Fernand Sastre
Fernand Sastre, né le à Kouba en Algérie française et mort le à Paris 13e[1], est le président de la Fédération française de football de 1972 à 1984. Il devient par la suite coprésident du CFO, comité d'organisation de la Coupe du monde 1998. Il meurt au tout début du mondial, ne voyant pas le succès final de l'équipe de France.
| Président Fédération française de football | |
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Fernand Joseph Sastre |
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Biographie
modifierPied-noir d'origine espagnole, Fernand Sastre espère devenir footballeur, mais lui-même déclare postérieurement qu'il n'a « jamais été un bon footballeur, j'ai vite compris qu'il était inutile d'insister »[2]. Il se tourne vers la direction du football en devenant dirigeant du RC Kouba (Algérie) de 1946 à 1962, puis membre du comité directeur de la ligue d'Alger de 1955 à 1962. En plus de ses responsabilités footballistiques, il devient fonctionnaire des impôts à Kouba.
S'installant en métropole, Fernand Joseph Sastre occupe différents postes dans les instances footballistiques nationales :
- membre de la ligue de Paris
- membre de la commission du championnat de France amateur
- secrétaire de la Coupe de France
- secrétaire général de la Fédération française de football de 1969 à 1972
- membre du conseil du Paris Saint-Germain de 1970 à 1972
- président de la Fédération française de football entre 1972 et 1984
- vice-président du Comité national olympique et sportif français après avoir été élu en 1982
Du côté de son métier en tant que fonctionnaire des impôts, il obtient le poste d'administrateur dans les Hypothèques de la capitale.
Avec Henri Patrelle, il réforme le football français en 1970 en cassant la séparation entre football amateur et football professionnel. Dans cette logique, il rédige la charte du football en 1973 avec l'UNFP[Note 1]. Sous sa présidence, le nombre de licenciés passe de 850 000 à 1 700 000 et le nombre de clubs passe de 14 000 à 21 000. Il fait également débuter sous son mandat de président, le 8 décembre 1984, la construction du centre national de football à Clairefontaine.
Quand il laisse son siège de président de la FFF, il fait campagne pour celui qui est désigné comme son successeur, George Favre, mais c'est finalement Jean Fournet-Fayard qui succède à Fernand Sastre.
À la suite de son mandat présidentiel, il est appelé par le ministre des Sports Roger Bambuck afin de remettre en ordre le football français[Note 2],[Note 3]. Par la suite, il devient en 1992 coprésident du comité d'organisation de la Coupe du monde en France, aux côtés de Michel Platini, et l'obtiennent pour 1998. Cependant, il décède avant même le début de la Coupe du monde, où il est l'objet d'une minute de silence à un match d'ouverture[Note 4].
Il meurt d'un cancer du poumon et est inhumé au cimetière de la Pie de Saint-Maur-des-Fossés[3].
Son nom est donné au Centre technique national de Clairefontaine le .
Décorations
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Commandeur de l'ordre national du Mérite (décret du 15 février 1985)
Commandeur de la Légion d'honneur (décret du 8 avril 1998)
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ « Fernand Sastre est l’une des principales chevilles ouvrières de la mise en place de la charte du football » : citation de Claude Marchand, « Fernand Sastre, un humaniste à la force tenace »
, sur humanite.fr, L'Humanité, (consulté le ) - ↑ « D’abord, pour une mission (ministérielle) ayant pour objectif de le remettre dans le droit chemin de la moralité. Non sans succès. » : citation de Claude Marchand, « Fernand Sastre, un humaniste à la force tenace »
, sur humanite.fr, L'Humanité, (consulté le ) - ↑ « Resté effacé des affaires, c'est le ministre des Sports, Roger Bambuck, qui le rappelle au service du ballon rond pour une remise en ordre du football professionnel. » : citation de Dino Di Meo, « Le fauteuil de Monsieur Fernand restera vide. Fernand Sastre, coprésident du Mondial, est mort à 74 ans. »
, sur liberation.fr, Libération (journal), (consulté le ) - ↑ « Un fauteuil vide en tribune officielle aux côtés de Michel Platini lors du match d'ouverture, mercredi. Un portrait sur l'écran géant du Stade de France, samedi; une minute de silence à glacer le sang; des larmes sur les joues de l'ancien numéro 10. Fernand Sastre n'est plus. » : citation de Dino Di Meo, « Le fauteuil de Monsieur Fernand restera vide. Fernand Sastre, coprésident du Mondial, est mort à 74 ans. »
, sur liberation.fr, Libération (journal), (consulté le )
Références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Claude Marchand, « Fernand Sastre, un humaniste à la force tenace », L'Humanité, (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ Cimetières de France et d'ailleurs
