Licinio de la Fuente

homme politique espagnol

Licinio de la Fuente y de la Fuente, né à Noez (Province de Tolède) le et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol. Ministre du Travail de 1969 à 1975 dans les dernières années du franquisme, pendant la transition démocratique il est député au Congrès, promoteur du parti Democracia Social Démocratie sociale ») et l'un des sept fondateurs de la fédération Alliance populaire (AP) en 1976.

Licinio de la Fuente
Fonctions
Député
Législature constituante d'Espagne
Circonscription électorale de Tolède
-
Viceprésident troisième du Gouvernement d'Espagne
-
Procurateur aux Cortes franquistes
10e législature des Cortes franquistes (d)
-
Ministre du Travail
-
Ministre du Travail et de l'Économie sociale
-
Procurateur aux Cortes franquistes
9e législature des Cortes franquistes (d)
-
Conseil national du Mouvement
-
Procurateur aux Cortes franquistes
8e législature des Cortes franquistes (d)
-
Procurateur aux Cortes franquistes
7e législature des Cortes franquistes (d)
-
Procurateur aux Cortes franquistes
Circonscription électorale de Tolède
-
Gouverneur civil de Cáceres
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Partis politiques
Membre de
Distinctions
Liste détaillée
Grand-croix de l'ordre du Mérite civil d'Espagne ()
Grand-croix de l'ordre civil du mérite agricole (d) ()
Grand-croix de l'ordre de Cisneros (d) ()
Grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique‎ ()
Grand-croix de l'ordre d'Alphonse X le Sage‎ ()
Grand-croix du Mérite militaire avec la distinction blanche (d) ()
Grand-croix de l'ordre de San Raimundo de Peñafort ()
Grand-croix de l'ordre impérial du Joug et des Flèches (d) ()
Grand-croix du mérite aéronautique avec distinction blanche (d) ()
Grand-croix de l'ordre de l'Infant Dom Henri ()
Grand-croix de l'ordre de Charles III d'Espagne ()
Médaille d'or du mérite au Travail ()
Chevalier d'honneur de la Fondation nationale Francisco FrancoVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Il naît le à Noez, petit village de la province de Tolède, fils d'une famille d'agriculteurs résolument conservateurs[1]. En pleine guerre civile espagnole, la famille fuit vers la zone contrôlée par les franquistes[1].

Il obtient une licence en droit à l'université de Madrid et devient ensuite membre du Corps supérieur des Avocats de l'État[2]. Il est avocat d'État à Ciudad Real (1950-1954) et à Ségovie (1954-1956) avant d'être nommé gouverneur civil de la province de Cáceres, poste qu'il occupe quatre ans[2]. Délégué national de l'Instituto Nacional de Previsión de 1960 à 1963, il reprend brièvement ses activités d'avocat d'État, cette fois au Tribunal suprême, entre 1963 et 1965[2].

Après avoir été responsable du Service national des céréales et délégué national du blé, il est nommé ministre du Travail en [2]. Il reste à ce poste lors des nominations successives de Carrero Blanco et Carlos Arias Navarro à la tête du gouvernement de la dictature. Il démissionne de son poste de ministre en après le refus du gouvernement d'Arias Navarro d'adopter un nouveau décret sur les conflits collectifs visant à reconnaître le droit de grève[3],[4].

Licinio de la Fuente (à gauche) lors de la conférence de presse à Schiphol, 1970

Pendant la transition démocratique espagnole, il promeut Democracia Social (« Démocratie sociale », DS), un proto-parti défendant une forme de franquisme « néophalangiste évolutionniste »[5]. En 1976, quelques mois après la mort du général Franco, il rejoint d'autres hommes politiques unis autour de l'idée d'une réforme politique limitée pour créer la coalition Alianza Popular (AP)[6]. À travers Unión del Pueblo Español (es) (UDPE), l'une de ses composantes, il fait apparaître dans les revendications d'AP certaines demandes de « justice sociale » liées à la tradition phalangiste de « José Antonio »[7].

De la Fuente est élu dans les rangs d'AP au Congrès des députés pour Tolède aux élections générales de juin 1977. Le , il propose un amendement visant à rejeter l'officialisation de langues autres que le castillan, qu'il présente comme la « langue de la liberté », dans la future Constitution ; l'amendement est rejeté avec 283 voix contre et 26 pour[8],[9]. Fin , il annonce sa sortie du groupe parlementaire et démissionne de ses fonctions dans AP[10], en raison de désaccords avec sa direction collégiale. Après la fin de la législature en 1979, de la Fuente quitte la politique et se tourne vers le secteur des affaires[11].

Il a été membre des conseils d'administration de Dragados y Construcciones, du Banco Central Hispano Hipotecario, du Banco Gallego (en), du Banco de Granada, du Banco Internacional del Comercio, d'Española del Zinc et d'Ibermutua[12].

Il reçoit le titre de Chevalier d'honneur décerné par la Fondation nationale Francisco Franco (FNFF) le [12].

Il meurt le à Madrid[11].

Œuvres

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  • (es) Licinio de la Fuente, Valió la pena. Memorias de Licinio de la Fuente, Madrid, EDAF, [13]

Références

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  1. 1 2 Basterra 2014.
  2. 1 2 3 4 « Biografía de los nuevos ministros », Nuevo Diario, , p. 2–3 (lire en ligne)
  3. Rodríguez Jiménez 1994, p. 176.
  4. Río Morillas 2015, p. 53.
  5. Río Morillas 2015, p. 303.
  6. Maestu Fonseca 2020.
  7. Río Morillas 2013, p. 509.
  8. Frank Martin, Les Valenciens et leur langue régionale : Approche sociolinguistique de l'identité de la communauté Valencienne (thèse de doctorat), Presses universitaires du Septentrion, , 772 p. (ISBN 9782729537951), p. 189-190
  9. (ca) Francesc Ferrer i Gironès, La persecució política de la llengua catalana: història de les mesures preses contra el seu ús des de la Nova Planta fins avui, Edicions 62, (ISBN 978-84-297-2363-2), p. 207-208, 254
  10. (es) « Licinio de la Fuente, desvinculado de Alianza Popular », El País, (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  11. 1 2 Riego 2015.
  12. 1 2 Baquero 2014.
  13. Ponce Alberca 2013, p. 94.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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