charité », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Revenir à Montluc | Cinémolette » (consulté le )
- ↑ « « Revenir à Montluc », un film qui révèle la difficulté à intégrer l’histoire coloniale française projeté à Saint Etienne et à Lyon », sur Histoire coloniale et postcoloniale, (consulté le )