Fernando Suárez González

homme politique espagnol

Fernando Suárez González (León, - Madrid, ) est un homme politique et juriste espagnol. A sa mort, il est le dernier ministre de Franco encore en vie[1].

Fernando Suárez González
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Academic of the Royal Academy of Moral and Political Sciences (d)
-
Manuel Alonso Olea (d)
Jaime Alfonsín (en)
Député européen
3e législature du Parlement européen
Espagne (en)
Parti populaire
-
Député européen
2e législature du Parlement européen
Espagne (en)
Parti populaire
-
Député
IIe législature d'Espagne
Circonscription électorale de Madrid
-
Procurateur aux Cortes franquistes
10e législature des Cortes franquistes (d)
-
Ministre du Travail (en)
-
Director general del Instituto Español de Emigración (d)
-
Antonio José García Rodríguez-Acosta (d)
Jorge Jordana Fuentes (d)
Procurateur aux Cortes franquistes
9e législature des Cortes franquistes (d)
-
Biographie
Naissance

León
Décès
(à 90 ans)
Madrid
Nationalité
Espagnole
Formation
Droit
Activité
homme politique, juriste, avocat
Période d'activité
1960-1994
Autres informations
A travaillé pour
Université Complutense de Madrid
Chaire
Droit du Travail
Parti politique

Alianza Popular

Phalange Espagnole Traditionaliste et de las JONS
Membre de
Distinctions

Biographie

modifier

Son grand-père maternel, Alberto González, est peintre des vitraux de la Cathédrale de León, lorsque celle-ci est restaurée en 1902. Son grand-père paternel, José María Suárez, originaire de Flor de Acebos, travaille à Gijón et crée l'Hotel Valgrande, à la frontière entre les Asturies et León. Par la suite, la famille la vend au Ministère du Tourisme pour en faire un parador.

Il obtient un diplôme en Droit de l'Université d'Oviedo, avec mention extraordinaire, et celui de docteur de l'Université de Bologne en 1960. Professeur de Droit du travail à l'Université complutense de Madrid, il obtient par concours, en 1969, la chaire de cette discipline à l'Université d'Oviedo, ville où il a été chef du SEU (Syndicat Espagnol Universitaire) entre 1954 et 1956.

Il est directeur national de l'Enseignement et, entre 1960 et 1962, chef de la Délégation Nationale de la Jeunesse (Movimiento Nacional), tout en étant conseiller national à l'Éducation. Entre 1962 et 1963, il est responsable de la Direction de l'Institut de la Jeunesse, alors qu'il est aussi directeur du Colegio Mayor Diego de Covarrubias (1960-1970). En , il est nommé directeur général de l'Institut Espagnol de l'Émigration. Il est également "procurador en Cortes" (nom des députés sous la dictature franquiste) pour la province de León, entre 1967 et 1971.

Il est nommé troisième vice-président et ministre du Travail le dans le dernier gouvernement du général Franco, poste qu'il abandonne à sa demande, après l'avènement de la démocratie, lorsque le budget de la Sécurité sociale est inclus dans le Budget Général de l'État.

Il participe largement à la Transition espagnole vers une démocratie libérale, en particulier en tant que membre de la commission qui défend le Projet de Loi pour la Réforme Politique. Il milite ensuite pour l'Alliance Populaire, parti pour lequel il est député entre 1982 et 1986 à la Chambre des députés, et membre du Parlement Européen entre 1986 et 1994[2].

Titulaire émérite de la chaire de Droit du Travail de l'UNED, en 2007 il entre à l'Académie Royale des Sciences Morales et Politiques.

En 2014, la juge argentine María Romilda Servini émet un mandat d'arrêt et d'extradition contre plusieurs anciens ministres de la dictature franquiste et du premier gouvernement de la monarchie. Fernando Suárez est inclus dans ce mandat pour sa responsabilité présumée dans la peine de mort des cinq derniers fusillés par la dictature franquiste en 1975[3].

Décorations

modifier
  • Gran Cruz de la Orden de Cisneros (1971)[4].
  • Témoin oculaire (Real del Catorce Éditores. Madrid, 2023).

Références

modifier
(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Fernando Suarez Gonzalez » (voir la liste des auteurs).
  1. Juan Fernández-Miranda, « Muere a los 90 años Fernando Suárez, el último ministro de Franco y ponente de la reforma política », ABC, Madrid, (lire en ligne, consulté le )
  2. « Fernando Suárez González », Parlamento Europeo (consulté le )
  3. (es) eldiario.es, « Argentina ordena detener al exministro Martín Villa y a otros 19 imputados por crímenes del franquismo », El diario, (lire en ligne, consulté le )
  4. (es) « DECRETO 641/1971, de 1 de abril, por el que se concede la Gran Cruz de la Orden de Cisneros a don Fernando Suárez González. », BOE, (lire en ligne)

Liens externes

modifier